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Conférence de presse du 6 juillet tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015/07/06

La 3e Conférence internationale sur le financement du développement se tiendra du 13 au 16 juillet à Addis-Abeba, en Ethiopie. Le Ministre des Finances Lou Jiwei y participera en tant que Représentant du Président chinois Xi Jinping.

Sur l'invitation du Premier Ministre du Conseil des Affaires d'Etat Li Keqiang, le Premier Ministre de la République des Fidji Josaia Voreqe Bainimarama effectuera une visite officielle en Chine du 14 au 24 juillet.

Sur l'invitation du Vice-Président chinois Li Yuanchao, le Vice-Président de la République sud-africaine Cyril Ramaphosa effectuera une visite officielle en Chine du 13 au 18 juillet.

Q : La Chine et les pays de l'ASEAN ont récemment tenu en Malaisie la 14e session du groupe de travail conjoint pour la mise en œuvre de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale (DOC). Veuillez nous en donner des informations sur cette réunion et les résultats obtenus.

R : Du 1er au 3 juillet, la 14e session du groupe de travail conjoint pour la mise en œuvre de la DOC s'est tenue à Kuala Lumpur, en Malaisie. Cette réunion ayant pour objectif la mise en œuvre globale et effective de la DOC a permis des progrès encourageants dans la coopération pragmatique en mer et des consultations en vue d'un « Code de conduite en Mer de Chine méridionale » (COC) ainsi que la mise en œuvre des projets dits de « récolte précoce ». La réunion a élaboré le deuxième document de consensus sur les consultations en vue d'un COC, les Termes de référence du groupe de personnalités et d'experts ainsi que le document de réflexion sur une ligne de communication directe sur les urgences maritimes entre des hauts fonctionnaires des Ministères des Affaires étrangères de la Chine et des pays de l'ASEAN, et décidé de les soumettre à l'examen de la réunion des hauts fonctionnaires prévue fin juillet.

En marge de la réunion, les différentes parties ont également tenu une réunion informelle d'experts et technique sur la « sécurité de la navigation et le sauvetage », et ont eu, à cette occasion, des discussions approfondies sur la concrétisation de la plate-forme d'appel d'urgence des secours en mer entre la Chine et les pays de l'ASEAN et décidé d'établir des liaisons point à point entre les départements de sauvetage de la Chine et des pays de l'ASEAN, achevant ainsi la première phase de l'établissement de la plate-forme d'appel d'urgence des secours. Les différentes parties ont également élaboré un plan d'exécution pour l'exercice de simulation de sauvetage en mer entre la Chine et les pays de l'ASEAN et décidé de réaliser cet exercice en octobre prochain en Chine.

Q : Première question, ces derniers jours, plusieurs manifestations contre la Chine ont eu lieu en Turquie. La Chine a-t-elle fait des démarches auprès des autorités turques ? Deuxième question, selon des sources d'information, ces manifestations sont dues aux reportages sur les ouïgours du Xinjiang qui auraient été privés de ramadan et d'autres questions y relatives. Partagez-vous ce point de vue ?

R : Je voudrais répondre à vos deux questions ensemble. Les ouïgours font partie de la grande famille de la nation chinoise qui compte au total 56 ethnies. Les plus de 10 millions d'ouïgours au Xinjiang mènent une vie paisible et jouissent de la liberté de la croyance religieuse conformément à la Constitution chinoise. Les problèmes relevés par les médias n'existent pas. Les parties et les personnes concernées sont tenues de s'abstenir de fabriquer des histoires ou des rumeurs.

Nous sommes profondément préoccupés par les récents actes violents visant la Chine en Turquie et avons demandé à la Turquie de prendre des mesures effectives et fortes pour protéger les ressortissants et établissements chinois en Turquie et garantir leurs droits et intérêts légitimes. Nous demandons à la Turquie de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine, de faire preuve de prudence en parole et en acte sur les questions concernées et de travailler ensemble avec la Chine pour préserver le développement sain et stable des relations sino-turques.

Des touristes chinois en Turquie ont été harcelés par ces manifestations anti-chinoises. L'Ambassade de Chine a appelé à la vigilance aux ressortissants chinois se trouvant en Turquie, leur conseillant de redoubler de précautions, de ne pas approcher ni photographier les manifestants, d'éviter autant que possible la sortie tout seul, d'appeler la police ou de contacter l'Ambassade ou les Consulats de Chine en Turquie en cas d'urgence.

Q : Hier, la Grèce a tenu un référendum sur l'accord « réforme contre argent » proposé par les créanciers. Comment voyez-vous les résultats du référendum ? La Chine est-elle confiante dans le maintien de la Grèce dans la zone euro ? A-t-elle eu des échanges avec le gouvernement grec sur la question de la dette ?

R : Nous avons noté les informations concernées. La question de la dette grecque se trouve à un moment crucial. La Chine espère voir les négociations concernées aboutir le plus tôt possible et la Grèce rester dans la zone euro. La Chine soutient depuis toujours l'intégration européenne et souhaite voir une Europe prospère, une Union européenne unie et un euro fort. Nous sommes convaincus que la zone euro parviendra à trouver une solution adéquate à la question de la dette grecque et à surmonter les difficultés et nous continuerons à promouvoir la coopération pragmatique avec la Grèce dans tous les domaines.

Q : Les négociations pour un accord global sur le nucléaire iranien sont en cours à Vienne. Le Ministre Wang Yi y participera-t-il ? Avez-vous confiance dans la conclusion d'un accord global dans le délai prévu ?

R : Le Ministre Wang Yi s'est rendu très tôt ce matin à Vienne pour la réunion entre les Ministres des Affaires étrangères des Six et de l'Iran.

Actuellement, les négociations entre les Six et l'Iran ont enregistré des avancées importantes. Pourtant, il reste quelques divergences à lever. Il est temps pour les différentes parties de prendre la décision politique. Nous appelons les différentes parties à garder à l'esprit l'intérêt général, à raffermir la volonté et à conjuguer leurs efforts pour faire aboutir les négociations à un accord dans les meilleurs délais.

La Chine continuera à jouer un rôle constructif et à travailler ensemble avec les autres parties pour contribuer au règlement durable, global et adéquat de la question du nucléaire iranien.

Q : Manorama Kotnis, troisième petite sœur du défunt Dwarkanath Shantaram Kotnis, médecin indien qui a aidé la Chine pendant la guerre de résistance, est décédée le 2 juillet après une crise cardiaque. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Nous exprimons nos condoléances attristées pour la disparition de Mme Manorama Kotnis et notre sincère sympathie à ses proches. Ayant appris la disparition de Mme Manorama Kotnis, l'Ambassadeur de Chine en Inde a envoyé un message de condoléances à ses proches et le Consul général de Chine à Bombay s'est rendu dans la famille de Mme Manorama Kotnis pour exprimer sa solidarité.

Dr Dwarkanath Shantaram Kotnis et Mme Manorama Kotnis, grands amis du peuple chinois, ont apporté une contribution importante à la guerre de résistance du peuple chinois contre le fascisme et à la promotion de l'amitié sino-indienne. Le peuple chinois se souviendra toujours d'eux. Nous sommes convaincus que de plus en plus de personnes seront encouragées par l'esprit internationaliste de Dr Dwarkanath Shantaram Kotnis et engagées pour la noble cause de l'amitié sino-indienne.

Q : Première question, y a-t-il eu récemment des discussions entre la Chine et la Malaisie sur la question de la Mer de Chine méridionale ? Deuxième question, l'entreprise China Investment Corporation (CIC) est-elle autorisée à acquérir des actifs malaisiens ? Bénéficiera-t-elle des conditions avantageuses en termes d'investissement ? La Chine et la Malaisie auront-elles des consultations sur la question de la dette de cette dernière ?

R : Concernant la première question, les contacts sont permanents entre les deux pays à la lumière des consensus dégagés par les dirigeants chinois et malaisiens pour favoriser activement la préservation de la paix et de la stabilité dans la région.

Concernant la deuxième question, je ne dispose pas d'informations y relatives. CIC est indépendante pour décider de ses placements à l'étranger en vertu des règles commerciales.

Q : Selon des sources d'information, Hillary Clinton, dans la campagne présidentielle, a récemment émis des propos négatifs sur les activités de la Chine en Mer de Chine méridionale et la question de la cyberattaque. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les informations concernées. La Chine a présenté à plusieurs reprises ses positions de principe sur la cybersécurité et la question de la Mer de Chine méridionale.

Ce que je voudrais dire, c'est que le parcours du développement des relations sino-américaines montre bien que l'importance de ces relations va toujours en croissant. Les deux pays ont intérêt à renforcer leurs dialogues et coopérations avec un esprit et une approche constructifs et à agir ensemble face aux différents défis, ce qui profitera également à la paix et à la prospérité régionales et mondiales.

Q : D'après les informations dont je dispose, le gouvernement chinois a désigné Jin Liqun comme candidat officiel chinois pour le poste de président de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB). Pourriez-vous le confirmer ?

R : Selon la procédure de sélection du président de l'AIIB adoptée lors de la Réunion spéciale des Ministres des Finances des pays fondateurs de l'AIIB tenue le 29 juin dernier à Beijing, le gouvernement chinois a proposé Jin Liqun comme candidat officiel chinois pour la future présidence de l'AIIB.

M. Jin Liqun a de riches expériences dans le domaine de la direction et de la gestion dans des établissements publics, des organisations internationales et le secteur privé. Il est actuellement le Secrétaire général du Secrétariat intérimaire multilatéral pour l'établissement de l'AIIB et a apporté une contribution remarquable à la création de l'AIIB.

Selon les Statuts de l'AIIB, le président de l'AIIB doit être élu à travers une procédure ouverte, transparente et basée sur la méritocratie et issu d'un pays membre de la région. En vertu de la procédure de sélection du président de l'AIIB convenue d'un commun accord entre les différentes parties, les membres fondateurs doivent présenter leurs candidatures avant le 31 juillet 2015, et le choix définitif du candidat sera décidé lors de la 6e réunion des négociateurs en chef sur l'établissement de l'AIIB qui se tiendra dans la dernière décade du mois d'août 2015. Après l'établissement officiel de l'AIIB, le candidat concerné sera élu président de l'AIIB lors de la première session du conseil d'administration en vertu des dispositions des Statuts de l'AIIB.

Q : Selon des sources d'informations, Ma Ying-jeou a indiqué que le Kuomintang a joué un rôle prédominant dans la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise. Qu'en pensez-vous ? Selon vous, qui a joué le rôle décisif dans la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise, le Parti communiste chinois ou le Kuomintang ?

R : La victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise est la victoire de toute la nation chinoise à l'issue d'un combat acharné. Cette victoire digne de mémoire doit être commémorée par toute la nation chinoise.

Au cours d'une conférence de presse tenue récemment par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat, les responsables des départements compétents ont présenté le programme des commémorations du 70e anniversaire de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et de la fin de la guerre mondiale antifasciste. Ces commémorations seront l'occasion pour les Chinois et les autres peuples du monde de se souvenir du passé, de rendre hommage aux martyrs, de chérir la paix et d'envisager ensemble l'avenir.

Q : La 39e session du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a examiné et approuvé l'inscription des « sites de la révolution industrielle Meiji » du Japon dans la liste du Patrimoine mondial. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a examiné et approuvé l'inscription des « sites de la révolution industrielle Meiji » du Japon dans la liste du Patrimoine mondial. Nous avons noté que lors de la prise de parole du représentant japonais à la réunion d'examen, le Japon a reconnu le recours au travail forcé dans certains sites ainsi que l'adoption par le gouvernement japonais d'une politique de recrutement de travailleurs pendant la Seconde Guerre mondiale, et affirmé l'engagement du gouvernement japonais de prendre des mesures appropriées pour rendre hommage aux victimes du travail forcé. La déclaration du Japon est inscrite au procès-verbal par le Comité du patrimoine mondial. C'est au Japon de les traduire dans les actes concrets pour gagner la confiance de ses voisins asiatiques et de la communauté internationale.

Q : Selon des sources, le Sommet Mékong-Japon a adopté le 4 juillet un document commun intitulé Nouvelle Stratégie de Tokyo 2015 pour la Coopération Mékong-Japon dans lequel le Japon et des pays riverains du Mékong ont exprimé leurs préoccupations sur la situation en Mer de Chine méridionale. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Actuellement, grâce aux efforts conjugués de la Chine et des pays concernés de l'ASEAN, la situation en Mer de Chine méridionale est stable dans son ensemble et la liberté de la navigation et du survol en Mer de Chine méridionale conformément au droit international est bien assurée.

Nous avons noté que depuis ces derniers temps, le Japon est très agité sur la question de la Mer de Chine méridionale. Mû par l'intérêt égoïste, il n'a de cesse d'exagérer les tensions dans la région, de prendre en otage et de torpiller les relations entre les pays de la région, et de perturber les efforts de la Chine et des pays de l'ASEAN visant à préserver la paix en Mer de Chine méridionale. Le Japon n'est pas partie prenante sur la question de la Mer de Chine méridionale. Nous exhortons le Japon à cesser de créer des histoires autour de la question de la Mer de Chine méridionale et d'attaquer et de dénigrer la Chine, et à agir concrètement pour préserver la paix et la stabilité dans la région.



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