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Conférence de presse du 9 octobre 2015 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015/10/09

Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères de la République Tchèque Lubomír Zaorálek, du Ministre des Affaires étrangères de la République de Pologne Grzegorz Schetyna et du Ministre des Affaires étrangères de la République de Bulgarie Daniel Mitov, le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi se rendra en visite officielle dans ces trois pays du 13 au 16 octobre.

Q : Des feux de forêts continuent de ravager l'île Sumatra et celle de Kalimantan, en Indonésie. Le gouvernement indonésien a demandé à la Chine, à Singapour et à d'autres pays de lui prêter assistance pour maîtriser les feux. Comment y répondez-vous ?

R : La Chine accorde une haute importance à la demende de l'Indonésie et ne ménagera aucun effort pour l'aider à éteindre les incendies. Nous sommes en étroit contact avec la partie indonésienne et nos départements compétents sont prêts à dépêcher des équipes sur place.

Q : Une délégation de lycéens japonais est arrivée à Beijing aujourd'hui. Qu'est-ce que vous souhaitez dire à ces jeunes qui portent en eux l'avenir de l'amitié sino-japonaise ?

R : Je voudrais d'abord souhaiter la bienvenue aux lycéens japonais à notre ministère et à cette conférence de presse. Les jeunes représentent l'avenir, et vous portez en vous l'avenir des relations sino-japonaises. J'espère que vous pourrez semer les grains de l'amitié sino-japonaise et contribuer à la promotion de la coopération et de l'amitié sino-japonaises.

Q : Ce matin, l'Association du contrôle des armements et du désarmement de Chine, l'Institut de l'information et de l'économie nucléaires de Chine ainsi que d'autres établissements ont publié conjointement un rapport d'études sur la question des matières nucléaires du Japon. Le gouvernement chinois prête toujours attention à la question des matières nucléaires du Japon. Quels sont vos commentaires sur ce rapport ?

R : J'ai notéce rapport. Le Japon stocke depuis longtemps une grande quantité de matières nucléaires sensibles. Le déséquilibre important offre-demande représente un grand risque de prolifération nucléaire et constitue une menace à la sécurité nucléaire. Cela a déjà suscité des inquitudes et doutes d'un grand nombre de pays et du milieu académique international. Je ne pense pas que la question des matières nucléaires du Japon soit insoluble. L'important, c'est que le Japon doit faire preuve de sincérité, adopter une attitude responsable et prendre des actes concrèts pour répondre aux préoccupations de la communauté internationale.

Q : Le Japon s'oppose depuis toujours à la demande de la partie chinoise d'inscrire les documents relatifs au massacre de Nanjing et aux « femmes de réconfort » sur le Registre de la mémoire du monde de l'UNESCO. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La demande d'inscription soumise par la partie chinoise correspond aux normes du Registre de la mémoire du monde. Nous avons la certitude que l'UNESCO fera une décision juste qui résiste à l'épreuve de l'histoire.

Nous avons noté que le Japon avait pris de nombreuses initiatives ces derniers temps pour entraver la démarche concernée de la partie chinoise. Je tiens à souligner que le massacre de Nanjing et l'enrôlement forcé des « femmes de réconfort » sont des crimes graves commis par les militaristes japonais pendant la guerre d'agression contre la Chine. Nous avons soumis la demande d'inscrption avec une attitude responsable à l'égard de l'histoire. Cela permettra aux différents peuples du monde, y compris les Japonais, de comprendre l'atrocité de la guerre d'agression, de se souvenir du passé, de chérir la paix et de défendre ensemble la dignité de l'humanité.

Les faits ne sont pas à nier et l'histoire n'est pas à falsifier. Ce qu'a dit et ce qu'a fait le Japon révèlent une nouvelle fois son attitude erronée de ne pas vouloir regarder en face l'histoire. Nous exhortons la partie japonaise à adopter une attitude responsable à l'égard du passé, à regarder en face son histoire d'agression, à s'en repentir, à traiter adéquatement les questions concernées et à prendre des actes concrèts pour gagner la confiance de ses voisins asiatiques et de la communauté internationale.

Q : Aujourd'hui, M. Liu Yunshan, Membre du Comité permanent du Bureau politique et Membre du Secrétariat du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), entame une visite en RPDC. Durant sa visite, va-t-il rencontrer le dirigeant suprême de la RPDC ? Quels sont les principaux sujets à aborder ?

R : Sur l'invitation du Comité central du Parti du Travail de Corée, M. Liu Yunshan, Membre du Comité permanent du Bureau politique et Membre du Secrétariat du Comité central du PCC se rend aujourd'hui en RPDC en tête d'une délégation du PCC pour assister aux activités célébrant le 70e anniversaire de la fondation du Parti du Travail de Corée et effectuer une visite officielle d'amitié. Durant sa visite, il rencontrera de pincipaux dirigeants de la RPDC, assistera aux activités célébrant le 70e anniversaire de la fondation du Parti du Travail de Corée et se rendra au cimetière des martyrs de l'Armée des Volontaires du peuple chinois. Les deux parties sont en communication sur les dispositions de la visite.

La Chine et la RPDC sont pays voisins proches et les deux partis politiques maintiennent depuis toujours des échanges amicaux. Cette visite permettra des échanges de vues de haut niveau entre les deux pays sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun, ce qui est favorable à la consolidation et au développement de l'amitié traditionnelle Chine-RPDC et à la préservation de la paix et de la stabilité dans la région.

Q : Selon des sources d'information, un tribunal tanzanien a engagé une poursuite contre une Chinoise soupçonnée de trafic d'ivoire. Il y a quelques temps, une autre Chinoise a été inculpée de trafic d'ivoire par le même tribunal. Pourriez-vous nous le confirmer ? Quels sont vos commentaires sur l'implication des ressortissants chinois dans le trafic d'ivoire en Afrique ?

R : Je ne dispose pas d'information concernant les deux cas particuliers que vous avez évoqués.

La position du gouvernement chinois est claire sur la question concernée. Protéger les espèces sauvages menacées d'extinction telles que l'éléphant et lutter contre le braconnage et le trafic illicites consituent une responsabilité commune de tous les pays du monde et nécessitent la coopération de la communauté internationale. Très attaché à la protection des animaux sauvages, le gouvernement chinois s'acquitte scrupuleusement de ses obligations internationales, renforce sans cesse la législation, la gestion et la sensibilisation en la matière au niveau national, combat fermement le trafic illicite et prend une part active dans les opérations conjointes transnationales en matière d'application de la loi. En janvier 2014 et en mai dernier, le gouvernement chinois a détruit en public au total 6,76 tonnes d'ivoire confisqué. Et en février dernier, a été mise en place l'interdiction de l'importation d'ivoire ouvragé en provenance d'Afrique pour un an. Nous entendons travailler ensemble avec les autres pays du monde pour continuer à contribuer à la protection des espèces sauvages menacées et à la lutte contre le commerce illicite.

Q: Première question, les États-Unis et le Pakistan mènent actuellement des négociations sur un accord sur le nucléaire civil. Un tel accord a été conclu entre les États-Unis et l'Inde il y a quelques années. La Chine mène une coopération étroite avec le Pakistan dans le domaine du nucléaire civil. Comment voyez-vous les négociations entre les États-Unis et le Pakistan ? Deuxième question, la réunion du mécanisme sino-indien de consultation et de coordination sur les affaires liées à la frontière est maintenant en cours à Beijing. Veuillez nous en donner plus d'informations.

R : Concernant la première question, j'ai noté les informations concernées. La coopération sino-pakistanaise dans le domaine du nucléaire civil est tout à fait pour des fins pacifiques et correspond aux obligations internationales respectives des deux pays.

Concernant votre deuxième question, les 8 et 9 octobre, la Chine et l'Inde tiennent à Beijing la réunion du mécanisme sino-indien de consultation et de coordination sur les affaires liées à la frontière. La délégation chinoise est dirigée par le Directeur général des Affaires frontalières et maritimes du Ministère des Affaires étrangères Ouyang Yujing et la délégation indienne, par M. Pradeep Kumar Rawat, Directeur général de la Division de l'Asie de l'Est du Ministère indien des Relations extérieures. Les représentants des départements chargés de la diplomatie, de la défense nationale et de la sécurité publique des deux parties y sont présents.

Au cours de la réunion, les deux parties ont passé en revue la situation dans la zone frontalière et la mise en œuvre des mesures visant à renforcer la confiance durant l'année passée et eu des échanges de vues approfondis sur les sujets concernant la paix et la stabilité dans la zone frontalière. Elles ont souligné l'importance de la préservation de la paix et de la tranquillité dans la zone frontalière et sont convenues de respecter les importants consensus dégagés entre les dirigeants des deux pays pour renforcer davantage la communication et la coordination, discuter des mesures pour accroître la confiance et promouvoir la coopération bilatérale dans la zone frontalière, afin de préserver ensemble la paix et la stabilité de cette zone.

Q : La Congressional-Executive Commission on China des États-Unis a publié son rapport annuel 2015 sur les droits de l'homme, dans lequel elle a critiqué la situation des droits de l'homme et l'état de droit en Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Ce genre de rapport n'a rien de nouveau, mais que des accusations irresponsables et infondées sur les affaires intérieures de la Chine avec des préjugés tenaces. Les 1,3 milliard de Chinois sont les mieux placés pour juger la situation des droits de l'homme en Chine. J'espère que vous pourrez voyager davantage en Chine et rencontrer plus de Chinois pour pouvoir raconter la situation réelle aux parlementaires, fonctionnaires et public américains, afin qu'ils puissent connaître la Chine de manière plus objective et plus juste.

Q : Le 7 octobre, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a remanié son gouvernement. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Quelles sont vos attentes du développement des relations sino-japonaises ?

R : Un développement sain et régulier des relations entre la Chine et le Japon correspond aux intérêts fondamentaux des deux pays et des deux peuples. La Chine estime depuis toujours qu'il faut développer les relations sino-japonaises sur la base des quatre documents politiques et dans l'esprit dit « tirer les leçons du passé et se tourner vers l'avenir ». Nous espérons que la partie japonaise pourra travailler dans le même sens avec la Chine pour mettre effectivement en œuvre l'accord de principe en quatre points conclu par les deux parties l'année dernière et traiter adéquatement les questions concernées, afin d'améliorer et de développer sans cesse les relations bilatérales.

Q : Première question, les autorités syriennes ont-elles demandé à la Chine de participer aux frappes aériennes contre les rebelles syriens ? Deuxième question, ces derniers jours, les conflits entre la Palestine et Israël se sont aggravés, causant de lourdes pertes civiles. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Concernant votre première question, je n'en dispose pas d'information. J'ai présenté hier la position de la Chine sur la situation actuelle en Syrie. Nous estimons que la communauté internationale doit former une synergie pour lutter contre le terrorisme et préserver la paix et la stabilité dans les pays concernés et dans la région. La Chine est toujours d'avis que la solution politique est la voie fondamentale pour résoudre la crise syrienne. Il faut démarrer rapidement un dialogue inclusif, ouvert et sur un pied d'égalité et parvenir à une solution qui tienne compte des préoccupations des différentes parties par le biais du dialogue et des pourparlers, afin de rétablir au plus tôt la paix et la stabilité en Syrie.

Concernant votre deuxième question, la Chine suit de très près les récents conflits entre la Palestine et Israël et la détérioration continue de la situation sécuritaire, et s'en préoccupe profondément. Nous exhortons Israël et la Palestine à faire preuve de la plus grande retenue et à prendre des mesures effectives pour éviter l'escalade de conflits et de nouvelles pertes humaines. Nous estimons que les négociations demeurent la seule voie pour régler les conflits et appelons encore une fois Israël et la Palestine à reconstruire la confiance mutuelle en vue d'une reprise rapide de négociations.

Q : Premièrement, les États-Unis ont annoncé l'augmentation d'assistance aux Philippines, au Viet Nam et à la Malaisie en matière d'application de la loi en mer. Comment y réagissez-vous ? Deuxièmement, selon des médias américains, les États-Unis enverreraient des navires de guerre en Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Concernant votre première question, actuellement, la situation en Mer de Chine méridionale est stable dans son ensemble. La liberté et la sécurité de navigation n'ont pas été affectées. À l'heure actuelle, la Chine et les pays de l'ASEAN œuvrent à gérer adéquatement la question de la Mer de Chine méridionale selon l'approche de « double voie », à appliquer intégralement et effectivement la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale et à faire avancer les consultations sur le « code de conduite en Mer de Chine méridionale », afin de préserver ensemble la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Nous espérons que les parties concernées pourront respecter les efforts de la Chine et des pays de l'ASEAN visant à préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale, faire des remarques constructives et jouer un rôle constructif. Mieux vaut prendre des actions en faveur du règlement des problèmes que de faire de l'agitation.

Concernant votre deuxième question, la Chine et les États-Unis maintiennent la communication aux différents niveaux sur la question de la Mer de Chine méridionale. La partie américaine connait bien la position de principe de la Chine.

Nous exprimons une sérieuse préoccupation au sujet des informations concernées. Il est à souligner que depuis toujours, la Chine respecte et défend la liberté de navigation et de survol dont tous les pays jouissent conformément au droit international en Mer de Chine méridionale comme partout dans le monde. Pourtant, nous n'admettons aucune violation de notre espace maritime et aérien des îles Nansha par n'importe quel pays sous le prétexte de « maintien de la liberté de navigation et de survol ». Nous exhortons les parties concernées à s'abstenir de tout acte et parole de provocation et à jouer un rôle responsable pour la paix et la stabilité de la région.



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