Page d'accueil Ambassade Service Consulaire Coopération Sino-Congolaise Thèmes spéciaux
    Page d'accueil > Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères
Conférence de presse du 23 décembre 2015 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2015/12/23

Q : Le Département d'État des États-Unis s'est dit hier préoccupé par le projet de loi sur la lutte contre le terrorisme de la Chine, estimant que cette loi pourrait affecter les échanges commerciaux entre les deux pays et les investissements des États-Unis en Chine et apporter des restrictions à la liberté d'expression et de religion en Chine. Des entreprises étrangères, surtout des entreprises technologiques, ont-elles raison de craindre qu'elles doivent fournir à la partie chinoise des données clés ?

R : Le terrorisme est devenu un facteur majeur qui pèse sur la paix et le développement du monde et un ennemi commun de toute l'humanité. À l'heure actuelle, de violentes attaques terroristes visant la Chine se multiplient et se produisent fréquemment, menaçant gravement la sécurité du pays ainsi que de la vie et des biens du peuple. La Chine est un État de droit. L'élaboration de la loi antiterroriste est nécessaire pour perfectionner le système juridique, promouvoir sur tous les plans la stratégie du gouvernement de l'État en vertu de la loi ainsi que prévenir et combattre le terrorisme selon la loi, et incarne les responsabilités internationales qu'assume la Chine en tant que grand pays responsable.

Il est à noter que les mesures antiterroristes efficaces se complètent avec le respect et la protection des droits de l'homme. Le gouvernement chinois veille à assurer l'équilibre entre la lutte contre le terrorisme et la protection des droits de l'homme. Nous nous efforcerons de mieux réglementer l'application de la loi afin de garantir effectivement les droits et intérêts légitimes des citoyens et des organisations. Nous demandons aux États-Unis d'arrêter les accusations infondées.

Avec le développement des technologies informatiques, Internet est de plus en plus utilisé par les terroristes comme l'outil principal pour organiser, planifier et perpétrer des activités terroristes. Il est donc urgent de les prévenir et combattre par le renforcement des mesures institutionnalisées. Dans le cadre de la lutte antiterroriste, certains pays dont les États-Unis prévoient dans la législation concernée l'obligation d'apporter assistance des opérateurs et fournisseurs d'accès à Internet. Par exemple, le Communications Assistance for Law Enforcement Act et d'autres lois des États-Unis disposent explicitement que les entreprises concernées doivent apporter de l'assistance aux écoutes légales effectuées par les agents chargés de l'application de la loi, et du soutien technique pour décrypter des communications chiffrées.

Le projet de loi sur la lutte contre le terrorisme de la Chine dispose que les opérateurs de télécommunications et les fournisseurs d'accès à Internet doivent apporter des soutiens techniques tels que l'interface technique et le déchiffrage aux services de la sécurité publique et de la sécurité nationale dans le but de prévenir les activités terroristes et de mener des enquêtes. C'est tout à fait justifié. Cette disposition n'imposera aucune restriction aux activités légales des entreprises, ne posera pas de problème de la « porte dérobée », ni portera aucune atteinte aux droits de propriété intellectuelle des entreprises ni à la liberté d'expression des citoyens. Nous espérons que les États-Unis pourront respecter la législation normale de la Chine et s'abstenir de toute pratique du deux poids deux mesures.

Q : Vous avez dit hier qu'inviter le Ministre syrien des Affaires étrangères à visiter la Chine s'inscrivait dans les efforts chinois pour promouvoir une solution politique à la question syrienne. La Chine a-t-elle communiqué avec les États-Unis, la Russie et d'autres pays sur ce sujet ?

R : Lors de la troisième réunion des ministres des Affaires étrangères du Groupe de soutien international à la Syrie, le Ministre Wang Yi a eu une communication étroite avec toutes les parties concernées. Cette réunion a démontré la volonté des différentes parties de faire progresser le processus de règlement politique de la question syrienne. Nous entendons travailler ensemble avec les autres parties pour promouvoir ce processus et aider la Syrie à sortir de la situation difficile actuelle, pour que le peuple syrien puisse mener une vie heureuse le plus tôt possible.

Q : Selon des sources d'information, la Chine envisage de louer pour une longue durée l'île Geoje de la République de Corée et d'en faire un point d'appui important pour étendre vers l'est les voies maritimes « le collier de perles ». Pourriez-vous le confirmer ?

R : Nous n'avons pas entendu parler d'un tel plan. Les informations concernées ne valent pas la peine d'être commentées.

Q : Le Zimbabwe a annoncé qu'il adopterait le yuan RMB comme monnaie d'échange. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté l'annonce du Président Robert Mugabe que le yuan RMB deviendrait une monnaie officielle sur le marché zimbabwéen. Nous estimons que cela contribuera au développement économique et social du Zimbabwe et au renforcement de la coopération mutuellement avantageuse entre la Chine et le Zimbabwe dans tous les domaines.

Q : Le gouvernement japonais a exprimé son inquiétude à l'égard de l'apparition d'un garde-côte chinois équipé pour la première fois des « armes » à proximité des Diaoyu Dao. Pourquoi le navire concerné est-il armé ? La Chine envisage-t-elle d'envoyer plus de navires armés autour des Diaoyu Dao ?

R : Diaoyu Dao et ses îlots affiliés font partie intégrante du territoire chinois depuis l'antiquité. Il est tout à fait justifié pour les garde-côtes chinois de patrouiller au large des Diaoyu Dao. Les garde-côtes chinois sont équipés d'installations conformes aux standards et il n'y a pas de différences avec ce que font les autres pays.



Envoyer ce lien à un ami
       imprimer