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Conférence de presse du 18 février 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016/02/18

Q : Le Secrétaire d'État américain John Kerry a fait savoir le 17 février que la partie américaine chercherait à engager un dialogue sérieux avec la partie chinoise au sujet du déploiement de missiles par la Chine sur Yongxing Dao. Quelle est votre commentaire là-dessus ?

R : Je voudrais souligner que les îles Xisha font partie intégrante du territoire chinois. La Chine construit des ouvrages de défense sur les îles Xisha depuis des décennies. Cela n'est pas quelque chose de nouveau et n'a rien à voir avec la soi-disant « militarisation » de la Mer de Chine méridionale. Nous espérons que les pays concernés se garderont du tapage inutile ou malintentionné et agiront davantage en faveur de la paix et de la stabilité dans la région.

Q : Le Ministère chinois de la Défense nationale a déclaré le 17 février que les dispositifs de défense maritime et aérienne sur Yongxing Dao avaient été mis en place il y a de longues années. La Chine y a-t-elle déployé des missiles Hongqi-9 ?

R : Comme je viens de le dire, ça fait des décennies que la Chine construit des ouvrages de défense sur les îles Xisha, ce qui relève de la souveraineté de la Chine et est raisonnable, légitime et légal.

Q : Le soir du 17 février, un attentat à la voiture piégée a eu lieu en plein centre d'Ankara, capitale de la Turquie, à proximité du siège de l'état-major des armées, du parlement et du quartier général de la force aérienne, faisant 28 morts et 61 blessés. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine s'oppose au terrorisme sous toutes ses formes et préconise depuis toujours le renforcement de la coordination et de la coopération en matière de lutte antiterroriste entre les parties concernées pour préserver la paix et la stabilité dans la région.

Q : Selon des sources d'information, la garde civile espagnole a perquisitionné, le 17 février, dans une succursale de la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC) à Madrid pour blanchiment d'argent et arrêté plusieurs personnes. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les informations concernées. Ces dernières années, les relations sino-espagnoles affichent une bonne dynamique de développement marquée par l'approfondissement de la coopération pragmatique dans tous les domaines. L'Espagne est d'ores et déjà une des importantes destinations d'investissements pour les entreprises et institutions financières chinoises. Les deux pays mènent une coopération mutuellement avantageuse et gagnant-gagnant au grand bénéfice des Espagnols. Le gouvernement chinois demande toujours aux entreprises chinoises de respecter strictement les lois et règlements de la Chine ainsi que ceux des régions et des pays d'accueil. Nous espérons que la partie espagnole gérera la question en vertu de la loi et avec impartialité, fera des efforts concrets pour protéger les droits et intérêts légitimes des entreprises et ressortissants chinois en Espagne et préservera de manière effective le bon développement des relations bilatérales.

Q : Premièrement, l'Assistante adjointe au Secrétaire à la Défense des États-Unis Amy Searight et le Chef de la section politique de la Délégation de l'UE à Washington Klaus Botzet ont fait remarquer, lors d'un colloque du Center for Strategic and International Studies à Washington, que la partie chinoise devait respecter la sentence de l'arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale initié par les Philippines. Comment y répondez-vous ? Deuxièmement, pourriez-vous confirmer les informations sur le déploiement de missiles par la Chine sur Yongxing Dao ?

R : S'agissant de la première question, j'ai lu des informations là-dessus. Je voudrais savoir si les deux officiels des États-Unis et de l'UE ont lu la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). Est-ce qu'ils comprennent les éléments concrets de la Convention ? Je tiens à souligner que la non-acceptation de la Chine au sujet de l'arbitrage relatif à la Mer de Chine méridionale initié unilatéralement par les Philippines possède des fondements solides au regard du droit international. Après son adhésion à la CNUDM, la Chine a publié en 2006 une déclaration d'exclusion à la lumière de l'Article 298 de la Convention, annonçant la non-acceptation de toute procédure arbitrale sur les questions relatives à la souveraineté territoriale et aux droits et intérêts maritimes. Nous poursuivons toujours cette position. Actuellement, plus de 30 pays ont publié des déclarations d'exclusion, y compris l'Australie, dont la Ministre des Affaires étrangères Julie Bishop a récemment effectué une visite en Chine.

Le recours unilatéral par la partie philippine à l'arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale démontre en réalité qu'elle manque à sa parole. Premièrement, selon la pratique internationale, l'arbitrage n'est possible qu'avec le consentement des parties concernées. Ce qu'a fait la partie philippine ne répond pas à ce principe. Deuxièmement, les Philippines ont dégagé avec la partie chinoise un consensus selon lequel les questions concernées seront réglées à travers le dialogue et les négociations bilartéraux, mais elles manquent à l'engagement. Troisièmement, la partie philippine a signé la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale (DOC) dont un point important prévoit que les différends relatifs à la Mer de Chine méridionale doivent être réglés par les négociations et les consultations entre les parties directement concernées. Elle viole également la DOC. Quatrièmement, la partie philippine prétend qu'elle a épuisé toutes les possibilités politiques et diplomatiques pour le règlement pacifique des différends, ce qui est aux antipodes de la réalité.

Le recours unilatéral à l'arbitrage par les Philippines n'a qu'un seul objectif de dénier la souveraineté et les droits et intérêts maritimes de la Chine en Mer de Chine méridionale. Cette tentative est vouée à l'échec. Nous espérons que les personnalités des États-Unis et de l'UE pourront connaître, comprendre et respecter le droit.

S'agissant de la deuxième question, comme je l'indique tout à l'heure, les îles Xisha font partie intégrante du territoire chinois. La Chine construit des ouvrages de défense sur les îles Xisha depuis des décennies. Cela n'est pas quelque chose de nouveau et n'a rien à voir avec la « militarisation ».

Q : Selon certains médias étrangers, la Chine négocie le « code de conduite en Mer de Chine méridionale » (COC) avec l'ASEAN, mais en même temps, elle viole le COC en déployant des missiles sur des îles disputées en Mer de Chine méridionale. Il paraît que la Chine ne prend pas au sérieux les consultations sur le COC et d'autres efforts diplomatiques. Quelle est votre commentaire là-dessus ?

R : Comme je viens de le dire, les îles Xisha font partie intégrante du territoire chinois et la Chine y construit des ouvrages de défense depuis des dizaines d'années. Cela n'est pas quelque chose de nouveau et n'a rien à voir ni avec la « militarisation » de la Mer de Chine méridionale, ni avec la mise en œuvre globale de la DOC, ni avec les consultations sur le COC.

Ces dernières années, la Chine et les pays de l'ASEAN, dans le cadre la mise en œuvre globale et efficace de la DOC, travaillent activement à la promotion des consultations sur le COC et obtiennent des résultats importants. Nous espérons que les parties concernées pourront mettre fin au tapage à des fins inavouables.



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