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Conférence de presse du 23 février 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/02/23

Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre des Affaires étrangères de la République de Singapour Vivian Balakrishnan effectuera une visite officielle en Chine du 28 février au 2 mars.

Q : Selon les reportages du 22 février des médias américains, des images satellite publiées par le Centre américain d'études stratégiques et internationales (CSIS) montrent que la Chine serait en train de construire un nouveau système radar avancé sur Huayang Jiao des îles Nansha. Veuillez confirmer cette information. Pourquoi une telle mesure ?

R : Je ne dispose pas d'information que vous venez d'évoquer. Je voudrais souligner que l'atoll que vous avez mentionné fait incontestablement partie intégrante du territoire chinois. Que la Chine mène des travaux de construction sur son propre territoire, cela relève exclusivement de sa souveraineté. Le déploiement des installations de défense limitées et nécessaires sur des îles et atolls habités concernés des îles Nansha s'inscrit dans le droit d'auto-préservation conféré par le droit international à un État souverain. Il n'y a rien de répréhensible.

En même temps, je suggère que les médias concernés, au lieu de braquer leurs projecteurs uniquement sur la construction par la Chine d'installations militaires sur des îles et atolls des îles Nansha, aient une vision plus large et s'intéressent davantage aux phares qu'elle a construits sur ses îles et atolls habités ainsi qu'aux équipements et aux installations qui seront prochainement construits pour la prévision météorologique ou pour l'abri et les secours des bateaux de pêche. Ce sont des produits d'intérêt public offerts à la communauté internationale par la Chine, le plus grand pays riverain de la Mer de Chine méridionale. Nous espérons que la communauté internationale n'aura aucun doute sur la volonté et la sincérité de la Chine de poursuivre le développement pacifique et de maintenir la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Nous entendons travailler ensemble avec les parties concernées pour bien préserver la paix et la stabilité dans cette région.

Q : Première question, les États-Unis et la Russie ont proposé, dans une déclaration conjointe du 22 février, que l'accord sur la cessation des hostilités en Syrie commence le 27 du mois. Qu'en pensez-vous ? Deuxième question, quel est votre commentaire sur les attentats qui ont frappé Damas et Homs le 21 février ? Comment voyez-vous la situation actuelle en Syrie ?

R : Sur votre première question, appliquer rapidement le cessez-le-feu en Syrie est une décision importante de la quatrième réunion des Ministres des Affaires étrangères du Groupe international d'appui à la Syrie (GIAS) à Munich. La Russie et les États-Unis sont récemment parvenus à un accord sur la cessation des hostilités en Syrie. Cela montre que les parties concernées travaillent davantage pour traduire le consensus en actions concrètes. Nous nous en réjouissons. L'application du cessez-le-feu et l'arrêt des violences constituent une étape importante du processus politique syrien et permettront de préserver la dynamique chèrement acquise pour un règlement politique de la question syrienne et de favoriser le processus de négociations de paix inter-syriennes. Pour la prochaine étape, le groupe de travail créé dans le cadre du GIAS pour la cessation des hostilités devra jouer son rôle et exhorter les différentes parties à mettre en œuvre intégralement les arrangements concernés pour créer des conditions extérieures propices à une reprise rapide des négociations de paix à Genève.

Sur votre deuxième question, la Chine s'oppose au terrorisme sous toutes ses formes et condamne vivement les récents attentats en Syrie qui ont fait de nombreux morts et blessés parmi les civils.

Le règlement politique est la seule issue de la crise syrienne. Nous espérons que les parties concernées pourront appliquer à la lettre la résolution 2254 du Conseil de Sécurité, mettre en œuvre effectivement les décisions de la quatrième réunion des Ministres des Affaires étrangères du GIAS, maintenir la dynamique du dialogue et des négociations et redoubler d'efforts en vue du cessez-le-feu et de l'arrêt des violences, pour donner au plus tôt l'espoir de paix et de stabilité au peuple syrien.

Q : Le 19 février, le Conseil d'administration du FMI a annoncé dans un communiqué de presse sa décision de choisir Christine Lagarde pour un deuxième mandat à la Direction générale. Quel est votre commentaire là-dessus ? Qu'attendez-vous de la coopération avec un FMI conduit par Mme Christine Lagarde ?

R : La Chine appuie et salue la reconduction de Mme Christine Lagarde à la tête du FMI. Pendant les cinq ans passés, elle a su conduire l'institution de manière à apporter une contribution positive à la promotion de la croissance économique mondiale et à la préservation de la stabilité financière, faisant preuve de leadership, de vision, de professionnalisme et de capacité de coordination. Nous entendons poursuivre la bonne dynamique de coopération avec le FMI dirigé par Mme Lagarde et continuer à approfondir la coopération avec l'institution dans divers domaines, y compris au sein du G20.

Q : La partie chinoise a fait savoir récemment que la troisième réunion de hauts fonctionnaires sur la coopération Lancang-Mékong aurait lieu en Chine. Pourriez-vous nous en donner plus d'informations ?

R : La troisième réunion de hauts fonctionnaires sur la coopération Lancang-Mékong se tiendra le 24 février à Sanya, dans l'île de Hainan. Elle sera coprésidée par le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Liu Zhenmin et un haut fonctionnaire thaïlandais. Des hauts fonctionnaires du Cambodge, du Laos, du Myanmar et du Viet Nam y participeront.

Cette réunion, qui a pour but de préparer la première réunion des dirigeants sur la coopération Lancang-Mékong prévue en Chine pour la dernière décade de mars prochain, sera consacrée à la discussion des arrangements et des documents finaux de la réunion des dirigeants. Nous entendons renforcer la coordination et la coopération avec les autres pays riverains du fleuve Mékong pour mener à bien les préparatifs.

Q : Le commandant de la 7e flotte de la marine américaine Joseph Aucoin a dit récemment que l'Australie et d'autres pays devraient suivre les États-Unis et effectuer des opérations navales dites « liberté de navigation » dans la zone de douze milles marins des îles contestées en Mer de Chine méridionale. Par ailleurs, certains médias américains appellent les États-Unis à la vigilance à ce que la Chine étende sa revendication par la construction d'une « Grande Muraille de sable » en Mer de Chine méridionale. Comment y réagissez-vous ?

R : La Chine, en tant que le premier pays commercial du monde et le plus grand pays riverain de la Mer de Chine méridionale, est plus attachée que quiconque à la liberté de navigation. De nombreux faits montrent bel et bien que la liberté de navigation en Mer de Chine méridionale ne pose jamais de problème. On ne peut en aucun cas accuser la Chine d'affecter la liberté de navigation en Mer de Chine méridionale. Si certains Américains font toujours grand tapage autour de la liberté de navigation, soit parce qu'ils ont des craintes irréalistes, soit parce qu'ils veulent semer de la discorde pour des desseins inavoués. Mais je tiens à indiquer que la liberté de navigation conférée par le droit international n'est nullement la liberté pour les navires et avions américains de faire étalage de leur puissance. Quand les Américains parlent tout haut de la « liberté de navigation », ce qu'ils pensent tout bas, me paraît-il, c'est l'hégémonie militaire absolue en mer. Nous espérons que la partie américaine pourra cesser de provoquer des dissensions et de créer délibérément des tensions et arrêter tout propos ou toute action défavorable à la paix et à la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Concernant les commentaires faits par quelques médias américains sur la construction par la Chine d'une « Grande Muraille de sable » en Mer de Chine méridionale pour étendre sa revendication, je tiens à réaffirmer que la souveraineté et les droits afférents de la Chine en Mer de Chine méridionale se sont formés au cours de longues années dans l'histoire et ont toujours été préconisés par les gouvernements chinois successifs. Ils reposent sur des fondements historiques et juridiques solides. Sans aucune intention de les étendre, nous n'en permettrons aucune réduction non plus. Si l'on s'obstine à emprunter le terme « Grande Muraille », qu'ils accordent une plus grande attention à la « Grande Muraille de détermination » du peuple chinois pour défendre la souveraineté territoriale et les droits et intérêts légitimes et légaux du pays.

Q : Les 20 et 21 février, le cyclone Winston, le plus puissant de l'histoire des Fidji, a causé de lourdes pertes humaines et matérielles sur son passage dans le pays. La Chine a-t-elle exprimé sa solidarité aux Fidji ? Va-t-elle leur fournir des assistances ?

R : Nous exprimons notre profonde et sincère sympathie aux Fidji qui ont subi d'énormes dégâts matériels et de lourdes pertes humaines suite au passage d'un cyclone super puissant. Le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a envoyé immédiatement après la catastrophe un message de solidarité à son homologue fidjien Inoke Kubuabola. La Croix-Rouge chinoise a fourni une aide humanitaire d'urgence de 100 000 dollars américains à la Croix-Rouge fidjienne. Nous continuerons à suivre de près la situation sur place et à soutenir les efforts déployés par le gouvernement et le peuple fidjiens pour gérer les conséquences de cette catastrophe et reconstruire leur pays.



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