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Conférence de presse du 22 février 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/02/22

Sur l'invitation du Secrétaire d'État américain John Kerry, le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi effectuera une visite officielle du 23 au 25 février aux États-Unis. Les deux parties échangeront leurs vues sur les relations sino-américaines et les questions internationales et régionales d'intérêt commun.

Sur l'invitation du Ministère des Affaires étrangère, le Secrétaire Générale de l'Organisation des États américains Luis Leonardo Almagro Lemes effectuera une visite officielle en Chine du 28 février au 2 mars.

Q : Veuillez nous présenter le programme de la visite aux États-Unis du Ministre Wang Yi. Quels sont les principaux sujets qui seront abordés ? Quelles sont vos attentes à l'égard de cette visite ?

R : Durant la visite, le Ministre Wang Yi procédera à des échanges de vues approfondis avec le Secrétaire d'État John Kerry et d'autres hauts fonctionnaires américains sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun. Nous publierons à temps les informations concernées.

Ce sera la première visite du Ministre chinois des Affaires étrangères aux États-Unis pour l'année 2016, et aussi un nouvel échange important entre les deux pays. Nous espérons qu'à travers cette visite, les deux parties pourront bien planifier les échanges bilatéraux de haut niveau et les dialogues institutionnels de cette année, explorer des moyens pour approfondir la coopération pragmatique dans divers domaines et traiter de manière constructive les questions sensibles afin d'assurer un développement continu, sain et régulier des relations sino-américaines.

Q : Première question, depuis le début de cette année, la RPDC a effectué un essai nucléaire et un lancement de satellite. Le Conseil de Sécurité de l'ONU est actuellement en consultations pour une nouvelle résolution sur les sanctions contre la RPDC. Durant sa visite aux États-Unis, le Ministre Wang Yi discutera-t-il en priorité de la question nucléaire de la péninsule coréenne avec la partie américaine ? Deuxième question, concernant l'éventuel déploiement par les États-Unis du système THAAD en République de Corée, comment la Chine en parlera-t-elle avec les deux pays ?

R : Concernant votre première question, ces dernier temps, la Chine et les États-Unis ont eu d'étroites communication et concertation sur la question nucléaire de la péninsule coréenne. Je suis sûre que les deux parties discuteront en profondeur de cette question lors de la visite aux États-Unis du Ministre Wang Yi.

La position de la Chine sur la question nucléaire de la péninsule coréenne est très claire. Nous nous en tenons à la dénucléarisation de la péninsule coréenne, à la préservation de la paix et de la stabilité dans la péninsule et au règlement pacifique de la question à travers le dialogue et les négociations. Après l'essai nucléaire et le lancement de satellite effectués par la RPDC, nous avons fait savoir notre soutien à l'adoption par le Conseil de Sécurité de l'ONU d'une nouvelle résolution forte contre la RPDC et appelé les différentes parties à s'abstenir de prendre des actions susceptibles d'aggraver les tensions. Pour la prochaine étape, les différentes parties doivent travailler ensemble pour ramener la question nucléaire de la péninsule coréenne sur la voie du dialogue et des négociations, explorer la piste importante de faire avancer en parallèle la dénucléarisation de la péninsule et la transformation de l'armistice en traité de paix pour réaliser une stabilité durable de la péninsule.

Concernant votre deuxième question, la Chine a présenté à plusieurs reprises sa position. Nous avons exprimé nos graves préoccupations sur l'éventuel déploiement par les États-Unis du système THAAD en République de Corée et présenté aux parties concernées notre position solennelle. Nous estimons qu'aucun pays ne peut chercher à préserver sa propre sécurité au détriment des intérêts sécuritaires des autres pays. Nous nous opposons fermement aux tentatives d'un pays quiconque de nuire aux intérêts sécuritaires de la Chine sous prétexte de la question nucléaire de la péninsule coréenne.

Q : La communication et l'interaction entre la Chine et les États-Unis sur la question de la Mer de Chine méridionale attirent beaucoup d'attention. Quel est le message que le Ministre Wang Yi enverra à la partie américaine sur cette question ? Les États-Unis ont exprimé leurs préoccupations sur les travaux de construction menés par la Chine sur certaines îles en Mer de Chine méridionale, estimant qu'il s'agit de la « militarisation ». Quel est le message que la Chine souhaite envoyer aux États-Unis sur ce sujet ?

R : Sur votre première question, les États-Unis ne sont pas la partie en litige en Mer de Chine méridionale, et cette question n'est pas et ne doit pas être un problème entre la Chine et les États-Unis. La préservation de la paix et de la stabilité en Mer de Chine méridionale est dans l'intérêt de la Chine, des États-Unis et des parties concernées. Nous espérons que les États-Unis pourront rester fidèles à leur engagement de ne pas prendre parti sur les différends territoriaux concernés, cesser de faire du tapage autour de la question de la Mer de Chine méridionale et des tensions dans cette zone, et jouer un rôle constructif pour la paix et la stabilité dans la région, plutôt que de faire le contraire.

Sur votre première question, les îles Mer de Chine méridionale font partie intégrante de la Chine depuis l'antiquité. La Chine a le droit de sauvegarder sa souveraineté territoriale et ses intérêts maritimes. Elle développe des travaux de construction sur les îles concernées pour des fins civils et ces travaux visent à mieux fournir les produits publics à la communauté internationale. Le déploiement par la Chine de certaines installations de défense relève du droit de défense que le droit international attribue à un État souverain. Cela n'a rien à voir avec la militarisation, et est tout à fait naturel et légitime. Les États-Unis doivent voir correctement ce sujet et s'abstenir de faire du tapage autour de la question ou d'en profiter pour insinuer ses propres idées.

Q : Le Royaume-Uni organisera un référendum le 23 juin pour décider s'il restera ou non dans l'UE. C'est vrai que cela relève des affaires intérieures du pays, mais le résultat du référendum aura des impacts importants sur l'UE et sur les relations sino-européennes. Comment la Chine voit-elle ce référendum ? Quel message enverra-t-elle au gouvernement britannique et à l'UE ? Est-ce que la Chine est préoccupée par la sortie du Royaume-Uni de l'UE ?

R : Nous avons pris note de l'accord concerné entre le Royaume-Uni et l'UE. La Chine soutient toujours le processus de l'intégration de l'UE et souhaite voir l'Europe jouer un rôle accru dans les affaires internationales.

Q : Ces derniers temps, la partie américaine accuse sans cesse la Chine de poursuivre la « militarisation » de la Mer de Chine méridionale par le déploiement de missiles sur Yongxing Dao, estimant que cela, dans le contexte et les conditions actuelles, a exacerbé les tensions dans ces eaux. Dans le même temps, nous avons noté que lors d'une récente conférence de presse au Département d'État américain, certains médias américains ont mis en cause la soi-disant opération de liberté de navigation menée par les États-Unis en Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La partie américaine ne cesse de parler de la « militarisation » depuis déjà un certain temps. En effet, elle a fait exprès pour confondre les notions différentes. Il n'y a aucune différence fondamentale entre le déploiement par la Chine des installations de défense nationale nécessaires sur son propre territoire et celui mené par les États-Unis à Hawaï. Des navires et avions américains effectuent toujours des opérations de reconnaissance de proximité sur les pays de la région, à une fréquence intense qui ne cesse d'accroître d'année en année. Cela a aggravé les tensions en Mer de Chine méridionale et constitue la principale cause de la « militarisation » de la région. Nous espérons que la partie américaine pourra s'abstenir de semer de la confusion, de créer et d'exacerber les tensions dans la région et nous l'exhortons à jouer un rôle constructif pour la paix et la stabilité régionales.

Q : En début d'année, des élections ont eu lieu à Taiwan, ce qui a entraîné des changements dans le paysage politique de l'île. Lors de sa visite aux États-Unis, le Ministre Wang Yi demandera-t-il à la partie américaine de réaffirmer son opposition à l'« indépendance de Taiwan » ?

R : La question de Taiwan est la question la plus importante et la plus sensible dans les relations sino-américaines. Les États-Unis doivent rester fidèles à la politique d'une seule Chine, aux trois communiqués conjoints sino-américains et à leur engagement de s'opposer à l'« indépendance de Taiwan », s'abstenir d'envoyer des messages erronés aux forces sécessionnistes pour l'indépendance de Taiwan et soutenir le développement pacifique des relations inter-détroit par des actions concrètes.



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