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Conférence de presse du 26 février 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016/02/26

Q : Combien est-il important pour la Chine que la résolution du Conseil de Sécurité sur les sanctions contre la RPDC n’affecte pas la population du pays ? Comment assurez-vous que les sanctions soient ciblées et ne compromettent pas les intérêts de la population de la RPDC ?

R : Des discussions sont en cours ces derniers jours au sein du Conseil de Sécurité sur une nouvelle résolution relative à la RPDC. La Chine est d’avis que cette résolution doit avoir pour objectif d’endiguer le développement par la RPDC des programmes nucléaire et balistique et que les sanctions doivent être bien ciblées et ne doivent pas affecter la vie normale de la population du pays. Notre position sur cette question est claire.

Par ailleurs, nous estimons que les sanctions ne constituent pas en soi un aboutissement. Maintenant, le plus urgent est de ramener la question nucléaire de la péninsule coréenne dans la voie du dialogue et des négociations. La Chine a avancé l’idée de promouvoir parallèlement la dénucléarisation de la péninsule coréenne et le remplacement de l’accord d’armistice par un mécanisme de paix. Cette proposition contribue à la réalisation de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, répond aux revendications légitimes des différentes parties, et favorise la stabilité durable dans la péninsule coréenne. Nous entendons entreprendre des échanges approfondis avec les autres parties sur cette proposition.

Q : Pour combien de temps la Chine soutiendra-t-elle les sanctions contre la RPDC ? Craint-elle que les sanctions ne conduisent à l’instabilité sociale en RPDC ?

R : La Chine soutient le Conseil de Sécurité dans ses efforts de donner une réponse nécessaire à l’essai nucléaire et au lancement de missile par la RPDC. Elle respecte toujours scrupuleusement les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité. Dans le même temps, nous appelons les différentes parties à travailler de concert et à renforcer la coopération pour redémarrer au plus tôt les pourparlers à six et ramener la question de la dénucléarisation de la péninsule coréenne dans la voie du dialogue et des négociations. Cela est dans l’intérêt de tous.

Q : Des producteurs d’acier européens accusent les producteurs chinois du dumping en Europe. Comment y répondez-vous ?

R : La baisse récente du prix de l’acier sur le marché mondial s’explique notamment par la morosité économique mondiale, le rétrécissement de la demande et la chute des prix des énergies et des minerais de fer. Non seulement l’UE, mais aussi toute l’industrie de l’acier chinoise sont confrontées à des difficultés. La Chine a pris des mesures actives, permettant de réduire pendant les trois années écoulées ses capacités de production d’acier de plus de 90 millions de tonnes, et elle va réduire encore de 100 à 150 millions de tonnes ses capacités de production d’acier brut sur cette base.

Le protectionnisme n’est pas une solution et ne répond aux intérêts de long terme d’aucune partie. Nous sommes d’avis qu’il faut renforcer la communication entre la Chine et l’UE pour discuter ensemble du règlement des questions survenues dans le commerce de l’acier. Nous soutenons également les entreprises chinoises et européennes dans leurs efforts pour mener des coopérations en matière d’investissement et de capacités de production.

Q : Le Président Xi Jinping a dit que le Royaume-Uni jouait un rôle majeur au sein de l’UE. Le Chancelier de l’Echiquier britannique George Osborne, actuellement en Chine pour la réunion des ministres des Finances du G20, a proposé que la réunion mettrait en garde contre la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Quelle est la position de la Chine vis-à-vis du prochain référendum britannique ? Quel prix le Royaume-Uni va-t-il payer en cas de sortie de l’UE ? Est-ce que cela fera du Royaume-Uni un partenaire commercial moins attractif pour la Chine ?

R : Nous avons noté les propos du Chancelier George Osborne. Nous avons également noté que le Royaume-Uni et l’UE avaient conclu un accord la semaine dernière. La Chine soutient depuis toujours l’intégration européenne et entend voir l’Europe jouer un rôle accru sur la scène internationale. Nous espérons que le Royaume-Uni et l’UE pourront régler adéquatement cette question.

Q : Certains disent que la Chine n’a pas appliqué strictement les sanctions du Conseil de Sécurité contre la RPDC. Est-ce que cela va changer pour cette fois ? Et comment y répondez-vous ?

R : Cette allégation ne tient pas debout. En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, la Chine applique depuis toujours consciencieusement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies et assume les obligations internationales qui lui incombent. La Chine estime que la nouvelle résolution permettra de manière effective d’empêcher la RPDC de faire avancer ses programmes nucléaire et balistique. Mais les négociations restent toujours la solution fondamentale à la question nucléaire de la péninsule coréenne.

Q : La Chine enverra-t-elle quelqu’un pour assister à la cérémonie de signature de l’Accord de Paris qui se tiendra le 22 avril aux Etats-Unis ?

R : Depuis ces dernières années, la Chine a pris une part active à la coopération internationale et déployé de grands efforts en faveur de la réponse mondiale au changement climatique. Nous avons apporté une contribution importante à la conclusion de l’Accord de Paris lors de la Conférence Paris Climat en fin 2015. La Chine accorde une grande importance à la cérémonie de signature. Concernant la participation à cette cérémonie, nous publierons des informations en temps opportun.

Q : Selon des officiels américains, le projet de la nouvelle résolution du Conseil de Sécurité concernant la RPDC comprend des restrictions sur le commerce avec le pays dans les secteurs du pétrole brut et des minerais ainsi que l’inspection obligatoire des marchandises à la destination ou en provenance de la RPDC. Est-ce que la Chine et les Etats-Unis s’accordent sur cette résolution ? Selon la Chine, dans quelle mesure cette résolution affectera-t-elle l’économie de la RPDC ?

R : Comme je viens de le dire, la Chine œuvre toujours, lors des discussions du Conseil de Sécurité sur la nouvelle résolution concernant la RPDC, à promouvoir la dénucléarisation de la péninsule coréenne, à préserver le régime international de non-prolifération nucléaire, à sauvegarder la paix et la stabilité en Asie du Nord-Est et à régler la question par le dialogue et les négociations. Vu l’évolution de la situation, nous soutenons la nouvelle résolution pour juguler effectivement le développement par la RPDC des programmes nucléaire et balistique. Dans le même temps, la vie normale de la population de la RPDC ne doit pas être affectée.

Q : La Chine est-elle mécontente de la manière dont le gouvernement espagnol traite l’affaire du blanchiment d’argent qui implique la branche d’ICBC à Madrid ? La semaine dernière, un ministre assistant chinois des Affaires étrangères a rencontré le chargé d’affaires de l’Ambassade d’Espagne en Chine. A quel rang des autorités espagnoles se sont adressées les préoccupations chinoises ? Quel est le message qui a été émis au gouvernement espagnol ?

R : Les Chinois et les Espagnols suivent de très près cette affaire. Le gouvernement chinois entretient une communication étroite avec la partie espagnole et lui a présenté la position de la Chine sur ce sujet.

Nous espérons que la partie espagnole pourra traiter cette affaire de manière impartiale et conformément à la loi, et protéger les droits et intérêts légitimes des entreprises et ressortissants chinois pour créer un climat bénéfique au développement continu et stable de la coopération économique et commerciale bilatérale et des conditions favorables au bon développement des relations sino-espagnoles.

Q : Selon des sources d’information, lors d’une conférence de presse hier, le Chef du Commandement américain du Pacifique Harry Harris a dit que même si la Chine établissait une zone d’identification de défense aérienne au-dessus de la Mer de Chine méridionale, l’armée américaine le négligerait. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Nous avons noté que cet officier américain était très chargé ces derniers temps. On le voit tantôt au Congrès américain, tantôt au Pentagone, livrant sans cesse des propos sur la Mer de Chine méridionale, noircissant les actions légitimes et rationnelles de la Chine en Mer de Chine méridionale, semant la discorde, et cherchant de trouver des prétextes pour l’exercice de l’hégémonie et la démonstration de la force par les Etats-Unis dans cette région. Mais une absurdité, même répétée mille fois, est toujours une absurdité. Alors que la vérité reste toujours la vérité. Le déploiement par la Chine des ouvrages de défense en Mer de Chine méridionale, rationnel et approprié, n’est pas une « militarisation ». Quant à l’établissement ou non d’une zone d’identification de défense aérienne, cela dépend de la menace sur la sécurité aérienne. Et actuellement, la situation en Mer de Chine méridionale est stable dans son ensemble. Nous espérons que l’armée américaine cessera de faire des tapages sur la question de la Mer de Chine méridionale, d’exagérer les tensions, et de montrer ses muscles en Mer de Chine méridionale.



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