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Conférence de presse du 17 mars tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/03/17

Q : Ce matin, la Chine a annoncé la prochaine visite en Chine du Premier Ministre népalais Khadga Prasad Sharma Oli. Pourriez-vous nous donner plus d'informations relatives à cette visite ?

R : Sur l'invitation du Premier Ministre Li Keqiang, le Premier Ministre népalais Khadga Prasad Sharma Oli participera à la Conférence annuelle 2016 du Forum Bo'ao pour l'Asie et effectuera une visite officielle en Chine.

Il s'agit de la visite du plus haut niveau entre la Chine et le Népal depuis la formation du nouveau gouvernement népalais en octobre dernier. Des rencontres et entretiens sont prévus entre le Premier Ministre Khadga Prasad Sharma Oli et les dirigeants chinois qui seront l'occasion d'échanger de manière approfondie sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun. Outre une étape à Beijing, le Premier Ministre Khadga Prasad Sharma Oli se rendra également à Hainan pour la Conférence annuelle 2016 du Forum Bo'ao pour l'Asie et visitera Xi'an et Chengdu.

Voisins amis traditionnels, la Chine et le Népal se sont toujours traités d'égal à égal en se témoignant mutuellement soutien et respect et ont noué une amitié à toute épreuve. Actuellement, les deux pays se trouvent l'un comme l'autre dans une période cruciale pour leur développement national. Leurs relations, sur un nouveau point de départ, font face à encore plus d'opportunités de développement. Nous entendons travailler en commun avec le Népal pour, en saisissant l'occasion offerte par la visite du Premier Ministre Khadga Prasad Sharma Oli, consolider l'amitié traditionnelle, renforcer la planification de long terme de nos relations bilatérales, élargir la coopération mutuellement avantageuse et promouvoir le développement partagé, afin de porter le partenariat de coopération global sino-népalais marqué par l'amitié perpétuelle à un nouveau palier.

Q : Hier, le Président américain Barack Obama a signé un décret autorisant de nouvelles sanctions unilatérales contre la RPDC qui pourraient affecter les relations économiques et commerciales normales entre les banques chinoises et la RPDC. Craignez-vous que ces sanctions unilatérales n'affectent la coopération économique et commerciale normale entre la Chine et la RPDC ?

R : Je voudrais souligner trois points. Premièrement, comme je l'ai dit à maintes reprises, la Chine n'a jamais été favorable au recours aux sanctions unilatérales par quelque pays que ce soit. Deuxièmement, dans le contexte actuel où la situation dans la Péninsule coréenne est complexe et sensible, nous nous opposons à tout acte susceptible d'aggraver encore davantage les tensions dans la Péninsule. Troisièmement, nous avons également souligné maintes fois et de manière claire aux pays concernés que les soi-disant sanctions unilatérales prises par quelque pays que ce soit ne doivent pas affecter ni compromettre les droits et intérêts légitimes de la Chine.

Q : La Chine a fait des démarches auprès de la partie argentine au sujet d'un bateau de pêche chinois coulé par des garde-côtes argentins. La partie argentine y a-t-elle réagi ? Le bateau chinois pêchait-il dans les eaux argentines ? A-t-il été confirmé par le capitaine du bateau chinois ou par la partie argentine que le bateau chinois avait attaqué des navires de garde-côtes argentins ? Pensez-vous que les relations sino-argentines seront affectées si cet incident n'est pas adéquatement réglé ?

R : La Chine et l'Argentine sont pays amis. Nous espérons que cet incident sera réglé adéquatement. Hier, peu après les faits, nous avons affirmé solennellement notre position. Nous avons fait en urgence des démarches auprès de la partie argentine, exprimé nos vives préoccupations à l'égard de cet incident, et demandé à la partie argentine de faire toute la lumière là-dessus et d'informer la partie chinoise des résultats détaillés. Dans le même temps, nous avons demandé à la partie argentine de garantir effectivement les droits et intérêts légitimes des ressortissants chinois à bord du bateau et de prendre des mesures efficaces pour éviter la reproduction des incidents similaires.

S'agissant des questions concrètes que vous avez posées, ce que je peux vous dire à présent, c'est que le gouvernement chinois et le gouvernement argentin sont en étroit contact à travers les canaux diplomatiques dans l'espoir de voir cet incident réglé adéquatement dans les meilleurs délais.

Q : Ce bateau appartient-il à une entreprise publique chinoise ?

R : Pour le moment, je n'ai pas plus d'informations à vous communiquer.

Q : Le « gouvernement tibétain en exil » à Dharamsala, en Inde, élira son nouveau dirigeant d'ici la fin de la semaine. Le gouvernement central chinois suit-il cette élection ? Avez-vous un candidat préféré ?

R : Je crois que vous connaissez très bien la position du gouvernement chinois sur cette question. Nous ne reconnaissons jamais le soi-disant « gouvernement tibétain en exil ». Nous espérons également que tous les pays dans le monde, et surtout les pays souhaitant maintenir les relations d'amitié avec la Chine, s'abstiendront d'accorder quelque facilité que ce soit aux activités anti-chinoises des forces pour l'« indépendance du Tibet » et de mettre à leur disposition quelque lieu que se soit.

Q : Récemment, lors de la visite au Japon du dirigeant du Timor-Leste, les deux pays ont publié un communiqué conjoint, qui a parlé de la question de la Mer de Chine méridionale et de l'arbitrage initié par les Philippines sur la Mer de Chine méridionale. Selon ce communiqué conjoint, les deux pays ont pris note que les décisions de l'arbitrage étaient juridiquement contraignantes pour les parties aux litiges. Comment y réagissez-vous ?

R : La Chine s'en tient toujours aux négociations et aux consultations pour régler les différends territoriaux et les différends liés aux juridictions maritimes avec ses pays voisins. Quand il s'agit de la question de la souveraineté territoriale et des droits et intérêts maritimes, la Chine n'accepte pas le recours unilatéral aux tierces parties pour régler les différends. L'arbitrage sur la Mer de Chine méridionale initié unilatéralement et poussé obstinément par les Philippines au mépris de l'accord conclu avec la Chine sur le règlement des différends en Mer de Chine méridionale par voie de négociations bilatérales, en violation de la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale et des dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et en abusant de la procédure d'arbitrage prévue par la Convention est illégal, nul et non avenu. Nous avons déclaré à maintes reprises que dès le début, cet arbitrage illégal, quelles qu'en soient les décisions, n'a aucune force obligatoire pour la Chine.

Concernant le Japon, je tiens à souligner que le Japon n'est point qualifié pour faire des commentaires abusifs sur la question de la Mer de Chine méridionale. Pourtant, le Japon s'est montré très actif sur cette question ces derniers temps en jetant la confusion et en noircissant la Chine sur la scène internationale, au mépris des faits fondamentaux de la question de la Mer de Chine méridionale. Je voudrais dire à la partie japonaise que ce qu'elle fait est vain et n'aura pour résultat que de faire voir plus clair au peuple chinois la mentalité de certaines personnes au Japon. Nous espérons également que le pays concerné pourra voir clair et faire preuve de prudence en paroles et en actes pour ne pas être utilisé par des pays ayant des intentions inavouables au profit de leurs intérêts égoïstes.

Q : Selon des sources, hier, la police indonésienne a tué deux hommes armés de nationalité chinoise. Disposez-vous des informations plus détaillées ?

R : Nous avons noté les reportages concernés et nous sommes en train de nous renseigner pour plus d'informations.

La Chine et l'Indonésie sont toutes les deux victimes du terrorisme et sont confrontées à de nouvelles menaces dues aux changements de la donne de la lutte antiterroriste dans le monde et dans la région. Ces dernières années, les forces terroristes du « Mouvement islamique du Turkestan oriental » se sont incrustées davantage en Indonésie et ont créé, de connivence avec les organisations terroristes et extrémistes indonésiennes, des couloirs de transit de personnes le pays pour participer aux activités terroristes internationales. Cela constitue non seulement une menace pour la sécurité nationale de la Chine, mais aussi un danger réel pour la stabilité de l'Indonésie et de la région.

La Chine et l'Indonésie qui se prêtent mutuellement compréhension et soutien sur la question de la lutte antiterroriste ont développé une excellente coopération dans ce domaine. Nous entendons intensifier encore davantage nos échanges et coopérations avec l'Indonésie sur la lutte contre le terrorisme, qu'ils soient dans le cadre bilatéral ou multilatéral, afin de préserver ensemble la sécurité et la stabilité dans nos deux pays et dans la région.

Q : Récemment, les États-Unis et la République de Corée ont organisé des manœuvres militaires conjointes auxquelles ont participé 300 000 personnes. La RPDC a adressé une lettre aux Nations Unies, demandant de tenir une réunion urgente pour examiner les manœuvres militaires conjointes tenues par les États-Unis et la République de Corée. Quelle est la position de la Chine là-dessus ?

R : Dans le contexte actuel où la situation de la Péninsule coréenne est complexe et délicate, nous espérons voir les différentes parties concernées garder le sang-froid et la retenue et s'abstenir des propos et actes susceptibles de provoquer les unes les autres et d'attiser les tensions dans la région. En fin de compte, l'aggravation de la situation ne profite à personne.



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