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Conférence de presse du 22 mars 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/03/22

Q : Selon des reportages, le Ministère japonais de l'Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie a récemment publié les nouveaux résultats de l'examen des manuels de lycée, supprimant de nombreux passages sur le nombre de civils chinois tués par les soldats japonais dans le massacre de Nanjing et déclarant que Diaoyu Dao est un « territoire inhérent » du Japon. Quels sont vos commentaires là-dessus ? La Chine a-t-elle fait des démarches auprès du Japon ?

R : Nous exprimons notre vive préoccupation à l'égard de ce qui s'est passé au Japon, et nous avons fait des représentations solennelles auprès de la partie japonaise.

Je tiens à réitérer que Diaoyu Dao et ses îlots adjacents font depuis toujours partie intégrante du territoire chinois. Quel que soit le moyen utilisé pour faire la promotion de sa position erronée, le Japon ne pourra changer le fait que Diaoyu Dao appartient à la Chine.

Le massacre de Nanjing est une atrocité commise par les militaristes japonais pendant leur agression contre la Chine. Fondée sur des preuves solides, la conclusion existe depuis longtemps. L'embellissement et la suppression des faits historiques dans les manuels montrent une fois encore l'erreur du Japon de ne pas vouloir regarder en face l'Histoire et représentent une tendance dangereuse. Nous exhortons sérieusement la partie japonaise à adopter une attitude hautement responsable envers l'Histoire, à honorer ses engagements de respecter les faits historiques et de faire un travail de conscience sur son passé d'agression, à donner une vision historique correcte aux jeunes générations et à améliorer, par des actes concrets, ses relations avec les pays voisins.

Q : Selon les médias philippins, le capitaine d'un bateau de pêche philippin disait que son bateau avait été à deux reprises mis en garde et chassé par les garde-côtes chinois lors des opérations près de Huangyan Dao dans la première décade du mois. Ces derniers jours, le chef des opérations navales de la marine américaine a également révélé la découverte par les militaires américains de navires chinois dans les eaux de Huangyan Dao. Veuillez le confirmer et nous en dire plus.

R : Huangyan Dao fait partie intégrante du territoire chinois. Depuis un certain temps, des bateaux de pêche philippins menaient continuellement des activités illégales dans les eaux de Huangyan Dao. Ils entraient dans le lagon sans permission, pêchaient illégalement dans les eaux concernées et y restaient illégalement pour de longs moments. Des navires administratifs chinois demandaient, dans le respect de la loi, aux bateaux de pêche philippins en infraction de quitter la zone. Or, sans suivre l'avis des navires administratifs chinois, certaines personnes à bord de ces bateaux philippins ont même brandi de gros couteaux et jeté des projectiles incendiaires en signe de provocation et d'attaque à l'encontre des agents administratifs chinois et de leurs navires, ce qui constitue une perturbation flagrante pour l'application de la loi par la partie chinoise et porte gravement atteinte à la sécurité et à l'ordre dans les eaux de Huangyan Dao. Par conséquent, la partie chinoise n'avait d'autre choix que de renforcer le contrôle de ces eaux pour préserver la souveraineté de la Chine et la sécurité et l'ordre dans ces eaux.

Q : Une élection a été récemment tenue au Majilis, chambre basse du Parlement du Kazakhstan. Selon les premiers résultats, le parti Nur Otan dirigé par le Président Nursultan Nazarbayev est sorti gagnant de l'élection. Avez-vous des commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté et félicitons le bon déroulement de l'élection au Majilis. La Chine et le Kazakhstan sont voisins amis, nous espérons sincèrement que le Kazakhstan pourra poursuivre l'élan du développement et entendons consolider davantage l'amitié traditionnelle entre les deux pays, approfondir la coopération mutuellement bénéfique et renforcer la coordination et la coopération dans les affaires internationales et régionales, en vue de promouvoir le développement approfondi du partenariat global stratégique sino-kazakh.

Q : Selon des informations, le Japon a entamé ces derniers jours l'opération d'acheminement vers les États-Unis du plutonium militaire d'une quantité suffisante pour la fabrication de 50 bombes atomiques. Certaines organisations internationales le critiquaient, estimant que le plutonium en question dans cette opération ne représente qu'une petite partie du stock total du Japon et que cela ne favorisera pas les efforts de non-prolifération nucléaire. Quels sont vos commentaires sur ce sujet ?

R : J'ai pris note des reportages y relatifs. Le dernier Sommet sur la sécurité nucléaire aura lieu fin du mois. Si je ne me trompe pas, la restitution de ces matières nucléaires sensibles fait partie des engagements pris par le Japon il y a deux ans lors du précédent sommet. Il doit naturellement les honorer rapidement.

Par ailleurs, le Japon a également stocké de nombreuses autres matières nucléaires sensibles, dont du plutonium isolé et une grande quantité d'uranium hautement enrichi. C'est vraiment une question qui retient l'attention de la communauté internationale. Nous espérons que la partie japonaise prendra des mesures nécessaires et répondra aux préoccupations de la communauté internationale.

Q : Selon des sources d'information, le Comité du Conseil de Sécurité chargé de l'application des sanctions contre la RPDC a décidé de lever les sanctions pour quatre navires liés au commerce d'armes. Avez-vous des commentaires là-dessus ?

R : Le Comité du Conseil de Sécurité chargé de l'application des sanctions contre la RPDC estime, après examen, que Jin Teng et trois autres navires n'ont pas de rapport avec la compagnie Ocean Maritime Management (OMM) de la RPDC, et décide donc de rayer ces navires de la liste de sanctions figurée dans la résolution 2270 du Conseil de Sécurité. Cette modification de la liste de sanctions, apportée par le Comité de sanctions conformément à la dernière évolution des choses, reflète le consensus des différentes parties du Conseil de Sécurité et est conforme au règlement intérieur du Comité.

Q : Le Chef du Bureau de législation du Cabinet japonais a dit, dans une réponse devant la Commission du budget du Sénat à la question sur la constitutionnalité de l'utilisation des armes nucléaires, que la Constitution japonaise n'interdit pas l'utilisation des armes nucléaires, ce à quoi le Chef du Cabinet du Premier Ministre Yoshihide Suga a répondu « totalement impossible » pour nier toute éventualité de possession et d'usage des armes nucléaires à l'avenir. Que diriez-vous ?

R : Nous avons pris note des informations concernées. Les obligations qu'assume le Japon en tant qu'État partie au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires sont clairement définies. Cependant, certains Japonais prônent sans arrêt la possession d'armes nucléaires. La communauté internationale a donc toujours des doutes à cet égard. Cette fois-ci, les propos émanent d'un haut fonctionnaire du cabinet japonais, rendent ainsi la communauté internationale encore plus suspicieuse. Nous demandons des explications détaillées au gouvernement japonais.

Q : Le Secrétaire d'État adjoint américain Daniel R. Russel a estimé, dans une récente déclaration, que l'arbitrage sur la Mer de Chine méridionale initié par les Philippines est un bel exemple, montrant que toute partie qui a des revendications sur la Mer de Chine méridionale ou tout pays peut résoudre des problèmes difficiles en recourant à des mécanismes existants prévus par le droit international. Selon lui, les États-Unis travailleront au maintien d'un ordre basé sur les règles en Mer de Chine méridionale. Quelle est votre réaction à ces propos ?

R : Comme le Ministre Wang Yi l'a indiqué lors d'une conférence de presse tenue à l'occasion des sessions annuelles de l'APN et du Comité national de la CCPPC, l'arbitrage sur la Mer de Chine méridionale que les Philippines a initié avec obstination constitue un acte illégal, déloyal et déraisonnable. Il y a évidemment des instigateurs tirant les ficelles dans les coulisses dans des buts politiques. Pour ce jeu qui instrumentalise la justice pour des visées politiques, il est bien certain que la Chine n'y participe pas.

Ce qui est intéressant, c'est que la partie américaine mentionne tout le temps ce dossier d'arbitrage et la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Si elle souhaite sincèrement préserver l'ordre et la stabilité en Mer de Chine méridionale, pourquoi n'a-t-elle toujours pas adhéré à cette convention ?



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