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Conférence de presse du 29 mars 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016/03/29

Le gouvernement chinois a nommé M. Xie Xiaoyan Envoyé spécial du gouvernement chinois pour la question syrienne.

Q : Par quelles considérations le gouvernement chinois a été amené à nommer un Envoyé spécial pour la question syrienne ?

R : Actuellement, on est à un moment crucial du processus de règlement de la question syrienne. Grâce aux efforts communs de la communauté internationale, l'accord de cessez-le-feu est globalement mis en application, l'aide humanitaire progresse continuellement et les négociations de paix entre le gouvernement syrien et l'opposition ont repris à Genève.

En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la Chine joue depuis toujours un rôle positif et constructif dans la promotion d'un règlement adéquat de la question syrienne. Nous sommes d'avis que la solution politique est la seule issue à cette question et que les Nations Unies doivent jouer un rôle directeur dans le règlement de cette question. La Chine soutient les efforts de paix de l'Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie Staffan de Mistura et a proposé des pistes et mesures pour favoriser la résolution de la question, tout en fournissant activement des aides humanitaires à la Syrie et à ses pays voisins.

En nommant un Envoyé spécial pour la question syrienne, la Chine souhaite contribuer davantage et activement à favoriser les négociations et la paix avec sa sagesse et ses propositions de solution, intensifier les contacts et coordinations efficaces avec les différentes parties, et continuer à jouer un rôle constructif en faveur d'un règlement définitif et approprié de la question syrienne.

M. Xie Xiaoyan est un diplomate chevronné et grand connaisseur des dossiers du Moyen-Orient. Il a été Ambassadeur de Chine en Iran, Ambassadeur de Chine en Éthiopie et Chef de la Mission chinoise auprès de l'Union africaine. Il possède les qualités requises pour bien remplir la tâche dont il se charge.

Q : La Chine avait nommé des envoyés spéciaux pour le Moyen-Orient, l'Afrique et les dossiers asiatiques notamment les relations Chine-Myanmar. Pourriez-vous nous confirmer s'il s'agit là d'une première nomination d'un Envoyé spécial pour la question syrienne ?

R : Oui, c'est la première fois que le gouvernement chinois ait nommé un Envoyé spécial pour la question syrienne.

Q : Hier, l'agence de presse russe Tass a publié une interview accordée par le Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Lee Su-yong, dans laquelle il a fait savoir que la Péninsule coréenne faisait face à un danger de guerre de grande envergure à cause des actes des États-Unis. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La position de la Chine sur ce sujet est claire : la Péninsule coréenne ne peut pas se permettre une nouvelle guerre ou le chaos. Actuellement, la situation dans la Péninsule est hautement sensible et compliquée. Nous espérons que les différentes parties feront preuve de sang-froid et de retenue, s'abstiendront d'actes ou de propos provocateurs et conjugueront leurs efforts pour préserver ensemble la paix et la stabilité de la Péninsule coréenne.

Les tensions actuelles soulignent la nécessité d'apporter une solution de fond à la question nucléaire de la Péninsule coréenne et d'adopter une approche intégrée qui traite à la fois les manifestations et la racine du problème. Nous appelons les parties concernées à envisager favorablement la proposition avancée par la Chine, celle de promouvoir en parallèle la réalisation de la dénucléarisation dans la Péninsule et le remplacement de l'accord d'armistice par un mécanisme de paix, en vue de contribuer ensemble à la stabilité et à la paix durables de l'Asie du Nord-Est.

Q : Aujourd'hui, la nouvelle loi sur la sécurité est entrée en vigueur au Japon, l'autosirant officiellement à exercicer le droit à l'auto-défense collective. Quels sont les impacts sur la politique de la Chine à l'égard du Japon ?

R : Nous avons récemment déclaré à plusieurs reprises notre position sur la question concernée. Pour des raisons historiques, les actes du Japon dans les domaines militaire et sécuritaire attirent une haute attention de ses voisins asiatiques et de la communauté internationale. Nous espérons que la partie japonaise pourra tirer effectivement les leçons du passé, poursuivre la voie du développement pacifique, faire preuve de prudence sur les politiques militaire et sécuritaire et agir davantage en faveur de la paix et de la stabilité de la région.



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