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Conférence de presse du 11 avril 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/04/11

Q : Selon des sources d'information, la réunion des Ministres des Affaires étrangères du G7 a publié aujourd'hui une déclaration, exprimant leur inquiétude à l'égard de la situation actuelle en Mer de Chine orientale et en Mer de Chine méridionale, ainsi que leur opposition aux actes de nature à changer unilatéralement le statu quo. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Ces derniers temps, il semble que les médias disent tous que la réunion des Ministres des Affaires étrangères du G7 sous la présidence japonaise donnerait lieu à beaucoup de « remarques » sur les questions de la Mer de Chine méridionale et de la Mer de Chine orientale. Je n'ai pas encore vu le document que vous évoquiez. On va voir si ça vaut la peine de commenter une fois qu'on l'aura lu.

S'agissant des principes, je pense que vous connaissez déjà très bien la position de la Chine sur la Mer de Chine méridionale. Certains pays ont récemment tenté d'amplifier ou de fabriquer quelques faux sujets, mais cela ne conduira jamais les pays de la région à renoncer à leur aspiration majeure à la paix, au développement et à la stabilité. Je tiens à dire que si le G7 veut encore jouer un rôle important dans la communauté internationale, il doit faire preuve d'objectivité en se penchant sur les questions qui préoccupent plus la communauté internationale à l'heure actuelle. Par contre, si le G7 était pris en otage par les intérêts égoïstes de certains pays, il verrait son influence, son rôle et son avenir compromis.

Je reviens sur votre question. On doit d'abord lire ledit document pour savoir s'il y a lieu d'y réagir.

Q : Ces derniers jours, les partis d'opposition et les organisations syndicales du Royaume-Uni ont accusé le gouvernement britannique de ne pas avoir fait assez face au défi chinois dans le secteur de l'acier, et l'ont exhorté à imposer des taxes anti-dumping visant des produits d'acier importés. Est-ce que le Secrétaire d'État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni Philip Hammond a exprimé ses préoccupations sur cette question au cours de sa récente visite en Chine ?

R : La question des surcapacités de production d'acier est une question de dimension mondiale en raison de la baisse de la demande globale dans le monde. À l'occasion de l'entretien tenu ce weekend entre le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi et le Secrétaire d'État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni Philip Hammond, les deux parties ont eu des échanges de vues sur les moyens de traiter de manière efficace et adéquate cette question. Le Secrétaire d'État Philip Hammond a pleinement reconnu les efforts énormes déployés par la Chine pour réduire ses surcapacités de production d'acier et souligné la disponibilité du Royaume-Uni à favoriser une solution appropriée de la question concernée par la coopération bilatérale et internationale. La Chine a salué la politique commerciale ouverte et libre que le Royaume-Uni poursuit depuis de longues années et s'est dite prête à travailler ensemble avec le Royaume-Uni et toute la communauté internationale pour régler adéquatement cette question à travers la coopération internationale.

Q : La réunion des Ministres des Affaires étrangères du G7 a fixé l'objectif commun de construire un monde sans armes nucléaires. Qu'en pense la Chine en tant que grand pays détenteur d'armes nucléaires ?

R : Dans les années 1960, dès le premier jour de la détention d'armes nucléaires, la Chine a préconisé clairement d'œuvrer à une élimination totale et définitive des armes nucléaires dans le monde et à l'instauration d'un monde sans armes nucléaires. Depuis, elle y a travaillé inlassablement. Notre engagement actif se poursuit dans l'application de cette politique.

Q : La deuxième réunion des Sherpas du Sommet 2016 du G20 vient de s'achever. Quels en sont les résultats ? Quelle est la portée de cette réunion pour le Sommet de Hangzhou ?

R : Du 6 au 8 avril, la deuxième réunion des Sherpas du Sommet 2016 du G20 s'est tenue à Guangzhou sous la présidence du Sherpa chinois du G20 et Vice-Ministre des Affaires étrangères Li Baodong.

Cette réunion, tenue à mi-chemin de la préparation du Sommet 2016 du G20, joue un rôle charnière important. Elle a été l'occasion de discussions substantielles entre les différentes parties sur les principaux sujets à l'ordre du jour du Sommet de Hangzhou et enregistré des progrès importants. Les participants ont tous exprimé leur soutien à l'élaboration par le G20 des documents comme le plan pour une croissance innovante, le plan d'action pour le Programme de développement durable à l'horizon 2030, la stratégie pour la croissance du commerce mondial, les principes directeurs sur l'investissement international et les principes de haut niveau sur la poursuite des fugitifs et le recouvrement des avoirs mal acquis dans le monde, ce qui a permis de jeter une base solide au grand succès du Sommet de Hangzhou.

Je tiens à souligner en particulier que la réunion des Sherpas du G20 a publié une déclaration présidentielle sur le changement climatique, la première du genre dans l'histoire du G20. Les différentes parties se sont engagées à signer ensemble l'Accord de Paris sur le changement climatique le 22 avril, ou le plus tôt possible après cette date, de sorte à créer des conditions favorables à l'entrée en vigueur dudit accord. Cela traduit le sens de responsabilité des membres du G20 et émet un message fort de solidarité contre le changement climatique. Vous avez sans doute remarqué que cette déclaration a eu un grand retentissement favorable à l'échelle internationale et a été hautement appréciée par le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.

La Chine, toujours attachée aux principes d'ouverture, de transparence et d'inclusivité dans la préparation du Sommet, travaillera à amener le G20 à se concentrer sur les grandes questions saillantes dans l'économie et la finance internationales, à passer d'un mécanisme de réponse à la crise à un mécanisme permanent de gouvernance économique, et à apporter de nouvelles contributions à la promotion de la croissance mondiale et à l'amélioration de la gouvernance économique globale.

Q : Selon des sources, 13 ressortissants de la RPDC travaillant dans un restaurant coréen à l'étranger, très probablement en Chine, sont entrés en République de Corée. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Est-ce qu'ils avaient reçu le concours de la partie chinoise ?

R : Concernant la disparition de ressortissants de la RPDC en Chine rapportée par la presse, selon des enquêtes, les 13 personnes mentionnées, titulaires toutes de passeports valides, ont quitté le territoire chinois de façon régulière au petit matin du 6 avril. Il est à souligner en particulier que ces personnes étaient en situation régulière en Chine, munies des papiers valides, et que leurs entrée et sortie du territoire chinois étaient en toute régularité. Il ne s'agit pas de migrants clandestins de la RPDC en Chine.

La position chinoise sur la question des migrants clandestins de la RPDC en Chine est bien connue. Nous veillons depuis toujours à un traitement approprié de cette question en vertu du droit international, du droit interne et du principe humanitaire. Telle est notre politique constante.

Q : Un incendie s'est produit le 10 avril dans un temple hindou au Kerala en Inde, faisant au moins 110 morts et plus de 300 blessés. Quels sont vos commentaires à cet égard ? Y a-t-il des ressortissants chinois parmi les victimes ?

R : Nous exprimons toute notre solidarité à l'Inde frappée par l'incendie très meurtrier dans un temple hindou au Kerala. Nous adressons nos condoléances aux victimes et notre sympathie à leur famille, et souhaitons un prompt rétablissement des blessés.

Pour le moment, aucun mort ou blessé n'a été signalé parmi les ressortissants chinois.

Q : Selon des sources, l'Argentine a relâché la semaine dernière quatre membres de l'équipage d'un navire chinois. Est-ce qu'ils sont déjà de retour en Chine ? Quelles sont les mesures prises par la Chine pour obtenir leur remise en liberté ?

R : Selon nos informations, les quatre membres d'équipage chinois sont déjà retournés en Chine. Nous sommes heureux de voir ce dossier s'acheminer vers un dénouement approprié.

Q : Lors de la récente visite en Chine du Premier Ministre sri-lankais, les gouvernements chinois et sri-lankais ont publié une déclaration conjointe, dans laquelle est mentionnée la question de la Mer de Chine méridionale. Pourriez-vous nous en donner plus de détails ?

R : Lors de la visite en Chine du Premier Ministre sri-lankais, les deux parties ont publié une déclaration conjointe. Elles sont unanimes à estimer que les questions concernées en mer doivent être réglées de manière adéquate à travers des consultations amicales et le dialogue constructif entre les parties directement intéressées, ce qui rejoint tout à fait la politique et la position de principe constantes de la Chine. Comme vous le savez, les différends sur la Mer de Chine méridionale touchent au fond à la question de la souveraineté territoriale et des droits et intérêts maritimes. La tentative de certain pays de faire bouger les choses par un arbitrage forcé est non seulement contre-productive pour la paix et la stabilité dans la région, mais aussi nuisible aux pratiques du droit international sur le long terme. C'est la raison pour laquelle la Chine s'y oppose fermement.

Q : Dans une interview accordée par le Premier Ministre sri-lankais samedi dernier, il a souhaité rediscuter avec la partie chinoise des huit milliards de dollars de dettes, espérant les rembourser par une conversion de dettes en actions, par exemple à travers la cession des actions d'entreprises sri-lankaises à la Chine. Est-ce que le gouvernement chinois envisagera favorablement cette proposition ? Quelles discussions ont eu les deux parties sur les lourdes dettes laissées par le gouvernement sri-lankais précédant vis-à-vis de la Chine ?

R : Lors de la visite en Chine du Premier Ministre sri-lankais, les deux parties ont eu des discussions amples et approfondies sur l'élargissement de la coopération dans les domaines du commerce, des investissements et autres sur la base de l'égalité et du bénéfice mutuel. Effectivement, la partie sri-lankaise a exprimé, au cours de ces échanges, son souhait de voir les entreprises chinoises investir davantage à Sri Lanka dans les différents domaines, y compris les infrastructures. Les deux parties travaillent maintenant sur les modalités de coopération concrètes. Les informations supplémentaires vous seront communiquées dès que possible.

Q : Les Ministres des Affaires étrangères du G7 ont visité aujourd'hui le Mémorial de la paix d'Hiroshima. Pensez-vous que c'est un progrès dans la construction d'un monde sans armes nucléaires ? Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'explosion de deux bombes atomiques à Hiroshima et à Nagasaki, tout en brisant définitivement les illusions des militaristes japonais acculés au pied du mur, a causé d'importants dégâts à la population civile au Japon. Les Japonais innocents durement éprouvés par l'attaque nucléaire méritent bel et bien notre compassion. Un des importants enseignements de la Seconde Guerre mondiale est qu'il faut tirer toutes les leçons du passé, tout faire pour éviter la reproduction des tragédies et préserver fermement le système et l'ordre internationaux d'après-guerre. Nous espérons que l'organisation d'une visite des Ministres des Affaires étrangères du G7 sur le site de l'explosion à Hiroshima a pour but de démontrer au monde la détermination du gouvernement japonais à ne plus jamais se réengager sur la voie militariste qui avait infligé tant de souffrances aux pays asiatiques comme à la communauté internationale, à la population japonaise comme aux différents peuples du monde.

Q : Selon des sources, le Premier Ministre sri-lankais a affirmé qu'il y avait de grands changements dans le projet de la cité portuaire de Colombo, et que les deux parties en avaient discuté lors de sa visite en Chine. Quelle est votre position là-dessus ? Quand ce projet pourra-t-il reprendre ?

R : Comme vous l'avez remarqué, le gouvernement sri-lankais a récemment approuvé le rapport d'étude d'impact environnemental du projet de la cité portuaire de Colombo, balayant ainsi presque tous les obstacles à la reprise du projet. Nous espérons que les deux parties au projet resteront en consultation et parviendront rapidement à un consensus sur les questions en suspens pour ainsi créer les conditions favorables à la reprise des travaux. La coopération sino-sri-lankaise se base depuis toujours sur l'égalité et les avantages mutuels. Nous sommes convaincus que compte tenu de ses besoins en développement économique et social, Sri-Lanka poursuivra des discussions actives avec la Chine sur les moyens d'approfondir davantage la coopération pragmatique.



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