Page d'accueil Ambassade Service Consulaire Coopération Sino-Congolaise Thèmes spéciaux
    Page d'accueil > Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères
Conférence de presse du 20 avril 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/04/20

Q : Selon des sources d’information, le groupe de travail anti-corruption du Business 20 (B20) a été suspendu par la Chine. Alors pourquoi ? Et pour quelles raisons la Chine ne veut-elle pas se joindre au groupe existant ?

R : La Chine, qui accueillera le Sommet du G20 de cette année, attache une grande importance à la coopération sur la lutte anti-corruption dans le cadre du G20 et continuera à organiser les réunions du groupe de travail du G20 sur la lutte contre la corruption dans l’objectif de renforcer la coopération pragmatique dans ce domaine. Une première réunion dudit groupe s’est tenue en janvier dernier à Beijing, réunissant les représentants des pays membres et invités du G20 et d’organisations internationales.

Dans le même temps, la Chine organisera un forum sur la lutte anti-corruption dans le cadre du B20, afin de favoriser un climat d’affaires juste et intègre.

Q : Selon des sources d’information, le Ministre d’État pour les affaires étrangères du Royaume-Uni Hugo Swire a dit, dans son discours prononcé le 18 avril au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington, que la tension en Mer de Chine méridionale résultait des actions dures de la Chine, que la sentence du Tribunal d’arbitrage de La Haye relative à la Mer de Chine méridionale était contraignante tant pour la Chine que pour les Philippines, et que le Royaume-Uni la soutiendrait aux côtés des États-Unis. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Les propos tenus par M. Hugo Swire sont infondés, discriminatoires et partiaux, et ont gravement violé l’engagement de la partie britannique de ne pas prendre position sur la question concernée. Nous exprimons notre vif mécontentement à cet égard.

La soi-disant tension en Mer de Chine méridionale est en réalité un duo mis en scène conjointement par les États-Unis et les Philippines pour des motifs politiques respectifs. Comme chaque année, une centaine de milliers de navires venant de différents pays passent par la Mer de Chine méridionale sans connaître de problèmes. Pourtant, ce qui est différent aujourd’hui, c’est la présence de plus en plus fréquente et médiatisée des avions et navires militaires américains dans cette région. Juste avant-hier, l’Ambassadeur des États-Unis aux Philippines a annoncé l’octroi à la partie philippine d’un dirigeable de reconnaissance et des matériels militaires d’une valeur de 42 millions de dollars US. Les faits montrent que si la situation est tendue en Mer de Chine méridionale, la plus grande responsabilité est attribuée aux États-Unis. Ceux qui reprochent à la Chine d’avoir créé la tension par des actions dures font passer le noir pour le blanc et confondent le vrai et le faux.

Quant à l’arbitrage relatif à la Mer de Chine méridionale, nous avons souligné à maintes reprises qu’au fond ce sont les Philippines qui l’avaient initié unilatéralement dans l’objectif de nier complètement la souveraineté territoriale de la Chine sur les îles Nansha et qu’il était évident que des manœuvres politiques s’opéraient dans les coulisses. Face à un tel « arbitrage » détourné du droit chemin, il est tout naturel que la Chine n’y participe pas, comme l’a indiqué le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi quand il avait rencontré la presse aux deux sessions annuelles de l’APN et de la CCPPC cette année.

Je tiens également à souligner que l’arbitrage relatif à la Mer de Chine méridionale porte gravement atteinte à la solennité et à l’autorité de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) et constitue un abus de droit international. En refusant d’accepter le soi-disant arbitrage et d’y participer, la Chine protège le droit international et la solennité de la Convention.

Q : La Chine a récemment publié le Guide de navigation dans l’Arctique (Passage du Nord-Ouest) 2015 pour donner des conseils aux navires chinois envisageant d’emprunter le passage du Nord-Ouest de l’Arctique. Est-ce que la Chine considère le passage du Nord-Ouest comme faisant partie des eaux intérieures du Canada ou comme une voie de navigation internationale ?

R : Au fur et à mesure de la fonte accélérée de glaces dans l’Arctique, la question de la voie maritime arctique attire l’attention du monde. Ces dernières années, certains services et universitaires chinois ont également commencé à suivre cette question. Nous avons noté que le Canada considère cette route comme des eaux intérieures, tandis que d’autres pays estiment que les eaux concernées sont un détroit ouvert à la navigation internationale. Nous avons également noté que le Canada a imposé certaines restrictions sur l’utilisation du passage du Nord-Ouest, comme l’obligation pour les navires étrangers désireux d’entrer ou traverser la zone économique exclusive et les eaux territoriales du Canada d’en informer la partie canadienne pour obtenir son autorisation. La Chine prendra des décisions appropriées en tenant compte des différents facteurs. Veuillez vous renseigner auprès des départements compétents pour plus de détails.

Q : Le 19 avril, Raul Castro a été réélu Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba (PCC) lors du 7e Congrès du PCC. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Le Président Raul Castro est un dirigeant admiré et soutenu par le peuple cubain et respecté par le peuple chinois. Nous le félicitons chaleureusement pour sa réélection comme le Premier Secrétaire du Comité central du PCC, et nous sommes convaincus que Cuba, sous la direction du Président Raul Castro, remportera de plus grands succès dans son édification socialiste.

Q : Récemment, la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Chine, du Japon et de la Russie a indiqué, dans un communiqué conjoint, que tous les différends concernés doivent être réglés par les pays directement concernés par voie de négociations et d’accords. Quels sont vos commentaires sur ces déclarations ?

R : Le 18 avril, le Ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, son homologue russe Sergei Lavrov et son homologue indien Sushma Swaraj ont tenu à Moscou la 14e rencontre des Ministres des Affaires étrangères de la Chine, de la Russie et de l’Inde, à l’issue de laquelle a été publié un communiqué conjoint soulignant que la Chine, la Russie et l’Inde s’engagent à préserver l’ordre juridique pour les mers et les océans qui se base sur les principes du droit international et se traduit notamment par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). Tous les différends concernés doivent être réglés par les pays directement concernés par voie de négociations et d’accords. Les Ministres appellent au plein respect de la CNUDM, de la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale (DOC) et des lignes directrices pour la mise en œuvre de la DOC.

Ces déclarations se conforment à la position constante de la Chine sur les questions maritimes et illustrent la volonté commune de la Chine, de la Russie et de l’Inde, grands pays très influents, de préserver l’ordre maritime et la paix et la stabilité dans la région.

Q : La RPDC mènera probablement, dans un proche avenir, son 5e essai nucléaire. Les États-Unis ont explicitement déclaré qu’ils alourdiraient encore les sanctions contre la RPDC en cas d’un nouvel essai nucléaire. Quelle est la position de la Chine là-dessus ? Est-ce que la Chine soutiendra de nouvelles sanctions contre la RPDC si cette dernière procède à un nouvel essai nucléaire ?

R : Notre position sur le dossier nucléaire de la Péninsule coréenne est très claire. Dans les circonstances actuelles, nous estimons que les différentes parties concernées doivent faire preuve de prudence et de retenue dans leurs paroles et leurs actes et s’abstenir de tout propos ou acte susceptible d’exacerber les problèmes ou de provoquer une escalade de la tension.

Je ne vais pas répondre à votre question hypothétique. Nous espérons que les différentes parties pourront, en partant de l’intérêt général de la paix et de la stabilité dans la région, faire preuve de retenue, apporter une réponse aux préoccupations légitimes des unes et des autres à travers le dialogue et ramener rapidement la question nucléaire de la Péninsule coréenne sur la voie du règlement pacifique à travers le dialogue et les consultations, afin de trouver les moyens fondamentaux permettant d’assurer la paix et la stabilité de long terme dans la Péninsule.



Envoyer ce lien à un ami
       imprimer