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Conférence de presse du 5 mai 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016/05/05

Q : Les réunions de hauts fonctionnaires sur la coopération en Asie de l'Est auront lieu au Laos. Qui représentera la Chine à ces réunions ? Quels seront les sujets abordés ?

R : Les 7 et 8 mai se tiendront à Luang Prabang, au Laos, la réunion de hauts fonctionnaires ASEAN-Chine-Japon-République de Corée (10+3), la réunion de hauts fonctionnaires du Sommet de l'Asie de l'Est (EAS) et la réunion de hauts fonctionnaires du Forum régional de l'ASEAN (ARF). C'est la première fois que le Laos organise les réunions de hauts fonctionnaires sur la coopération en Asie de l'Est depuis qu'il a assumé la présidence tournante de l'ASEAN. Y attachant une haute importance, la Chine enverra son Vice-Ministre des Affaires étrangères Liu Zhenmin à la tête d'une délégation.

Ces réunions porteront notamment sur l'orientation du développement des mécanismes de coopération, comme « 10+3 », l'EAS et l'ARF, et la coopération pragmatique multisectorielle dans le cadre de ces mécanismes. Elles donneront l'occasion d'échanger sur les questions régionales et internationales d'intérêt commun, de sorte à préparer les réunions des dirigeants et des Ministres des Affaires étrangères sur la coopération en Asie de l'Est prévues pour le deuxième semestre de l'année.

Durant ces réunions, la partie chinoise présentera notamment les mesures visant à mettre en œuvre les acquis des réunions des dirigeants de l'Asie de l'Est de l'année dernière, sa position et ses idées sur le développement des mécanismes de coopération de cette région et ses points de vue sur les questions internationales et régionales.

Nous espérons que ces réunions pourront se focaliser sur le développement, faire avancer la coopération pragmatique, préserver l'ambiance favorable à la coopération en Asie de l'Est et contribuer à la promotion de la paix, de la stabilité, de la prospérité et du développement dans la région.

Q : Certains disent que la Chine doit accepter l'arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale initié unilatéralement par les Philippines, sinon elle viole le droit international. Alors que pour des experts du droit international, cet arbitrage est en violation de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) et de la légalité internationale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Il est tout à fait légal pour la Chine de ne pas accepter ni participer à l'arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale initié unilatéralement par les Philippines. Déjà en 2006, le gouvernement chinois a fait une déclaration en vertu de l'article 298 de la CNUDM, rejetant la procédure d'arbitrage obligatoire.

La question territoriale en raison de l'occupation illégale par les Philippines de certains îles et atolls des îles Nansha de Chine et la question de délimitation maritime entre les deux pays sont au cœur du différend sino-philippin en Mer de Chine méridionale. Les procédures obligatoires de règlement de différends prévues dans la CNUDM ne peuvent pas s'appliquer dans ce cas.

L'arbitrage unilatéralement initié et forcé par les Philippines constitue un abus par celles-ci des procédures obligatoires de règlement de différends prévues dans la CNUDM. En attaquant la souveraineté territoriale et les intérêts maritimes de la Chine et en transformant l'objet de l'arbitrage en une question d'interprétation et d'application de la CNUDM, les Philippines cherchent à dissimuler et à blanchir leur occupation illégale de certains îles et atolls des îles Nansha de Chine. Ces actes illégaux constituent une provocation à l'égard du principe du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, un principe fondamental du droit international, sapent la base du droit international moderne et de l'ordre international, vont tout à fait à l'encontre des buts de la CNUDM et portent gravement atteinte à l'intégrité et l'autorité de celle-ci.

Dès le début, l'arbitrage initié par les Philippines n'est ni légal ni justifié. En réalité, c'est une provocation politique à l'égard de la Chine sous le couvert de la justice. Certains pays, mus par leurs intérêts égoïstes, cherchent à « prendre en otage » le droit international, violent la légalité internationale tout en prétendant la respecter et bafouent l'équité et la justice internationales. Nous nous y opposons fermement.

Q : Les Philippines affirment que l'introduction d'une procédure arbitrale est le dernier recours après l'épuisement des moyens bilatéraux, alors que des observateurs font remarquer que la Chine et les Philippines n'ont jamais tenu de négociation sur les revendications philippines. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine et les Philippines sont convenues, par toute une série d'instruments bilatéraux et multilatéraux, d'opter, sans ambiguïté, pour une solution négociée aux différends concernant la Mer de Chine méridionale. Ce sont les Philippines qui ont tourné le dos à leur engagement. La porte des négociations leur reste toujours ouverte. Les deux pays ont eu d'étroits contacts et plusieurs consultations sur le renforcement de la confiance mutuelle, la gestion des divergences et la promotion de la coopération en mer. Mais les Philippines n'ont jamais engagé aucune négociation avec la Chine sur aucune des questions soulevées dans le cadre de l'arbitrage. Le soi-disant « épuisement de tous les moyens bilatéraux » n'est qu'un mensonge des Philippines devant la communauté internationale.

Q : Hier, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a souhaité que les négociations de paix sur la Syrie reprennent à Genève en mai. Pensez-vous que les négociations de Genève pourraient reprendre en mai ? Comment voyez-vous le dialogue direct entre l'opposition et le gouvernement ?

R : Nous soutenons la proposition de la Russie de reprendre dans les meilleurs délais les négociations de paix sur la Syrie. Nous estimons toujours que le règlement politique est la seule voie réaliste pour la question syrienne. Certes, il y aura dans ce processus des difficultés et revers, mais nous devrons suivre fermement cette voie et les différentes parties syriennes concernées auront à préserver le cessez-le-feu chèrement acquis et à continuer à créer des conditions favorables au règlement politique de la question. La Chine entend travailler ensemble avec la Russie et les autres parties concernées pour promouvoir le processus de règlement politique de la question syrienne.

Q : Dans son rapport annuel 2016 récemment publié, la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale considère toujours la Chine comme un « pays particulièrement préoccupant ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Le gouvernement chinois respecte pleinement et garantit en vertu de la loi la liberté de croyance religieuse des citoyens. Les citoyens chinois jouissent pleinement de la liberté de croyance religieuse, comme en dispose la loi chinoise. Faisant fi de la réalité, les États-Unis publient année après année ce genre de rapports dans lesquels ils déforment et calomnient la politique et l'état des croyances religieuses en Chine. Nous nous y opposons fermement et nous avons déjà fait solennellement des représentations auprès de la partie américaine. Nous demandons aux États-Unis de respecter la réalité, de rejeter les préjugés, de porter un regard objectif et impartial à la politique religieuse et la situation de la liberté religieuse en Chine et d'arrêter de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte des questions religieuses. Les États-Unis sont également appelés à réfléchir davantage sur leurs propres problèmes, au lieu de faire des remarques déplacées sur d'autres pays.

Q : Comment la Chine voit-elle le rôle de la Turquie dans le règlement de la question syrienne ?

R : Le règlement politique de la question syrienne correspond aux intérêts fondamentaux du peuple syrien et à la volonté commune de la communauté internationale. Nous espérons que toutes les parties concernées de la communauté internationale pourront favoriser le règlement politique de ce dossier et y jouer un rôle constructif.



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