Page d'accueil Ambassade Service Consulaire Coopération Sino-Congolaise Thèmes spéciaux
    Page d'accueil > Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères
Conférence de presse du 9 mai 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/05/09

La 7e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-arabe se tiendra le 12 mai à Doha, au Qatar. Sur l'invitation du Ministre qatarien des Affaires étrangères Cheikh Mohamed bin Abderrahmane Al-Thani, le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi participera à la Conférence à la tête d'une délégation et effectuera une visite officielle au Qatar.

Sur l'invitation du Ministre tunisien des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui, le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi effectuera une visite officielle en Tunisie les 13 et 14 mai.

Q : La semaine dernière a eu au Myanmar une manifestation contre un projet de mine de cuivre d'une entreprise chinoise. Est-ce que la Chine s'inquiète de la reproduction de manifestations de ce genre ? Avez-vous demandé au gouvernement du Myanmar de prendre davantage de mesures pour protéger les intérêts des entreprises étrangères au Myanmar, y compris les entreprises chinoises ?

R : Vous avez peut-être noté que le Ministre Wang Yi a effectué une visite officielle au Myanmar sur l'invitation du nouveau gouvernement du Myanmar juste après sa formation. Durant la visite, les deux parties ont procédé à des échanges approfondis sur le développement dans le nouveau contexte de la coopération bilatérale plus vaste et dans l'intérêt des deux pays et des deux peuples. Nous sommes pleinement confiants de l'avenir de la coopération mutuellement bénéfique Chine-Myanmar.

Concernant la question précise que vous avez évoquée, je voudrais souligner que la Chine et le Myanmar sont liés par une amitié traditionnelle et que leur coopération mutuellement bénéfique correspond aux intérêts communs des deux pays. Le gouvernement chinois demande toujours aux entreprises chinoises qui se développent à l'étranger de respecter la législation locale, de bien assumer leurs responsabilités et obligations sociales et de prêter une haute attention à la protection environnementale. Nous entendons travailler ensemble avec le Myanmar pour bien mettre en œuvre les projets de coopération mutuellement avantageuse et promouvoir le développement socioéconomique local au plus grand profit des deux pays et des deux peuples.

Q : Veuillez nous donner plus d'informations sur la Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-arabe. Quelles sont vos attentes de cette Conférence ?

R : Cette année marque le 60e anniversaire des relations entre la Chine et les pays arabes. Comme vous le savez, au début de l'année, le Président Xi Jinping a effectué une visite dans des pays arabes tels que l'Arabie saoudite et l'Égypte, et au siège de la Ligue des États arabes, ce qui a donné une impulsion importante au développement des relations entre la Chine et les pays arabes et montre l'importance accordée par la Chine au développement de ses relations avec les pays arabes et ses attentes sur le développement de ces relations. La 7e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-arabe, comme les premiers échanges politiques de haut niveau entre la Chine, les pays arabes et la Ligue arabe après la visite du Président Xi Jinping, revêt une grande importance pour la concrétisation des acquis de la visite, le renforcement du dialogue et de la coopération et le perfectionnement du mécanisme du Forum.

Lors de la Conférence, placée sous le thème « Construire ensemble les 'Ceinture et Route' pour approfondir la coopération stratégique sino-arabe », le Ministre Wang Yi travaillera ensemble avec les Ministres des Affaires étrangères des pays arabes et le Secrétaire général de la Ligue arabe pour échanger de manière approfondie et vaste sur le thème de la Conférence et les questions internationales et régionales d'intérêt commun, élaborer une feuille de route pour la concrétisation des résultats de la visite du Président Xi Jinping et planifier les perspectives du développement du Forum et de la coopération collective pour les deux ans à venir. Nous espérons sincèrement saisir les opportunités offertes par cette Conférence pour œuvrer ensemble avec les pays arabes à porter le partenariat stratégique sino-arabe dans la nouvelle période à un nouveau palier.

Q : Certains disent que vu la grande différence de puissance entre la Chine et les Philippines, les Philippines ne pourraient jamais régler les différends territoriaux et les différends de délimitation maritime par des négociations bilatérales avec la Chine. Ainsi ont-elles dû initier l'arbitrage. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Ces propos vont tout à fait à l'encontre de la vérité, présentent les choses à l'envers et rappellent la soi-disant logique du « péché originel des grandes puissances ». Évidemment, ces propos nourrissent des desseins inavoués de noircir la Chine et reposent sur la logique selon laquelle la puissance mène inévitablement à l'hégémonie et on mesure les autres à son aune.

Je tiens à souligner que la Chine poursuit la voie du développement pacifique et la politique de défense nationale à caractère défensif. Fidèle à la politique de bon voisinage et de partenariat à l'égard des pays voisins, elle s'est engagée depuis toujours à régler pacifiquement les différends concernés par voie de dialogue, de consultation et de négociation. Cet engagement est déterminé par l'attachement à la paix inscrit dans les gènes de la nation chinoise. Grâce à cette politique, depuis la fondation de la Chine nouvelle, elle a délimité les frontières avec 12 de ses 14 voisins terrestres à travers des négociations bilatérales, avec la définition d'environ 20 000 kilomètres de ligne frontalière, soit plus de 90% de ses frontières terrestres. Par ailleurs, la Chine et le Viet Nam ont délimité par des négociations et consultations leur frontière maritime dans le Golfe Beibu.

Je tiens également à affirmer qu'en tant que grand pays régional, la Chine est profondément consciente de l'importance de la préservation de la paix et de la stabilité dans la région et des responsabilités qui lui incombent. Depuis toujours, partant de l'intérêt général de la région, elle gère les questions concernant la Mer de Chine méridionale avec une attitude constructive et responsable. La porte des négociations est toujours ouverte. Alors que les Philippines, faisant fi des consensus bilatéraux, n'ont jamais fait preuve de sincérité pour trouver une solution négociée avec la Chine. En se faisant passer pour « victimes » sur les questions liées à la Mer de Chine méridionale, elles ne cessent de faire des provocations, de créer des problèmes et de saboter la paix et la stabilité dans la région. La Chine ne saura « malmener les petits pays » en tant que « grand pays », et ne tolèrera ni ne permettra que « les petits pays fassent chanter les grands pays » par des moyens malhonnêtes.

Q : Selon des sources d'information, l'ancien Secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a fait savoir que le non-respect par la Chine ou les Philippines de la sentance du tribunal arbitral sur la Mer de Chine méridionale serait un « début dangereux ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons réitéré à maintes reprises que la Chine n'accepterait ni ne particeperait à l'arbitrage unilatéralement initié par les Philippines concernant la Mer de Chine méridionale. Cette position est claire et constante. L'introduction unilatérale par les Philippines des différends relatifs à la Mer de Chine méridionale à l'arbitrage est en soi une violation du droit international dont la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). Faisant fi des faits fondamentaux, certains manipulent arbitrairement le droit international et parlent et agissent de manière inappropriée sous le prétexte du droit international. En réalité, ils nourrissent des desseins inavoués. Mais je voudrais souligner que leurs intentions n'aboutiront jamais.

Certains Américains se disent défenseurs de la légalité maritime, alors que les États-Unis n'ont toujours pas ratifié la CNUDM 34 ans après la conclusion de celle-ci ; ils demandent aux autres pays d'accepter les procédures de règlement de différends en faisant recours à une tierce partie, alors qu'eux-mêmes ont refusé d'accepter les décisions et ordres de la Cour internationale de Justice, la plus importante institution judiciare des Nations Unies ; ils demandent aux autres pays de respecter le droit international, mais restent les bras croisés devant les actes illicites commis par eux-mêmes et leurs soi-disant alliés, notamment les occupations illégales de certains îles et atolls des îles Nansha de Chine par les Philippines depuis une longue date. Les États-Unis ne respectent le droit international que quand il correspond à leurs intérêts. Ces actes spéculatifs portent gravement atteinte à l'autorité, à la rigueur et à l'effectivité du droit international et sont de vrais dangers qui exigent la vigilance de la communauté internationale.

Q : Le Dirigeant suprême de la RPDC Kim Jong-un a déclaré, dans son rapport au 7e Congrès du Parti des Travailleurs de Corée, que la RPDC, pays nucléaire, continuerait à améliorer la qualité de ses armes nucléaires. Le Rodong Sinmun (Journal des Travailleurs) de la RPDC a fait remarquer que celle-ci était un grand pays nucléaire de l'Orient. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons réaffirmé à maintes reprises notre position sur la question nucléaire de la péninsule coréenne. Cette position n'a pas changé. Je voudrais souligner que la réalisation de la dénucléarisation dans la péninsule coréenne, la préservation de la paix et de la stabilité de la péninsule et le règlement de la question nucléaire de la péninsule coréenne par voie de négociation et de dialogue sont favorables à la paix et au développement de l'Asie du Nord-Est et à la préservation du régime international de non-prolifération nucléaire. Nous espérons que toutes les parties concernées pourront faire des efforts dans ce sens et suivre le courant de l'époque.

Q : Comment la Chine voit-elle la déclaration de la RPDC d'être pays nucléaire ?

R : Comme je viens de le dire, la position de la Chine sur la question nucléaire de la péninsule coréenne n'a pas changé. Nous préconisons que toutes les résolutions portant sur ce dossier adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies doivent être scrupuleusement observées et appliquées par toutes les parties concernées de la communauté internationale.

Q : Le gouvernement chinois a récemment signé un accord avec l'ONU pour la mise en place d'un fonds Chine-ONU pour la paix et le développement. Veuillez nous en donner plus d'informations. Quels seront les projets que vous financerez avec ce fonds ?

R : Le 6 mai, la Mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies a signé avec le Secrétariat des Nations Unies l'accord sur la mise en place d'un fonds Chine-ONU pour la paix et le développement.

En septembre dernier, lors de sa présence aux sommets célébrant le 70e anniversaire de la création de l'ONU, le Président Xi Jinping a annoncé la décision du gouvernement chinois de créer un fonds Chine-ONU pour la paix et le développment d'un montant d'un milliard de dollars américains pour une durée de 10 ans. Ce fonds est composé de deux parties : l'une pour la paix et la sécurité, sous la tutelle du Bureau du Secrétaire général de l'ONU, l'autre pour la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030, sous la tutelle du Département des affaires économiques et sociales de l'ONU. La signature de l'accord est un pas important dans la concrétisation des résultats de la participation du Président Xi Jinping aux sommets de l'ONU.

Il s'agit du premier fonds financé par la Chine au sein de l'ONU. Cela incarne l'attachement de la Chine au multilatéralisme, à la coopération multilatérale et au respect des buts et principes de la Charte des Nations Unies, et son soutien au rôle central de l'ONU dans l'arrêt de la guerre, la préservation de la paix et la promotion du développement. Nous resterons en étroites communication et concertation avec l'ONU pour lancer rapidement le fonds et le rendre opérationnel au plus tôt.

Q : La semaine dernière, le Président russe Vladimir Poutine a rencontré à Sotchi le Premier Ministre japonais Shinzo Abe. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Russie et le Japon sont tous voisins importants de la Chine et pays majeurs de l'Asie-Pacifique. Nous saluons le développement régulier des relations entre ces deux pays.



Envoyer ce lien à un ami
       imprimer