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Conférence de presse du 12 mai 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/05/12

Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre français des Affaires étrangères et du Développement international Jean-Marc Ayrault effectuera une visite officielle en Chine les 16 et 17 mai.

Q : Des officiels chinois et américains chargés de la cybersécurité se sont réunis le 11 mai à Washington. La cybersécurité a toujours été une question sensible dans les relations sino-américaines. Pourriez-vous nous donner des informations sur cette réunion ? Quelle est sa portée pour la coopération sino-américaine dans ce domaine ?

R : Selon le consensus bilatéral conclu en septembre dernier sur la question de la cybersécurité, la Chine et les États-Unis ont tenu la première réunion du groupe d'experts de haut niveau sur les règles internationales pour le cyberespace le 11 mai à Washington. Les représentants de plusieurs départements chinois et américains y étaient présents.

Lors de la réunion, les deux parties ont engagé des discussions actives, approfondies et constructives sur les règles internationales pour le cyberespace, y compris le code de conduite des États ainsi que le droit international et les mesures de confiance relatifs au cyberespace. Elles sont convenues de tenir la prochaine réunion d'ici six mois.

J'aimerais souligner que la cybersécurité est un défi commun pour la communauté internationale et que la réponse passe par une coopération solidaire entre toutes les parties concernées sur la base du respect et de la confiance mutuels, de l'égalité et du bénéfice réciproque. En parvenant à un consensus sur cette question, la Chine et les États-Unis reconnaissent en réalité qu'ils ont des intérêts communs et des responsabilités communes en matière de cybersécurité. Nous sommes disposés à renforcer le dialogue avec les États-Unis et souhaitons faire de la coopération sino-américaine sur la cybersécurité un nouveau volet emblématique de la construction du nouveau modèle de relations entre grands pays.

Q : Le Parlement européen prendra la décision de s'opposer à l'octroi du statut d'économie de marché à la Chine. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous avons répondu à plusieurs reprises à cette question. Concernant le statut d'économie de marché, il n'existe pas de définition claire dans le cadre de l'OMC. Comme nous l'avons toujours souligné, les parties concernées ont l'obligation de respecter les dispositions pertinentes de l'article 15 du Protocole d'accession de la Chine à l'OMC selon lesquelles il faut mettre fin à l'utilisation des prix d'un « pays de substitution » dans les enquêtes antidumping au terme du délai imparti. C'est là une obligation internationale à remplir par tous les membres de l'OMC. Tous les pays membres ont intérêt à préserver le sérieux des règles pertinentes de l'OMC et celui de leurs obligations.

Q : Selon des sources d'information, le prochain sommet du G7 prévu ce mois-ci au Japon donnera lieu à un débat spécial au sujet de la Mer de Chine méridionale et réaffirmera le maintien de l'ordre maritime dans le cadre du droit international. Mais ce qu'a fait le Japon sur la question d'Okinotori est une violation flagrante du droit international. Y a-t-il là une incohérence de la part du Japon ? Comment la Chine réagira-t-elle si le G7 publie une déclaration commune sur la question maritime ?

R: Nous avons présenté à maintes reprises la position du gouvernement chinois sur l'atoll Okinotori. Il s'agit d'un rocher situé en Pacifique de l'Ouest et éloigné du Japon métropolitain. Les revendications japonaises sur la base de ce rocher concernant la zone économique exclusive et le plateau continental sont injustifiées et en violation flagrante de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. C'est la raison pour laquelle la Commission des limites du plateau continental n'a pas approuvé les revendications japonaises sur le plateau continental extérieur basées sur l'atoll Okinotori dans sa recommandation rendue en avril 2012 au sujet de la délimitation du plateau continental extérieur du Japon.

Comme vous le savez sans doute, d'un point de vue morphologique, l'atoll Okinatori ne dispose que de moins de 10 m2 de terres émergées à marée haute, une surface aussi petite que deux lits, comme le disent certains. Cependant, le Japon veut revendiquer, sur la base de cette surface de deux lits, un espace maritime de près de 700 000 km2 qui empiète sur la haute mer et la zone internationale des fonds marins, portant gravement atteinte aux intérêts communs de la communauté internationale.

D'une part, le Japon viole le droit en toute connaissance de cause et d'autre part, il cherche des soutiens en profitant du sommet du G7. Cela revient à prôner la légalité internationale tout en piétinant le droit international. On a du mal à comprendre la logique. Cette manière d'agir ne fait que révéler l'hypocrisie et le manque de sérieux d'un certain pays qui parle en creux du droit international. Ce sera totalement absurde si cet agissement est appuyé par l'organisation concernée.

Q : À propos des observations faites hier par la partie britannique, les médias chinois font beaucoup de critiques à l'égard des médias occidentaux. Global Times les a même accusés d'avoir l'inélégance des « barbares ». Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Tous les jours, il y a des commentaires de tout genre dans les différents médias. Je n'ai pas à commenter là-dessus. Quant à l'attitude du gouvernement chinois, j'ai répondu hier à plusieurs questions y relatives.

Q : Concernant la prochaine visite du Président américain Barack Obama à Hiroshima, ville ayant subi des bombardements atomiques, le gouvernement chinois a-t-il reçu des explications de l'administration américaine ?

R : Pensez-vous que l'administration américaine doit une explication au gouvernement chinois ?

Q : Selon des sources d'information, le gouvernement chinois a refusé de délivrer un visa au Président de la Commission des droits de l'homme et de l'aide humanitaire du Bundestag allemand Michael Brand, parce qu'il a critiqué l'état des droits de l'homme en Chine et participé à des activités des mouvements prônant l'« indépendance du Tibet ». M. Brand a dit qu'il avait demandé au Ministère allemand des Affaires étrangères de faire une réaction claire. Le 11 mai, la Commission des droits de l'homme et de l'aide humanitaire du Bundestag a mené des discussions sur cette affaire et adopté une déclaration qui condamne la décision chinoise. Pourriez-vous le confirmer ? Pourquoi les autorités chinoises ont-elles refusé de lui délivrer le visa ?

R : Nous accordons une grande importance aux échanges et à la coopération avec le Bundestag et ses commissions. L'Ambassade de Chine en Allemagne et les services compétents ont fait un énorme travail pour préparer la visite en Chine de la délégation de la Commission des droits de l'homme et de l'aide humanitaire du Bundestag. Le gouvernement allemand le sait très bien. Les propos tenus par le parlementaire que vous avez mentionné sont complètement infondés. S'il n'a pas été invité, ce n'est pas parce qu'il a fait des remarques sur la situation des droits de l'homme en Chine. Il n'est pas la seule personne à faire ce genre de remarques, alors que beaucoup d'entre elles ont pu venir en Chine. S'il n'a pas été invité, la raison fondamentale en est qu'il a violé outrageusement le principe d'une seule Chine auquel s'en tient le gouvernement allemand et s'est accroché obstinément à ses actes et positions erronés en faveur des mouvements visant l'« indépendance du Tibet ». Une chose est sûre. Les gens comme lui ne sont pas les bienvenus en Chine. La soi-disant déclaration de la Commission des droits de l'homme et de l'aide humanitaire ainsi que ses accusations contre la Chine sont insensées. C'est tout ce que je peux dire à ce sujet.

Q : Vous avez répondu peut-être maintes fois à des questions concernant les ONG ces derniers jours. J'aimerais quand même vérifier une chose. Est-ce que le gouvernement chinois a déjà eu des échanges avec les représentants des ONG sur cette nouvelle loi chinoise les concernant ainsi que les rapports entre eux après l'application de cet instrument ? Est-ce que les autorités chinoises leur ont expliqué l'impact de cette loi sur leurs organisations ?

R : Vous devriez reconnaître avant tout que l'élaboration d'une telle loi relève de la souveraineté de la Chine. Tous les pays sont libres de le faire. Ensuite, réfléchissez sur la question suivante : est-ce que les gouvernements des autres pays ou plutôt ceux qui ont critiqué la Chine ont eu l'idée de consulter l'avis des autres pays dans l'élaboration d'une loi nationale ?

Je tiens à indiquer que sur cette question, le gouvernement chinois a fait preuve d'un maximum d'ouverture et de transparence et écouté attentivement toutes les propositions constructives et de bonne foi. Mais au final, rédiger ladite loi et décider de la manière de l'appliquer, cela relève de la souveraineté chinoise.



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