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Conférence de presse du 10 mai 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/05/10

Sur l'invitation du Président Xi Jinping, Sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc, effectuera une visite d'État en Chine à partir du 11 mai.

Q : Le 9 mai, l'Ambassadeur de l'Union européenne en Chine Hans-Dietmar Schweisgut a indiqué que la Chine devrait régler de toute urgence le problème de la surcapacité sidérurgique et celui du déséquilibre sur le marché qui en découle. Selon lui, les mesures prises actuellement par la Chine ne sont pas à la hauteur de cette urgence. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les informations concernées. Nous espérons que tous ceux qui font des commentaires de ce genre pourront d'abord commencer par comprendre les faits et puis les respecter avec toute honnêteté.

En réalité, par rapport aux autres pays, la Chine a été la plus déterminée et la plus rapide qui a pris les mesures les plus concrètes pour gérer la surcapacité sidérurgique. Durant les 5 dernières années, nous avons réduit de 90 millions de tonnes les capacités de production d'acier, soit presque le double de l'objectif initial de 48 millions de tonnes. Comme vous le savez, à l'heure actuelle, le gouvernement chinois travaille en priorité pour réduire la surcapacité sidérurgique. Nous n'avons pas subventionné l'exportation d'acier, et bien au contraire, nous avons pris des mesures pour la limiter. Aucun autre pays producteur d'acier n'a pris de telles mesures.

La surcapacité sidérurgique est un problème planétaire. La raison fondamentale en est l'insuffisance de la demande effective due à la récession de l'économie mondiale. Pour résoudre ce problème de manière définitive, il faut prendre des mesures efficaces pour réaliser une reprise stable et durable de l'économie mondiale, ce qui appelle la solidarité et les efforts communs de tous les pays. Face aux difficultés, les parties concernées doivent travailler dans le même sens et non laisser se développer leurs conflits d'intérêts. Voyons les statistiques. En 2015, seulement un cinquième des 32 millions de tonnes d'acier importées par l'UE provenait de la Chine. Il n'y a pas de raison d'imputer à la Chine le malaise de l'industrie sidérurgique européenne.

Comme un adage chinois le dit, il ne faut pas chercher un traitement en aveugle même si l'on est gravement malade. Sinon, non seulement la maladie ne pourra pas être guérie, mais aussi le temps sera perdu pour rien.

Q : Selon les premiers résultats publiés par la commission électorale philippine le 10 mai au petit matin, Rodrigo Duterte, maire de la ville de Davao, a remporté les présidentielles. Est-ce que la Chine a adressé ses félicitations à Rodrigo Duterte ? Qu'attend la Chine du nouveau gouvernement philippin pour le développement des relations bilatérales ?

R : La Chine suit de près les présidentielles aux Philippines. Je voudrais souligner que les Philippines sont pays voisin de la Chine et que les deux peuples sont liés par une amitié traditionnelle. Toujours attachée au développement de ses relations avec les Philippines, la Chine œuvre à préserver l'intérêt général de ces relations. Cependant, pour des raisons connues de tous, les relations sino-philippines sont confrontées à de grandes difficultés ces dernières années. Nous espérons que le nouveau gouvernement philippin travaillera dans la même direction que nous et prendra des mesures effectives pour régler adéquatement les différends concernés et ramener les relations sino-philippines dans la voie de développement sain. Nous espérons voir un meilleur avenir des relations sino-philippines.

Q : Première question, lors du 7e Congrès du Parti des travailleurs de Corée, le dirigeant suprême de la RPDC Kim Jong-un a déclaré que son pays était doté d'armes nucléaires. Cela va à l'encontre de la position chinoise de la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Deuxième question, selon la Chine, qu'est ce que la RPDC doit faire pour améliorer les relations Chine-RPDC ?

R : Concernant votre première question, j'ai donné une réponse hier. Réaliser la dénucléarisation de la péninsule coréenne, préserver la paix et la stabilité dans la péninsule et régler la question nucléaire de la péninsule coréenne à travers les négociations, les consultations et le dialogue, voilà la position constante de la Chine. Nous espérons que les parties concernées pourront prendre des mesures en phase avec le courant de notre époque.

Concernant votre deuxième question, la Chine et la RPDC sont voisins liés par une amitié traditionnelle. Le Secrétaire général du Parti communiste chinois Xi Jinping a adressé un message de félicitations au camarade Kim Jong-un pour son élection au poste du Président du Parti des travailleurs de Corée. Je crois que vous l'avez noté. Nous espérons que les relations Chine-RPDC continueront à connaître un développement sain et régulier.

Q : Les États-Unis ont déployé aujourd'hui un navire de guerre au large de Yongshu Jiao de Chine dans le cadre de l'« opération pour la liberté de navigation ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Le 10 mai, sans l'autorisation du gouvernement chinois, le destroyer américain USS William P. Lawrence est entré illégalement dans les eaux au large des îles et atolls concernés des îles Nansha de Chine. Les départements compétents chinois ont surveillé et suivi le destroyer américain et lui ont lancé des avertissements en vertu de la loi. Je tiens à souligner que ce que le navire américain a fait a menacé la souveraineté et les intérêts sécuritaires de la Chine, ainsi que la sécurité des personnes et des installations sur les îles et atolls concernés, et porté atteinte à la paix et à la stabilité dans la région. Comme nous l'avons toujours réaffirmé, nous nous opposons fermement à ce geste de la partie américaine, et nous continuerons à prendre des mesures nécessaires pour préserver la souveraineté et la sécurité de notre pays.

Je voudrais également souligner que la Chine possède la souveraineté incontestable sur les îles Nansha et les eaux adjacentes. Depuis de longues années, la Chine et d'autres pays riverains concernés ont œuvré en collaboration pour préserver la liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale. En réalité, aucun pays n'a rencontré d'obstacles ou de difficultés quant à leur liberté de navigation et de survol ou au passage de leurs navires dans ces eaux.

Les États-Unis se sont précipités pour lancer en 1979 le soi-disant « projet de liberté de navigation » avant la signature de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). S'appuyant sur leurs forces militaires, ils ont défié le nouvel ordre maritime. Le geste a fait l'objet dès le début de la ferme opposition de nombreux pays. Aujourd'hui, les États-Unis ne font toujours pas partie de la CNUDM et mettent leurs propres intérêts au-dessus du droit international. Sous le prétexte de la « liberté de navigation et de survol », ils étalent leur puissance militaire en Mer de Chine méridionale en envoyant leurs navires et avions militaires qui se rapprochent des espaces maritime et aérien à proximité des îles et atolls concernés des île Nansha de Chine voire y pénètrent, c'est ce geste de provocation qui est la plus grande menace sur la paix, la stabilité et la liberté de navigation et de survol ces eaux.

Q : Selon des sources d'information, le vainqueur des présidentielles philippines Rodrigo Duterte avait déclaré que les Philippines et la Chine pourraient exploiter ensemble les ressources d'hydrocarbures offshore, et qu'une fois élu, il réunirait les États-Unis, le Japon, l'Australie et les autres pays revendicateurs pour régler les différends en Mer de Chine méridionale à travers les négociations multilatérales. Comment y réagissez-vous ?

R : Au sujet de la Mer de Chine méridionale, la Chine approuve et préconise l'« approche à double voie » avancée par les pays de l'ASEAN. Cette approche consiste, d'une part, à régler adéquatement les différends par les négociations et les consultations entre les pays directement concernés dans le respect des faits historiques et conformément au droit international, et d'autre part, à préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale grâce aux efforts conjugués de la Chine et des pays de l'ASEAN. La Chine estime également que les pays de la région, tout en cherchant à régler les différends concernés, doivent gérer adéquatement leurs divergences par l'établissement de règles et l'instauration de mécanismes, et œuvrer aux résultats gagnant-gagnant à travers l'exploitation commune et la coopération.

Q : Lors du 7e Congrès du Parti des travailleurs de Corée, le Président du parti Kim Jong-un a déclaré que la RPDC œuvrerait à un monde dénucléarisé. Quels sont vos commentaires à cet-égard ?

R : J'ai présenté tout à l'heure la position chinoise en répondant aux questions posées par un autre journaliste japonais.

Q : Rodrigo Duterte, qui a remporté les présidentielles aux Philippines, avait déclaré qu'il chercherait à régler les différends relatifs à la Mer de Chine méridionale à travers les négociations multilatérales réunissant les États-Unis, l'Australie et autres pays. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : J'ai également répondu à cette question tout à l'heure. La Chine poursuit et approuve l'« approche à double voie » avancée par les pays de l'ASEAN. Cette approche consiste tout d'abord à régler les différends relatifs à la souveraineté sur des îles et atolls concernés en Mer de Chine méridionale à travers les consultations bilatérales entre les pays directement concernés dans le respect des faits historiques et conformément au droit international. En réalité, cette approche n'est pas l'idée préconisée par la Chine seule. C'est aussi stipulé explicitement dans la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale conclue entre la Chine et les pays de l'ASEAN.



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