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Conférence de presse du 16 mai 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016/05/16

Sur l’invitation du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, la Ministre des Affaires étrangères et du Culte de la République argentine Susana Malcorra effectuera une visite officielle en Chine du 18 au 20 mai.

Q : Les résultats non officiels montrent que l’actuel maire de la ville de Davao Rodrigo Duterte arrive largement en tête de l’élection présidentielle philippine 2016 et qu’il sera certainement élu président du pays. Est-ce que la partie chinoise lui adressera des messages de félicitation ? Qu’attendez-vous du développement des relations entre la Chine et les Philippines dans l’avenir ?

R : Nous avons pris note de l’élection présidentielle qui s’est tenue dans d’heureuses conditions aux Philippines. Et nous félicitons M. Rodrigo Duterte pour sa victoire dans la présidentielle. Le développement sain et régulier des relations sino-philippines correspond à l’intérêt fondamental des deux pays et constitue une aspiration commune des deux peuples. La Chine accorde une haute importance à ses relations avec les Philippines et entend travailler avec le nouveau gouvernement philippin à résoudre adéquatement les différends concernés par des dialogues amicaux et à ramener les relations sino-philippines sur la voie du développement sain. Nous espérons que le nouveau gouvernement philippin pourra se joindre à nos efforts avec la même volonté et la même attitude que nous.

Q : Le Département américain de la Défense a déclaré dans un rapport récemment publié que la partie américaine avait noté le renforcement de la force militaire par la Chine dans la zone près de la frontière sino-indienne. Comment y réagissez-vous ?

R : La Chine œuvre toujours à préserver la paix et la tranquillité dans la zone frontalière avec l’Inde et à résoudre les problèmes liés à la frontière par voie de négociations avec l’Inde. La Chine et l’Inde ont la sagesse et la capacité de bien régler leurs propres affaires. Nous espérons que les autres pays respecteront les efforts de la Chine et de l’Inde en vue d’un règlement pacifique de leurs différends et y apporteront une contribution constructive, au lieu de faire le contraire.

Q : Le Vice-Ministre des Affaires étrangères du Koweït Al-Jarallah a déclaré le 15 mai que le gouvernement koweïtien adhère à la position concernant la question de la Mer de Chine méridionale de la Déclaration de Doha publiée à l’issue de la septième Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-arabe. Selon la partie koweïtienne, la Chine travaille à régler la question de la Mer de Chine méridionale par la voie de consultations avec les pays concernés conformément aux principes de la Charte des Nations Unies et à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Le Vice-Ministre a d’ailleurs affirmé que le reportage du journal japonais sur la position du Koweït concernant la question de la Mer de Chine méridionale était faux. D’après un reportage publié plus tôt par l’agence de presse Kyodo News, après son entretien avec le Premier Ministre koweïtien Jaber Al-Mubarak Al-Hamad Al-Sabah, en visite au Japon, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a dit que les deux parties partageaient le constat que les pratiques de la Chine cherchant à changer unilatéralement le statu quo en Mer de Chine orientale et en Mer de Chine méridionale aggravent l’environnement sécuritaire en Asie de l’Est. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous constatons que la diplomatie japonaise fait naître aujourd’hui un nouveau secteur, celui de la fabrication d’« additifs », qui sont ajoutés dans les déclarations des autres pays. Ces « additifs », qui sont fabriqués de toutes pièces à partir des mensonges et ont pour objectif de tromper le public, finiront par se faire la risée des autres car ils sont sans aucun doute des produits contrefaits avec l’absence de la crédibilité, l’ingrédient le plus important.

Q : Première question, le Président du Venezuela Nicolas Maduro a déclaré un état d’urgence de 60 jours dans le pays pour faire face à la crise économique. Envisagez-vous d’accorder de l’aide économique ou financière au Venezuela ? Deuxième question, certaines activités visant « l’indépendance de Hong Kong » ont eu lieu récemment à Hong Kong, réclamant l’« indépendance de Hong Kong » vis-à-vis de la Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Ces activités sont-elles conformes à la Constitution de la Chine ? Les participants doivent-ils être poursuivis ?

R : Concernant la première question, il s’agit des affaires intérieures du Venezuela, nous nous abstenons de commentaire. En tant que pays ami, la Chine espère, comme elle en est convaincue, que le gouvernement et le peuple du Venezuela pourront bien régler les affaires intérieures pour maintenir la stabilité et le développement du pays. Partenaires stratégiques globaux, la Chine et le Venezuela sont liés par une relation d’amitié et ils continueront à développer leur coopération pragmatique dans les différents domaines sur la base de l’égalité, de l’avantage réciproque et du développement commun, pour le plus grand bien des peuples des deux pays.

Concernant votre deuxième question, la Région administrative spéciale de Hong Kong fait partie intégrante de la République populaire de Chine. En 1997, Hong Kong, la Perle de l’Orient, a été de retour au sein de la mère patrie, et nous serons indissociables pour toujours.

Les activités visant l’« indépendance de Hong Kong » portent atteinte à la souveraineté et à la sécurité du pays, à la prospérité et à la stabilité de Hong Kong, ainsi qu’aux intérêts fondamentaux de Hong Kong. Elles sont en grave violation de la Constitution de la Chine, de la Loi fondamentale de la Région administrative spéciale de Hong Kong et des autres lois concernées en vigueur. L’« indépendance de Hong Kong » prônée par un nombre minime de personnes est vouée à l’échec car elle va à l’encontre de la volonté du peuple. Nous avons la certitude que le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong réglera cette affaire en vertu de la loi.

Q : Le mois prochain, les États-Unis, la République de Corée et le Japon vont tenir les premiers exercices militaires trilatéraux visant notamment à surveiller les missiles de la RPDC. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : La situation actuelle de la péninsule coréenne reste encore complexe et sensible. Nous espérons que face à la situation, les différentes parties pourront garder le sang-froid, faire preuve de retenue et se garder de toute action susceptible d’exacerber les tensions. Nous appelons toutes les parties concernées à répondre effectivement à la proposition de la Chine de promouvoir parallèlement la dénucléarisation de la péninsule et le remplacement de l’accord d’armistice par un mécanisme de paix, à faire revenir rapidement la question nucléaire coréenne sur la voie du dialogue et à explorer une approche effective pour réaliser la paix et la sécurité durables en Asie du Nord-Est.

Q : L’Ambassadeur japonais nouvellement accrédité en Chine Yutaka Yokoi est un bon connaisseur de la Chine. Qu’attendez-vous de lui ?

R : Actuellement, les relations sino-japonaises restent sensibles et fragiles bien qu’ayant été améliorées. Nous espérons voir le nouvel ambassadeur japonais jouer un rôle positif pour améliorer encore davantage les relations entre la Chine et le Japon.

Q : Le Groupe des fournisseurs nucléaires (GFN) tiendra une réunion en juin prochain. Un porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères a appelé les membres du GFN à parvenir à un consensus sur l’adhésion d’États non signataires du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) au GFN. Quelles sont les normes à remplir par les pays concernés, selon vous, pour adhérer au GFN ?

R : Le GFN a ses propres règles sur l’acceptation de nouveaux membres en termes politiques et techniques, selon l’une de ces règles, les membres du groupe doivent être États signataires du TNP.

Le GFN est une composante importante du régime international de non-prolifération nucléaire ayant le TNP comme pierre angulaire. C’est un consensus dégagé il y a longtemps par la communauté internationale et réaffirmée lors de la Conférence d’examen du TNP 2015. De ce fait, tous les mécanismes multilatéraux de contrôle des exportations en matière de non-prolifération, y compris le GFN, ont fait de « l’adhésion au TNP » une qualification nécessaire à l’acceptation de nouveaux membres.

La Chine et beaucoup d’autres membres du GFN sont d’avis que la question de l’adhésion des « États non signataires du TNP » doit être pleinement discutée entre tous les membres du GFN conformément aux règles du Groupe et décidée sur la base du consensus par voie de consultations. La Chine qui travaille dans ce sens a joué un rôle constructif dans les discussions récentes en la matière.

Comme nous l’avons réaffirmé à plusieurs reprises, la position de la Chine ne vise aucun pays particulier, mais s’applique à tous les États non signataires du TNP. Si la Chine et beaucoup d’autres pays membres du GFN partageant la même vue sont attachés à cette position, c’est pour préserver le régime international de non-prolifération nucléaire ayant le TNP comme pierre angulaire.

Q : Les États-Unis se sont prononcés pour l’adhésion de l’Inde au GFN vu ce qu’elle a fait en matière de non-prolifération nucléaire. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. Tout à l’heure, j’ai présenté intégralement la position concernée de la Chine.

Q (posée après la séance) : Dans son rapport annuel 2016 sur les développements militaire et sécuritaire concernant la République populaire de Chine, le département américain de la Défense s’est dit préoccupé par l’accroissement de la puissance militaire de la Chine, estimant que la revendication de souveraineté maritime par la Chine exacerbe les tensions dans la région. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Au mépris des faits, le rapport américain fait des accusations sans fondement contre le développement de la défense nationale de la Chine et les actes justes de la Chine visant à sauvegarder sa souveraineté territoriale et ses intérêts sécuritaires. Nous nous opposons fermement à ce rapport qui est plein de préjugés contre la Chine. Nous avons fait des représentations solennelles auprès de la partie américaine à ce sujet.

La Chine poursuit inébranlablement la voie du développement pacifique et applique une politique de défense à caractère défensif. La Chine est une force indéfectible pour préserver la paix et la stabilité en Asie-Pacifique et dans le monde entier. Le développement de la défense nationale de la Chine a pour objectif de préserver l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays. C’est le droit légitime d’un État souverain.

La position de la Chine sur les questions liées à la Mer de Chine orientale et à la Mer de Chine méridionale est constante est claire. La Chine œuvre résolument à défendre sa souveraineté territoriale ainsi que ses droits et intérêts maritimes, et à régler pacifiquement les différends concernés. En renforçant la présence militaire en Mer de Chine méridionale et dans les zones avoisinantes depuis longtemps et en y envoyant fréquemment des navires et des avions militaires pour démonstration de force, les États-Unis sont la principale cause des tensions dans les régions concernées.

Nous avons noté l’importance soulignée par le rapport de maintenir un développement positif des relations entre les forces armées des deux pays. Nous espérons que les États-Unis pourront rejeter la mentalité de la guerre froide, adopter une vision objective et raisonnable sur le développement de la force militaire de la Chine et prendre des actions concrètes pour assurer un développement régulier des relations entre les deux pays et entre les deux armées.



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