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Conférence de presse du 24 mai 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/05/24

Q : Nous avons appris qu'aujourd'hui, les vice-ministres chinois et vietnamien des Affaires étrangères avaient assisté ensemble, à Nanning, au Guangxi, à une réunion de bilan sur la mise en application des trois instruments juridiques relatifs à la frontière terrestre sino-vietnamienne. Veuillez nous en donner plus d'informations.

R : Le 18 novembre 2009, après avoir conclu les négociations sur la démarcation de la frontière et posé des bornes, la Chine et le Viet Nam ont signé officiellement le Protocole sur la démarcation de la frontière terrestre, l'Accord sur le système de gestion de la frontière terrestre et l'Accord sur les postes-frontières terrestres et le système de gestion y relatif. Depuis l'entrée en vigueur et l'application de ces trois instruments juridiques, la coopération sino-vietnamienne sur les affaires frontalières a porté des fruits abondants. La frontière sino-vietnamienne reste claire et stable, les zones frontalières sont en ordre et les échanges humains, économiques et commerciaux se sont intensifiés. Lors de la visite du Président Xi Jinping au Viet Nam en novembre dernier, les dirigeants des deux pays sont convenus de faire le bilan de la mise en application de ces trois instruments.

Aujourd'hui, la Chine et le Viet Nam ont organisé conjointement une réunion à Nanning, au Guangxi, pour faire le bilan de la mise en application des trois instruments juridiques. Le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Liu Zhenmin et son homologue vietnamien Le Hoai Trung y ont assisté ensemble et prononcé respectivement un discours. Une centaine de personnes ont été présentes à la réunion, dont les représentants des départements chargés des affaires frontalières, des provinces et régions frontalières, des think tanks, des intellectuels et des journalistes de la Chine et du Viet Nam. Les deux parties ont fait le bilan et dressé les perspectives de la coopération frontalière et échangé des vues sur la mise en application des trois instruments juridiques, l'ouverture des postes-frontières et la facilitation du dédouanement, la coopération transfrontalière économique et touristique ainsi que la connectivité et la construction d'infrastructures dans les zones frontalières. Les participants chinois et vietnamiens ont reconnu pleinement la contribution historique et l'importance des trois instruments juridiques pour promouvoir la coopération frontalière entre les deux pays et le développement de leurs relations bilatérales. Ils ont souligné que c'était un exemple réussi du règlement pacifique des différends par voie de négociations et de consultations entre la Chine et le Viet Nam et sont convenus de continuer à appliquer consciencieusement ces trois instruments et de travailler ensemble à bien gérer et exploiter la frontière.

La Chine et le Viet Nam sont des voisins proches et des pays amis. La Chine entend travailler ensemble avec le Viet Nam, dans l'esprit de bons voisins, de bons amis, de bons camarades et de bons partenaires et sur la base du principe de la stabilité de long terme, de la vision d'avenir, du bon voisinage et de la coopération globale, à continuer à bien mettre en œuvre les trois instruments juridiques, à élever sans cesse le niveau de gestion et de coopération à la frontière et à redoubler d'efforts en vue d'un plus grand développement des relations sino-vietnamiennes.

Q : Le 23 mai, les autorités taiwanaises ont fait savoir qu'elles « ne prenaient pas de position spécifique sur le plan juridique » sur la question de savoir si Okinotori est un « rocher » ou une « île ». Des analystes estiment que la marche en arrière des nouvelles autorités taiwanaises sur la question d'Okinotori portera atteinte aux droits et intérêts des pêcheurs taiwanais. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Okinotori est un rocher isolé situé dans l'océan Pacifique de l'Ouest, bien éloigné du Japon métropolitain. Au regard de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, ce rocher n'a pas de zone économique exclusive ni de plateau continental, les eaux au delà des 12 milles marins d'Okinotori sont des eaux internationales où les pays jouissent de la liberté de pêche comme d'autres libertés dans les eaux internationales en vertu du droit. En avril 2012, la Commission des limites du plateau continental des Nations Unies a rendu sa recommandation au sujet de la délimitation du plateau continental extérieur du Japon, dans laquelle elle n'a pas approuvé les revendications illégales du Japon sur la base d'Okinotori.

Je voudrais dire qu'à marée haute, la partie émergée d'Okinotori n'est que de moins de 10 m2, une surface aussi petite que deux lits, comme le disent certains. Le Japon veut revendiquer illégalement, sur la base de cette surface de deux lits, la juridiction sur un espace maritime de près de 700 000 km2. N'est-ce pas trop avide et trop ambitieux ? C'est un empiètement sur les eaux internationales et la zone internationale des fonds marins et une grave atteinte aux intérêts de l'ensemble de la communauté internationale. Le Japon ne cesse de répéter qu'il respecte le droit international. Nous espérons que le Japon pourra joindre l'acte à la parole et respecter réellement le droit international.

Q : Aujourd'hui, le Président américain Barack Obama a évoqué les différends en Mer de Chine méridionale dans son discours prononcé au Viet Nam. Selon lui, les États-Unis, bien qu'ils ne formulent pas de revendications de souveraineté, défendront avec les pays partenaires la liberté de navigation et l'ordre dans la région. Il a également indiqué que la souveraineté de tous les pays, grands ou petits, devait être respectée et que les grands pays ne devaient pas intimider les petits. Quels sont vos commentaires sur ses propos ?

R : J'aimerais dire les points suivants :

Premièrement, à chaque fois que les États-Unis parlent de la liberté de navigation, il faut savoir s'il s'agit de la vraie liberté de navigation dont jouissent les pays en vertu du droit international ou de la « liberté exclusive » dont jouissent les navires et avions militaires américains pour faire n'importe quoi. S'il s'agit de la première, nous sommes parfaitement pour et nous la soutenons fermement. S'il s'agit de la dernière, je crois que l'ensemble de la communauté internationale y est contre.

Deuxièmement, la Chine et les pays de l'ASEAN sont parvenus à des accords bilatéraux et des consensus régionaux sur le règlement des différends par voie de négociations et de consultations et le maintien de la paix et de la stabilité en Mer de Chine méridionale, lesquels constituent une base importante des règles et de l'ordre dans la région. Les pays hors de la région doivent respecter les efforts des pays de la région d'y préserver la paix et la stabilité ainsi que les règles et l'ordre établis par ces derniers sur la base du droit international, et se garder de menacer la souveraineté et la sécurité des pays riverains de la Mer de Chine méridionale, de saboter les règles et l'ordre et de perturber la paix et la stabilité dans la région sous quelque forme ou prétexte que ce soit.

Troisièmement, j'ai noté que ces derniers temps, les États-Unis et quelques autres pays ne cessent de parler de grands pays ou de petits pays. Nous sommes d'avis que la taille ne doit pas être le seul ou le principal fondement pour juger si un pays a raison ou pas. Depuis la fondation de la Chine nouvelle, la Chine a délimité les frontières terrestres communes avec 12 de ses 14 pays voisins à travers des consultations et négociations bilatérales, sur la base des faits historiques et des normes fondamentales régissant les relations internationales. Parmi ces 12 pays, cinq ont une superficie plus petite et 10 sont moins peuplés que les Philippines, avec qui la Chine a des divergences en Mer de Chine méridionale. Cela démontre que l'important, ce n'est pas la taille des pays, c'est de savoir si les parties concernées ont la sincérité et la détermination de travailler ensemble à régler les divergences par voie de négociations et de consultations.

Avant de terminer, je voudrais annoncer que le vendredi 27 mai, à 10 heures du matin, le Ministère des Affaires étrangères et le gouvernement populaire de la Région autonome zhuang du Guangxi organiseront, dans la salle Lanting, la deuxième édition de la Promotion globale des provinces et municipalités chinoises sous le thème « La Chine ouverte : Guangxi en marche vers l'international ». Le Ministre Wang Yi y prononcera une allocution, le Secrétaire du Comité du PCC pour le Guangxi Peng Qinghua et le Président du gouvernement populaire du Guangxi Chen Wu présenteront le Guangxi, et des ambassadeurs accrédités en Chine ainsi que les représentants des hommes d'affaires et de différents milieux de Chine prendront la parole et échangeront avec les invités. Vous êtes les bienvenus à couvrir cet événement.



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