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    Page d'accueil > Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères
Conférence de presse du 1er juillet 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016/07/01

Q : L'avocat principal pour les Philippines dans l'arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale a récemment déclaré que la Chine, refusant d'accepter l'arbitrage initié par le gouvernement Aquino, sabotait la légalité internationale. Comment réagissez-vous à ces propos ?

R : Ceux qui défendent la justice obtiennent le soutien des autres. Sur la question de la Mer de Chine méridionale, de plus en plus de pays soutiennent la position de la Chine. Cela montre pleinement que la Chine agit conformément à la loi, préserve fermement le droit international, la légalité internationale, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) et le droit des pays souverains de choisir librement les moyens de règlement de différends, tient ses engagements pris avec les pays de l'ASEAN et assume ses fonctions en tant que pays responsable.

Alors, qui sape vraiment la légalité internationale ?

C'est le Tribunal arbitral. Faisant fi des consensus sino-philippins de régler les différends par négociations et consultations, ainsi que de la déclaration faite par la Chine en vertu de l'article 298 de la CNUDM, il a violé de manière flagrante les dispositions de la CNUDM, poussé l'arbitrage avec force et abusé délibérément de sa compétence.

C'est le gouvernement Aquino. À l'encontre des consensus de régler les différends par négociations et consultations dégagés dans des documents bilatéraux sino-philippins et dans la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale et en violation des dispositions de la CNUDM, il a abusé des procédures de règlement de différends prévues par la CNUDM.

Qui défend la légalité internationale et qui la viole, la réponse est parfaitement claire.

Q : Selon l'ancien Secrétaire général du Centre des Affaires maritimes du Ministère philippin des Affaires étrangères Alberto Encomienda qui s'est exprimé récemment lors d'une interview, le Ministère philippin des Affaires étrangères du gouvernement Aquino a menti en déclarant qu'il n'avait pas d'autres choix que de recourir à l'arbitrage après avoir mené des dizaines de tours de négociations avec la partie chinoise sans trouver de règlement. En réalité, la Chine a toujours essayé de négocier avec les Philippines mais celles-ci n'ont jamais réagi. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Les personnalités philippines concernées ont dévoilé par des faits incontestables les mensonges du gouvernement Aquino pour l'introduction unilatérale de l'arbitrage. Cela montre pleinement l'illégalité de cet arbitrage initié par les Philippines. Les différends entre la Chine et les Philippines relatifs à la Mer de Chine méridionale ne peuvent être réglés que par les dialogues et négociations bilatéraux.

Q : Selon des sources d'information, le Président philippin Rodrigo Duterte a fait savoir hier qu'il ne déclarerait la guerre contre aucun pays, serait heureux de voir la paix réalisée par voie de négociations et espérait un « atterrissage doux » des différends entre la Chine et les Philippines concernant la Mer de Chine méridionale. Le nouveau Ministre philippin des Affaires étrangères Perfecto Yasay a indiqué que les Philippines avaient rejeté les propositions de certains pays étrangers de faire une déclaration forte contre la Chine sur la sentence finale de l'arbitrage. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine et les Philippines sont proches voisins séparés par la mer. Les différends relatifs à la Mer de Chine méridionale entre les deux pays sont des affaires entre les voisins. L'arbitrage initié par le gouvernement Aquino est illégal, nul et non avenu. Les différends concernés entre la Chine et les Philippines ne peuvent être réglés que sur la base du respect des faits historiques, au regard du droit international et par des négociations et consultations bilatérales. Nous espérons que les Philippines pourront travailler dans le même sens que la Chine en vue de traiter adéquatement les différends concernés.

Q : Selon des sources d'information, lors d'une session extraordinaire du Conseil de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), la Chine a été admise comme membre à part entière de l'organisation. Veuillez nous le confirmer. Pourquoi la Chine veut-elle devenir membre de l'OIM ?

R : Le 30 juin, l'OIM a tenu à Genève une session extraordinaire du Conseil, laquelle a approuvé à l'unanimité la demande d'adhésion de la Chine. La Chine est devenue un membre à part entière de l'OIM.

L'OIM est la plus importante organisation intergouvernementale dans le domaine de la migration. L'adhésion à l'OIM permettra à la Chine de s'inspirer des expériences de la communauté internationale en matière de gestion des affaires y relatives, de renforcer ses capacités de gestion des migrants et de protection consulaire et de promouvoir son développement social et économique. Dans le même temps, la Chine pourra ainsi mieux participer à la gouvernance mondiale en matière de migration et y contribuer sa sagesse et son énergie, de sorte à faire progresser sans cesse la coopération internationale dans ce domaine.

Q : Les récents affrontements à Florence, en Italie, entre la communauté chinoise et la police italienne attirent beaucoup d'attention. Pouvez-vous nous présenter les dernières évolutions de cette affaire ? Qu'en pensez-vous ?

R : Le Consulat général de Chine à Florence a immédiatement envoyé des agents sur place pour vérifier les informations. Actuellement, la situation est sous contrôle. L'Ambassade de Chine en Italie et le Consulat général de Chine à Florence ont fait des démarches auprès de la partie italienne, lui demandant d'appliquer la loi comme il faut, de mener impartialement les investigations et d'assurer conformément à la loi la sécurité et les droits et intérêts légitimes des ressortissants chinois en Italie. Ils ont aussi demandé aux ressortissants chinois en Italie de défendre leurs droits et intérêts en respectant la loi et de manière raisonnable. Le Ministère chinois des Affaires étrangères et les missions diplomatiques chinoises en Italie suivront de près l'évolution de l'affaire et apporteront des aides nécessaires aux ressortissants chinois impliqués dans les limites de leurs attributions.



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