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Conférence de presse du 7 juillet 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016/07/07

Comme convenu entre la Chine et l'Union européenne, le Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Li Keqiang présidera ensemble avec le Président du Conseil européen Donald Tusk et le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker le 18e Sommet Chine-UE à Beijing les 12 et 13 juillet. Le Président Xi Jinping rencontrera MM. Donald Tusk et Jean-Claude Juncker.

Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères de la République démocratique socialiste de Sri Lanka Mangala Samaraweera, le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi effectuera une visite officielle à Sri Lanka du 8 au 10 juillet.

Q : Le tribunal arbitral sur la question de la Mer de Chine méridionale établi sur la demande des Philippines rendra sa sentence finale dans quelques jours. La sentence affectera-t-elle la souveraineté et les droits et intérêts maritimes de la Chine en Mer de Chine méridionale ?

R : La position du gouvernement chinois est claire et constante : nous n'acceptons ni ne reconnaissons aucune sentence que rendra le tribunal arbitral constitué sur la demande unilatérale des Philippines. La prétendue sentence n'affectera pas la souveraineté territoriale ni les droits et intérêts maritimes de la Chine en Mer de Chine méridionale.

Je tiens à souligner que la souveraineté chinoise sur les Nanhai Zhudao (îles Mer de Chine méridionale) et les eaux adjacentes est incontestable. C'est la position constante du gouvernement chinois. Sur la base de la pratique historique du peuple et du gouvernement chinois et de la position constante des gouvernements chinois successifs, en vertu de la Déclaration du gouvernement de la République populaire de Chine sur la mer territoriale de 1958, de la Loi de la République populaire de Chine relative à la mer territoriale et à la zone contiguë de 1992, de la Loi de la République populaire de Chine relative à la zone économique exclusive et au plateau continental de 1998, de la Décision du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine relative à la ratification de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1996, et d'autres instruments juridiques chinois, et aux termes du droit international dont la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, les Nanhai Zhudao font partie intégrante du territoire chinois et la Chine a les droits et intérêts maritimes basés sur les Nanhai Zhudao et les droits historiques en Mer de Chine méridionale. La souveraineté et les droits et intérêts maritimes de la Chine en Mer de Chine méridionale reposent sur des fondements historiques et juridiques solides et sont incontestables.

Q : Pourriez-vous nous présenter le programme du 18e Sommet Chine-UE ? Comment voyez-vous le développement des relations sino-européennes ?

R : Le Premier Ministre Li Keqiang et les dirigeants de l'UE présideront ensemble le 18e Sommet Chine-UE et assisteront au Sommet d'affaires Chine-UE. Le Président Xi Jinping rencontrera les dirigeants de l'UE à Beijing.

Le Sommet Chine-UE est le mécanisme de dialogue du plus haut niveau entre la Chine et l'UE et joue un rôle d'orientation important pour le développement des relations sino-européennes. Les dirigeants chinois et européens donneront à cette occasion de nouvelles orientations pour planifier le développement futur des relations sino-européennes et échangeront sur les questions d'intérêt commun et les grands dossiers internationaux.

À l'heure actuelle, les relations sino-européennes ne cessent de gagner en maturité et en profondeur. La construction du partenariat Chine-UE pour la paix, la croissance, la réforme et la civilisation progresse sur tous les plans. Lors du 17e Sommet Chine-UE tenu l'année dernière, les deux parties ont décidé d'associer l'initiative « Ceinture et Route » et le plan d'investissement européen et de mettre en place cinq plateformes de coopération pour le fonds d'investissement commun, l'interconnexion, le numérique, le dialogue sur les affaires juridiques et la facilitation de la mobilité humaine qui ont toutes enregistré des progrès encourageants. Par ailleurs, les deux parties ont maintenu une communication et une coopération étroites dans les affaires internationales et régionales. La Chine attache une grande importance aux relations Chine-UE et entend saisir les opportunités offertes par le 18e Sommet Chine-UE pour œuvrer, dans l'esprit d'initiative, à renforcer la compréhension mutuelle et à approfondir la coopération mutuellement avantageuse entre la Chine et l'Europe de sorte à porter leurs relations à un niveau plus élevé.

Q : Les États-Unis ont imposé pour la première fois des sanctions contre le dirigeant de la RPDC Kim Jong-un en invoquant la question des droits de l'homme. Quel est votre commentaire là-dessus ? Quelles seront les répercussions de ces sanctions sur la Chine ?

R : La Chine estime depuis toujours qu'il faut traiter les questions des droits de l'homme par le dialogue constructif et la coopération sur la base de l'égalité et du respect mutuel. Nous nous opposons à l'exercice de pressions publiques, à la confrontation et à ce qu'un pays, en se basant sur sa législation interne, impose arbitrairement des sanctions unilatérales contre un autre pays et porte atteinte aux droits et intérêts légitimes et légaux d'autrui. À l'heure actuelle, la situation de la péninsule coréenne est complexe et sensible. Les parties concernées sont appelées à s'abstenir d'actes provocateurs susceptibles d'exacerber les tensions et à agir davantage en faveur de la paix et de la stabilité dans la péninsule coréenne.

Q : Selon le rapport publié par la commission d'enquête sur la guerre d'Iraq mandatée par le gouvernement britannique, c'était sur la base des renseignements erronés que le gouvernement de l'ancien Premier Ministre Tony Blair avait participé à l'invasion de l'Iraq conduite par les États-Unis. Le Premier Ministre David Cameron a dit qu'il fallait en tirer les leçons et que les États-Unis n'avaient pas toujours raison sur toutes les choses. Le dirigeant du parti travailliste Jeremy Corbyn a dit qu'une guerre sans mandat des Nations Unies était dangereuse et que la guerre d'Iraq avait favorisé la propagation du terrorisme au Moyen-Orient. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : Nous avons noté le rapport ainsi que les déclarations des personnalités concernées. Cela ne date pas d'hier qu'on parle des maux et des séquelles de la guerre d'Iraq. Ce rapport met en évidence une fois de plus que tout pays et tout gouvernement, dans ses actions et l'adoption des politiques extérieures, doivent respecter et observer les normes fondamentales régissant les relations internationales ainsi que le droit international, mais non pas violer le droit international sous le couvert du droit international ou encore perturber la paix et la stabilité d'une région sous le prétexte des prétendues règles internationales pour servir ses propres intérêts en laissant les peuples de la région voire du monde en payer le prix.

Q : Selon des sources d'information, l'ancien Conseiller d'État Dai Bingguo a rencontré la Conseillère à la sécurité nationale des États-Unis Susan Rice. Ont-ils parlé de l'arbitrage sur la Mer de Chine méridionale et des réponses après la sentence ?

R : Je ne dispose pas d'informations sur la visite de M. Dai Bingguo aux États-Unis et son entretien avec Mme Susan Rice.

Je voudrais réitérer que les États-Unis, qui ne sont pas concernés par la question de la Mer de Chine méridionale, doivent respecter scrupuleusement leur engagement de ne pas prendre parti sur les différends relatifs à la Mer de Chine méridionale. Les États-Unis doivent parler et agir avec prudence, s'abstenir d'actes susceptibles de porter atteinte à la souveraineté et aux intérêts sécuritaires de la Chine, cesser d'envoyer des navires et avions au large des Nansha Qundao (îles Nansha), se garder de démontrer leurs forces en Mer de Chine méridionale et préserver par des actions concrètes les relations sino-américaines ainsi que la paix et la stabilité dans la région.

Q : Selon des sources d'information, lors de son « transit » aux États-Unis, Tsai Ing-wen a pris contact sous diverses formes avec plusieurs membres du Congrès américain et s'est entretenue au téléphone avec des officiels de l'administration américaine et des dirigeants du Congrès. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous traitons depuis toujours sur la base du principe d'une seule Chine les questions liées aux échanges de Taiwan avec l'extérieur. Nous nous opposons fermement à ce que les pays ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine aient des échanges et contacts officiels avec Taiwan. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition à l'égard des contacts des officiels et parlementaires américains avec Tsai Ing-wen et a fait des démarches solennelles auprès des États-Unis. Nous exhortons les États-Unis à respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine, les principes énoncés dans les trois communiqués conjoints sino-américains et leur engagement de s'opposer à l'« indépendance de Taiwan », à traiter prudemment et adéquatement les questions liées à Taiwan, à cesser les contacts officiels de toute forme avec Taiwan et à se garder de faire passer des messages erronés aux forces sécessionnistes visant l'« indépendance de Taiwan », et ce pour ne pas compromettre l'intérêt général des relations sino-américaines.

Q : Pourriez-vous nous dire plus sur le programme de la visite du Ministre Wang Yi à Sri Lanka ? Qu'attendez-vous de cette visite ? Comment voyez-vous les relations actuelles entre la Chine et Sri Lanka ?

R : Lors de sa visite à Sri Lanka, le Ministre Wang Yi rencontrera le Président Maithripala Sirisena et le Premier Ministre Ranil Wickremesinghe et aura un entretien avec son homologue Mangala Samaraweera.

Sri Lanka est pays voisin et ami traditionnel de la Chine et un partenaire important dans le cadre de l'initiative « Ceinture et Route ». Lors de la visite en Chine du Premier Ministre Ranil Wickremesinghe en avril dernier, les dirigeants chinois et sri-lankais sont parvenus à une large identité de vues sur la consolidation de l'amitié traditionnelle sino-sri-lankaise et la promotion solide des grands projets de coopération. Nous espérons que la visite du Ministre Wang Yi permettra de concrétiser les consensus importants dégagés entre les dirigeants des deux pays, de consolider davantage la coopération sino-sri-lankaise dans les domaines politique, commercial, de l'investissement, des capacités de production, du tourisme et des échanges culturels et humains et de porter à un niveau plus élevé le partenariat de coopération stratégique sino-sri-lankais basé sur l'entraide sincère et l'amitié perpétuelle.



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