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Conférence de presse du 15 juillet 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/07/15

Sur l'invitation du Représentant plénipotentiaire du Président de la Russie dans le District fédéral de la Volga Mikhail Babich, le Conseiller d'État Yang Jiechi se rendra à Oulianovsk, du 18 au 20 juillet, pour la première réunion du Conseil de coopération entre les régions des cours supérieur et moyen du fleuve Yangtsé et le District fédéral de la Volga.

Q : J'ai deux questions sur la Mer de Chine méridionale. Premièrement, la Chine autorise-t-elle les pêcheurs philippins à pêcher dans les parages de Huangyan Dao ? Deuxièmement, des médias chinois disent aujourd'hui que la Chine envisage de construire 20 centrales nucléaires flottantes en Mer de Chine méridionale. Pourriez-vous le confirmer ?

R : Sur votre première question, comme nous l'avons dit, la prétendue sentence rendue par le soi-disant Tribunal arbitral n'aura aucun effet sur la politique du gouvernement chinois sur les questions relatives à la Mer de Chine méridionale. Quant à votre deuxième question, je ne dispose pas d'information là-dessus.

Q : Le 14 juillet, le Chef d'état-major général des Forces d'autodéfense japonaises Katsutoshi Kawano a dit que la sentence rendue dans l'arbitrage sur la Mer de Chine méridionale pesait d'un poids lourd et que la Chine, en tant que grand pays, devait respecter les règles internationales. Comment y répondez-vous ?

R : Une sentence d'arbitrage est respectée à condition qu'elle soit légale, indépendamment de son poids. Quand il s'agit d'une chose illégale, plus elle pèse, plus elle est nuisible. La Chine a indiqué clairement que cet arbitrage était dès le début illégal, nul et non avenu. Tout le monde voit bien maintenant que la majorité des membres de la communauté internationale ont exprimé leur compréhension et leur soutien à la position de la Chine, considérant qu'il importe de régler les différends par les consultations et le dialogue et de soutenir les pays souverains dans leur choix indépendant des moyens de règlement des différends.

Nous voyons bien que le Japon attache une grande importance à cet arbitrage puisqu'il a même réagi plus vivement que les pays riverains de la Mer de Chine méridionale après la publication de la sentence. Nous aimerions cependant rappeler à la partie japonaise qu'il faut toujours avoir une vision correcte des faits avant d'agir.

Quant aux règles internationales, j'aimerais souligner qu'en s'opposant fermement à ce qui est illégal, la Chine et la majorité des membres de la communauté internationale défendent le véritable droit international et les vraies règles internationales. Nous espérons que la partie japonaise respectera elle aussi les règles universellement reconnues par la communauté internationale, et non les règles « internationales » imaginées par elle-même. Notamment sur la question de la Mer de Chine méridionale, le Japon doit connaître clairement les tenants et les aboutissants de cette question ainsi que son passé déshonorant dans cette région. Après sa capitulation à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon a restitué à la Chine les territoires qu'il avait volés aux Chinois, y compris les Nanhai Zhudao. Cela fait partie de l'ordre international d'après-guerre. Parlant de respect des règles internationales, le Japon a effectivement le devoir de respecter l'ordre international établi après la Seconde Guerre mondiale et d'honorer ses engagements d'observer les dispositions de la Proclamation de Potsdam.

Q : Selon des sources d'information, un homme de nationalité chinoise soupçonné de corruption est aujourd'hui rentré d'Australie en Chine. Aviez-vous eu des contacts avec la partie australienne sur son retour en Chine ? La partie australienne a-t-elle coopéré avec la Chine pour faciliter ce retour ?

R : Si j'ai bien compris, vous vouliez parler de Guo Liaowu qui s'est rendu à la police en rentrant aujourd'hui d'Australie en Chine.

Sous la coordination et le pilotage du Bureau sur le travail relatif à la poursuite des fugitifs et au recouvrement des biens mal acquis à l'étranger du Groupe central de coordination sur la lutte anti-corruption, nous avons obtenu des résultats tangibles dans la poursuite des fugitifs et le recouvrement des biens mal acquis à l'étranger. À notre connaissance, durant le premier semestre de cette année, 381 fugitifs sont rentrés de plus de 40 pays et régions et 1,24 milliards de yuans de biens mal acquis ont été récupérés. Depuis le lancement de l'opération Skynet en 2015, sous la ferme conduite du Comité central du Parti communiste chinois, notre travail dans ce domaine a remporté des succès notables. Nous avons mené une bonne coopération avec les gouvernements des pays concernés durant ce processus.

Q : Selon des sources d'information, le Premier Ministre Li Keqiang s'est entretenu cet après-midi avec le Premier Ministre japonais Shinzo Abe. Depuis ces derniers temps, la Chine ne cesse de critiquer le Japon sur la question de l'arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale. Alors, pourquoi avez-vous consenti maintenant à tenir un entretien avec le Premier Ministre japonais ?

R : Nous venons de l'apprendre, nous aussi. Le 15 juillet, en marge du Sommet de l'ASEM à Oulan-Bator, en Mongolie, le Premier Ministre Li Keqiang a rencontré le Premier Ministre japonais Shinzo Abe sur la demande de ce dernier. Ils ont échangé sur la gestion adéquate des divergences, la promotion de la coopération pragmatique et le maintien de la dynamique d'amélioration des relations entre la Chine et le Japon.

Quant aux critiques à l'égard du Japon ces derniers temps, la partie japonaise doit réfléchir sur ses propos et actes inappropriés. Nos critiques ne sont jamais sans fondement. Par ailleurs, en acceptant de rencontrer le dirigeant japonais, le Premier Ministre Li Keqiang peut exposer la position de la Chine directement aux plus hautes autorités japonaises. Nous attendons plus d'informations concrètes sur la rencontre entre les deux dirigeants.

Q : Après que la sentence a été rendue dans l'arbitrage sur la Mer de Chine méridionale, le Président philippin Rodrigo Duterte a déclaré, hier, qu'il entendait envoyer l'ancien Président Fidel Ramos en Chine pour ouvrir un dialogue diplomatique. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté cette déclaration du Président Rodrigo Duterte. Depuis sa prise de fonctions, le Président Rodrigo Duterte a exprimé à maintes reprises sa volonté de travailler avec la Chine à un règlement adéquat de la question de la Mer de Chine méridionale, de rétablir le dialogue bilatéral et d'améliorer les relations avec la Chine. Nous saluons l'initiative du Président Rodrigo Duterte d'envoyer un représentant spécial en Chine pour le dialogue. La Chine préconise fermement depuis toujours le dialogue bilatéral pour traiter adéquatement les questions concernées avec les Philippines, et elle n'a jamais fermé la porte du dialogue et des consultations avec la partie philippine. Tant qu'elles s'en tiennent au règlement adéquat de leurs divergences par voie du dialogue et des consultations, la Chine et les Philippines pourront certainement ouvrir un meilleur avenir à leurs relations bilatérales.

La position de la Chine sur l'arbitrage est constante, elle ne reconnaît ni n'accepte aucune revendication ou action basée sur la sentence. Nous espérons que la Chine et les Philippines pourront réaffirmer leur attachement à leur consensus conclu dans le passé, régler adéquatement les questions concernées par le dialogue et les consultations et travailler ensemble à l'amélioration et au développement de leurs relations.

Q : Dans la soirée du 14 juillet, la ville de Nice a été frappée par une attaque terroriste causant plus de 70 morts et une centaine de blessés. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Y a-t-il eu des ressortissants chinois morts ou blessés dans l'attentat ?

R : Nous condamnons vivement l'attentat terroriste meurtrier à Nice, et nous exprimons nos profondes condoléances aux victimes et notre sincère sympathie à leurs familles et aux blessés. Le Président Xi Jinping et le Premier Ministre Li Keqiang ont respectivement envoyé un message de condoléances au Président François Hollande et au Premier Ministre Manuel Valls dans les premières heures suivant l'attentat. Le Ministère des Affaires étrangères, l'Ambassade de Chine en France et le Consulat général de Chine à Marseille ont déclenché le dispositif d'urgence et suivent de très près l'évolution de la situation. Le bilan confirmé fait état de deux blessés parmi les ressortissants chinois et le Consulat général à Marseille a dépêché des agents à Nice pour traiter les questions y relatives.

J'aimerais souligner que la Chine est aussi victime du terrorisme. Le gouvernement chinois s'oppose résolument au terrorisme sous toutes ses formes et entend travailler ensemble avec la France et d'autres membres de la communauté internationale pour renforcer la coopération antiterroriste, assurer la sécurité de tous les peuples et préserver la paix et la stabilité dans le monde.

Q : J'ai une question sur les relations entre la Chine et le Vatican. Le Pape François travaille à promouvoir l'amélioration de ces relations pour que les deux parties aient des « rapports quasi-diplomatiques ». Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : J'aimerais réitérer que la Chine a toujours une volonté sincère d'améliorer ses relations avec le Vatican et qu'elle y a travaillé inlassablement. Les canaux de dialogue et de contact entre les deux parties sont fluides et efficaces. Nous entendons continuer à mener un dialogue constructif avec le Vatican dans le respect des principes concernés et à travailler ensemble avec le Vatican pour faire progresser sans cesse le processus d'amélioration des relations entre les deux parties. Nous espérons que le Vatican fera preuve également de flexibilité et de pragmatisme pour créer des conditions favorables à l'amélioration des relations bilatérales.

Q : Nous avons noté que la Chine avait envoyé un groupe de travail sur place au Soudan du Sud pour traiter l'attaque contre les casques bleus chinois. Pourriez-vous nous en présenter les informations concrètes ? Comment voyez-vous la situation au Soudan du Sud ? Continuerez-vous à participer au processus de paix du Soudan du Sud ?

R : Le gouvernement chinois suit de très près l'évolution de la situation au Soudan du Sud, et attache une importance particulière à la sécurité des ressortissants et des casques bleus chinois présents dans ce pays. Suite aux soubresauts dans la situation au Soudan du Sud et notamment à l'attaque contre la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud, faisant des morts et blessés parmi les casques bleus chinois, le Ministère chinois des Affaires étrangères et l'Ambassade de Chine ont immédiatement déclenché le plan d'urgence. Ils se sont pleinement mobilisés pour faire soigner les blessés et ont fait de multiples démarches auprès de la partie sud-soudanaise pour que la sécurité des personnels chinois soit effectivement assurée.

Vous avez sans doute noté que le groupe de travail chinois sur place au Soudan du Sud, après avoir reçu l'autorisation du Président Xi Jinping et de la Commission militaire centrale, est arrivé à Entebbe, en Ouganda, le 14 juillet à midi, heure de Beijing, pour traiter l'attaque contre les casques bleus chinois. Le Ministère chinois des Affaires étrangères a également envoyé des représentants au sein du groupe de travail pour coopérer avec les militaires et les soutenir activement dans leurs efforts visant à soigner les blessés et à gérer les suites de l'affaire. Le Ministère a également demandé aux missions diplomatiques chinoises concernées et à la Mission permanente de Chine auprès des Nations Unies de rester en communication et coordination étroites avec le Soudan du Sud et d'autres pays concernés ainsi que l'ONU, afin de faciliter le transfert et les secours médicaux des blessés. Grâce aux efforts des missions concernées, tous les Chinois blessés dans l'attentat ont été transférés en Ouganda pour recevoir des soins.

Le gouvernement chinois attache depuis toujours une grande importance à la sécurité des ressortissants chinois à l'étranger. Après les brusques changements de la situation au Soudan du Sud, nous avons immédiatement émis une alerte sur les risques de sécurité et apporté des assistances et facilités aux ressortissants chinois souhaitant quitter le pays.

La Chine est depuis toujours un acteur actif et un promoteur ferme du processus de paix au Soudan du Sud, et elle maintient une communication étroite avec les voisins du Soudan du Sud et d'autres médiateurs sur la situation sud-soudanaise pour discuter des moyens d'exhorter les parties au conflit à cesser les hostilités et les violences, apaiser la situation et promouvoir ensemble le processus de paix.

Q : Selon des sources d'information, le 14 juillet, le Représentant permanent adjoint des États-Unis à l'OMC Christopher Wilson a dit aux officiels chinois que même si la « clause d'accession » expirait le 11 décembre, la Chine n'obtiendrait pas automatiquement le statut d'économie de marché. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : J'ai lu le reportage que vous mentionniez. Je pense que cet officiel américain se trompe de notions. L'expiration de la « clause d'accession » le 11 décembre dont il parlait renvoie à l'Article 15 du Protocole d'accession de la Chine à l'OMC, qui stipule que l'approche de « pays de substitution » contre la Chine dans les enquêtes anti-dumping arrivera à expiration le 11 décembre 2016. Ainsi, quand la partie américaine évoque cette « clause », elle a simplement à dire directement si elle est prête à honorer ses engagements et obligations internationales, au lieu d'introduire d'autres notions.

À ce propos, la soi-disant notion de « statut d'économie de marché » n'existe pas dans les règles de l'OMC.



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