Page d'accueil Ambassade Service Consulaire Coopération Sino-Congolaise Thèmes spéciaux
    Page d'accueil > Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères
Conférence de presse du 16 décembre 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/12/16

À l'invitation des gouvernements de la République d'Ouganda, de la République du Congo et de la République du Sénégal, Yang Jiechi, membre du Bureau politique du Comité central du PCC et directeur du Bureau de la Commission des affaires étrangères du Comité central du PCC, effectuera des visites officielles en Ouganda, en République du Congo et au Sénégal, du 17 au 22 décembre, pour échanger des vues sur les relations d'amitié bilatérales, la mise en œuvre des résultats du sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) et des questions régionales et internationales d'intérêt commun.

Q : Une question sur l'accord commercial de première phase entre la Chine et les États-Unis. Pouvez-vous nous dire quand il sera signé ? La partie américaine a déclaré que cela devrait être début janvier de l'année prochaine. Pouvez-vous le confirmer et nous dire où il sera signé et qui le signera ?

R : Les responsables chinois en charge de cette affaire ont répondu aux questions des journalistes sur l'accord commercial sino-américain lors d'une conférence de presse tenue vendredi dernier au soir par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'État.

Les deux parties doivent encore accomplir les procédures nécessaires, y compris l'examen juridique et la relecture des traductions. Après cela, elles décideront quand, où et comment l'accord sera signé. À présent, des discussions au niveau opérationnel se poursuivent entre les deux pays. Nous vous tiendrons au courant si nous avons de nouvelles informations.

Q : Selon un reportage du New York Times de ce week-end, l'administration américaine a « expulsé » deux membres de l'ambassade chinoise sous prétexte qu'ils se sont rendus dans une base militaire sensible en Virginie en conduisant une voiture. L'article décrit cette affaire comme la première expulsion de diplomates chinois soupçonnés d'espionnage depuis plus de 30 ans. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : L'accusation américaine contre des diplomates chinois va totalement à l'encontre de la vérité. Nous avons fait des représentations et des protestations solennelles auprès de la partie américaine. Nous exhortons vivement les États-Unis à corriger leur erreur, à retirer cette décision et à protéger les droits et intérêts légitimes des diplomates chinois conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Ici, nous voudrions rappeler aux États-Unis que la commodité et la garantie du travail fournies entre les États aux diplomates conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques sont fondées sur la réciprocité.

Q : Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'est dit déçu par la conférence sur le changement climatique à Madrid, déclarant qu'il s'agissait d'une occasion manquée pour tous les pays. Pendant la conférence, beaucoup de pays se sont mutuellement blâmés. Certains pays et militants ont critiqué la Chine et l'Inde de ne pas avoir mis en œuvre leurs plans de réduction des émissions. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Pense-t-elle que quelqu'un devrait être responsable de cette occasion manquée ?

R : La COP 25 de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) s'est conclue après un report de deux jours. La Chine regrette que les parties ne soient pas parvenues à un consensus sur les questions essentielles en raison de divergences sur des points clés.

Mais dans le même temps, j'aimerais souligner que, dans le contexte du retrait américain de l'Accord de Paris, plus de 30 résolutions ont été adoptées lors de la conférence sur des questions concernant la CCNUCC, le Protocole de Kyoto et l'Accord de Paris, y compris la résolution « Chili-Madrid : le temps d'agir », qui affirme le multilatéralisme et les consensus des différentes parties sur la gouvernance climatique, et une série d'arrangements procéduraux sur les questions relatives aux mécanismes de marché dans l'article 6 de l'Accord de Paris. Bien que ces résultats ne soient pas à la hauteur des attentes internationales, la Chine estime qu'ils ont jeté les bases pour dégager un consensus substantiel à l'avenir.

Cette conférence a marqué un désaccord, en particulier entre les pays développés et les pays en développement, sur des questions telles que la gouvernance climatique et le partage des charges, et le manque de plus en plus grave de soutien des pays développés aux pays en développement. Nous appelons les pays développés à renforcer leur soutien avec des fonds publics comme source principale, à accroître la transparence financière et à veiller à ce que leur soutien soit proportionné aux actions des pays en développement. Dans le même temps, nous sommes d'avis que les pays développés doivent, sur la base de la réparation des lacunes actuelles, prendre l'initiative d'adopter des mesures concrètes, formuler des approches politiques réalisables et les partager avec les pays en développement, afin d'atteindre après 2020 les objectifs planétaires fixés par l'Accord de Paris.

La Chine, le plus grand pays en développement, bien que faisant face à des tâches difficiles telles que l'amélioration des conditions de vie de la population, s'acquitte activement de ses responsabilités internationales qui sont conformes à son niveau de développement et à ses conditions nationales. Elle prend des mesures concrètes relatives au changement climatique et met pleinement en œuvre ses engagements, apportant une contribution reconnue par tous. En 2018, les émissions de dioxyde de carbone par unité de PIB de la Chine ont chuté de 45,8% par rapport à 2005, ce qui équivaut à 5,26 milliards de tonnes de dioxyde de carbone. La Chine est le pays ayant investi le plus dans les énergies renouvelables, avec 30% de la capacité mondiale d'énergie renouvelable installée, représentant 44% de l'augmentation mondiale. Nous comptons plus de la moitié des voitures à énergies nouvelles au monde.

En outre, la Chine a participé à la conférence de Madrid dans une attitude active et constructive et contribué activement aux résultats de la conférence.

Je voudrais souligner que, pour faire face au changement climatique, la priorité des priorités est de maintenir le multilatéralisme et de mettre en œuvre l'Accord de Paris sur la base de l'équité et conformément au principe de responsabilités communes mais différenciées et aux capacités respectives de toutes les parties. La Chine continuera de travailler avec toutes les parties pour favoriser la négociation du « dernier kilomètre » sur les règles de mise en œuvre de l'Accord de Paris, promouvoir davantage l'amélioration d'un système mondial de gouvernance climatique juste, raisonnable et mutuellement avantageux, et déployer des efforts inlassables pour construire une communauté de destin pour l'humanité.

Q : Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a publié aujourd'hui un rapport sur l'influence, l'infiltration et les opérations de la Chine à Hong Kong et à Taiwan et sur la manière dont elle menace la liberté de la presse. Plus précisément, le rapport indique que la Chine utilise son pouvoir commercial ainsi que les refus de visa pour exercer cette influence. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je n'ai pas lu ce rapport, mais ce n'est pas la première fois que des institutions comme celle-là publient de tels rapports. Ces accusations mensongères ne valent même pas la peine d'être réfutées. Quiconque a un esprit objectif et juste a un jugement clair sur la liberté de la presse en Chine.

Q : Vous avez dit que la commodité et la garantie du travail fournies entre les États à leurs diplomates conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques sont fondées sur la réciprocité. Est-ce à dire que si les États-Unis ne révoquent pas la décision concernée, la Chine envisagera des représailles ? La Chine expulsera-t-elle des diplomates américains ?

R : Ceci est votre interprétation après avoir écouté ma réponse.

Permettez-moi de répéter ma réponse. Je voudrais rappeler aux États-Unis que la commodité et la garantie du travail fournies entre les États à leurs diplomates conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques sont fondées sur la réciprocité.

Q : Une question sur le footballeur allemand Mesut Özil. Il a publié vendredi dernier un message sur Twitter à propos des Ouïgours, ce qui a déclenché de nombreuses discussions en ligne. Quelle est votre réponse à ce sujet ?

R : Vous avez peut-être remarqué la réponse de l'Association chinoise de football. Vous êtes un correspondant étranger en Chine, je crois que vous connaissez la réaction du peuple chinois à cela.

Le Xinjiang est une partie inaliénable du territoire chinois et n'a jamais été appelé « Turkestan oriental » dans l'histoire chinoise. En fait, il n'y a jamais eu d'État connu sous le nom de « Turkestan oriental ».

Je ne sais pas si M. Özil s'est rendu dans le Xinjiang, mais il semble être dupé par de fausses nouvelles et son jugement a été assombri par des mensonges.

Ce qu'il ne sait pas, c'est que le gouvernement chinois protège, conformément à la loi, la liberté de croyance religieuse des citoyens chinois, y compris l'ethnie ouïgoure, que les mesures prises par le gouvernement chinois pour lutter contre le terrorisme et maintenir la stabilité dans le Xinjiang sont approuvées par les habitants locaux de diverses ethnies et que le Xinjiang n'a subi aucune attaque terroriste depuis trois années consécutives.

Je veux dire à M. Özil que le Xinjiang jouit de la stabilité politique, de la croissance économique, de la solidarité ethnique et de l'harmonie sociale, et que les habitants y mènent une vie heureuse.

Nous souhaitons la bienvenue à M. Özil pour visiter le Xinjiang et le voir de ses propres yeux. S'il a une conscience impartiale et la capacité de distinguer la vérité du mensonge, il verra un Xinjiang différent de ce qu'il pense.

Question supplémentaire : Êtes-vous satisfait de la réponse de son club Arsenal et de la Premier League anglaise à cet incident ?

R : Je pense que vous l'avez remarqué, l'Association chinoise de football a pris position à ce sujet. Vous êtes un correspondant étranger en Chine, je pense que vous savez comment le peuple chinois voit cela et quelles seront ses réactions.

Question supplémentaire : La Chine a annulé la diffusion télévisée du dernier match de l'Arsenal Football Club. Pensez-vous que la diffusion télévisée de matchs de cette équipe ou d'autres matches de Premier League anglaise en Chine sera suspendue ?

R : Je vous conseille de vous renseigner auprès des médias concernés pour les détails de la diffusion télévisée.



Envoyer ce lien à un ami
       imprimer