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Conférence de presse du 13 janvier 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020/01/13

À l’invitation de Klaus Schwab, fondateur et Président exécutif du Forum économique mondial, et de Guy Parmelin, Vice-Président de la Confédération suisse, Han Zheng, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d’État, participera à la réunion annuelle 2020 du Forum économique mondial à Davos les 20 et 21 janvier et effectuera une visite en Suisse.

À l’invitation du Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, Jorge Arreaza, Ministre du Pouvoir populaire pour les Affaires étrangères de la République bolivarienne du Venezuela, effectuera une visite officielle en Chine du 15 au 19 janvier.

Q : L’armée iranienne a reconnu avoir abattu par erreur un avion de ligne ukrainien. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous sommes profondément attristés par ce tragique accident d’avion ukrainien. Nous exprimons nos sincères condoléances et notre sincère sympathie aux familles endeuillées. Nous avons noté que les parties concernées sont en communication à ce sujet, et espérons voir un règlement approprié pour éviter de nouvelles complications de la situation.

Q : Le Ministère chinois des Affaires étrangères a commencé à utiliser Twitter en décembre 2019. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

R : Tout d’abord, je voudrais vous remercier de l’intérêt que vous portez à notre compte Twitter. En fait, de nombreuses missions diplomatiques et consulaires chinoises ainsi que des diplomates chinois accrédités à l’étranger ont ouvert des comptes sur des réseaux sociaux. Tout comme les départements diplomatiques et les diplomates des autres pays, notre présence sur les plateformes de médias sociaux à l’étranger comme Twitter vise à mieux présenter au monde les réalités et les politiques chinoises. Nous espérons faciliter les échanges avec le reste du monde et promouvoir la compréhension mutuelle à travers les plateformes des médias sociaux.

Q : Le Vice-Premier Ministre Liu He va signer l’accord commercial de première phase avec les États-Unis le 15 janvier. La Chine publiera-t-elle le texte de l’accord après la signature ?

R : Je vous conseille d’y prêter continuellement attention.

Q : Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch, a déclaré hier qu’il lui était interdit d’entrer à Hong Kong. Est-ce vrai et est-ce un ordre des autorités centrales chinoises ? Et si oui, quelle en est la raison ?

R : Les autorités centrales chinoises et le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong traitent toujours les affaires liées aux entrées et aux sorties en vertu de la loi. Cela relève du droit souverain de la Chine de décider qui est autorisé à entrer sur le territoire chinois et qui ne l’est pas.

Je tiens également à souligner que bon nombre de faits et de preuves montrent que les ONG concernées soutiennent par divers moyens les auteurs d’émeutes à Hong Kong, les incitant à la violence et fomentant des activités séparatistes pour l’« indépendance de Hong Kong ». Ils doivent endosser toute la responsabilité des émeutes à Hong Kong. Ces organisations doivent être sanctionnées et payer le prix de ce qu’elles ont fait.

Q : Les États-Unis ont annoncé un nouveau cycle de sanctions contre huit hauts responsables iraniens. Les sanctions concernent également certaines entités chinoises. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? La Chine va-t-elle poursuivre sa coopération avec l’Iran dans les domaines concernés ?

R : Notre position de principe est très claire. Nous nous opposons toujours aux sanctions unilatérales et à la prétendue « juridiction au bras long ». Nous estimons que l’utilisation arbitraire de sanctions ou que la menace de sanctions ne résoudront aucun problème. Nous sommes toujours d’avis qu’il faut respecter, dans les relations interétatiques, les buts et principes de la Charte des Nations Unies et des normes fondamentales régissant les relations internationales, et régler les contradictions et les divergences par le dialogue et la négociation et d’autres moyens pacifiques.

La Chine appelle toutes les parties concernées à respecter la vérité des faits et à s’en tenir à la direction générale du règlement politique, à prendre des actions concrètes pour apaiser les tensions dans la région du Golfe et au Moyen-Orient et à maintenir conjointement la paix et la stabilité régionales.

En ce qui concerne les sanctions américaines, notamment contre les entités chinoises, je voudrais souligner que la Chine et l’Iran mènent depuis longtemps une coopération mutuellement avantageuse dans divers secteurs dans le cadre du droit international. Une telle coopération, qui est justifiée et légale et ne nuit pas aux intérêts des tiers, doit être respectée et protégée. Nous exhortons les États-Unis à cesser immédiatement les sanctions injustifiées contre les entreprises chinoises. Nous continuerons à défendre fermement nos droits et intérêts légitimes.

Q : Une question qui fait suite à celle d’un autre journaliste concernant l’interdiction d’entrée à Hong Kong du directeur exécutif de Human Rights Watch, Kenneth Roth. Votre réponse signifie-t-elle que les autorités chinoises ont donné des instructions au gouvernement de la région spéciale de Hong Kong pour que cette décision soit prise ?

R : Comme je viens de le dire, les autorités centrales chinoises et le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong traitent toujours les questions de sortie et d’entrée conformément à la loi. Cela relève du droit souverain de la Chine de décider qui est autorisé à entrer et qui ne l’est pas.

Q : Le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a échangé des vues avec des dirigeants africains, lors de sa visite en Afrique, sur la coopération dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ». Auparavant, certains politiciens occidentaux ont déclaré que la Chine avait entraîné les pays africains dans un « piège de la dette » avec ladite initiative. Il y a peu, le PDG de la US International Development Finance Corporation a affirmé, dans une interview au Financial Times, que les investissements chinois dans les infrastructures mondiales sont comme un « château de cartes » voué à l’effondrement, en raison du poids de la dette et du manque de transparence. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je ne vois pas pourquoi certains individus associent l’initiative « la Ceinture et la Route » au « piège de la dette » et au « château de cartes ».

Ce que je sais, c’est qu’aucun pays n’est tombé dans une crise de la dette à cause des investissements chinois. La remise en cause et les calomnies n’ont jamais empêché le développement et l’épanouissement de la coopération internationale dans le cadre de « la Ceinture et la Route », ni n’ont freiné l’enthousiasme de la grande majorité des pays de participer à cette coopération.

À ce jour, nous avons signé 199 documents de coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » avec 137 pays et 30 organisations internationales, dont 44 pays africains et la Commission de l’Union africaine. Je pense qu’il s’agit d’un vote de confiance de la communauté internationale, y compris de nos frères africains, sur l’édification en commun de l’initiative « la Ceinture et la Route », et de la meilleure réponse aux critiques malveillantes de certains individus.

Le Conseiller d’État Wang Yi est en déplacement en Afrique en ce moment. Tous les pays où il s’est rendu, comme l’Égypte, le Burundi et le Zimbabwe, ont hautement apprécié la coopération internationale dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ». Vendredi dernier, lors de son escale au Kenya, le Conseiller d’État Wang a effectué une mission d’études en prenant le train de voyageurs Mombasa-Nairobi. Au cours de sa construction, le projet de chemin de fer Mombasa-Nairobi a créé au total 30 000 emplois sur place, augmentant la croissance économique du Kenya de 1,5 point de pourcentage. Le projet répond aux besoins de transports locaux à des coûts bien inférieurs tout en atteignant des normes environnementales élevées. Faire un tour avec le train Mombasa-Nairobi est devenu une expérience incontournable au Kenya. Considérée comme le « chemin de fer Tanzanie-Zambie de la nouvelle ère », la ligne ferroviaire Mombasa-Nairobi est devenue un nouveau symbole de l’amitié sino-kenyane et sino-africaine et une nouvelle référence pour la coopération gagnant-gagnant entre la Chine et l’Afrique.

Comme le dit un proverbe africain, « le coassement des grenouilles n’empêche pas l’éléphant de boire ». Quels que soient l’attaque ou le noircissement de certains pays ou individus contre la Chine, nous resterons toujours fidèles au principe de « concertation, synergie et partage » et travaillerons avec l’Afrique pour promouvoir la coopération en profondeur et de haute qualité en Afrique dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route », et obtenir plus de résultats pour le mieux-être de l’Afrique et des Africains.

Q : Bloomberg a rapporté que l’armée américaine prévoit de déployer une force opérationnelle spécialisée dans le Pacifique pour aider à neutraliser certaines capacités que la Chine et la Russie possèdent et à faire face aux pays susceptibles d’empêcher les groupements de porte-avions américains d’approcher le continent asiatique, a déclaré le secrétaire de l’armée américaine Ryan McCarthy dans une interview. La décision américaine n’est pas seulement une question militaire, mais pourrait avoir un impact sur l’équilibre géopolitique de toute la région. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je ne suis pas au courant de l’information dont vous avez parlé et j’aurais besoin de faire des vérifications à ce sujet. Ce que je peux vous dire, c’est que la Chine est toujours un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement mondial et un défenseur de l’ordre international. Une Chine plus forte favorisera la paix et le développement dans le monde. Nous espérons que ce que le pays concerné dit et fait contribuera à renforcer la confiance mutuelle et la coopération entre les pays régionaux et à maintenir la paix et la stabilité régionales.



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