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Conférence de presse du 11 février 2020 tenue en ligne par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020/02/11

Tout d'abord, j'aimerais partager avec vous quelques chiffres. Selon les dernières statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, le 10 février entre 00h00 et 24h00, 716 patients infectés sont guéris et sont sortis de l'hôpital dans la partie continentale de la Chine. Le 10 février à minuit, 3 996 guérisons avaient été signalées au total dans la partie continentale de la Chine.

Le 10 février entre 00h00 et 24h00, 381 nouveaux cas confirmés ont été signalés en Chine (à l'exception du Hubei), soit une baisse pour la septième journée consécutive.

Q : Premièrement, selon un rapport divulgué aux médias et issu du Comité des sanctions contre la RPDC du Conseil de sécurité des Nations unies, la RPDC a importé du pétrole raffiné et exporté quelque 370 millions de dollars de charbon à l'aide de barges chinoises, violant les sanctions existantes. La Chine était-elle au courant de cela ? Deuxièmement, les Etats-Unis ont annoncé lundi des accusations contre quatre membres de l'Armée populaire de Libération pour avoir piraté Equifax, une agence d'évaluation du crédit en 2017, prétendant qu'il s'agissait de l'un des cas de piratage les plus importants de l'histoire des Etats-Unis. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : Sur votre première question, d'après ce que je sais, ce rapport annuel du groupe d'experts du Comité 1718 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les sanctions contre la RPDC n'a pas encore été officiellement publié, donc son contenu doit être strictement confidentiel à ce stade. La Chine est préoccupée par sa divulgation. Nous ne commentons pas ce qui est mentionné dans les reportages concernés.

Concernant votre deuxième question, la position du gouvernement chinois sur la cybersécurité est cohérente et claire. Nous nous opposons fermement aux cyberattaques sous toutes leurs formes et les combattons conformément à la loi. La Chine est un ardent défenseur de la cybersécurité. Le gouvernement et l'armée de la Chine ainsi que leur personnel ne participent jamais au cybervol de secrets commerciaux.

Il est depuis longtemps un secret de polichinelle que le gouvernement américain et les départements concernés, en violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, mènent à grande échelle, de manière organisée et sans discernement, des activités de cybervol, d'espionnage et de surveillance contre les gouvernements, les entreprises et les individus étrangers.

De l'affaire WikiLeaks à Edward Snowden, l'hypocrisie et la pratique du « deux poids deux mesures » de la partie américaine en matière de cybersécurité ont été pleinement révélées. Selon de nombreuses informations qui ont été rendues publiques, les agences américaines mènent des activités d'intrusion informatique, d'écoute et de surveillance sur les gouvernements, les institutions, les entreprises, les universités et les individus étrangers, y compris sur leurs alliés. La Chine en est également victime. Nous avons déposé des représentations sévères auprès des Etats-Unis et leur avons demandé de donner des explications et de mettre immédiatement fin à ces activités.

Q : Certaines institutions financières et certains médias étrangers pensent que l'épidémie du nouveau coronavirus déclenchera un effet domino sur l'économie chinoise, aura un impact majeur sur la chaîne d'approvisionnement mondiale et entraînera un ralentissement de la croissance économique mondiale. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Lors de la conférence de presse sur la prévention et le contrôle de l'épidémie du nouveau coronavirus tenue la semaine dernière par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat, des responsables de la Commission nationale du Développement et de la Réforme et d'autres départements concernés ont présenté l'impact éventuel de l'épidémie sur l'économie chinoise.

En résumé, l'impact de l'épidémie sur l'économie chinoise dépendra des effets des mesures de prévention et de contrôle de l'épidémie. Nous sommes convaincus que les fondamentaux de l'économie chinoise, qui tendent au mieux à long terme, resteront inchangés et nous serons capables de minimiser l'impact de l'épidémie sur notre économie.

En fait, les institutions internationales, notamment le FMI et la Banque mondiale, ont récemment noté que la Chine disposait d'une marge politique suffisante pour faire face à l'épidémie et que ses efforts avaient effectivement réduit les risques potentiels pour l'économie mondiale.

Aujourd'hui, le PIB de la Chine représente environ 16% du total mondial et contribue à plus de 30% à la croissance économique mondiale. Si notre économie est affectée, il y aura inévitablement des retombées sur d'autres pays, et même sur l'économie mondiale.

Donc, en luttant contre l'épidémie du nouveau coronavirus, la Chine sauvegarde à la fois les intérêts de son propre pays et ceux du monde. Lorsque vous soutenez et aidez la Chine, vous sauvegardez en fait les intérêts communs de tous les pays.

Face à une crise de santé publique, on ne peut pas se protéger en adoptant l'approche consistant à rechercher ses propres intérêts au détriment de ceux des autres, ou en ayant des réactions excessives. L'urgence pour la communauté internationale est de vaincre le virus ensemble et de rétablir les échanges et la coopération normaux entre pays le plus vite possible. Ce n'est qu'en agissant ainsi que nous pourrons soutenir une croissance économique mondiale stable et consolider les attentes mondiales.

Q : L'Azerbaïdjan a tenu des élections législatives le 9 février. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

R : La Chine félicite l'Azerbaïdjan pour le bon déroulement des élections législatives. Nous souhaitons à son peuple le plus grand succès dans l'entreprise de développement national.

En tant que bon ami et bon partenaire de l'Azerbaïdjan, la Chine attache une grande importance aux relations bilatérales. Nous sommes prêts à travailler ensemble pour renforcer le soutien mutuel, poursuivre une coopération de qualité dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route » et porter les relations bilatérales à un nouveau palier.

Q : Les Etats-Unis ont inculpé lundi quatre membres de l'armée chinoise pour intrusion informatique avec le piratage d'une agence d'évaluation du crédit. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Veuillez vous référer à ma réponse précédente à Reuters.

Q : Le Premier ministre sri-lankais Mahinda Rajapaksa est en visite en Inde. Dans une interview accordée le 9 février, interrogé sur les « pièges de la dette » que l'initiative chinoise « la Ceinture et la Route » aurait posés pour d'autres pays, il a déclaré que le Sri Lanka avait obtenu de nombreux avantages de sa participation à l'initiative « la Ceinture et la Route ». La dette extérieure du Sri Lanka envers la Chine ne représente que 12% de sa dette extérieure globale et le Sri Lanka n'a jamais été en défaut de paiement. Le Sri Lanka a utilisé les prêts chinois pour construire des infrastructures. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Nous saluons ces propos du Premier ministre Mahinda Rajapaksa. La Chine et le Sri Lanka entretiennent un partenariat stratégique basé sur une assistance mutuelle sincère et une amitié durable. Sur la base des besoins de développement du Sri Lanka, la Chine a proposé des prêts pour soutenir la construction de ses infrastructures et d'autres grands projets nationaux concernant le bien-être de la population. Ces projets et prêts ont stimulé la croissance économique du Sri Lanka, créé une grande quantité d'emplois locaux et contribué au développement durable du pays. Ces résultats ont été salués par le gouvernement et le peuple du Sri Lanka. La Chine est prête à renforcer la coopération dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route » avec le Sri Lanka pour offrir plus d'avantages aux peuples des deux pays.

Q : Dans un discours prononcé à l'Association nationale des gouverneurs, le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a déclaré que la concurrence avec la Chine se faisait au niveau fédéral, au niveau des Etats et au niveau local, et que la Chine exploitait le système politique libre et ouvert des Etats-Unis pour exercer une influence et rechercher l'infiltration à tous ces niveaux. Il a exhorté les gouverneurs des Etats et territoires américains à prendre cette concurrence au sérieux et à faire preuve de prudence lorsqu'ils s'engagent dans une coopération avec la Chine. Quel est votre commentaire à ce propos ?

R : Au mépris de l'histoire et de la réalité des relations sino-américaines, le discours de M. Pompeo est rempli de la mentalité de la guerre froide et de préjugés politiques. Nous nous y opposons fermement.

La Chine suit la voie du socialisme à la chinoise. La direction du PCC est la marque essentielle du socialisme à la chinoise. Cette voie est un choix historique effectué par le peuple chinois. Le peuple chinois poursuivra résolument cette voie et remportera de plus grands progrès. Quiconque chercherait à nous empêcher d'aller de l'avant devrait y réfléchir à deux fois.

Depuis que la RPC et les Etats-Unis ont commencé à dialoguer, les deux parties ont clairement reconnu la différence de leurs systèmes politiques. C'est aussi la raison pour laquelle les trois communiqués conjoints sino-américains mettent l'accent sur le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures de chacun et l'égalité. Il semble que M. Pompeo ne soit pas familier avec ces documents, ou peut-être qu'il ne veuille tout simplement pas l'être.

Au cours des quatre décennies depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les Etats-Unis, leurs relations bilatérales ont globalement progressé malgré des péripéties, ce qui a apporté des avantages tangibles aux peuples des deux pays et d'importantes contributions à la paix, à la stabilité et à la prospérité dans la région Asie-Pacifique et dans le monde. C'est un fait incontestable qui ne saurait être balayé par quelqu'un qui prononce simplement quelques mots.

La coopération locale ainsi que les échanges culturels et humains constituent une partie importante des relations sino-américaines. Le renforcement des interactions locales et interpersonnelles répond à l'aspiration commune des peuples des deux pays et sert les intérêts communs des deux parties. Ainsi, il est déconcertant de constater que le Secrétaire d'Etat américain s'oppose délibérément à de tels échanges et aille à l'encontre de la volonté du peuple, au lieu de jouer un rôle de facilitateur.

Les missions diplomatiques et les groupes civils de la Chine aux Etats-Unis respectent le droit international et les accords bilatéraux. Leurs interactions avec les gouvernements américains à tous les niveaux visent à promouvoir la compréhension mutuelle, les échanges et la coopération, donc elles sont légitimes, légales, ouvertes et irréprochables.

M. Pompeo devrait abandonner sa mentalité de la guerre froide et ses préjugés idéologiques, respecter l'histoire et les faits fondamentaux des relations sino-américaines, cesser de calomnier le système politique chinois et cesser de saper la coopération et les échanges normaux entre les deux pays.

Q : Vous avez mentionné hier que le 10 février à 8 heures du matin, il avait été confirmé que 27 étrangers en Chine avaient été atteints de la pneumonie à nouveau coronavirus. Y a-t-il des mises à jour ? Pourriez-vous nous indiquer leur nationalité ou d'autres détails ?

R : Je vous ai informé hier de la situation concernée. Après vérification auprès des départements compétents, il n'y a pas eu de nouveaux cas confirmés d'étrangers en Chine aujourd'hui et le nombre de cas de guérison de ressortissants étrangers est passé de 3 à 7.

Q : L'Ambassadeur de Russie en Chine, Andrey Denisov, a déclaré le 10 février que les relations russo-chinoises conduisent les relations internationales modernes et sont un modèle de stabilité et de solidité. Les interactions entre les deux chefs d'Etat se dérouleront conformément au calendrier. Le Président Xi Jinping participera à des événements célébrant le 75e anniversaire de la victoire de l'Union soviétique dans la Grande Guerre patriotique en mai prochain et se rendra à Saint-Pétersbourg en juillet prochain, tandis que le Président Poutine devrait se rendre en Chine au second semestre. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : La Chine salue pleinement les commentaires positifs de l'Ambassadeur Denisov sur les relations sino-russes. Sous la direction stratégique du Président Xi Jinping et du Président Poutine, le partenariat stratégique global de coordination sino-russe est entré dans une nouvelle ère. Quelle que soit l'évolution de la situation internationale, la Chine et la Russie ont toujours adhéré au principe préconisant le partenariat et le dialogue plutôt que l'alignement et la confrontation, et mènent une coopération pragmatique dans divers domaines sur la base de l'égalité, de l'ouverture et du bénéfice mutuel. Face à un environnement extérieur complexe et incertain, les relations sino-russes ont montré une forte stabilité et une dynamique endogène, en étant insensibles aux perturbations ou aux influences extérieures.

Cette année marque le 75e anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale et de la fondation des Nations unies. C'est également le début de l'Année de l'innovation scientifique et technologique Chine-Russie. Nos relations bilatérales font face à de nouvelles opportunités. Les deux parties maintiendront la bonne dynamique des échanges étroits de haut niveau, mettront pleinement en œuvre le consensus atteint par les deux chefs d'Etat, s'efforceront d'obtenir davantage de résultats de la coopération dans divers domaines et contribueront davantage à la paix et à la tranquillité mondiales.

Q : Le Sénat du Pakistan a adopté le 10 février une résolution exprimant sa pleine solidarité et son soutien à la Chine dans la lutte contre l'épidémie du nouveau coronavirus. Il a apprécié les mesures du gouvernement chinois pour lutter contre le virus et protéger les étudiants pakistanais en Chine. Il a également déclaré que le Pakistan travaillerait avec la Chine pour lutter contre l'épidémie. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce propos ?

R : La Chine apprécie hautement la résolution adoptée par la partie pakistanaise. La Chine et le Pakistan sont des amis à toute épreuve et des partenaires stratégiques de tout temps qui entretiennent une tradition d'entraide. Cette résolution reflète pleinement une fois de plus l'amitié indéfectible entre nos deux pays et nos deux peuples. Cela montre une fois de plus qu'en tant que communauté de destin, nous pouvons toujours compter l'un sur l'autre dans les moments difficiles.

La Chine est prête à renforcer sa coopération avec le Pakistan et d'autres membres de la communauté internationale pour lutter contre l'épidémie et contribuer à la santé publique mondiale. Avec une attitude hautement responsable, nous renforcerons également la communication et la coordination avec le Pakistan et ferons de notre mieux pour assurer la santé et la sécurité des ressortissants pakistanais en Chine.

Q : Pourriez-vous nous informer de la dernière situation de l'infection parmi les étrangers en Chine ? Et je voudrais m'assurer que le nombre de cas confirmés, de décès et de cas de guérison publié quotidiennement par la Commission nationale de la Santé inclut ceux des étrangers en Chine.

R : Sur votre première question, je vous ai informé hier de la situation concernée. Après vérification auprès des départements compétents, il n'y a pas eu de nouveaux cas confirmés d'étrangers en Chine aujourd'hui et le nombre de cas de guérison est passé de 3 à 7.

Concernant votre deuxième question, d'après ce que je sais, les cas de ressortissants étrangers sont inclus dans les statistiques publiées par la Commission nationale de la Santé.

Q : Le Pakistan et le Népal figurent parmi les rares pays comptant des étudiants étant restés à Wuhan. Le Cambodge et certains pays africains ont également laissé certains de leurs étudiants à Wuhan. La Chine prend-elle des mesures actives pour convaincre ces pays de laisser leurs ressortissants à Wuhan et de maintenir ouverts les vols reliant ces pays ? Existe-t-il également une liste de pays qui ont déclaré qu'ils ne prévoyaient pas d'évacuer leurs citoyens de Wuhan ?

R : La Chine attache une grande importance à la santé et à la sécurité de tous les ressortissants étrangers à Wuhan, dans la province du Hubei. Nous avons pris des mesures efficaces pour répondre en temps opportun à leurs préoccupations et demandes. Le Directeur général de l'OMS Tedros a également souligné à maintes reprises qu'il n'était pas recommandé d'évacuer les ressortissants à la hâte, la meilleure façon étant de rester sur place et d'améliorer l'autoprotection. Pour les pays qui souhaitent rapatrier leurs ressortissants, la Chine prendra les dispositions appropriées et offrira l'assistance nécessaire conformément aux pratiques internationales et à ses mesures de lutte contre les épidémies.

L'OMS a également souligné à maintes reprises qu'elle ne recommandait pas d'imposer des restrictions de voyage et de commerce avec la Chine. Vu les mesures excessives prises par certains pays, telles que la suspension de vols, l'OACI a également publié des bulletins et encouragé tous les pays à suivre les recommandations de l'OMS. Nous espérons que les recommandations professionnelles de l'OMS et de l'OACI seront respectées.

Q : Selon des reportages, l'OMS accueille un forum mondial sur la recherche et l'innovation à Genève les 11 et 12 février. Des experts de la région de Taïwan assistent à la réunion en ligne. Les médias taïwanais disent qu'ils y participent sous le nom de « Taipei ». Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Nous accordons une grande importance à la santé et au bien-être de nos compatriotes de Taïwan. Après l'apparition de l'épidémie, la Commission nationale de la Santé a communiqué en temps opportun et de sa propre initiative à la région de Taïwan les derniers développements de la prévention et du contrôle de l'épidémie, ainsi que les informations des compatriotes de Taïwan atteints de la pneumonie à nouveau coronavirus dans la partie continentale.

La participation de la région de Taïwan aux activités techniques de l'OMS doit être organisée après avoir été approuvée par la partie chinoise par le biais de consultations dans le cadre du principe d'une seule Chine. Selon les accords conclus entre la Chine et l'OMS, la Chine a répondu à l'OMS que nous acceptions la participation d'experts médicaux de la région de Taïwan à ce forum. Il est méprisable pour les autorités du Parti démocrate-progressiste de faire un battage médiatique sur cette question et de se livrer à des manipulations politiques.



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