Page d'accueil Ambassade Service Consulaire Coopération Sino-Congolaise Thèmes spéciaux
    Page d'accueil > Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères
Conférence de presse du 19 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020/02/19

Tout d’abord, permettez-moi de vous informer des chiffres suivants. Selon les statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, le 18 février de 0 h à 24 h, 1 824 patients guéris sont sortis de l’hôpital dans la partie continentale. Au 18 février à minuit, 14 376 patients au total étaient sortis de l’hôpital en Chine.

Le 18 février de 0 h à 24 h, 56 nouveaux cas ont été confirmés en Chine, à l’exclusion de la province du Hubei, affichant une tendance à la baisse pour le 15e jour consécutif.

Q : Selon des reportages, d’après les résultats d’une enquête menée par la Chambre de Commerce américaine à Shanghai auprès de 109 entreprises manufacturières en Chine, près de la moitié d’entre elles ont déclaré que les chaînes d’approvisionnement mondiales étaient affectées par la fermeture des usines et qu’un tiers d’entre elles envisageaient de déplacer leurs activités hors de Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Craignez-vous que l’épidémie puisse affecter la confiance des entreprises étrangères dans l’économie chinoise ?

R : Des responsables de la Commission nationale du Développement et de la Réforme, du Ministère du Commerce et d’autres départements ont récemment évoqué à plusieurs reprises l’impact de l’épidémie sur l’économie chinoise. J’ai également donné ma réponse lors des précédentes conférences de presse.

D’une manière générale, l’impact sur l’économie chinoise est temporaire, car le gouvernement chinois dispose de suffisamment d’espace politique et de marge de manœuvre pour relancer l’économie, et la tendance positive à long terme de l’économie chinoise ne changera pas. Nous avons la confiance de réaliser les objectifs de développement économique et social.

À l’heure actuelle, les mesures de prévention et de contrôle de l’épidémie adoptées par la Chine ont donné des effets positifs, et nous soutenons et favorisons activement la reprise de la production et du travail dans divers entreprises et établissements, y compris des entreprises à capitaux étrangers en Chine. Les départements chinois concernés coordonnent les solutions ciblées aux problèmes concrets rencontrés par les entreprises à capitaux étrangers en matière d’investissement, de production et d’exploitation, afin de minimiser les conséquences de l’épidémie. Pour autant que je sache, certaines entreprises étrangères réunissant les conditions nécessaires ont commencé successivement la reprise de leur production.

Je dois souligner particulièrement que bon nombre d’entreprises à capitaux étrangers en Chine, y compris des entreprises américaines, se disent convaincues que la Chine surmontera les difficultés dans les meilleurs délais et maintiendra une croissance économique saine et stable. L’épidémie n’a pas affecté leur détermination et leur confiance à investir et à se développer en Chine. Le responsable de la filiale en Chine de Honeywell, une société manufacturière américaine bien connue, a déclaré que 18 de ses 21 usines en Chine avaient repris leur pleine production, et que les trois autres fonctionnaient partiellement. Le responsable de la filiale en Chine de Ford, un grand constructeur automobile américain, a déclaré, en affirmant l’existence de l’énorme demande du marché chinois, que Ford était pleinement confiant dans les perspectives de développement de la Chine. Les déclarations de ces entreprises américaines sont très représentatives. Nous remercions les entreprises à capitaux étrangers pour leur compréhension et leur soutien dans notre lutte contre l’épidémie et apprécions leur confiance dans les perspectives économiques de la Chine.

Je tiens à souligner à nouveau que, les économies chinoise et mondiale étant hautement intégrées, les défis auxquels est confrontée l’économie chinoise sont aussi des défis auxquels est confrontée l’économie mondiale. Face à l’épidémie, aider la Chine, c’est aider le monde. L’urgence pour la communauté internationale est de travailler de concert pour vaincre l’épidémie, reprendre dans les meilleurs délais les échanges et la coopération normaux interétatiques, et apporter un puissant soutien et créer des conditions favorables au développement normal des activités économiques et commerciales internationales et à la croissance stable de l’économie mondiale.

Q : Les États-Unis ont inscrit mardi la société commerciale suisse Rosneft, filiale de la société russe d’énergie Rosneft, sur sa liste de sanctions, l’accusant de gérer les exportations vers le Venezuela en contournant les restrictions américaines. Les États-Unis ont également demandé aux pays et aux entreprises faisant affaire avec la société commerciale Rosneft de rompre les accords avec cette dernière dans un délai de 90 jours. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? La Chine envisage-t-elle de rompre les liens avec l’entreprise en question ?

R : La Chine soutient toujours que les relations interétatiques doivent être fondées sur le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales. Nous nous opposons à l’ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays, aux sanctions unilatérales et à la « juridiction au bras long ». Nous préservons le règlement des différends à travers les consultations conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, et nous insistons sur la solution de la question vénézuélienne par le dialogue et la consultation.

Q : Le représentant spécial américain pour le Venezuela, Elliott Abrams, a déclaré mardi aux journalistes que Washington déconseillait à l’Inde et à la Chine d’acheter du pétrole au Venezuela et que Washington continuerait d’exhorter les pays qui soutiennent ce régime à limiter de tels actes. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La position de la Chine sur la question vénézuélienne est constante et claire. Nous préservons toujours le respect de la Charte des Nations Unies et des normes fondamentales régissant les relations internationales. La question vénézuélienne doit être réglée pacifiquement conformément à la Constitution et aux lois du Venezuela dans le cadre du droit international. Nous nous opposons aux sanctions unilatérales et à la soi-disant « juridiction au bras long ».

La coopération sino-vénézuélienne poursuit toujours le principe de l’égalité, des avantages mutuels et des principes du marché. Cette coopération est conforme aux lois et règlements, profite aux deux pays et aux deux peuples, et doit être respectée et protégée. Quelle que soit l’évolution de la situation, notre coopération se poursuivra. Nous espérons que les États-Unis pourront regarder la réalité en face et cesser d’abuser des sanctions ou d’autres mesures coercitives, et travailler avec toutes les parties pour rechercher conjointement un règlement politique à la question vénézuélienne et aider le Venezuela à reprendre la voie normale du développement.

Q : En réponse à la propagation de l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, la Russie interdira temporairement l’entrée de certains citoyens chinois dans le pays à partir du 20 février. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : En ce qui concerne les mesures de prévention et de contrôle susmentionnées contre l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, la Russie en a informé la Chine à l’avance par la voie diplomatique. Elle a insisté sur son ferme soutien à la lutte menée par la Chine contre l’épidémie et sa confiance dans la capacité de la Chine de gagner la bataille. Les mesures restrictives, prises dans le cadre de la prévention et du contrôle en Russie, ne sont que temporaires. Ce n’est pas une interdiction totale des échanges interpersonnels. Une fois la situation améliorée, elles seront ajustées, voire finalement levées. En outre, pour les groupes touchés par les restrictions, tels que les étudiants chinois incapables de revenir pour leurs études, la partie russe prendra une série de mesures telles que des cours en ligne pour s’assurer que les cursus seront accomplis.

La Russie et la Chine sont les plus grands pays voisins. Nous suivons de près les mesures que la Russie a prises pour faire face à cette épidémie. Nous avons également noté que la Russie a exprimé à plusieurs reprises son soutien à la Chine et nous a offert une grande assistance. Les deux pays sont des partenaires stratégiques globaux de coordination dans la nouvelle ère. Nous espérons et avons la certitude que la Russie et le reste de la communauté internationale continueront à soutenir fermement la Chine, à envisager la situation épidémique de manière objective et rationnelle et à ajuster les mesures restrictives dans les meilleurs délais pour garantir que les échanges interpersonnels et la coopération dans divers domaines ne soient pas affectés.

Q : Le Département d’État américain a désigné cinq médias chinois en tant que « missions accréditées à l’étranger », les obligeant à se conformer aux règlements concernant les employés et les biens immobiliers aux États-Unis. Les responsables américains affirment que ces cinq médias sont affiliés au gouvernement chinois et contrôlés par lui et qu’ils devaient donc être gérés comme des missions étrangères. Comment la Chine réagit-elle à cet égard ?

R : Nous exprimons notre vif mécontentement et notre ferme opposition aux actes erronés américains.

Les médias jouent un rôle important de trait d’union facilitant la communication et la compréhension entre les populations de différents pays. Depuis longtemps, les médias chinois accrédités aux États-Unis font leur travail selon le principe d’objectivité, d’équité, de vérité et d’exactitude. Ils ont contribué à renforcer la compréhension mutuelle et la communication entre les deux peuples, et à promouvoir les échanges socioculturels entre les deux pays.

Les États-Unis, qui font toujours l’éloge de la liberté de la presse, perturbent et entravent sans aucune raison valable le fonctionnement normal des médias chinois là-bas. C’est totalement injustifié et inacceptable. Nous exhortons les États-Unis à abandonner leurs préjugés idéologiques et leur mentalité de jeu à somme nulle de la guerre froide et à mettre fin aux mesures mal avisées qui portent atteinte à la confiance mutuelle et à la coopération bilatérale.

Nous nous réservons le droit de prendre de nouvelles mesures en réponse.

Q : Les États-Unis ont annoncé que cinq médias chinois seraient classés comme des missions accréditées à l’étranger. La Chine prendra-t-elle des mesures de représailles à cet égard ?

R : Comme je viens de le dire, nous exhortons les États-Unis à mettre immédiatement fin à leurs mesures erronées et nous nous réservons le droit de répondre davantage.

Q : L’ambassade des États-Unis en Chine a envoyé un message sur Weibo le 8 février, déclarant que le Secrétaire d’État américain a annoncé l’attribution de 100 millions de dollars pour soutenir la lutte de la Chine contre l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus. Plus tard, le Département d’État américain a annoncé que l’administration américaine accorderait, soit directement, soit par l’intermédiaire d’organisations multilatérales, à la Chine et à d’autres pays touchés par l’épidémie, une assistance de 100 millions de dollars au maximum. Pouvez-vous nous dire quelle assistance les autorités américaines ont accordée à la Chine au sujet de l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus ?

R : La prévention des épidémies ne connaît pas de frontières. Nous saluons et remercions la communauté internationale, y compris les États-Unis, pour son assistance.

Pour autant que je sache, le Département d’État américain, en coordination avec les départements concernés, a fourni à la province du Hubei 16 tonnes de matériels de prévention et de contrôle de l’épidémie, y compris des masques, des combinaisons de protection et des générateurs d’oxygène.

Le Département d’État américain a annoncé qu’il fournirait une assistance pouvant atteindre jusqu’à 100 millions de dollars à la Chine et à d’autres pays. Nous espérons que l’assistance concernée jouera un rôle dans la lutte contre l’épidémie le plus tôt possible.

Q : La semaine dernière, la porte-parole de votre Ministère a demandé au Wall Street Journal de présenter publiquement des excuses officielles pour son article insultant la Chine et de punir les personnes impliquées. Le Wall Street Journal a-t-il répondu à la demande de la partie chinoise ?

R : Le 3 février, le Wall Street Journal a publié un article du professeur Walter Russell Mead du Bard College. L’article dénigre les efforts du gouvernement chinois et du peuple chinois pour lutter contre l’épidémie. Le rédacteur en chef du journal a également donné un titre sensationnel avec une stigmatisation raciste, « La Chine est le véritable malade de l’Asie », ce qui a provoqué une grande indignation chez le peuple chinois et une large condamnation de la communauté internationale.

La partie chinoise a fait à plusieurs reprises des représentations solennelles auprès du Wall Street Journal pour exprimer notre position juste et ferme à cet égard, lui demander de reconnaître la gravité de son erreur, de faire publiquement des excuses officielles et de punir les responsables. En attendant, nous nous sommes réservé le droit de prendre davantage de mesures.

Cependant, à notre grand regret, ce que le Wall Street Journal a fait jusqu’à présent n’est rien d’autre qu’éluder ses responsabilités. Il n’a ni présenté d’excuses officielles, ni fait quoi que ce soit pour punir les responsables.

La Chine gère les affaires liées aux journalistes étrangers conformément aux lois et règlements. Le peuple chinois n’accueille pas les médias qui publient des déclarations discriminatoires raciales et qui calomnient et attaquent la Chine avec malveillance. Ainsi, la Chine a décidé de retirer à partir de ce jour les cartes de presse de trois correspondants du Wall Street Journal à Beijing.

La Chine continuera de fournir du soutien et des facilités aux journalistes étrangers en Chine qui font des couvertures médiatiques conformément à l’usage international.

Q : Un certain groupe en faveur des droits de l’homme a divulgué, lors d’une conférence de presse tenue à Washington le 18 février, des « documents internes » liés au Xinjiang qui comportent des informations sur certaines personnes détenues dans des centres de formation et d’enseignement dans le Xinjiang, y compris les motifs de leur détention. Ledit groupe a demandé au gouvernement chinois de mettre fin à une telle politique. Pouvez-vous confirmer si ces documents existent vraiment ? Et quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je voudrais répondre à votre question en trois points.

Premièrement, les questions liées au Xinjiang ne concernent pas l’ethnie, la religion ou les droits de l’homme, mais la lutte contre le terrorisme violent et le séparatisme. Grâce aux mesures de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation adoptées par le gouvernement du Xinjiang en vertu de la loi, il n’y a pas eu un seul incident terroriste violent au Xinjiang depuis trois ans. Soutenues par les 25 millions d’habitants de diverses ethnies du Xinjiang, ces mesures ont gagné une appréciation positive des pays musulmans et du reste de la communauté internationale. Elles ont contribué activement à la cause antiterroriste mondiale.

Deuxièmement, le gouvernement chinois protège la liberté de croyance religieuse de tous les citoyens chinois, y compris des Ouïgours du Xinjiang et d’autres ethnies minoritaires. Il y a près de 200 millions de croyants en Chine, dont 20 millions sont musulmans. Il existe 24 400 mosquées au Xinjiang, soit une pour 530 musulmans en moyenne. Toutes ces informations se trouvent dans les sept livres blancs sur le Xinjiang publiés par le gouvernement chinois depuis 2015.

Troisièmement, les affaires liées au Xinjiang sont purement des affaires intérieures de la Chine. Nous ne permettons pas aux forces extérieures de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine en utilisant les questions liées au Xinjiang. La tentative de certains organisations et médias de noircir les mesures de lutte antiterroriste et de déradicalisation prises dans le Xinjiang par de prétendues « révélations » est vouée à l’échec. La stabilité politique, la solidarité ethnique, la bonne entente religieuse et l’harmonie sociale constituent la riposte la plus puissante contre eux.

Pour des raisons d’emploi du temps, notre conférence de presse en ligne du jeudi 20 février commencera à 14 h, soit plus tôt que d’habitude.



Envoyer ce lien à un ami
       imprimer