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Conférence de presse du 20 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020/02/20

Je vais d’abord partager les derniers chiffres avec vous. Selon les statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, le 19 février de 0 h à 24 h, 1 779 patients guéris sont sortis de l’hôpital dans la partie continentale de la Chine, ce qui porte le nombre total de patients guéris à 16 155.

Le 19 février de 0 h à 24 h, 45 nouveaux cas ont été confirmés en Chine, à l’exclusion de la province du Hubei, marquant une tendance à la baisse pour le 16e jour consécutif.

Q : Dans sa déclaration du 19 février, le Secrétaire d’État américain Pompeo a « condamné » l’« expulsion » par la Chine de trois correspondants du Wall Street Journal et a affirmé que la Chine ne devrait pas restreindre la liberté d’expression. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Ce n’est pas une question de liberté d’expression comme l’a affirmé M. Pompeo.

Le Wall Street Journal a publié un article qui noircit la Chine et a choisi impudemment un titre raciste, ce qui va à l’encontre des faits fondamentaux et de l’éthique professionnelle, suscitant une grande indignation du peuple chinois et une large condamnation de la communauté internationale.

M. Pompeo parle à tout propos de la liberté d’expression. Publier impudemment un article discriminatoire insultant un pays et une nation et refuser de reconnaître son erreur et de présenter des excuses, est-ce cela, la liberté d’expression préconisée par les États-Unis ?

Je voudrais poser la question suivante à M. Pompeo : si le Wall Street Journal a la liberté d’insulter autrui, les insultés n’ont-ils pas le droit de riposter ?

Q : La décision de la Chine de retirer les cartes de presse de trois journalistes du Wall Street Journal est-elle uniquement liée au titre de l’article en question ? Ou s’agit-il des représailles au classement de cinq médias chinois par le Département d’État américain comme missions accréditées à l’étranger ? La Chine prendra-t-elle de nouvelles actions en réponse aux mesures américaines ?

R : Hier, j’ai fait une présentation complète du retrait des cartes de presse de trois correspondants du Wall Street Journal. Je dois souligner que la Chine gère les affaires liées aux journalistes étrangers conformément aux lois et règlements. Les médias qui publient impudemment des articles insultant la Chine, qui propagent la discrimination raciale et qui salissent la Chine de manière perfide en paieront le prix.

Hier, j’ai également répondu à la décision américaine de désigner cinq médias chinois comme missions accréditées à l’étranger. Nous nous réservons le droit d’y réagir davantage.

Q : Récemment, certains individus et médias occidentaux supposent que le nouveau coronavirus pourrait provenir du « programme de guerre biologique » de la Chine et qu’il s’agirait d’une arme biochimique ayant fuité d’un laboratoire. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : À présent, les Chinois s’emploient à combattre l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, ils sont non seulement responsables envers eux-mêmes, mais aussi envers la sécurité sanitaire publique mondiale. Le fait que certains individus et médias diffusent de tels propos sensationnels à un tel moment est poussé soit par des intentions malveillantes, soit par une ignorance absurde.

Ces derniers temps, le directeur de l’OMS a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y a aucune preuve que le nouveau coronavirus ait été conçu dans un laboratoire ou créé par un système de fabrication d’armes biologiques. Nous engageons une bataille non seulement contre le virus, mais également l’assertion du complot. Bon nombre d’experts médicaux de renommée mondiale sont également d’avis que les propos tels que « fuite de laboratoire » ou « développement d’armes biologiques » n’ont aucun fondement scientifique.

Avant-hier (le 18 février), la revue médicale de renommée internationale The Lancet a publié une déclaration conjointe signée par 27 des meilleurs scientifiques mondiaux de la santé publique pour soutenir les scientifiques, les professionnels de la santé et les médecins chinois qui luttent contre l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, et condamner vivement l’assertion du complot relative au nouveau coronavirus qui se répand sur Internet. La déclaration indique que les analyses du séquençage génétique du nouveau coronavirus effectuées par des scientifiques de différents pays ont prouvé de manière convaincante que le nouveau coronavirus, comme d’autres nouveaux agents pathogènes, provient d’animaux sauvages. L’assertion du complot ne sert à rien d’autre qu’à créer la panique et des préjugés, à répandre des rumeurs, et à saboter les efforts internationaux de lutte contre l’épidémie. Les scientifiques appellent au respect des recommandations professionnelles de l’OMS.

Je tiens à souligner que face à l’épidémie, ce dont nous avons besoin, c’est de la science, de la rationalité et de la coopération. Nous devons vaincre l’ignorance par la science, briser les rumeurs par la vérité et résister aux préjugés par la coopération. Nous espérons que la communauté internationale continuera de s’opposer et de résister conjointement aux « virus politiques » tels que l’assertion du complot, tout en combattant ensemble le nouveau coronavirus.

Q : Le nouveau consul général de la République de Corée à Wuhan, Kang Seung-seok, est arrivé dans la ville pour prendre ses fonctions. Compte tenu de la situation actuelle de l’épidémie, quel est le commentaire de la Chine au sujet du geste de la partie sud-coréenne ?

R : Le nouveau consul général de la République de Corée à Wuhan, M. Kang Seung-seok, est arrivé à Wuhan aujourd’hui au petit matin à bord d’un avion affrété transportant des matériels médicaux en provenance de son pays. Nous souhaitons la bienvenue au consul général Kang Seung-seok et ferons tout notre possible pour faciliter l’exercice de ses fonctions.

À un moment où la lutte contre l’épidémie en Chine est entrée dans une phase cruciale, le geste de la Corée du Sud montre la grande importance qu’elle attache à ses relations avec la Chine et à son soutien à la Chine. Vous devez avoir remarqué que des médias chinois disent que le consul général Kang « va à contre-courant ». Je pense que c’est tout à fait approprié.

Depuis le début de l’épidémie, le Président Moon Jae-in et d’autres personnalités politiques de la République de Corée ont déclaré qu’en tant que proches voisins, les deux pays devraient s’entraider et se soutenir mutuellement en cas de difficultés, que la République de Corée n’épargnerait aucun effort pour aider la Chine pour relever ensemble ce défi. « Nous considérons les difficultés de la Chine comme les nôtres », nous lisons cela sur une banderole accrochée par l’ambassade de la République de Corée en Chine. Des bâtiments emblématiques de Séoul sont illuminés par les mots « Allez, Wuhan ! Allez, la Chine ! », émettant le message fort selon lequel la République de Corée et la Chine travailleront de concert pour lutter contre l’épidémie et surmonter les difficultés. Le gouvernement de la République de Corée et les différents milieux de la société ont apporté une aide généreuse à la Chine. Beaucoup de gens ordinaires ont fait des dons par l’intermédiaire de l’ambassade de Chine, en signe de soutien et d’encouragement au peuple chinois pour combattre l’épidémie dans les meilleurs délais. Nous sommes profondément touchés par la profonde amitié du peuple sud-coréen au peuple chinois en ce moment difficile.

Je connais un adage sud-coréen disant que « la terre devient plus solide après la pluie ». L’épidémie ne fera que rendre les Chinois plus unis. Nous avons la conviction que, sous la ferme direction du gouvernement chinois et avec le soutien actif de la République de Corée et du reste de la communauté internationale, le peuple chinois gagnera ce combat le plus tôt possible. L’amitié et la confiance mutuelle entre les peuples chinois et sud-coréen seront également approfondies et renforcées à travers l’épreuve de cette épidémie.

Q : L’article insultant la Chine a été publié par le service des tribunes du Wall Street Journal, tandis que les trois correspondants impliqués viennent du service des informations. Avant de retirer les cartes de presse de ces trois correspondants qui n’ont rien à voir avec l’article insultant la Chine, la Chine a-t-elle demandé au Wall Street Journal de présenter des excuses, ou tenté de faire recours à d’autres efforts de médiation ?

R : Après la publication de l’article par le Wall Street Journal qui insultait la Chine, la partie chinoise a fait des représentations solennelles à plusieurs reprises auprès du journal pour expliciter notre position solennelle, et demander au journal de reconnaître la gravité de son erreur, de faire des excuses officielles publiquement et de punir les personnes impliquées, tout en nous réservant le droit de prendre d’autres mesures à l’encontre du journal. Cependant, à notre regret, ce que le Wall Street Journal a fait jusqu’à présent n’est rien d’autre qu’éluder ses responsabilités. Il n’a ni présenté d’excuses officielles ni fait quoi que ce soit pour punir les personnes impliquées.

Nous ne sommes pas intéressés par les divisions internes du Wall Street Journal. Il n’y a qu’un seul journal qui porte le nom du Wall Street Journal dans le monde et il doit assumer l’entière responsabilité de ce qu’il a dit et de ce qu’il a fait.

Q : Le Ministre indien des Affaires intérieures Amit Shah s’est rendu le 20 février dans une zone située dans la section est de la frontière sino-indienne pour assister aux activités du « jour de l’État » dans ce qu’on appelle l’« Arunachal Pradesh ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La position de la Chine sur la section est de la frontière sino-indienne, ou Zangnan, soit la partie sud du Tibet en Chine, est constante et claire. Le gouvernement chinois n’a jamais reconnu le soi-disant « Arunachal Pradesh ».

Nous nous opposons fermement aux activités de personnalités politiques indiennes à Zangnan en Chine. L’acte de la partie indienne a violé la souveraineté territoriale de la Chine, saboté la stabilité de la zone frontalière, compromis la confiance politique mutuelle et va à l’encontre du consensus dégagé par les deux pays.

La partie chinoise exhorte la partie indienne à cesser toute action qui compliquerait le problème frontalier et à prendre des mesures concrètes pour maintenir la paix et la tranquillité dans la zone frontalière.

Q : Des médias tchèques ont publié une lettre disant que les entreprises tchèques ayant des intérêts économiques en Chine devront en payer le prix si elles se rendent à Taiwan pour exercer des activités commerciales, et que la Chine et le peuple chinois n’accueillent pas les entreprises tchèques dont les représentants se rendraient à Taiwan. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je ne sais pas où vous avez obtenu ces informations. Ce que je peux vous dire, c’est que le principe d’une seule Chine est un consensus universel de la communauté internationale et que le respect de ce principe est une norme fondamentale de la communauté internationale.

Ces dernières années, la Chine et la République tchèque ont mené une coopération fructueuse dans divers domaines. Nous entendons travailler avec elle pour approfondir la coopération sur la base du respect mutuel et du gagnant-gagnant afin d’approfondir la coopération bilatérale et de faire le bonheur des deux peuples.

Q : Pourquoi la partie chinoise a-t-elle retiré les cartes de presse de ces trois journalistes ?

R : Je vous conseille de demander au Wall Street Journal pourquoi il a publié un article qui attaque et salit de manière perfide un pays et une nation, pourquoi il a choisi un titre manifestement raciste, pourquoi personne n’en a assumé la responsabilité jusqu’à présent et pourquoi le journal refuse de présenter des excuses officielles publiquement.

La Chine gère les affaires relatives aux journalistes étrangers conformément aux lois et réglementations. Les médias qui insultent impudemment la Chine, qui propagent la discrimination raciale et qui salissent et attaquent la Chine en paieront le prix.

Nous ne sommes pas intéressés par la division interne du Wall Street Journal. Il n’y a qu’un seul Wall Street Journal dans le monde et il doit assumer la responsabilité de ce qu’il a dit et de ce qu’il a fait.

Q : Selon des reportages, le PDG de Dow Jones, éditeur du Wall Street Journal, a déclaré que l’article a été publié par le département des tribunes et que le Wall Street Journal offrait simplement une plate-forme pour publier toutes sortes d’opinions, que les gens soient d’accord ou non. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Comme je viens de le dire, la partie chinoise a fait des représentations solennelles auprès du Wall Street Journal à plusieurs reprises pour exposer notre position juste et ferme à ce sujet. Cependant, le Wall Street Journal n’a fait que rejeter ses responsabilités. Nous ne sommes pas intéressés par la division interne du Wall Street Journal. Il n’y a qu’un seul Wall Street Journal dans le monde et il doit assumer la responsabilité de ce qu’il a dit et de ce qu’il a fait.

Publier impudemment un article discriminatoire insultant un pays et une nation, est-ce cela, la « liberté d’expression » ? En fait, cet article du Wall Street Journal a non seulement provoqué une vive indignation du peuple chinois, mais aussi une large condamnation de la communauté internationale.

Q : Quand le gouvernement chinois a-t-il appris que cinq médias chinois avaient été désignés par le Département d’État américain comme missions accréditées à l’étranger ?

R : J’ai présenté la position de la Chine sur cette question et je n’ai pas d’autres informations à vous donner pour le moment.

Q : Ces trois journalistes du Wall Street Journal sont issus du département des informations, pas de celui des tribunes. Ils n’ont pas été impliqués dans la rédaction de l’article insultant la Chine, alors pourquoi la Chine a-t-elle décidé de retirer leurs cartes de presse, et en fonction de quelles règles ou lois la Chine a-t-elle pris une telle mesure à l’encontre de ces journalistes étrangers ?

R : J’ai fait une présentation complète du retrait des cartes de presse de trois correspondants du Wall Street Journal. Je tiens à souligner que la Chine gère les affaires liées aux journalistes étrangers conformément aux lois et règlements.

Les médias qui insultent impudemment la Chine, qui propagent la discrimination raciale et qui salissent et attaquent la Chine en paieront le prix.

Nous ne sommes pas intéressés par la division interne du Wall Street Journal. Il n’y a qu’un seul Wall Street Journal dans le monde et il doit assumer la responsabilité de son comportement.

Q : Dow Jones a déclaré que le Wall Street Journal n’avait l’intention d’offenser personne par le titre de cet article, mais que cela a apparemment causé l’inquiétude et la frustration des Chinois. Il a exprimé ses regrets. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je voudrais réitérer que l’article du Wall Street Journal a provoqué une grande indignation du peuple chinois et une large condamnation de la communauté internationale. Cependant, jusqu’à présent, le Wall Street Journal ne s’est pas rendu compte de la gravité de son erreur. Il n’a ni présenté des excuses officielles publiquement, ni puni aucun individu impliqué.

Nous exhortons le Wall Street Journal à faire face sérieusement à nos préoccupations et à répondre à nos demandes. Nous nous réservons le droit de prendre d’autres mesures à l’encontre du journal.

Q : Lorsque vous dites que l’article du Wall Street Journal fait l’objet d’une large condamnation de la communauté internationale, de quels pays et de quels individus parlez-vous ?

R : Toute personne ayant une conscience et une haute moralité condamnera l’article raciste du Wall Street Journal.

Q : Pouvez-vous nous dire comment la partie chinoise a fait des « représentations solennelles » auprès du Wall Street Journal ? Par fax ou par téléphone ? Ou par la convocation de hauts responsables ou du rédacteur en chef du journal à travers les missions diplomatiques et consulaires de la Chine aux États-Unis ? Ou simplement sur la tribune des conférences de presse de votre Ministère ou à travers les articles publiés dans le Global Times ?

R : Je peux vous assurer que nos représentations solennelles n’ont pas été faites sur la tribune ni par un journal.



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