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Conférence de presse du 6 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2020/03/06

Tout d'abord, je voudrais vous communiquer les derniers chiffres. Selon les statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, le 5 mars entre 00h00 et 24h00, 1 681 patients ont guéri et sont sortis de l'hôpital dans la partie continentale de la Chine. Le 5 mars à minuit, 53 726 guérisons ont été signalées au total dans la partie continentale de la Chine.

Q : En marge de la 43e session du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies (CDH), les missions permanentes de la Chine et du Venezuela auprès de l'Office des Nations unies à Genève ont récemment organisé conjointement un séminaire sur les droits des enfants migrants. Pourriez-vous nous donner plus de détails à ce sujet ?

R : Le 2 mars, la Mission permanente de la Chine et la Mission permanente du Venezuela auprès de l'Office des Nations unies à Genève ont organisé conjointement un séminaire sur les droits des enfants migrants. Des représentants d'ONG, des fonctionnaires diplomatiques et des universitaires de Cuba, du Nicaragua, de l'Algérie, du Burundi, du Myanmar, du Laos, du Portugal, du Mexique et de la Suisse ont participé au séminaire.

Des experts des Etats-Unis, du Mexique et de la Chine ont rendu compte en détail des graves violations que les Etats-Unis ont commises à l'égard des droits des enfants migrants. Certains experts ont déclaré que, selon les rapports de l'ONU, plus de 70 000 enfants migrants étaient détenus par les Etats-Unis, plus que dans tout autre pays. 5 500 enfants le long de la frontière américano-mexicaine ont été contraints de se séparer de leur famille et placés en détention en 2019. Ces enfants sont détenus pendant si longtemps dans des conditions difficiles, ce qui constitue une grave crise humanitaire.

Comme d'autres experts l'ont souligné, les Etats-Unis sont le seul pays à ne pas avoir ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant. Ils ont également le pire bilan en matière de protection des droits des enfants. Ils pratiquent le « deux poids deux mesures » sur la question des droits de l'Homme et s'immiscent dans les affaires intérieures d'autres pays sous le prétexte des droits de l'Homme, mais en éludant leurs violations des droits des enfants. Il est tout simplement difficile de croire que les Etats-Unis s'emploient à promouvoir et à protéger les droits de l'Homme.

Je tiens à souligner que les Etats-Unis ont l'habitude de lancer des accusations injustifiées envers la situation des droits de l'Homme d'autres pays et de s'immiscer dans les affaires intérieures d'autres pays sous la bannière de la protection des droits de l'Homme. Nous exhortons les Etats-Unis à garantir les droits des enfants migrants et à cesser de politiser la question des droits de l'Homme et de pratiquer le « deux poids deux mesures » en la matière.

Q : Le gouvernement japonais a décidé hier d'imposer une quarantaine de deux semaines aux voyageurs venant de Chine et de République de Corée dans des établissements désignés. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Au vu des circonstances actuelles, les divers pays ont pris des mesures scientifiques, sérieuses et appropriées pour protéger la vie et la santé de leurs citoyens et des ressortissants étrangers ainsi que préserver la sécurité sanitaire publique régionale et mondiale. Je voudrais réitérer que nous comprenons ces mesures. Ceci dit, nous pensons que les mesures prises ne doivent pas dépasser les limites appropriées.

Q : Le Dr Bruce Aylward, chef étranger de la mission conjointe Chine-OMS sur le COVID-19, a salué le 4 mars les mesures prises par la Chine pour prévenir et contenir l'épidémie, et les effets qu'elles ont produits. Il a déclaré que la riposte de la Chine à l'épidémie pouvait être reproduite et que les autres pays n'ont pas à partir de zéro. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : Nous remercions le Dr Aylward pour ses commentaires positifs, émis d'un point de vue scientifique et professionnel, sur ce que la Chine a fait et réalisé pour lutter contre l'épidémie.

Grâce aux mesures de prévention et de contrôle les plus complètes, les plus rigoureuses et les plus approfondies, nous avons toute la capacité et la confiance pour vaincre l'épidémie et minimiser son impact en vue d'atteindre les objectifs de développement socio-économique de cette année. La situation en Chine tend de plus en plus à l'amélioration, mais elle en est encore à un stade si crucial que personne ne doit se relâcher un seul instant.

Nous notons également que l'épidémie continue de se propager dans certains pays. Tout en poursuivant la lutte contre l'épidémie dans le pays, la Chine promeut également la coopération internationale sous diverses formes et fournit soutien et assistance aux pays étrangers dans la mesure de ses capacités.

Plus précisément, nous avons établi des mécanismes de communication technique étroite avec l'OMS, l'Union européenne, l'Union africaine, la Communauté des Caraïbes (CARICOM), l'ASEAN et d'autres organisations, ainsi qu'avec la République de Corée, l'Iran et d'autres pays à haut risque d'épidémie ou avec des systèmes de santé fragiles. Dans le cadre de ces mécanismes, nous partageons des ressources et des informations et fournissons un soutien technique pour la prévention et le contrôle ainsi que le diagnostic et le traitement. Dans les prochaines étapes, nous continuerons à intensifier la coopération et les échanges techniques avec la communauté internationale, à fournir en temps voulu des éditions mises à jour des directives techniques sur la prévention et le contrôle de l'épidémie ainsi que sur le diagnostic et le traitement, à organiser des échanges entre experts chinois et étrangers via des vidéoconférences et des conférences téléphoniques, et à aider la Société de la Croix-Rouge de Chine et le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies à envoyer des équipes d'experts dans les pays concernés pour la coopération et les échanges.

Q : Le 4 mars, le Département d'Etat américain a remis le Prix international du courage féminin à Sayragul Sauytbay, une femme originaire du Xinjiang. Le Secrétaire d'Etat américain Pompeo a salué la façon dont « elle a courageusement fourni des témoignages sur les camps d'internement du Xinjiang et continue d'inspirer d'autres anciens détenus à raconter leurs histoires au monde ». Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Le Département d'Etat américain vient de décerner le soi-disant Prix international du courage féminin 2020 à Sayragul Sauytbay, une criminelle présumée de nationalité chinoise originaire du Xinjiang. Il a également profité de l'occasion pour attaquer et salir la politique chinoise concernant le Xinjiang. Nous en sommes vivement mécontents et nous opposons fermement à cela.

Sayragul Sauytbay figure sur la liste des personnes recherchées en ligne par les organes de la sécurité publique du Xinjiang pour crimes présumés de franchissement illégal des frontières et d'escroquerie au crédit. Elle n'a jamais travaillé dans aucun centre d'enseignement et de formation professionnels. Dans une tentative d'échapper à la justice et de demander l'asile politique, elle a inventé des mensonges pour salir le Xinjiang. Il s'agit d'un acte ignoble et vil.

Comme la Chine l'a souligné à maintes reprises, il n'y a pas de soi-disant « camps d'internement » au Xinjiang. Face au grave défi des attaques violentes et terroristes récurrentes, le Xinjiang a pris des mesures de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation conformément à la loi, notamment en mettant en place des centres d'enseignement et de formation professionnels où les personnes sous l'emprise d'idées extrémistes suivent des cours de langue, de droit, d'acquisition de compétences et de déradicalisation. L'objectif est d'éradiquer l'extrémisme et le terrorisme. Les mesures ont produit des effets visibles. Aucun incident terroriste n'a été signalé au Xinjiang depuis trois ans. A la fin de l'année dernière, tous les stagiaires avaient achevé leurs cours, obtenu un emploi avec l'aide du gouvernement et commencé une vie de tranquillité.

Au mépris de la vérité et des faits, les Etats-Unis ont obstinément remis à la criminelle présumée Sayragul Sauytbay le soi-disant Prix international du courage féminin, ce qui non seulement tolère et encourage ses activités criminelles présumées, mais constitue aussi une profanation et une parodie des droits de l'Homme. La Chine exhorte les Etats-Unis à abandonner leurs préjugés idéologiques, à cesser d'utiliser les questions relatives au Xinjiang pour s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine et à contribuer de leur mieux aux relations bilatérales.

Q : Les 4 et 5 mars, une réunion du Conseil de la Ligue arabe au niveau des Ministres des Affaires étrangères a adopté une résolution et le Secrétariat général de l'Organisation de coopération islamique (OCI) a publié une déclaration, appréciant et soutenant les efforts de la Chine contre le COVID-19. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : La 153e session du Conseil de la Ligue arabe au niveau des Ministres des Affaires étrangères a adopté une résolution exprimant l'appréciation et le soutien aux efforts de la Chine pour lutter contre le virus, ainsi que la confiance dans la capacité du gouvernement et du peuple chinois à vaincre l'épidémie. Le Secrétariat général de l'OCI a également salué dans sa déclaration le fait que la Chine échange de manière transparente des informations avec d'autres pays, ce qui contribuera à contenir l'épidémie et à réduire les risques de propagation. Nous apprécions cela.

La Chine entretient une amitié traditionnelle avec les pays arabes et islamiques. Nous partageons un soutien mutuel et une coopération de haut niveau, ce qui a été pleinement démontré dans la lutte contre le COVID-19. Nous continuerons de travailler avec la communauté internationale, y compris les pays arabes et islamiques, pour préserver conjointement la sécurité sanitaire publique régionale et mondiale en renforçant la coopération, en partageant les expériences et en coordonnant les actions.

Q : Selon des reportages, les Etats-Unis ont déclaré le 5 mars dans une déclaration à l'occasion du 50e anniversaire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires qu'ils « proposeraient une nouvelle initiative trilatérale audacieuse de contrôle des armements avec la Russie et la Chine afin d'aider à éviter une course aux armements onéreuse et de travailler ensemble pour construire un avenir meilleur, plus sûr et plus prospère pour tous ». Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : La Chine a réitéré à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas l'intention de participer aux soi-disant négociations trilatérales sur le contrôle des armements avec les Etats-Unis et la Russie. Cette position est très claire. En ce qui concerne le désarmement nucléaire, il est impératif que les Etats-Unis répondent à l'appel de la Russie à la prolongation du nouveau traité START, et réduisent davantage leur énorme arsenal nucléaire, ce qui créera les conditions permettant à d'autres Etats dotés d'armes nucléaires de participer aux pourparlers multilatéraux sur le désarmement.

Il est bien connu que la Chine mène une politique de défense de nature défensive. Notre force nucléaire est toujours maintenue au niveau minimum requis par la sécurité nationale, ce qui n'est pas du même ordre de grandeur que les énormes arsenaux nucléaires des Etats-Unis et de la Russie. Nous sommes déterminés à poursuivre la voie de développement pacifique. Nous n'avons jamais participé et ne participerons jamais à aucune forme de course aux armements.

Je dois souligner que le fait de ne pas se joindre à des négociations trilatérales ne signifie pas que la Chine ne participe pas au désarmement nucléaire international. Nous sommes prêts à renforcer la communication et la collaboration avec toutes les parties dans les cadres existants, tels que le mécanisme de cinq Etats dotés d'armes nucléaires, et à engager des discussions sur un large éventail de questions concernant la stabilité stratégique mondiale.

La Chine est toujours ouverte aux échanges bilatéraux avec les Etats-Unis dans le domaine de la sécurité stratégique. Cela contribuera à promouvoir le développement sain et stable des relations bilatérales en renforçant la confiance et en dissipant les doutes. Nous espérons que les Etats-Unis mettront fin aux propos et actes erronés qui sapent les intérêts de la Chine et créeront les conditions nécessaires à un dialogue constructif entre les deux parties.

Q : En ce qui concerne les restrictions d'entrée du gouvernement japonais, la Chine envisagera-t-elle de prendre des restrictions d'entrée unifiées à l'échelle nationale ?

R : La Chine suit de près l'évolution de l'épidémie dans d'autres pays. Le virus ne connaît pas de frontière. Récemment, certains pays ont imposé des restrictions de sortie et d'entrée afin d'intensifier les efforts de prévention et de contrôle de l'épidémie. Tant que les mesures sont scientifiques, sérieuses, appropriées et visent à protéger la santé des populations et à préserver la sécurité sanitaire publique régionale et mondiale, nous devons les comprendre.

Tout en luttant contre l'épidémie dans notre pays, nous sommes prêts à renforcer la coordination avec d'autres pays, à partager des informations et des expériences, à renforcer conjointement les mesures de prévention et de contrôle à l'entrée des frontières, à intensifier l'inspection et la quarantaine, et à réduire les déplacements transfrontaliers non nécessaires.



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