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Conférence de presse du 7 mai 2020 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2020/05/07

CCTV : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré, dans une interview accordée à ABC News le 3 mai, que les meilleurs experts semblaient penser jusqu'à présent que le nouveau coronavirus avait été créé par l'homme et qu'il n'avait aucune raison de ne pas croire cela. Le présentateur a ensuite remis en question ce qu'il avait dit, soulignant que la déclaration publiée par le bureau du directeur du renseignement national disait que le milieu des renseignements était d'accord avec le large consensus scientifique selon lequel le nouveau coronavirus n'était ni d'origine humaine ni génétiquement modifié. Ensuite, Pompeo a changé de discours : « C'est vrai. Je suis d'accord avec cela. J'ai lu ce qui a été dit par le service de renseignement. Je n'ai aucune raison de douter de sa précision à ce stade. » Quel est le commentaire de la Chine au sujet de ces remarques contradictoires ?

Hua Chunying : Il s'est contredit parce qu'il s'affairait toujours à fabriquer des mensonges en disant un mensonge pour en cacher un autre. Ceci est un secret de Polichinelle.

BBC : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré que le virus provenait d'un laboratoire de Wuhan et que la Chine avait toujours refusé de remettre des échantillons de virus. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Je ne comprends pas de quoi il parlait.

D'une part, il a admis qu'il ne pouvait pas affirmer que le virus provenait d'un laboratoire de Wuhan, et d'autre part, il a dit qu'il disposait de preuves importantes suggérant qu'un laboratoire aurait des échantillons de virus. Il a également affirmé que la Chine n'était pas transparente et aurait pu éviter des centaines de milliers de morts. Je pense que nous devons laisser les faits parler.

En ce qui concerne la source du virus, des scientifiques de premier ordre du monde entier, y compris des scientifiques américains de renom et des experts en contrôle des maladies, ont déclaré à plusieurs reprises qu'il s'agissait d'une question qui devait être déterminée sur la base de la science et des faits. Ces derniers jours, nous avons également lu des reportages sur la découverte des premiers cas d'infection à des moments antérieurs dans les pays concernés. En France par exemple, le premier cas remonte au mois de décembre 2019, il a été causé par un virus d'origine inconnue en France, et différent des cas importés de Chine. L'épidémiologiste en chef de l'Agence suédoise de Santé publique a évoqué la possibilité de cas d'infection en Suède dès novembre 2019. Le maire de Belleville, dans le New Jersey aux États-Unis, a admis qu'il avait été infecté par le COVID-19 en novembre 2019. Des cas ont été confirmés en Floride en janvier 2020, mais aucun des 171 patients n'était jamais allé en Chine. Pourquoi le Secrétaire d'État américain Pompeo s'est-il précipité pour s'en tenir mordicus à ses dires selon lesquels le virus provenait d'un laboratoire de Wuhan, alors que les scientifiques et les experts n'ont pas encore donné leur conclusion ? Où sont ses preuves ? Qu'il les montre ! Ou est-il toujours en train d'en fabriquer ?

Peut-être qu'il ne sait pas que le laboratoire P4 de Wuhan est un projet de coopération entre les gouvernements chinois et français, que sa conception, sa construction et sa gestion ont été faites dans le strict respect des normes internationales, que ses premiers personnels ont été formés dans des laboratoires P4 en France et aux États-Unis, et que ses installations et équipements sont testés chaque année par une organisation tierce agréée par l'État. Parmi les dizaines de laboratoires P4 opérant dans le monde, l'Institut de Virologie de Wuhan a mené des échanges et des coopérations avec différents pays en insistant sur le partage en temps utile et de manière ouverte des informations de la recherche scientifique. L'année dernière, il a reçu les visites de 70 chercheurs étrangers. Des plates-formes de partage des informations ont été mises en place par le Laboratoire, dont celle des informations sur le « nouveau coronavirus 2019 » a été consultée plus de 600 000 fois et ses données téléchargées plus de 21 millions de fois. Peter Daszak, président de l'Alliance Écosanté et spécialiste des virus, qui coopère avec l'Institut de Virologie de Wuhan depuis 15 ans, a déclaré lors d'une interview le 26 avril que le laboratoire de Wuhan n'avait pas le virus qui pourrait déclencher l'épidémie.

En réponse à ceux qui accusent la Chine de retards et de non-transparence qui ont conduit à la propagation de l'épidémie, nous avons présenté à plusieurs reprises ce que la Chine a fait dans sa réaction au COVID-19 sous forme de calendrier. Les faits sont clairs et simples. Le magazine « Nature » a publié, le 4 mai, les résultats d'une étude menée par des équipes scientifiques de Chine, du Royaume-Uni, des États-Unis et d'autres pays. Ils montrent que, sans l'ensemble des mesures énergiques non pharmaceutiques de la Chine, le nombre de patients infectés aurait été 67 fois plus élevé qu'aujourd'hui. J'ai lu un autre article aujourd'hui qui me fait réfléchir et que j'ai envie de partager avec vous. Il s'agit d'une tribune rédigée par Jeffrey D. Sachs, économiste primé et directeur du Centre pour le développement durable relevant de l'Université Columbia, dans laquelle il critique la logique insensée de l'administration américaine de rejeter les responsabilités sur la Chine et les graves conséquences qui en découlent. Selon lui, c'est un gros mensonge que l'administration américaine considère la Chine comme la source des problèmes américains, et cela rappelle l'époque de McCarthy. Il termine son article par la question suivante : « Vous en avez assez fait. N'avez-vous pas honte ? ». Sa voix représente le cri du cœur de tous les Chinois et de tous ceux qui ont le sens de la justice dans le monde.

Comme vous le savez, il n'y avait qu'un seul cas officiellement confirmé aux États-Unis le 23 janvier 2020, le jour du confinement de la ville de Wuhan. Il y en avait 11 le 2 février, lorsque les États-Unis ont fermé leurs frontières avec la Chine. Il y en avait 1 264 le 13 mars, lorsque les États-Unis ont annoncé l'état d'urgence à l'échelle nationale. Il y en avait déjà 400 000 le 8 avril, le jour du déconfinement de Wuhan. Aujourd'hui, le nombre de cas confirmés a dépassé le cap des 1,2 million avec plus de 60 000 décès. Le nombre de cas confirmé est passé de un à plus d'un million en moins de 100 jours. Qu'a fait l'administration américaine pendant ces 100 jours ? Le responsable de l'OMS a déclaré que la Chine avait lancé le même avertissement pour tous les pays du monde et que le signal était clair. Pourquoi certains pays ont-ils eu des réactions adéquates et fait des interventions efficaces, et non les États-Unis ? N'y a-t-il rien sur quoi les États-Unis peuvent réfléchir ?

Si la Chine a dissimulé la situation réelle, pourquoi le consulat général des États-Unis à Wuhan a-t-il retiré son personnel avant tous les autres pays ? Si la partie américaine ne sentait aucun danger, pourquoi s'est-elle retirée en toute hâte ? Un récent rapport du CDC américain a clairement montré qu'une capacité de test limitée a contribué à une transmission non détectée qui a provoqué une propagation accélérée du virus aux États-Unis en février et mars. Est-ce aussi la faute de la Chine ? Certains individus aux États-Unis évoquent à tout propos des lanceurs d'alerte. Le docteur Zhang Jixian, la lanceuse d'alerte chinoise, a été citée en exemple. Qu'en est-il des lanceurs d'alerte américains, comme le docteur Helen Y. Chu, le capitaine Brett Crozier et tant d'autres personnels soignants ? Le Dr Rick Bright, ancien directeur du Biomedical Advanced Research and Development Authority des États-Unis, a officiellement déposé une plainte le 5 avril, accusant que son avertissement précoce concernant le nouveau coronavirus avait été négligé et qu'il avait été démis de ses fonctions pour son attitude prudente sur le choix de certains médicaments. Qu'est-ce que le gouvernement américain compte faire de ces lanceurs d'alerte ? Qu'est-il arrivé aux données vierges pendant longtemps sur le site web du CDC américain et au fait que les informations de la Floride sur 171 infections en janvier ont soudainement disparu ?

Et le mémorandum de 57 pages envoyé aux agences électorales par le Comité sénatorial national républicain a déclaré qu'il faudrait attaquer la Chine dès que l'épidémie serait mentionnée. N'est-ce pas suffisant pour expliquer le problème ? Combien d'autres faits sont cachés ? Qui met la vie de la population américaine en danger ? Les 60 000 vies perdues des Américains ne suffisent-elles pas à réveiller la conscience de ces politiciens américains ? N'ont-ils vraiment pas le moindre sens de la moralité et de la pudeur pour se soucier d'autre chose que leurs intérêts politiques au mépris de la vie des dizaines de milliers d'Américains ?

Il est vrai que nous faisons face à une guerre. Une guerre entre l'humanité et le virus, entre la vérité et le mensonge. Blâmer les autres et rejeter les responsabilités sur autrui ne résoudra pas les problèmes et ne ramènera pas de vies perdues. Nous sommes vraiment attristés par ces vies perdues aux États-Unis et nous espérons sincèrement que le pays pourra maîtriser rapidement l'épidémie. La Chine est prête à apporter son aide dans la mesure de ses capacités.

Nous espérons sincèrement que les politiciens américains qui se livrent à leur jeu de rejet de responsabilités sur autrui changeront de cap et se concentreront sur la lutte contre l'épidémie aux États-Unis afin que davantage de vies soient sauvées et que la santé et la sécurité de leur peuple soient mieux protégées.

South China Morning Post : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré que le Département d'État américain retarderait la soumission au Congrès du rapport annuel relatif à Hong Kong, pour voir si la Chine passera à l'action contre Hong Kong au moment des deux sessions annuelles. Comment la Chine réagit-elle à ce sujet ? En outre, le Ministre indonésien des Affaires étrangères a déclaré que les négociations sur le Code de conduite en Mer de Chine méridionale (COC) entre la Chine et les pays de l'ASEAN étaient retardées à cause de l'épidémie du COVID-19. Pouvez-vous nous donner plus de détails sur l'avancement des négociations ? D'autres discussions sont-elles prévues d'ici la fin de cette année ?

Hua Chunying : Hong Kong fait partie de la Chine et les affaires de Hong Kong sont des affaires intérieures de la Chine. Nous nous opposons fermement à toute ingérence américaine dans les affaires intérieures de la Chine sous quelque forme que ce soit, y compris celles de Hong Kong.

La Chine œuvre activement à faire avancer les négociations du COC avec les pays de l'ASEAN. Nous espérons voir des progrès continus dans la réalisation d'un code de conduite approuvé par tous les pays de la région, afin que nous puissions mieux maintenir la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Beijing Youth Daily : D'après ce que nous savons, la Région autonome zhuang du Guangxi a récemment fait des dons de matériels anti-épidémiques à l'American Flying Tiger Historical Organisation. Pouvez-vous nous donner plus de détails ?

Hua Chunying : En effet, récemment, l'Association du peuple de la Région autonome zhuang du Guangxi pour l'amitié avec l'étranger a fait don de matériels anti-épidémiques à l'American Flying Tiger Historical Organisation, dont 6 000 masques chirurgicaux et 4 000 paires de gants chirurgicaux. L'Organisation a reçu ces matériels et les distribuera à ses membres ainsi qu'aux familles et aux amis des anciens combattants.

L'histoire des Tigres volants est bien connue en Chine. C'est un exemple concret de la coopération entre la Chine et les États-Unis pour relever des défis, et c'est aussi un symbole vivant de l'amitié entre les deux peuples. Le don de matériels anti-épidémiques par l'organisation chinoise concernée à l'American Flying Tiger Historical Organisation est non seulement une action de continuation de l'amitié historique entre les peuples chinois et américain, mais aussi une réaction positive de la Chine au soutien reçu des différents secteurs américains au tout début de l'épidémie du COVID-19.

Selon des statistiques incomplètes, au 6 mai, des provinces, des villes, des institutions et des entreprises chinoises ont fait don de plus de 9,6 millions de masques, 500 000 kits de détection, 305 900 paires de gants à usage médical et d'autres usages, et 133 500 paires de lunettes de protection à 30 États et 55 villes américains. Selon les statistiques des douanes chinoises, du 1er mars au 5 mai, la Chine a fourni aux États-Unis plus de 6,6 milliards de masques, 344 millions de paires de gants chirurgicaux, 44,09 millions de combinaisons de protection, 6,75 millions de paires de lunettes de protection, et près de 7 500 respirateurs.

Actuellement, les Américains sont soumis à l'épreuve du COVID-19. Nous espérons qu'ils pourront vaincre l'épidémie dans les meilleurs délais. La Chine continuera d'apporter soutien et assistance, dans la mesure de ses moyens, à la population américaine et aux populations de différents pays du monde.

Shenzhen TV : Autant que nous sachions, China Meheco Group Co., Ltd. a signé un accord de coopération avec l'OMS. Avez-vous plus de détails à ce sujet ?

Hua Chunying : Le gouvernement chinois soutient fermement le rôle de premier plan de l'OMS dans la coopération mondiale contre la pandémie, et les entreprises chinoises ont participé activement à la coopération pragmatique avec l'OMS. À l'étape précédente, China Meheco Group Co., Ltd. a apporté une grande assistance à l'OMS pour l'approvisionnement en matériels anti-épidémiques en Chine. D'après ce que nous savons, les deux parties ont récemment signé un nouvel accord, selon lequel China Meheco Group Co., Ltd. fournira des services relatifs à l'audit des fournisseurs, à l'achat et au stockage des produits. La société continuera d'aider l'OMS dans ses approvisionnements d'équipements de protection individuelle et les conservera dans ses entrepôts de Beijing et de Guangzhou.

La partie chinoise est prête à mieux valoriser ses atouts en matière de capacité de production, de stockage et de logistique pour fournir des services plus efficaces et de haute qualité à l'OMS et apporter sa contribution à la coopération mondiale contre la pandémie.

NHK : Le porte-parole de l'OMS a récemment déclaré que l'Organisation enverrait une autre délégation d'experts en Chine pour enquêter sur l'origine du virus. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La recherche de l'origine du virus est une question scientifique qui devrait être évaluée par des scientifiques et des spécialistes sur la base d'une démonstration scientifique solide. La Chine est en communication étroite et sans obstacle avec l'OMS. Nous sommes prêts à continuer de coopérer avec l'OMS pour lutter conjointement contre la pandémie.

The Paper : Le « Daily Telegraph » a rapporté le 4 mai que l'Asia Studies Center de la Henry Jackson Society avait trouvé une vidéo montrant que les procédures fondamentales de biosécurité n'avaient pas été respectées à l'Institut de Virologie de Wuhan lors de la manipulation de souches mortelles du nouveau coronavirus, ce qui aurait causé la propagation du virus. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : L'attitude envers la Chine adoptée par la Henry Jackson Society mentionnée dans le reportage représente les voix et l'imagination de certaines forces extrêmement hostiles à la Chine.

Concernant les rumeurs sur l'Institut de Virologie de Wuhan, M. Yuan Zhiming, chercheur à l'Institut et directeur du Laboratoire national de biosécurité de Wuhan, a donné une réponse complète lors de sa récente interview accordée à Reuters. Il a souligné que les procédures de biosécurité sont strictement appliquées dans le Laboratoire et que les installations de protection sophistiquées et les mesures strictes dans les laboratoires de biosécurité de haut niveau ont pour objectif de garantir la sécurité des personnels des laboratoires et de protéger l'environnement.

Après avoir vérifié auprès des départements compétents, nous avons découvert que la vidéo que vous avez mentionnée n'a rien à voir avec les chercheurs de l'Institut de Virologie de Wuhan ou leur recherche scientifique. De telles vidéos n'ont jamais été mises en ligne sur le site web de l'Institut. Selon les résultats d'une enquête, la vidéo fait partie d'un documentaire scientifique intitulé « Youth in the Wild ». Les personnes qui y sont apparues viennent du CDC de Wuhan. Une photo similaire a été prise dans la province de Hainan en été 2007.

De telles astuces de greffage n'ont rien de nouveau. Nous les avons connues dans des affaires relatives au Xinjiang et à Hong Kong. Je ne sais pas si les amis de la presse ont eu une bonne idée de traiter avec eux. Pouvons-nous leur intenter un procès ?

PTI : À en juger par ce qu'a dit un représentant de la Chine aux Nations Unies et ce que vous avez dit hier au sujet de l'enquête sur l'origine du virus par l'OMS, pouvons-nous conclure que, par principe, la Chine n'a aucune objection à ce que l'OMS mène une enquête ?

Hua Chunying : La Chine n'a jamais dit qu'elle était contre le travail de l'OMS. En fait, nous avons toujours fermement soutenu le travail de l'Organisation. Nous continuerons de coopérer avec l'OMS avec ouverture, transparence et responsabilité, notamment sur la question de la recherche de l'origine du virus. Comme je l'ai dit hier, nous soutenons l'examen rétrospectif et le bilan de l'épidémie en temps opportun. La Chine déploiera des efforts et apportera sa contribution, dans un esprit hautement responsable, à tout ce qui sera utile pour aider l'humanité à mieux faire face à des grandes maladies infectieuses similaires à l'avenir.

Ce à quoi nous nous opposons, c'est la tentative des États-Unis et de quelques autres pays de politiser le traçage de la source du virus, en brûlant d'envie de lancer une enquête internationale fondée sur la présomption de culpabilité.

BBC : Le Président américain Donald Trump a comparé, dans une interview, les retombées du COVID-19 sur les États-Unis à l'Incident de Pearl Harbor et aux attentats terroristes du 11 septembre. Bien qu'il n'ait pas explicitement déclaré que le COVID-19 était une attaque lancée par la Chine contre les États-Unis, il a effectivement mentionné la Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Si la pandémie du COVID-19 est comparable à l'Incident de Pearl Harbor et aux attentats terroristes du 11 septembre, l'ennemi auquel les États-Unis sont confrontés cette fois est le nouveau coronavirus. Ce dernier est l'ennemi commun de toute l'humanité. Face à cette guerre entre les êtres humains et les virus, la Chine et les États-Unis devraient être des compagnons d'armes, et non des ennemis. C'est avec les efforts conjugués de la communauté internationale visant à lutter contre la pandémie que nous pourrons gagner la guerre entre l'humanité et le virus. Mais il est fort regrettable que certains individus aux États-Unis rejettent les responsabilités partout. C'est une erreur. Ils auraient dû faire tous leurs efforts et concentrer toute leur énergie sur la lutte contre la pandémie.

Depuis l'apparition de l'épidémie, la Chine, dans un esprit ouvert, transparent et responsable, a pris les mesures de prévention et de contrôle les plus complètes, les plus rigoureuses et les plus strictes pour endiguer la propagation de l'épidémie. Nous avons communiqué à temps à l'OMS et aux autres pays les informations sur l'épidémie, nous avons partagé nos expériences en matière de prévention et de contrôle, mené activement la coopération internationale et fourni dans la mesure de nos possibilités des matériels anti-épidémiques aux pays et organisations concernés. Les professionnels et les scientifiques de nombreux pays ont salué les mesures de prévention et de contrôle efficaces et opportunes prises par la Chine.

Mais seuls les États-Unis laissent entendre de temps en temps des voix dissonantes. Nous voulons demander pourquoi la Chine a contrôlé l'épidémie en deux mois environ, tandis que le nombre de cas confirmés aux États-Unis ne cesse d'augmenter, atteignant le chiffre de plus de 1,2 million aujourd'hui. Qu'ont fait les États-Unis pendant ces derniers temps ? Les États-Unis, en tant que pays le plus avancé du monde en termes de technologie médicale, auraient pu faire mieux s'ils avaient donné la priorité à la vie de leur peuple comme l'a fait le gouvernement chinois. Et nous espérons qu'ils feront un meilleur travail. Mais pourquoi les États-Unis ont-ils laissé l'épidémie se développer au point où elle en est aujourd'hui ? Cela vaut la peine que les États-Unis y réfléchissent et en tirent des leçons. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Je répète ce que j'ai dit : la vie du peuple passe avant les intérêts politiques égoïstes. Nous recommandons à la partie américaine de cesser de rejeter les responsabilités sur la Chine et détourner l'attention. Ils doivent bien régler leurs propres affaires et donner au peuple américain une explication claire.



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