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Conférence de presse du 9 juillet 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2020/07/09

China News Service : Selon des reportages, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a critiqué, lors d'une conférence de presse le 8 juillet, le système politique chinois et la réponse de la Chine à l'épidémie. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Depuis un certain temps, Pompeo ne cesse de fabriquer différentes fausses informations pour diffamer la Chine et semer la discorde dans les relations entre la Chine et d'autres pays. Tout cela a mis à nu sa mentalité invétérée de guerre froide et de jeu à somme nulle, ainsi que ses préjugés idéologiques.

Les faits ne peuvent pas être fabriqués, tandis que les mensonges, même répétés mille fois, restent des mensonges. Nous recommandons à ce politicien américain de rectifier ses erreurs et d'arrêter de propager des « virus politiques », pour éviter de devenir la risée de la communauté internationale.

CCTV : Une question de suivi. Le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré dans la même interview que « la Chine a prétendu avoir signalé l'épidémie de COVID-19 à l'OMS. Maintenant, nous savons que ce n'est pas vrai ». Il a également déclaré que la Chine « a un énorme problème de crédibilité », qu'elle « a choisi de cacher la vérité fondamentale au monde entier », et qu'elle « doit être tenue pour responsable ». Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Zhao Lijian : Tout d'abord, je veux dire à Monsieur Pompeo : arrêtez de parler de crédibilité, de vérité ou de responsabilité parce que nous en avons assez de vous entendre parler de tout cela.

À propos de crédibilité, ces dernières années, sous le couvert de l'« Amérique d'abord », les États-Unis ont maintes fois violé leurs engagements et obligations internationaux et se sont retirés des organisations et des traités. Ils sont devenus le plus grand « fauteur de troubles » au monde.

À propos de la vérité, je voudrais demander à M. Pompeo : l'administration américaine peut-elle dire la vérité concernant le biolab de Fort Detrick, la « maladie de la cigarette électronique » et les laboratoires américains de recherche biologique situés partout dans le monde, pour s'expliquer devant les Américains et la communauté internationale ?

À propos des responsabilités, en moins de six mois, il y a eu plus de trois millions de cas confirmés de COVID-19 et plus de 130 000 décès aux États-Unis. L'administration américaine ne saurait se dérober à ses responsabilités.

Ayant perdu tout leur crédit et leur réputation, je ne sais pas pourquoi M. Pompeo et ses semblables sont si effrontés pour parler de crédibilité, de vérité et de responsabilités. Nous recommandons à ces politiciens américains de tenir compte de la forte voix de la communauté internationale contre le retrait américain de différents accords et organisations.

Après la survenue du COVID-19, la Chine en a rapidement informé l'OMS, et dans les calendriers publiés par les deux parties ont clairement été énumérés tous les faits concernés, qui se corroborent mutuellement. En fermant les yeux devant les faits reconnus par la communauté internationale, Pompeo est toujours obsédé par la fabrication de mensonges et le rejet des responsabilités. Ses comportements, au lieu de masquer l'incompétence de la partie américaine pour lutter contre la pandémie, ne révèlent qu'une fois de plus sa nature de menteur et de trompeur, et l'hypocrisie, l'arrogance et l'ignorance de certains responsables américains.

Reuters : Première question, préoccupé par la Loi chinoise sur la sécurité nationale à Hong Kong, le Premier Ministre australien a annoncé aujourd'hui la décision australienne de suspendre l'accord d'extradition avec Hong Kong et de prolonger les visas pour les habitants de Hong Kong en Australie. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Deuxième question, selon un reportage du « Global Times », la Chine envisage de poursuivre le chercheur allemand Adrian Zenz et l'Australian Strategic Policy Institute (ASPI). Pouvez-vous le confirmer en tant que porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères ? Troisième question, dans son discours de dimanche, le pape François n'a pas évoqué ses préoccupations concernant la liberté et les droits de l'homme à Hong Kong dont il avait décidé de parler. Certains disent que le pape François a peut-être subi la pression de la Chine. La Chine a-t-elle demandé au Vatican de ne pas parler de Hong Kong ?

Zhao Lijian : Concernant votre première question, les commentaires et les mesures de la partie australienne ont gravement violé le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, et constituent une ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine n'accepte pas cela. Nous exprimons notre vive condamnation à ce sujet et nous nous réservons le droit d'y réagir davantage, et l'Australie en supporterait toutes les conséquences qui en découleraient.

La Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong est une mesure importante pour assurer la mise en œuvre régulière et durable du principe « un pays, deux systèmes ». Sa mise en œuvre permettra d'améliorer le cadre juridique de Hong Kong, d'assurer l'ordre social, d'optimiser l'environnement d'affaires et de contribuer à la prospérité et à la stabilité de Hong Kong. Toute tentative de faire pression sur la Chine est vouée à l'échec.

La Chine exhorte l'Australie à changer immédiatement de conduite, à cesser d'intervenir dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine sous une forme ou une autre, pour éviter de nuire davantage aux relations sino-australiennes.

Quant à votre deuxième question, j'ai remarqué le reportage concerné ainsi que l'argument d'Adrian Zenz lui-même. Pourquoi a-t-il mauvaise conscience s'il n'a pas propagé de mensonges ou de rumeurs ? Il est logique que toutes les calomnies délibérées soient condamnées et leurs auteurs tenus pour responsables.

Comme tout le monde le sait, Adrian Zenz et l'ASPI se passionnent toujours pour calomnier la Chine en fabriquant des mensonges. Les propos anti-chinois qu'ils ont publiés se sont déjà révélés faux devant les faits. Donc, si le reportage que vous avez mentionné est vrai, je ne suis même pas surpris. Ce n'est pas la première fois que les médias chinois et étrangers révèlent ceux qui manipulent Zenz et l'ASPI en coulisses. Je ne le répéterai pas ici. Je recommande aux parties concernées de revenir sur la bonne voie dans les meilleurs délais, car on court à sa propre perte en répétant ses méfaits.

Concernant votre troisième question, je ne suis pas au courant de cela. Mais nous espérons, et nous en avons la certitude, que les personnalités clairvoyantes qui se soucient vraiment de Hong Kong choisiront d'agir de manière bénéfique pour le développement de Hong Kong. La Chine continuera d'engager des dialogues constructifs avec le Vatican et de travailler à l'amélioration des relations bilatérales.

Shenzhen TV : Le « Daily Telegraph » a rapporté ces derniers jours le point de vue d'un expert de l'Université d'Oxford selon lequel le nouveau coronavirus n'était pas originaire de Chine. Comme le démontrent de plus en plus de preuves, le nouveau coronavirus, qui était peut-être en veille dans différents coins du monde, a été activé lorsque les conditions environnementales l'ont permis. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le reportage confirme une fois de plus que le traçage de l'origine du virus est une question scientifique complexe et qu'il appartient aux scientifiques de mener des recherches et une coopération scientifiques internationales au niveau mondial. Les responsables de l'OMS ont déclaré que le traçage du virus est un processus continu qui peut impliquer bon nombre de pays et de localités. Au cours de ce processus, il faut être ouvert aux nombreuses possibilités d'origine du virus.

La Chine continue d'aider les scientifiques du monde entier à mener des recherches scientifiques à l'échelle mondiale sur la source du virus et sa voie de transmission. Nous soutenons également la coopération dirigée par l'OMS entre les États membres sur la source zoonotique du COVID-19 et dans d'autres domaines.

Global Times : Selon plusieurs médias, un certain nombre d'étudiants chinois en Australie ont récemment été victimes de discrimination raciale, et même de violentes attaques. Le 4 juillet, un étudiant chinois de l'Université d'Australie-Méridionale a été grièvement blessé dans une agression près du quartier chinois d'Adélaïde par trois hommes du quartier. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Récemment, il y a eu une discrimination croissante contre des Chinois d'outre-mer, y compris des étudiants chinois, et même des Asiatiques résidant en Australie. Certains d'entre eux ont subi de violentes attaques, et leur santé physique et mentale, et même leur vie ont été gravement menacées. En réponse à cette situation, le gouvernement chinois a émis un avis aux voyageurs et une alerte en direction des étudiants chinois qui vont étudier en Australie. C'est une pratique vraiment responsable.

Nous rappelons une fois de plus aux étudiants qui envisagent d'aller étudier en Australie d'évaluer les risques et d'être prudents lorsqu'ils choisissent d'aller ou de retourner en Australie, et nous rappelons aux Chinois d'outre-mer en Australie de renforcer les mesures de sécurité. Nous exhortons à nouveau la partie australienne à faire face aux problèmes et à prendre des mesures concrètes pour protéger la sécurité, les droits et les intérêts des citoyens chinois en Australie.

Agence de presse Xinhua : Le Département américain de la Défense a publié sur son site web, le 7 juillet, un message du Secrétaire Mark Esper sur les réalisations relatives à la mise en œuvre de la stratégie de défense nationale. Il a déclaré que la Chine et la Russie constituaient les premiers concurrents stratégiques des États-Unis. Selon lui, les États-Unis ont créé un groupe de gestion stratégique vis-à-vis de la Chine et il a demandé à l'Université américaine de la Défense nationale de recentrer son programme d'études en consacrant 50% des cours à la Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les remarques de ce responsable américain et la stratégie de défense nationale de 2018 qu'il a mentionnée sont fondamentalement viciées et vont à l'encontre de la tendance de l'époque, car elles ne prêchent rien d'autre que des concepts obsolètes d'une mentalité de la guerre froide, un état d'esprit de jeu à somme nulle, et font un tapage autour de la concurrence stratégique entre les grandes puissances.

La politique de la Chine à l'égard des États-Unis est constante et claire. Nous œuvrons à déployer des efforts conjugués avec la partie américaine pour le non-conflit, la non-confrontation, le respect mutuel et la coopération gagnant-gagnant. Dans le même temps, nous sommes fermement déterminés à défendre la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays. Nous exhortons les États-Unis à abandonner leur mentalité de la guerre froide et leurs préjugés idéologiques, à envisager correctement le monde et les relations sino-américaines au 21e siècle, et à agir dans le même sens que la Chine pour faire avancer les relations bilatérales sur la voie de la coordination, de la coopération et de la stabilité.

China Daily : Il est rapporté que le Premier Ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly est décédé le 8 juillet. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous exprimons nos profondes condoléances pour le décès du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, et adressons notre sympathie cordiale au gouvernement de la Côte d'Ivoire et à la famille du feu le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly.

Le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, ami de la Chine, a contribué activement au développement des relations sino-ivoiriennes. La Chine entend travailler de concert avec la Côte d'Ivoire pour faire progresser davantage la coopération amicale entre les deux pays.

The Paper : Selon des sources d'information, les armées chinoises et indiennes effectueront une vérification conjointe pour évaluer la mise en œuvre du processus de désengagement, une fois le retrait des troupes achevé dans la section ouest de la frontière sino-indienne. Les deux armées entameront de larges discussions sur le rétablissement de la paix et de la tranquillité dans la région frontalière. Pouvez-vous le confirmer et faire le point sur le dernier développement du désengagement ? Y aura-t-il de nouveaux pourparlers entre les troupes chinoises et indiennes ?

Zhao Lijian : Conformément au consensus réalisé lors des pourparlers au rang de commandant du corps d'armée, les troupes frontalières chinoises et indiennes ont pris des mesures efficaces pour se désengager dans la vallée de Galwan et dans d'autres zones de la section ouest de la frontière sino-indienne. La situation à la frontière sino-indienne est stable dans son ensemble et tend à l'amélioration. Les deux parties continueront de maintenir le dialogue et la communication par les voies militaire et diplomatique, notamment par un nouveau cycle de pourparlers au rang de commandant du corps d'armée et la réunion dans le cadre du mécanisme de travail pour la consultation et la coordination sur les affaires frontalières entre la Chine et l'Inde. Nous espérons que l'Inde travaillera avec la Chine vers le même objectif pour mettre en œuvre le consensus dégagé entre les deux parties avec des actions concrètes et apaiser conjointement les tensions dans la région frontalière.

BBC : Tout à l'heure, vous avez dit que l'Australie avait enfreint les normes fondamentales régissant les relations internationales avec ses propos et ses mesures relatifs à Hong Kong. Pouvez-vous nous dire de quelle norme il s'agit ?

Zhao Lijian : La non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays est une norme fondamentale régissant les relations internationales. Dois-je en dire davantage à ce sujet ?

Associated Press of Pakistan : Selon des reportages, des experts chinois et pakistanais ont tenu hier une visioconférence sur le COVID-19. Pouvez-vous nous en donner plus de détails ?

Zhao Lijian : Des experts chinois et pakistanais ont tenu une visioconférence sur le COVID-19 le 8 juillet. La réunion était coprésidée par Yao Wen, directeur général adjoint du Département des Affaires d'Asie du Ministère chinois des Affaires étrangères, et le Dr Aamer Ikram, directeur exécutif du Centre national pakistanais de la Santé. Étaient présents l'ambassadeur de Chine au Pakistan Yao Jing, des experts de la Commission nationale de la Santé de la Chine, des représentants du Ministère pakistanais des Affaires étrangères et de l'ambassade du Pakistan en Chine, et des experts en santé publique des deux pays. Des experts chinois ont présenté les expériences chinoises en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie, les pratiques de diagnostic et de traitement cliniques et les progrès de la recherche et du développement de vaccins. Ils ont également répondu aux questions posées par la partie pakistanaise.

Les deux parties ont hautement apprécié le soutien mutuel et la coopération étroite entre elles depuis le début de l'épidémie. Elles estiment que cette réunion a renforcé la compréhension mutuelle, et sont convenues de multiplier continuellement les échanges techniques, le partage d'expériences et la coopération en matière de R&D sur les vaccins, et de lutter ensemble contre l'épidémie pour maintenir la sécurité sanitaire publique des deux pays et du monde entier.

AFP : Hier, le Ministre français des Affaires étrangères a déclaré que la France envisageait de prendre des mesures en réponse à la mise en œuvre par la Chine de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Il n'a pas précisé quelles pourraient être ces mesures, mais plusieurs pays européens ont fait savoir qu'ils se joindraient à des actions conjointes. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai pris note des reportages concernés. Je tiens à souligner que les affaires de Hong Kong sont des affaires purement intérieures de la Chine et qu'elles ne permettent aucune ingérence étrangère. Nous espérons que ces pays pourront envisager la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong d'une manière juste et objective, faire preuve de prudence dans leurs propos et leurs actes et agir davantage pour favoriser la prospérité et la stabilité de Hong Kong.



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