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    Page d'accueil > Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères
Conférence de presse du 3 septembre 2020 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2020/09/03

1. Le Président Xi Jinping prononcera une allocution au Sommet sur le Commerce mondial des Services de la Foire internationale du Commerce des Services de Chine 2020 (CIFTIS) qui se tiendra le 4 septembre à Beijing.

2. À l'invitation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi participera à la réunion en ligne des Ministres des Affaires étrangères des pays BRICS le 4 septembre.

CCTV : Le Département d'État américain a publié une déclaration le 2 septembre, exigeant que les hauts diplomates de Chine aux États-Unis obtiennent l'autorisation du Département d'État américain pour visiter les universités américaines et rencontrer des représentants des gouvernements locaux, et que l'ambassade et les consulats de Chine aux États-Unis obtiennent l'autorisation du Département d'État américain pour organiser des activités culturelles rassemblant plus de 50 personnes en dehors de leurs locaux. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Depuis octobre de l'année dernière, le Département d'État américain ne cesse d'imposer des restrictions à l'ambassade et aux consulats chinois aux États-Unis et à leurs personnels qui exercent leurs fonctions normales. Les comportements américains violent gravement le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, et perturbent gravement les relations sino-américaines et les échanges normaux bilatéraux.

Conformément aux dispositions pertinentes de la « Convention de Vienne sur les relations diplomatiques », de la « Convention de Vienne sur les relations consulaires » et de l'« Accord consulaire entre la Chine et les États-Unis », la Chine et les États-Unis doivent, de façon réciproque, accorder pleinement des facilités aux diplomates et aux agents consulaires de l'une et de l'autre partie pour qu'ils puissent exercer leurs fonctions conformément à la loi. La Chine a toujours accordé des facilités aux ambassades et consulats américains en Chine et à leurs personnels pour qu'ils mènent des activités normales en Chine conformément aux lois et réglementations. En revanche, en octobre de l'année dernière et en juin de cette année, le Département d'État américain a demandé à deux reprises aux personnels diplomatiques et consulaires de Chine aux États-Unis d'informer à l'avance de leurs activités pour des raisons d'enregistrement. Cette fois, il leur demande de l'en informer pour approbation, allant jusqu'à limiter les contacts personnels et sociaux des diplomates et agents consulaires chinois avec les fonctionnaires locaux américains. Ces agissements vont totalement à l'encontre du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, ainsi que de l'« Accord consulaire entre la Chine et les États-Unis ». Ils sont illégaux, illégitimes et déraisonnables. Cela montre que les forces anti-chinoises aux États-Unis ont complètement perdu leur rationalité et leur confiance en elles et sont tombées dans une paranoïa anti-chinoise. Elles continueront de faire l'objet de la vive condamnation et de l'opposition des personnalités clairvoyantes des différents milieux.

Les relations sino-américaines sont d'une grande importance pour les deux pays et pour le monde. Les deux parties doivent maintenir les canaux de communication ouverts à tout moment. Les missions diplomatiques et consulaires chinoises aux États-Unis continueront à mener des échanges normaux avec les différents milieux de la société américaine. La Chine continuera de soutenir les échanges et la coopération normaux avec les différents milieux des deux pays. Nous exhortons le Département d'État américain à annuler immédiatement sa décision erronée, à cesser d'entraver les échanges normaux interpersonnels entre les deux pays et à cesser de saper les relations entre les deux pays. La Chine apportera une réponse légitime et nécessaire en fonction de l'évolution de la situation.

China Daily : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a continué de porter des accusations sans fondement contre la Chine lors d'une conférence de presse tenue le 2 septembre relative à la Mer de Chine méridionale, aux questions liées au Tibet et à la coopération entre les universités chinoises et américaines. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Les accusations de Pompeo contre la Chine, au mépris des faits et en faisant passer le noir pour le blanc, reflètent que certaines forces anti-chinoises extrêmes aux États-Unis dénigrent sans scrupule la Chine et sapent délibérément les relations sino-américaines et les échanges et la coopération normaux sino-américains. Les intentions sinistres de Pompeo et de ses semblables ont été percées à jour par le monde depuis longtemps, et ses actions rétrogrades continueront de faire l'objet d'une vive condamnation et d'une ferme opposition par les personnalités clairvoyantes de différents milieux.

La position de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale est constante et claire. La Chine est fermement résolue à défendre sa souveraineté territoriale et ses droits et intérêts maritimes, à résoudre pacifiquement les divergences par les consultations et les négociations avec les autres pays directement concernés, et à travailler avec les pays de l'ASEAN pour sauvegarder la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. En tant que pays hors de la région, les États-Unis étalent leurs forces, se livrent à des actes de provocation en Mer de Chine méridionale, et sèment la discorde dans les relations entre la Chine et les pays concernés. Les États-Unis sont le principal auteur qui crée des tensions et menace la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Nous exhortons la partie américaine à cesser d'être un saboteur de la paix et de la stabilité, et un perturbateur de la coopération et du développement en Mer de Chine méridionale.

Le Tibet fait partie du territoire de la Chine depuis les temps anciens, et ses affaires sont purement des affaires intérieures de la Chine, qui ne permettent l'ingérence d'aucune force extérieure. Depuis sa libération pacifique il y a plus de 60 ans, le Tibet a fait des progrès historiques dans les domaines économique, social, culturel et écologique. Nous exhortons la partie américaine à cesser de critiquer avec force gestes autoritaires les questions liées au Tibet et de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.

Les échanges et la coopération dans le secteur de l'éducation entre la Chine et les États-Unis sont mutuellement avantageux. L'allégation de responsables américains selon laquelle la Chine infiltre les écoles américaines a été inventée de toutes pièces. À leurs yeux, tous les étudiants chinois aux États-Unis sont des espions et tous les échanges de la Chine avec les universités américaines sont des infiltrations. Tout cela est de la paranoïa. Suivant leur logique, les Américains en Chine, au nombre si important, sont-ils tous des espions ? Et les Chinois qui apprennent l'anglais, au nombre si important, font-ils l'objet de l'infiltration américaine ? Ce que font ces responsables américains va à l'encontre de la volonté des peuples chinois et américain de renforcer les échanges et la coopération, et nuit aux intérêts communs des deux pays.

Une fois de plus, nous exhortons Pompeo et les autres politiciens américains à respecter les faits, à cesser de proférer continuellement des propos anti-chinois, à cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine, à cesser d'entraver et de saboter les échanges et la coopération normaux entre la Chine et les États-Unis, et à cesser d'aller plus loin dans la mauvaise voie.

Beijing Daily : Selon des reportages, les États-Unis demandent non seulement la « réciprocité diplomatique » avec la Chine, mais aussi la « réciprocité médiatique ». Selon des sources d'information, depuis mai dernier, les États-Unis ont limité les visas des journalistes chinois à un séjour maximum de trois mois, et leurs visas n'ont pas été prolongés jusqu'à présent. Pouvez-vous présenter la situation à ce sujet ?

Hua Chunying : Les États-Unis parlent de réciprocité à tout propos, mais de plus en plus de personnes se rendent compte maintenant de la vérité de la « réciprocité » dans le secteur des médias en Chine et aux États-Unis.

Depuis longtemps, les États-Unis ont appliqué une politique de visas discriminatoire à l'encontre des journalistes chinois en poste aux États-Unis. Les journalistes chinois ne peuvent obtenir que des visas à entrée unique, ce qui signifie qu'ils doivent faire une nouvelle demande chaque fois qu'ils quittent les États-Unis pour rendre visite à leur famille en Chine ou voyager dans d'autres pays. À partir de 2018, les États-Unis ont commencé à créer des difficultés aux journalistes chinois qui demandent des visas. Outre les documents habituels, les journalistes chinois sont obligés de soumettre une grande quantité de documents supplémentaires, tels que leurs comptes sur les réseaux sociaux, les relevés de sorties à l'étranger pendant les 15 dernières années, les informations d'inscription et la structure de leurs unités de travail aux États-Unis, ainsi que leurs rapports sociaux. Cela dépasse non seulement les exigences normales liées aux demandes de visa, mais viole aussi gravement leur vie privée. Les États-Unis prolongent le processus d'examen et d'approbation des visas, retardent, voire refusent la délivrance de visas sous différents prétextes, notamment l'examen administratif. Depuis 2018, une trentaine de journalistes chinois ont vécu de telles expériences. En mars 2020, les États-Unis ont expulsé, sous une forme déguisée, 60 journalistes chinois. Le 11 mai, les États-Unis ont annoncé leur décision de limiter les visas pour les journalistes chinois à un séjour maximum de 90 jours. Tous les journalistes chinois en poste aux États-Unis, à la demande de la partie américaine, ont soumis une demande de prolongation de leurs visas à l'avance. Cependant, aucun d'entre eux n'a jamais reçu de réponse précise des autorités pour savoir si l'extension pouvait être validée, ce qui leur donne beaucoup d'incertitudes. En revanche, la plupart des journalistes étrangers en poste en Chine ont reçu des cartes de presse d'une validité d'un an. Depuis décembre 2018, les États-Unis ont demandé à plusieurs médias chinois de s'inscrire à titre d'« agents étrangers » et « missions à l'étranger ». Il est de plus en plus difficile pour les journalistes chinois de couvrir l'actualité aux États-Unis. Lorsqu'ils participent à des interviews collectives, ils sont souvent traités différemment, et parfois même interrogés. Les États-Unis ont également demandé à certains journalistes chinois de soumettre régulièrement une attestation d'emploi à la Maison-Blanche, et ont retiré certains journalistes de la liste des journalistes recevant des courriels d'invitation pour des activités restreintes. En outre, les États-Unis ont augmenté les frais de demande de visas pour les journalistes chinois sous prétexte de « réciprocité ». Désormais, les journalistes chinois doivent payer 1 037 dollars chaque fois qu'ils font leur demande, tandis que les journalistes américains en Chine payent 350 dollars environ.

Je pense que les gens se connectent de manière empathique les uns avec les autres, et vous pouvez vous mettre à notre place. Le Département de l'Information de notre Ministère fait de son mieux pour faciliter le travail et le séjour des journalistes étrangers en Chine. Afin de protéger au mieux les droits et intérêts légitimes des journalistes chinois et américains, nous avons eu plusieurs consultations avec la partie américaine en faisant preuve de bienveillance et de sincérité. Mais les États-Unis, très arrogants, instrumentalisent la question de l'extension des visas pour les journalistes chinois aux États-Unis pour faire du chantage, allant jusqu'à demander à la Chine de permettre à une dizaine de journalistes du « Wall Street Journal », du « Washington Post » et du « New York Times », dont les cartes de presse ont été retirées, de retourner en Chine, alors qu'aucun journaliste chinois n'a obtenu de prolongation de visas.

Il faut être raisonnable pour toute chose et il y a un lien de cause à effet pour toute chose. La Chine a retiré les cartes de presse des journalistes de ces trois médias américains parce que c'est une réaction justifiée et nécessaire que nous avons été obligés d'avoir après l'expulsion déraisonnable de 60 journalistes chinois par les États-Unis. Si les États-Unis veulent vraiment la réciprocité, la Chine est également disposée à régler les comptes, anciens et nouveaux, avec eux.

La question relative aux médias entre la Chine et les États-Unis est par définition de la persécution politique américaine et de la répression contre les médias chinois en raison de la mentalité de la guerre froide et des préjugés idéologiques. C'est une partie importante de la répression américaine contre la Chine tous azimuts et dans de multiples domaines. Cela est défavorable aux échanges socioculturels normaux sino-américains, à la bonne compréhension mutuelle entre les peuples des deux pays, et au maintien des droits et intérêts légaux et légitimes des journalistes des deux pays.

Nous espérons que la partie américaine se rendra compte de la gravité de ce problème, changera ses pratiques discriminatoires à l'encontre des médias chinois et garantira la sécurité et les droits des journalistes chinois en poste aux États-Unis. Si les États-Unis continuent d'avancer sur la mauvaise voie et de commettre erreur sur erreur, la Chine n'a d'autre choix que d'avoir une réaction justifiée et nécessaire pour défendre fermement ses droits légitimes.

CCTV : Avez-vous plus d'informations sur la réunion en ligne des Ministres des Affaires étrangères des pays BRICS qui aura lieu demain ?

Hua Chunying : Le mécanisme BRICS est une plate-forme importante pour les marchés émergents et les pays en développement de renforcer la solidarité et la coopération et de préserver les intérêts communs. Ces dernières années, sous la conduite stratégique de leurs dirigeants, les pays BRICS, dans l'esprit des pays BRICS caractérisé par l'ouverture, l'inclusivité et la coopération gagnant-gagnant, ont mené des échanges et des coopérations fructueux et sous différentes formes. Les pays BRICS ont continuellement renforcé la solidarité et la confiance mutuelle, élargi la coopération pragmatique, approfondi les échanges non gouvernementaux, et accru leur influence internationale, faisant des pays BRICS un modèle de mécanisme de coopération entre les grands pays émergents.

La réunion des Ministres des Affaires étrangères des pays BRICS est un mécanisme important pour la coopération des pays BRICS et une partie importante de la coopération des pays BRICS dans les volets économique, politique et socioculturel. Face à la situation internationale complexe, il est d'une importance significative pour les Ministres des Affaires étrangères des pays BRICS de tenir une réunion par liaison vidéo pour échanger des vues et coordonner leur position sur la situation internationale actuelle, la commémoration du 75e anniversaire de la fondation de l'ONU, la coopération entre les pays BRICS, et les questions d'actualité brûlante d'intérêt commun, émettre des messages forts pour relever conjointement les défis planétaires, soutenir le multilatéralisme et le rôle de l'ONU, et promouvoir la reprise économique mondiale dans l'ère post-épidémique. La Chine participera activement à cette réunion. Nous espérons et nous avons la certitude que cette réunion aboutira à des résultats positifs et injectera une énergie positive dans la paix et le développement mondiaux.

NHK : Des mouvements de protestation ont eu lieu récemment suite à la mise en œuvre de la nouvelle politique d'éducation bilingue dans la Région autonome de Mongolie intérieure en Chine. Pouvez-vous confirmer cela ? L'ancien dirigeant mongol Elbegdorj a fait des commentaires à ce sujet dans les réseaux sociaux. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Les reportages concernés sont des spéculations politiques malintentionnées.

La langue nationale orale et écrite est un symbole de la souveraineté d'un pays. Il est du droit et du devoir de tous les citoyens d'apprendre et d'utiliser leur langue orale et écrite. Il en est ainsi non seulement en Chine, mais aussi dans les autres pays du monde. Cela est stipulé dans la Constitution de la République populaire de Chine, la « Loi de la République populaire de Chine sur l'autonomie régionale des ethnies » et la « Loi de la République populaire de Chine sur l'enseignement ».

Le gouvernement chinois, conformément aux lois pertinentes, favorise l'utilisation de la langue chinoise orale et écrite dans les régions habitées par des ethnies minoritaires, respecte le principe de l'égalité dans les langues orales et écrites de toutes les ethnies et garantit conformément à la loi la liberté de toutes les ethnies, y compris l'ethnie mongole, d'utiliser et de développer leurs propres langues orales et écrites.

Le Département de l'Éducation de la Région autonome de Mongolie intérieure a publié des informations sur les manuels unifiés. Ces dernières années, le Comité national des manuels de Chine a invité des experts pour compiler des manuels de langue et de littérature chinoises, de politique et d'histoire, qui sont utilisés dans toutes les écoles primaires et secondaires du pays depuis 2017. À partir de cette année, six provinces et régions autonomes, dont la Région autonome de Mongolie intérieure, ont également commencé à utiliser ces manuels. Les manuels unifiés des trois matières n'affecteront pas le programme des autres cours donnés dans les écoles où les langues ethniques sont utilisées. Le nombre d'heures de cours donnés en langue mongole, les manuels et les langues orales et écrites pour donner les cours ne changeront pas, et le système éducatif bilingue actuel ne changera pas non plus.

Je ne sais pas si un autre pays dans le monde a promulgué des lois spéciales et pris des mesures concrètes comme la Chine pour protéger les droits des ethnies minoritaires utilisant leurs propres langues orales et écrites.

New York Times : Quelle est la position de la Chine sur le mouvement indépendantiste dans la région de Malaita aux Îles Salomon ?

Hua Chunying : C'est une affaire intérieure des Îles Salomon. La Chine n'interfère jamais dans les affaires intérieures des autres pays. Nous avons la certitude que le gouvernement des Îles Salomon saura bien gérer ses affaires intérieures.

CRI : Les pourparlers intra-afghans devraient avoir lieu dans les prochains jours à Doha, capitale du Qatar. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet et qu'attend la Chine de ces pourparlers ? Allez-vous envoyer des représentants aux activités relatives aux pourparlers ?

Hua Chunying : Les pourparlers intra-afghans sont essentiels à la réalisation de la paix et de la stabilité en Afghanistan. La Chine, le plus grand pays voisin et ami sincère du pays, suit de près les derniers développements des pourparlers et soutient le principe « conduit par les Afghans et pour les Afghans ». Nous espérons que les parties concernées en Afghanistan pourront faire passer les intérêts du pays et de la population au premier plan, rejeter les divergences, travailler dans le même objectif pour trouver une solution fondamentale par le dialogue et les négociations afin de parvenir à une paix et une stabilité durables.

Une paix globale et durable en Afghanistan ne peut être réalisée sans le large consensus et le soutien énergique de la communauté internationale, en particulier des pays de la région. La promotion de la paix et la facilitation des pourparlers sont une responsabilité partagée pour tous les membres de la communauté internationale, et non un travail à accomplir par un ou deux pays. La communauté internationale dans son ensemble doit, par l'union des volontés et des efforts, contribuer à un aboutissement rapide des pourparlers intra-afghans, et aux progrès du processus de paix et de réconciliation en Afghanistan. La Chine continuera de jouer un rôle constructif à cette fin.

The Paper : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo et d'autres responsables américains ont une fois de plus accusé la Chine de dissimuler la situation épidémique, affirmant que les personnes mortes du COVID-19 sont plus nombreuses en Chine que dans tout autre pays du monde. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Les faits sont plus éloquents que les mots, et la justice se trouve dans le cœur de chacun. Ce qui est faux ne peut jamais être rendu vrai. Comme le Dr Zhong Nanshan l'a dit lors de l'émission télévisée « La Première Classe de la rentrée », le PCC et le gouvernement chinois ont toujours adhéré au principe de « donner la priorité absolue à la vie humaine et au peuple », et ont mené la prévention et le contrôle de l'épidémie dans un esprit de science, de solidarité et de responsabilité. Sous la ferme direction du PCC, le peuple chinois, uni comme un seul homme, a déployé de durs efforts pour s'assurer que la Chine obtienne des résultats stratégiques majeurs en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie dans un court laps de temps. La lutte anti-épidémique de la Chine peut résister à l'épreuve du temps et de l'histoire. Les réalisations de la Chine en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie se sont encore consolidées, des progrès importants ont été accomplis dans la reprise de la production, et l'ordre économique et social a été rétabli à un rythme plus rapide. En tant que correspondants étrangers en Chine, vous devez en faire personnellement des expériences à ce sujet pendant votre séjour. J'ai remarqué que, récemment, de nombreux médias ont prêté attention au Festival de musique de Wuhan dans un parc aquatique et au Festival de la bière de Qingdao, qui sont des signes importants, pour le peuple chinois, de reprise de la vie normale.

En revanche, les États-Unis, qui ont rejeté la responsabilité sur la Chine, n'ont aucune preuve, bien qu'ils aient tenté d'utiliser cela comme une stratégie pour dissimuler leur incompétence devant la pandémie. Le 23 janvier, lorsque la Chine a confiné la ville de Wuhan, il y avait un seul cas confirmé de COVID-19 officiellement déclaré aux États-Unis. Le 31 janvier, les États-Unis ont suspendu les vols directs entre la Chine et les États-Unis. Le 2 février, les États-Unis ont fermé leurs frontières à tous les citoyens chinois, date à laquelle les États-Unis ont annoncé qu'il y avait une dizaine de cas confirmés. Le calendrier chronologique est clair comme le jour. Après la coupure par la Chine des voies de transmission de l'épidémie au monde, comment les États-Unis, dotés des ressources médicales les plus riches et des technologies médicales les plus avancées du monde, sont-ils progressivement devenus le pays le plus gravement touché au monde en quelques mois seulement ? Je n'ai pas l'intention, et ce serait gênant pour moi, de faire des commentaires à ce sujet. Il y a eu beaucoup de reportages dans les médias américains, et les personnalités des différents milieux américains se sont plaintes. Hier, le comité d'enquête spéciale de la Chambre des Représentants des États-Unis sur le nouveau coronavirus a dévoilé un rapport de la Maison-Blanche qui démontre que ce que l'administration américaine a dit au public au sujet de la situation épidémique est en contradiction avec ce rapport qu'elle avait publié, apparemment dans un effort de camouflage de l'épidémie. Les chiffres ne mentent pas, a dit le Dr Fauci. Chaque chiffre concerne une vie et nous rappelle sa famille. Les tours de rejet de responsabilités ne peuvent tromper certaines personnes que pendant un certain temps, mais, en fin de compte, nous devons compter sur la science et le respect de la vie pour vaincre l'épidémie. Nous espérons que ces politiciens américains pourront en avoir conscience le plus tôt possible et s'acquitter de leurs responsabilités envers leur pays et leur peuple.

Agence de presse Xinhua : Aujourd'hui marque le 75e anniversaire de la victoire de la Guerre de Résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et de la guerre antifasciste mondiale, et nous avons remarqué la tenue d'activités commémoratives de haut niveau en Chine et en Russie aujourd'hui. Les deux parties se sont-elles coordonnées à ce sujet ?

Hua Chunying : Aujourd'hui marque le 75e anniversaire de la victoire de la Guerre de Résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et de la guerre antifasciste mondiale. Ce matin, le Président Xi Jinping et d'autres dirigeants du PCC et de l'État, ainsi que des représentants de différents milieux de la capitale, ont déposé des corbeilles de fleurs pour commémorer les martyrs au Musée de la Guerre de Résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise. Aujourd'hui, le Président Xi Jinping et le Président Poutine ont échangé des messages de félicitations. Comme vous le savez peut-être également, les ambassadeurs chinois et russe aux États-Unis, Cui Tiankai et Anatoly Antonov, ont conjointement publié un article dans les médias. Un autre article a été publié conjointement par l'ambassadeur chinois Zhang Hanhui en Russie et l'ambassadeur russe Andrey Denisov en Chine.

Comme l'a souligné le Président Xi Jinping, il y a 75 ans jour pour jour, la victoire de la Guerre de Résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et la victoire de l'Union soviétique contre le Japon ont annoncé la victoire finale de la guerre antifasciste mondiale. Dans cette guerre qui a touché l'Asie, l'Europe, l'Afrique et l'Océanie, plus de 100 millions de militaires et de civils des différents pays du monde sont morts ou blessés, ce qui était le prix le plus lourd que l'humanité ait jamais payé. La Chine et la Russie, qui étaient les principaux théâtres d'opérations en Asie et en Europe, ont fait d'énormes sacrifices nationaux et une contribution impérissable à la victoire finale. Les deux peuples ont combattu côte à côte, forgé une amitié indéfectible et jeté une base solide pour le développement des relations sino-russes de haut niveau.

La grande victoire d'il y a 75 ans revêt une importance particulière pour la Chine, la Russie et toute l'histoire humaine, et a jeté les bases du rétablissement de l'ordre international d'après-guerre. Le système international centré sur l'ONU et l'ordre international fondé sur le droit international, établis après la guerre, ont joué un rôle irremplaçable dans la paix, le progrès et le développement de l'humanité après la fin de la guerre il y a 75 ans.

Le monde d'aujourd'hui traverse des changements inédits depuis un siècle. Les grands changements et la pandémie enchevêtrés créent un choc tous azimuts à la société humaine. L'épidémie de COVID-19 prouve une fois de plus que le destin de tous les pays est étroitement lié. Cependant, le monde est confronté à un unilatéralisme croissant, à des brimades flagrantes, à une résurgence du fascisme et du maccarthysme, et aux tentatives délibérées de ramener le monde dans les turbulences, la guerre et le chaos. Pour sauvegarder l'ordre international d'après-guerre qui a été gagné au prix d'énormes sacrifices des peuples des différents pays du monde, et sauvegarder l'équité et la justice internationales, tous les pays doivent défendre la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale, et s'opposer à l'ingérence arbitraire dans les affaires intérieures des autres pays. Ils doivent s'en tenir au règlement pacifique des divergences et rejeter le recours à la force ou à la menace par la force. Ils doivent respecter le droit international, remplir les obligations internationales et s'opposer à l'unilatéralisme et aux pratiques d'intimidation. Nous devons faire notre choix, choisir la solidarité, la coopération et les responsabilités partagées, au lieu de la division, de l'affrontement et du rejet du tort sur autrui. Dans la situation actuelle, il est d'autant plus important pour toutes les parties de préserver une vision correcte de la Seconde Guerre mondiale et de s'opposer aux tentatives de déformation de l'histoire ou de blanchiment du fascisme et du militarisme.

En tant que grandes nations victorieuses de la Seconde Guerre mondiale et membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la Chine et la Russie ont le devoir spécial de sauvegarder la paix et la sécurité mondiales et de promouvoir le progrès de l'humanité. La Chine continuera à travailler de concert avec la Russie et d'autres pays pour sauvegarder fermement les résultats de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, le statut de l'ONU et le multilatéralisme, et favoriser le développement d'une communauté de destin pour l'humanité.

Nihon Keizai Shimbun : Les dirigeants chinois ont déposé aujourd'hui des corbeilles de fleurs au Musée de la Guerre de Résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise, mais sans avoir prononcé de discours. Pourquoi ? Est-ce parce que la Chine s'attend à une amélioration des relations sino-japonaises ?

Hua Chunying : Aujourd'hui marque le 75e anniversaire de la victoire de la Guerre de Résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et de la guerre antifasciste mondiale. Ce matin, le Président Xi Jinping et d'autres dirigeants du PCC et de l'État, ainsi que des représentants de différents milieux de la capitale, ont déposé des corbeilles de fleurs pour rendre hommage aux martyrs au Musée de la Guerre de Résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise. Les dirigeants du PCC et de l'État assistent chaque année à des activités concernées pour commémorer sous différentes formes ce moment important.

Étant donné que la Chine et le Japon sont des voisins qui ne peuvent être séparés, l'amélioration continue des relations sino-japonaises répond certainement à l'aspiration des deux peuples, car elle apportera de plus grands avantages aux deux peuples. Cette aspiration a été là tout le temps, elle ne devrait pas faire l'objet de présomptions fondées sur le fait qu'il y ait un discours ou non. Êtes-vous d'accord ?

AFP : Avez-vous des commentaires à faire au sujet de la décision faite par l'Inde hier d'interdire 118 applications chinoises pour des raisons de sécurité nationale ?

Hua Chunying : En interdisant ces applications modernes, populaires et faciles à utiliser, la partie indienne nuit d'abord aux droits et intérêts des utilisateurs indiens, et également aux droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises. Par conséquent, ce que l'Inde fait nuit autant à autrui qu'à elle-même.

J'ai remarqué que presque le même jour, le Département d'État américain a appelé d'autres pays à se joindre à l'Inde pour mettre en œuvre le programme dit « Clean Network ». Je ne sais pas s'il existe un lien ou une interaction entre l'Inde et les États-Unis sur cette question. Mais à mon avis, l'Inde étant un pays doté d'une civilisation ancienne, le peuple indien est assez sage pour avoir connu Dirtbox, PRISM, Irritant Horn, Muscular et Undersea Cable Tapping, et pour très bien savoir si les politiques et les pratiques américaines sont propres ou sales. Nous espérons que l'Inde s'en tiendra à l'indépendance, si précieuse pour elle, et évitera de nuire, à cause d'une vue à court terme, aux intérêts à long terme de la Chine et de l'Inde, et à ceux des deux peuples.

Je voudrais ajouter quelques mots. Récemment, il y a eu des voix peu amicales en Inde qui ont suscité des inquiétudes parmi les personnalités clairvoyantes des deux pays. La Chine et l'Inde sont de proches voisins et fiers de leurs civilisations brillantes. Le début de leurs échanges et de leur inspiration réciproque peut remonter à 1 000 ans. Le grand poète indien Tagore est très populaire en Chine. Il a laissé le poème suivant : « Nous lisons mal le monde et disons qu'il nous trompe ». Le yoga et les films indiens comme « Dangal » sont également très populaires en Chine. Cependant, nous n'avons jamais pensé que l'Inde essaye de s'infiltrer ou représente une menace pour la Chine.

Nous espérons que l'Inde, en tenant compte de l'amitié et des intérêts à long terme des deux peuples, soutiendra activement les échanges et la coopération entre les deux pays dans divers domaines.

Kyodo News : Première question, selon des médias japonais, un photographe de presse japonais a été récemment arrêté à Hong Kong. On dit que le photographe est résident de Hong Kong, et le gouvernement japonais a reconnu l'affaire. Pouvez-vous le confirmer et nous donner plus de détails ? Deuxième question, la « présidente » taiwanaise Tsai Ing-wen a rencontré le Président du Sénat tchèque aujourd'hui à Taipei. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Concernant votre première question, je n'en suis pas au courant et je ne dispose pas d'informations à ce sujet.

Concernant votre deuxième question sur la visite du Président du Sénat tchèque à Taiwan, nous avons exprimé pleinement la position de la Chine ces derniers jours. Le Président du Sénat tchèque, au mépris de l'opposition du gouvernement chinois et du gouvernement tchèque, a tenu à effectuer une visite dans la région chinoise de Taiwan, et a outrageusement soutenu les forces de l'« indépendance de Taiwan », ce qui est une provocation ouverte. Le principe d'une seule Chine est une base politique importante pour l'établissement et le développement des relations diplomatiques sino-tchèques. Nous avons remarqué que le gouvernement tchèque a pris ses distances avec le Président du Sénat, notant que ce qu'il a fait ne représente pas la politique du gouvernement. Nous espérons que la partie tchèque pourra se rendre compte clairement des dommages que cela a causés aux relations sino-tchèques, et prendre immédiatement des mesures pour en éliminer les impacts négatifs.

Nous avertissons sévèrement les autorités taiwanaises et les forces anti-chinoises manipulant Vystrcil que leurs actes ne pourront changer le fait que Taiwan fait partie intégrante de la Chine, et que leurs tentatives de manipulations politiques et d'activités séparatistes pour l'« indépendance de Taiwan » ne réussiront jamais.

Je tiens également à vous corriger : lorsque vous parlerez de Tsai Ing-wen à l'avenir, ne la désignez pas comme la « présidente » de Taiwan, car elle est simplement une dirigeante de la région chinoise de Taiwan.

Prasar Bharati : En ce qui concerne la réunion en ligne des Ministres des Affaires étrangères des pays BRICS, y aura-t-il une interaction entre les Ministres des Affaires étrangères de la Chine et de l'Inde ? Si oui, auront-ils des échanges particuliers au sujet du problème actuel entre la Chine et l'Inde ?

Hua Chunying : La Chine et l'Inde sont toutes deux membres des pays BRICS, et leurs chefs de la diplomatie assisteront demain à la réunion en ligne des Ministres des Affaires étrangères des pays BRICS présidée par le Ministre russe des Affaires étrangères Lavrov. La réunion se concentrera sur la situation internationale actuelle et la coopération entre les pays BRICS. Je n'ai entendu parler d'aucune rencontre particulière entre les Ministres des Affaires étrangères chinois et indien.

Bloomberg : L'administration Trump débat sur la portée et la date d'entrée en vigueur de ses interdictions concernant les applications chinoises de réseaux sociaux WeChat et TikTok, et annoncera probablement ses décisions vers le 20 septembre. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : En réalité, tout le monde sait que les politiques et les mesures qui pourraient être prises par la partie américaine sur TikTok et WeChat n'ont rien à voir avec la sécurité nationale. Elles visent en fait à étrangler, à intimider et à s'emparer des entreprises chinoises. Au fond, c'est une transaction coercitive gouvernementale et une négation publique des principes de l'économie de marché et de la concurrence loyale dont les États-Unis se vantent toujours. Nous avons noté que TikTok et d'autres sociétés ont publié des déclarations. Nous exhortons les États-Unis à corriger leurs erreurs et à mettre fin à la répression injustifiée d'entreprises chinoises.

Depuis longtemps, les États-Unis ont réprimé de manière peu reluisante des entreprises chinoises spécifiques en élargissant de manière exagérée le concept de sécurité nationale et en abusant du pouvoir de l'État, sans présenter de preuves factuelles pour justifier leurs actions. Cela donne au monde entier une bonne explication sur l'intimidation sans scrupule. Je sais que certaines personnes aux États-Unis appellent cela une « politique de canonnière numérique ». Mais l'époque a changé, et la Chine d'aujourd'hui est capable de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder fermement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises.

Global Times : Le chef du commandement indo-pacifique des États-Unis, Phil Davidson, a déclaré le 2 septembre que le « Parti communiste chinois cherche à changer le monde en un monde où la puissance nationale chinoise sera plus importante que le droit international ». Le même jour, le Secrétaire d'État américain Pompeo a de nouveau accusé la Chine de violer la « Convention des Nations Unies sur le droit de la mer » (CNUDM). Nous avons également noté qu'il avait annoncé des sanctions contre le procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI) et d'autres personnes enquêtant sur les crimes de guerre américains en Afghanistan. L'administration américaine a également déclaré qu'il ne paierait pas les 62 millions de dollars de contributions qu'il doit à l'OMS. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Le monde entier a vu très clairement que ce sont les États-Unis qui cherchent à placer leur puissance nationale au-dessus du droit international. Ce que les États-Unis ont fait concernant le droit international montre parfaitement ce que sont l'hypocrisie, l'hégémonie et la pratique du « deux poids deux mesures ».

Pour préserver leur hégémonie maritime, les États-Unis n'ont pas adhéré à la CNUDM, mais ils n'arrêtent pas d'accuser la Chine de violer la CNUDM. Afin d'empêcher la CPI d'enquêter sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis par les armées américaines en Afghanistan, les États-Unis sanctionnent maintenant des personnels de la CPI. La CPI a déclaré que ces mesures coercitives constituaient des attaques graves et sans précédent contre le « Statut de Rome » du système de justice pénale internationale et l'État de droit. Les États-Unis se sont retirés pour un oui ou pour un non de traités et d'organisations internationaux. À ce jour, ils se sont retirés de plus de 10 accords internationaux. Le dernier exemple est l'annonce américaine du retrait de l'OMS et du refus de payer les cotisations qu'ils doivent à l'OMS. N'oublions pas qu'ils doivent encore plus de 2 milliards de dollars de contributions à l'ONU et à des fonds de maintien de la paix.

Nous ne pouvons nous empêcher de nous demander si les États-Unis se comportent comme un grand pays responsable et normal de quelque manière que ce soit. Les États-Unis sont devenus le plus grand élément déstabilisateur de la paix et de la stabilité mondiales, et la plus grande menace pour l'ordre international et la primauté du droit international. Mais ironiquement, les décideurs et les praticiens des politiques aux États-Unis se sentent si bien dans leur peau. Nous espérons qu'ils pourront en prendre conscience le plus tôt possible.



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