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Conférence de presse du 22 octobre 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2020/10/22

AFP : L'accord provisoire entre la Chine et le Vatican sur la nomination des évêques a expiré aujourd'hui. Pourriez-vous nous dire si l'accord a été renouvelé ?

Zhao Lijian : Le 22 octobre, à l'issue des consultations amicales, la Chine et le Vatican ont décidé de renouveler l'accord provisoire portant sur la nomination des évêques pour deux ans. Les deux parties continueront de maintenir des échanges et des consultations étroits et de faire avancer le processus de l'amélioration de leurs relations.

Le Quotidien du Peuple : En ce qui concerne les données sur l'économie chinoise, le Directeur adjoint du Département Asie-Pacifique du Fonds monétaire international (FMI) Kenneth Kang a récemment indiqué que la reprise rapide de l'économie chinoise s'expliquait principalement par deux facteurs : premièrement, les mesures de prévention et de contrôle de l'épidémie ; deuxièmement, les mesures et politiques macroéconomiques de soutien à la reprise. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Zhao Lijian : Ces derniers jours, j'ai déjà présenté plusieurs fois les données économiques de la Chine pour les trois premiers trimestres. Le passage « du négatif au positif » des données économiques chinoises est constaté dans les aspects suivants. Premièrement, la croissance. La situation de la croissance négative au premier semestre a été inversée. Deuxièmement, les investissements en immobilisations. Pour la première fois de l'année, la croissance du secteur a été positive. Les investissements en immobilisation des trois premiers trimestres ont augmenté de 0,8% en glissement annuel. Troisièmement, les ventes au détail des articles de consommation. Pour la première fois de l'année, la croissance trimestrielle en a été positive. La consommation de la population continue de rebondir. Quatrièmement, le volume total des importations et des exportations de marchandises. Pour la première fois de l'année, la croissance en a été positive. Cinquièmement, l'utilisation des investissements étrangers s'est progressivement stabilisée en Chine. De janvier à septembre, l'utilisation réelle des investissements étrangers par la Chine a augmenté de 2,5% sur un an. Pour la première fois de l'année, nous avons enregistré une croissance positive cumulée libellée en dollar dans ce secteur.

Les chocs majeurs permettent de mieux examiner la vraie qualité du développement économique d'un pays. Les faits ont prouvé que la primauté donnée au peuple et la planification intégrale de la réponse à l'épidémie et du développement économique et social étaient des décisions tout à fait correctes, ce qui avait permis de protéger au maximum la sécurité et la vie de la population et de créer les conditions propices à la reprise stable de l'économie chinoise. Nous avons mis en œuvre une série de politiques macroéconomiques pour promouvoir de façon ordonnée la reprise du travail et de la production, et atténuer les difficultés des entreprises, dont les résultats se manifestent progressivement. Les principaux indices économiques de la Chine s'améliorent trimestre après trimestre, et la réalisation d'une croissance positive annuelle est quasi certaine. La Chine entend continuer de travailler avec tous les pays pour promouvoir de manière coordonnée la prévention et le contrôle de l'épidémie, et le développement économique, afin de vaincre la pandémie dans les meilleurs délais et de réaliser une reprise stable de l'économie mondiale.

Shenzhen TV :Selon des reportages, aujourd'hui, le premier lot de don de moutons vivants de Mongolie est entré en Chine par le port d'Erenhot pour être acheminé vers le Hubei après quarantaine, examen et traitement. Le Ministère des Affaires étrangères pourra-t-il donner plus d'informations en la matière ?

Zhao Lijian : Merci de votre attention à ce sujet. Après l'apparition de la COVID-19, les peuples de Chine et de Mongolie ont fait preuve de solidarité dans la lutte contre l'épidémie. Le Président de la Mongolie Khaltmaagiin Battulga a effectué une visite spéciale en Chine fin février pour exprimer son ferme soutien à la Chine dans sa lutte contre l'épidémie et a fait don de 30 000 moutons au nom du peuple mongol. Après plus de six mois de préparation minutieuse, la partie mongole a officiellement commencé le transfert des moutons pour soutenir la Chine dans sa lutte contre la COVID-19. À l'heure actuelle, les 30 000 moutons ont été mis en quarantaine dans la zone exempte d'épidémie de Dzamyn-ude en Mongolie.

Aujourd'hui, les 4 000 premiers moutons donnés par la Mongolie sont entrés en Chine par le port d'Erenhot. Tout en assurant la sécurité en matière de prévention de l'épidémie, la Chine et la Mongolie ont organisé une cérémonie de transfert au port d'Erenhot-Dzamyn-ude. Selon le plan convenu entre les deux parties, les 30 000 moutons seront arrivés en Chine par lots avant la mi-novembre. Ils seront traités à Erenhot et puis transportés dans la province du Hubei, afin de transmettre les émotions du gouvernement et du peuple mongols au peuple du Hubei, qui a grandement contribué à la lutte contre l'épidémie.

Comme le dit un proverbe mongol, une aiguille donnée dans les mauvais moments est plus précieuse qu'un chameau offert dans les bons moments. Le don de 30 000 moutons par la Mongolie à la Chine témoigne du ferme soutien de la partie mongole au gouvernement et au peuple chinois. Il traduit de manière vivante le concept de la communauté d'avenir partagé pour l'humanité et fait ressortir l'amitié sincère entre la Chine et la Mongolie ainsi qu'entre les deux peuples.

Global Times : Selon les médias de la République de Corée, le 21 décembre, l'Ambassadeur de la République de Corée au Japon Nam Gwan-pyo, en réponse à des questions à l'Assemblée nationale du pays, a dit que les trois « non », c'est-à-dire que la République de Corée ne déploiera pas davantage le système de défense antimissile à haute altitude THAAD, ne participera pas au système de défense antimissile des États-Unis, et ne transformera pas la coopération sécuritaire trilatérale entre la République de Corée, les États-Unis et le Japon en alliance militaire tripartite, n'étaient que la position ouverte de la République de Corée lors des discussions sur le THAAD avec la Chine en 2017, mais pas un engagement pris devant la Chine, et qu'aucun accord n'avait été conclu entre les deux parties. L'Ambassadeur Nam Gwan-pyo, alors Directeur adjoint du Bureau de la sécurité nationale de la République de Corée, était directement responsable des consultations avec la Chine sur le problème du THAAD. En outre, le Ministère de la Défense de la République de Corée compte transporter le 22 octobre du matériel de construction à la base du THAAD à Seongju. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : En octobre 2017, la Chine et la République de Corée sont parvenues à un accord sur le règlement par étapes du problème THAAD, ce qui a contribué à faire retourner les relations bilatérales sur la bonne voie de l'amélioration et du développement. Le processus en est clair et correspond aux intérêts communs des deux parties. La position de la Chine sur cette question est constante et claire : nous nous opposons fermement au déploiement du système THAAD par les États-Unis en République de Corée au détriment des intérêts de sécurité stratégique de la Chine et de l'équilibre stratégique dans la région. Nous espérons que la République de Corée traitera ce problème adéquatement en suivant le consensus entre les deux parties, afin d'éviter que les relations entre les deux pays soient perturbées ou affectées. Nous sommes disposés à travailler avec la République de Corée pour faire avancer les relations bilatérales.

O Globo : Le Président du Brésil Jair Bolsonaro, en réponse à l'annonce du Ministre brésilien de la Santé selon laquelle les vaccins achetés de l'entreprise chinoise Sinovac feraient partie du programme national de vaccination, a déclaré mercredi qu'il n'achèterait pas de vaccins chinois. Comment cela affectera les relations sino-brésiliennes ?

Zhao Lijian : La Chine occupe une position avantageuse au monde en ce qui concerne les recherches et le développement autonomes des vaccins contre le nouveau coronavirus. Quatre vaccins sont à la phase III d'essais cliniques, et les recherches et le développement de vaccins chinois sont hautement appréciés par différents pays. La Chine a aussi participé au mécanisme COVAX, et respectera sérieusement l'engagement de faire des vaccins chinois un bien public mondial une fois qu'ils seront mis au point et au service, pour contribuer à l'accessibilité et à l'abordabilité des vaccins dans les pays en développement.

Depuis le début de l'épidémie, la Chine et le Brésil ont mené une bonne coopération dans le domaine de la lutte contre l'épidémie. La phase III d'essais cliniques des vaccins contre la COVID-19 menée conjointement par des entreprises et des institutions concernées des deux pays se déroule dans d'heureuses conditions au Brésil. Nous sommes convaincus que notre coopération en la matière contribuera à la victoire définitive des peuples chinois et brésilien contre l'épidémie, ainsi que de tous les autres peuples du monde.

RCI : Cela fait plus d'un mois depuis l'ouverture des négociations de paix intra-afghanes. Selon des reportages, les deux parties aux négociations de paix ne sont pas encore parvenues à un accord sur des questions essentielles telles que la base et le fondement des négociations, et les négociations officielles n'ont pas encore été lancées. En outre, les guerres et les conflits en Afghanistan se sont accrus au lieu de diminuer. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ? Que pensez-vous des rôles des États-Unis et de la communauté internationale dans la question de l'Afghanistan?

Zhao Lijian : Les négociations de paix intra-afghanes sont une fenêtre d'opportunité pour l'Afghanistan de parvenir à la paix et à la stabilité. La Chine soutient toujours le processus de paix et de réconciliation inclusif en Afghanistan « par et pour les Afghans ». Elle préconise que les deux parties aux négociations résolvent la question de l'Afghanistan sur la table de négociation plutôt que dans les champs de bataille. Nous espérons que les deux parties aux négociations s'attacheront aux intérêts primordiaux de leur pays et de leur nation, saisiront les opportunités et chercheront un terrain d'entente en mettant de côté leurs divergences pour trouver leur plus grand diviseur commun. Nous les appelons également à renforcer leur confiance et leur sincérité l'une envers l'autre et à faire preuve de patience et de retenue pour aboutir à des résultats le plus tôt possible.

La Chine est d'avis que la communauté internationale, dont les États-Unis, devra jouer un rôle constructif dans la promotion des négociations de paix intra-afghanes, et soutient les parties concernées à déployer des efforts dans la mesure de leurs moyens pour promouvoir davantage la paix et les négociations. Dans le même temps, nous sommes d'avis qu'aucune partie ne doit s'ingérer arbitrairement dans le processus de paix et de réconciliation en Afghanistan pour servir ses propres intérêts égoïstes. Le maintien et la promotion de la sécurité et de la stabilité en Afghanistan sont une condition préalable importante pour faire avancer la paix, la réconciliation, la reconstruction et le développement en Afghanistan. La question de l'Afghanistan est complexe et difficile à résoudre. Ainsi, les facteurs internes et externes doivent aller dans le même sens et travailler de concert, faute de quoi les efforts déployés dans ce sens ne pourront qu'aboutir à des résultats opposés. Les États-Unis sont le plus grand facteur externe de la question de l'Afghanistan. Ils doivent retirer leurs troupes de manière ordonnée et responsable, afin d'empêcher une nouvelle escalade de la violence interne en Afghanistan et de créer un environnement extérieur favorable aux négociations intra-afghanes, au lieu de faire le contraire.

CNR : Selon des sources, l'équipe d'experts médicaux antiépidémiques du gouvernement chinois a quitté l'Angola hier après avoir fini ses missions au Lesotho et en Angola. Pouvez-vous présenter les informations concernées ?

Zhao Lijian : Pour aider le Lesotho et l'Angola à lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus, le gouvernement chinois a envoyé aux deux pays une équipe d'experts médicaux antiépidémiques formée par la Commission nationale de la Santé, et dont les membres ont été sélectionnés par la Commission provinciale de la Santé du Hubei.

Au Lesotho, l'équipe d'experts du gouvernement chinois s'est rendue au Ministère de la Santé, aux hôpitaux désignés pour les patients atteints de la COVID-19, au Laboratoire national pour le test d'amplification des acides nucléiques (TAAN) et au Bureau de la représentation de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Lesotho, pour mener des échanges et partager leurs expériences antiépidémiques ainsi que former les agents de prévention et de contrôle des quartiers d'habitation et les personnels soignants. L'équipe d'experts a également donné des conseils concrets au Lesotho en termes d'isolement social, de dépistage dans les quartiers d'habitation, de TAAN, de surveillance de l'épidémie, et de diagnostic et de traitement des patients. Elle a aussi aidé à mettre au point les plans et organisations des consultations pour fièvre, et des programmes de suivi et de gestion des groupes prioritaires.

Le Ministre de la Santé du Lesotho Motlatsi Maqelepo a remercié l'équipe d'experts chinoise pour avoir partagé avec son pays des connaissances et des compétences en matière de lutte contre la COVID-19, affirmant que cela aiderait le Lesotho à mettre en place un système médical fiable doté d'une capacité de réaction rapide, et que les personnels soignants lesothans vaincraient certainement l'épidémie en mettant en pratique ce qu'ils avaient appris.

En Angola, l'équipe d'experts chinoise a visité nombre d'hôpitaux désignés pour les patients atteints de la COVID-19, et a mené des échanges avec les personnels soignants locaux en les guidant autour des sujets tels que les soins aux patients, la prévention et le contrôle parmi les personnels soignants, le TAAN, et la prévention et le contrôle dans les quartiers d'habitation. L'équipe d'experts s'est également rendue au Ministère angolais de la Santé et à des établissements pour le TAAN, et a organisé des formations relatives à la prévention et au contrôle de l'épidémie.

Les départements de la santé et les personnels médicaux de l'Angola ont tous indiqué que le partage des expériences des experts chinois leur avait beaucoup bénéficié et contribuerait de façon significative à la lutte contre l'épidémie en Angola. La Ministre angolaise de la Santé Silvia Lutucuta a hautement apprécié les résultats du travail de l'équipe d'experts, et a sincèrement remercié le gouvernement chinois pour son soutien énergique et l'équipe d'experts pour son travail diligent. Elle a déclaré que l'Angola étudierait sérieusement les conseils importants donnés par l'équipe d'experts, et s'est dite convaincue qu'avec l'avancement constant de la coopération antiépidémique Angola-Chine, les départements de la santé de son pays amélioreraient efficacement leurs capacités dans les domaines de la prévention et du contrôle de l'épidémie et de la prise en charge des patients atteints de la COVID-19.

Le 21 octobre, après avoir rempli ses missions avec succès, l'équipe d'experts chinoise a quitté l'Angola pour rentrer en Chine.

South China Morning Post : Les États-Unis ont annoncé la désignation de 6 médias chinois comme étant des « missions étrangères ». Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Ces dernières années, l'administration américaine a imposé des restrictions et difficultés injustifiées aux agences et aux personnels des médias chinois aux États-Unis dans leur travail normal de reportages, et n'a cessé de les soumettre à une discrimination et à une répression politique croissantes. En décembre 2018, les États-Unis ont demandé à certaines agences des médias chinois aux États-Unis de s'enregistrer en tant qu'« agents étrangers ». Le 18 février 2020, les États-Unis ont désigné cinq agences de médias chinoises comme étant des « missions étrangères », à savoir l'Agence de presse Xinhua, le distributeur américain du China Daily, China Global Television Network (CGTN), la Radio Chine Internationale, et le distributeur américain du Quotidien du Peuple, édition d'outre-mer (Hai Tian Development USA). Le 22 juin dernier, la partie américaine a annoncé une nouvelle décision désignant quatre médias chinois comme étant des « missions étrangères », à savoir la Télévision centrale chinoise (CCTV), le Quotidien du Peuple, le Global Times et l'agence de presse China News Service.

Le 21 octobre, les États-Unis ont annoncé qu'ils désigneraient six autres médias chinois comme étant des « missions étrangères ». Il s'agit de leur répression politique et stigmatisation les plus récentes contre des médias et des journalistes chinois aux États-Unis. La Chine s'oppose résolument aux mesures insensées prises par les États-Unis et les condamne fermement.

Les mesures prises par les États-Unis, ciblant spécifiquement les médias chinois, sont basées sur la mentalité de guerre froide et les préjugés idéologiques. Elles sabotent gravement la réputation et l'image des médias chinois, entravent sérieusement le fonctionnement normal des médias chinois aux États-Unis, et perturbent fortement les échanges culturels et humains normaux entre les deux pays. Cela révèle pleinement l'hypocrisie de la prétendue « liberté de la presse » que les États-Unis se vantent partout d'avoir bien protégé. La Chine y donnera des réactions justes et nécessaires.

La Chine exhorte les États-Unis à se réengager sur la bonne voie, à corriger leurs erreurs et à mettre fin à la répression politique et à la restriction injustifiée à l'encontre des médias chinois.

China Daily : Selon des reportages, un grand nombre de collèges, lycées et universités du Canada ayant des liens avec l'Institut Confucius ont indiqué qu'il n'y avait aucune raison de réévaluer leur coopération. Selon eux, la coopération avec l'Institut Confucius leur a permis d'organiser des formations culturelles et linguistiques de bonne qualité, et l'Institut Confucius n'a pas participé à leurs programmes clés. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Les personnalités canadiennes du milieu éducatif ont donné une réponse fondée sur la réalité. Je tiens à les saluer.

L'Institut Confucius sert de ponts et de traits d'union pour aider les peuples des différents pays du monde à apprendre le chinois, à connaître la Chine, et à renforcer les échanges humains et culturels avec la Chine. La coopération sino-canadienne dans la construction de l'Institut Confucius est saluée par les populations locales, car elle correspond aux besoins des Canadiens d'apprendre le chinois et de connaître la Chine. Nous espérons que les personnalités de différents milieux canadiens pourront voir les projets d'échanges éducatifs entre la Chine et le Canada de manière objective et rationnelle.

The Paper : En ce qui concerne l'annonce du Département d'État américain sur la désignation de six médias chinois aux États-Unis comme étant des « missions étrangères », la porte-parole du Département d'État américain Morgan Ortagus a dit que les médias libres dans le monde entier avaient la responsabilité de relater la vérité, alors que les médias chinois ne réjouissaient pas de la « liberté de la presse ». Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les États-Unis parlent tout le temps de la « liberté de la presse », alors voyons ensemble comment se comportent-ils en réalité :

Selon un reportage du Washington Post en 2019, le classement des États-Unis sur la liste annuelle de l'indice de la liberté de la presse était descendu depuis trois ans consécutifs. Selon les statistiques de U.S Press Freedom Tracker, seulement en 2019, 28 cas de refus de l'accès des journalistes aux événements ouverts au public du gouvernement ont été enregistrés aux États-Unis. Depuis cette année, 223 incidents d'attaques contre les journalistes ont eu lieu aux États-Unis, et 73 journalistes ont été arrêtés. Lors des manifestations intitulées « Black Lives Matter », ont eu lieu plus de 868 cas de violation de la liberté de la presse. Des journaux américains comme New York Times et The Hill ainsi que le journal britannique The Guardian ont tous relaté les attaques et arrestations à l'encontre des journalistes au cours de l'événement susmentionné. Rien qu'entre le 26 mai et le 2 juin 2020, 148 journalistes ont subi de telles expériences. Parmi eux, 40 journalistes ont été attaqués par balles, 34 journalistes ont été agressés physiquement par la police, 33 journalistes ont été arrêtés ou détenus, et une femme photographe a même été abattue par une balle en caoutchouc dans l'œil gauche, ce qui lui a entraîné une perte de vision permanente. En janvier dernier, selon la révélation de la Radio publique nationale (NPR) des États-Unis, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a lancé des attaques personnelles pleines de provocations et de mépris contre une journaliste de la NPR qui avait posé une question qu'il n'aimait pas, et puis a grossièrement retiré la NPR de la liste des médias participant à ses visites. L'administration américaine qualifie tous les reportages qu'elle n'aime pas de « fausses nouvelles ». Je crois que le New York Times et d'autres médias américains en ont une profonde compréhension. The Guardian du Royaume-Uni a cité des commentaires des médias américains disant que la présente administration américaine « lance les attaques les plus persistantes dans l'histoire contre la liberté de la presse ».

Je me demande, comment une telle administration américaine a-t-elle le droit de parler de la liberté de la presse ? Elle s'ingère arbitrairement dans les reportages des médias américains et étrangers, et déshonore et réprime à son gré les journalistes américains et étrangers. Si nous discutons vraiment de la liberté de la presse, c'est les États-Unis qui sont les vrais coupables de la répression grossière contre des médias et de la restriction de la liberté de la presse. L'image de phare dont les États-Unis se vantent n'existe plus que de nom.

NOVA : Sur la prolongation de l'accord sur la nomination des évêques entre la Chine et le Vatican, le Secrétaire d'État du Saint-Siège Pietro Parolin a indiqué hier que les sujets abordés par les deux parties ne couvraient pas l'établissement des relations diplomatiques. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ? Est-ce que la Chine et le Vatican sont en train de discuter de l'établissement des relations diplomatiques dans le futur ?

Zhao Lijian : Je viens de présenter la situation concernée. Le renouvellement de l'accord provisoire a permis de poursuivre la tendance à l'amélioration des relations sino-vaticane. La Chine et le Vatican continueront de maintenir des échanges et consultations étroits et de promouvoir le processus de l'amélioration de leurs relations.

Beijing Daily : Le Conseiller à la sécurité nationale du Président Donald Trump, Robert O'Brien, a publié le 21 octobre un article sur le site web Foreign Affairs des États-Unis, indiquant que l'agenda idéologique du communisme de la Chine avait dépassé largement les frontières chinoises et s'étendait désormais vers le monde entier, menaçant donc la démocratie. Quelle est la réponse de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Robert O'Brien juge maladroitement la Chine selon les critères des États-Unis. Ses mots, au mépris de l'histoire et de la réalité, sont pleins de préjugés idéologiques forts et de la mentalité de guerre froide. Une poignée de politiciens américains incitent la confrontation idéologique, et visent délibérément à conduire le monde entier vers une « nouvelle guerre froide ». Cet acte impopulaire, qui fait revenir le maccarthysme, va à l'encontre du courant historique et est voué à l'échec.

La Chine a souligné maintes fois que toute voie choisie par un pays est basée sur ses propres traditions culturelles et sa propre histoire. Aucune force n'a le droit de nier la voie choisie par d'autres pays, et aucun pays ne changera son propre système selon les critères d'autrui. La Chine n'exporte jamais d'idéologie, ne s'immisce jamais dans les affaires intérieures des autres pays, ne cherche jamais à changer le système des autres pays, et n'a pas l'intention de procéder à une confrontation idéologique avec les États-Unis ou tout autre pays. Ces engagements sont bien traduits dans nos actions.

Si les États-Unis sont francs et ouverts, ils pourront suivre l'exemple du gouvernement chinois et déclarer au reste du monde ce qui suit : les États-Unis ne cherchent pas à exporter l'idéologie au reste du monde, ne cherchent pas à changer le système politique des autres pays, et ne s'ingèrent jamais dans les affaires intérieures des autres pays. Je suis convaincu qu'un tel engagement pris par l'administration américaine sera chaleureusement salué par les différents pays du monde.

Reuters : Le Département de la Défense des États-Unis a affirmé mercredi que les États-Unis avaient approuvé les plans de vente de trois systèmes d'armement à Taiwan, dont la valeur totale est de 1,8 milliard de dollars. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Zhao Lijian : Les ventes d'armes des États-Unis à Taiwan violent gravement le principe d'une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains, notamment le communiqué du « 17 août », s'ingèrent gravement dans les affaires intérieures de la Chine, compromettent sérieusement la souveraineté et les intérêts de sécurité de la Chine. Cette décision a envoyé des signaux profondément erronés aux forces sécessionnistes visant à l'« indépendance de Taiwan » et a porté gravement atteinte aux relations Chine-États-Unis, ainsi qu'à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taiwan. La Chine s'y oppose fermement.

Nous exhortons la partie américaine à se faire une idée claire de l'éventuel impact hautement préjudiciable des ventes d'armes à Taiwan, à respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains, à cesser les ventes d'armes à Taiwan et les liens militaires avec Taiwan, et à retirer les plans de vente d'armes concernés, afin d'éviter de nouveaux dommages aux relations sino-américaines et à la paix et à la stabilité à travers le détroit de Taiwan. La Chine réagira de façon légitime et nécessaire en fonction de l'évolution de la situation.

Globe and Mail : Un sous-comité du Parlement canadien accuse la Chine d'avoir commis un génocide au Xinjiang et a appelé à des sanctions liées aux droits de l'homme. Si le Canada adopte ledit conseil, la Chine le punira-t-elle ?

Zhao Lijian : Le sous-comité du Parlement canadien a fabriqué une déclaration en dépit de la réalité au Xinjiang marquée par la stabilité politique, le développement économique, l'unité interethnique et l'harmonie sociale. Cette déclaration, sans le moindre fondement, est pleine de mensonges et de fausses nouvelles. Il s'agit d'une ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Chine et a pleinement démontré l'ignorance et les préjugés des personnes concernées au Canada. La Chine exprime son fort mécontentement et s'y oppose résolument.

La Chine a mainte fois exprimé sa position solennelle sur les questions liées au Xinjiang, qui ne sont en aucun cas des questions liées aux droits de l'homme. Le prétendu « génocide » au Xinjiang est une rumeur fabriquée délibérément par des forces antichinoises et une farce pour salir et noircir la Chine. La réalité est que, de 2010 à 2018, la population ouïgoure du Xinjiang est passée de 10,17 millions à 12,72 millions, soit une augmentation de 25% en pourcentage ou de 2,55 millions en chiffre. Cette augmentation démographique des Ouïgours est supérieure à celle de la population du Xinjiang toutes ethnies confondues, qui est de 14%, et nettement supérieure à celle de l'ethnie Han, qui est de 2%. Par conséquent, comment l'on peut inventer un « génocide » ?

Nous exhortons fortement le Canada à rejeter ses préjugés idéologiques, à cesser de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte des questions liées au Xinjiang, et à faire preuve de prudence dans ses propos et actes, afin de ne pas nuire davantage aux relations sino-canadiennes.

FSN : Une question sur les ventes d'armes des États-Unis à Taiwan. Taiwan a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de poursuivre une course aux armements avec la partie continentale de la Chine, et voulait simplement développer des capacités de défense fiables. Quelle est votre réponse là-dessus ?

Zhao Lijian : S'il ne veut pas importer des armes, il devra donc concrétiser cet engagement dans les actions, au lieu d'agir contrairement à ses mots.

Reuters : Reuters a appris que l'Union européenne (UE) avait appelé à la réforme de l'OMS dans un projet de proposition, demandant aux différents pays d'accroître la transparence au début des crises sanitaires. Le projet a exhorté l'OMS à adopter des mesures pour accroître la transparence de l'application par différents pays du Règlement sanitaire international (RSI) et a demandé aux États membres de partager rapidement les informations sur les crises sanitaires. Quels sont vos commentaires sur la promotion de la réforme de l'OMS ? Croyez-vous que les réformes concernées soient justifiées ?

Zhao Lijian : La Chine soutient les réformes nécessaires et raisonnables de l'OMS pour améliorer ses capacités de réponse aux urgences de santé publique de portée internationale (USPPI), et mieux faire jouer son rôle clé dans la gouvernance mondiale de la santé. Nous pensons que des efforts doivent être consentis dans les aspects suivants. Premièrement, écarter les ingérences politiques par des réformes au niveau des institutions et des règles, respecter la science et les opinions des professionnels, et rejeter la politisation et la stigmatisation. Deuxièmement, accorder à l'OMS des ressources plus importantes pour accroître ses capacités à répondre aux USPPI. Troisièmement, rester fidèle au concept d'une communauté de la santé pour l'humanité et intensifier le soutien et l'investissement à la cause de la santé publique dans des pays en développement. La réforme doit avancer sur la base d'un consensus dégagé entre les États membres grâce à une large consultation, au lieu de servir les intérêts politiques égoïstes de quelque pays que ce soit.

État membre important de l'OMS, la Chine soutient fermement le rôle de l'OMS et le multilatéralisme. Nous sommes prêts à participer activement au processus de réforme et à travailler avec différentes parties pour parfaire conjointement la gouvernance mondiale de la santé.

Globe and Mail : Au début du mois, un officiel principal de la région autonome ouïgoure du Xinjiang a appelé à renforcer la sensibilisation à l'esprit de l'unité nationale chinoise. Est-ce que cela suggère le renforcement du travail de « rééducation » au Xinjiang ? Combien de personnes restent toujours dans ces centres d'éducation et de formation ?

Zhao Lijian : J'aimerais vous présenter la situation sécuritaire et antiterroriste actuelle au Xinjiang. Le Xinjiang a réalisé d'importants progrès d'étape dans la lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Il n'y a pas eu de cas violent ou terroriste depuis près de quatre ans consécutifs. Les habitants du Xinjiang, toutes ethnies confondues, ont un sentiment de satisfaction, de bonheur et de sécurité nettement renforcé. Les déclarations que vous avez mentionnées ont été prononcées dans ce contexte. Cependant, les « trois fléaux » (terrorisme, extrémisme et séparatisme) et leur impact sont loin d'être éliminés. Les forces du « Turkestan oriental » cherchent toujours des occasions de provoquer des troubles. La situation de la lutte contre le terrorisme et la radicalisation au Xinjiang est toujours sérieuse et complexe. Compte tenu des réalités de la région, le Xinjiang continuera d'approfondir la lutte contre le terrorisme et la radicalisation et s'efforcera à la fois de les combattre et de les prévenir. Nous luttons fermement contre les crimes violents et terroristes selon la loi et accordons une importance au traitement de leur cause profonde. En améliorant le bien-être social, en sensibilisant les habitants à l'État de droit et en renforçant les aides et l'éducation pour eux, nous ferons tout notre possible pour protéger au maximum les droits de l'homme fondamentaux des citoyens, et les mettre à l'abri du terrorisme et de l'extrémisme.

Les centres d'éducation et de formation que vous avez mentionnés offrent aux personnes ayant commis des délits sous l'influence de l'extrémisme religieux des cours en matière de langue courante nationale, de connaissances juridiques, de compétences professionnelles et de déradicalisation. L'objectif est d'éliminer le terreau du terrorisme et de l'extrémisme. Grâce à l'éducation et à la formation, les capacités générales des apprenants ainsi que leur adhésion à la nation, à la citoyenneté et à l'État de droit ont été considérablement améliorées. Ils ont également connu clairement la nature et la nuisance du terrorisme et de l'extrémisme, et réussi à se libérer du joug mental du terrorisme et de l'extrémisme, et peuvent désormais vivre une vie normale. Nous avons répété à maintes reprises que les apprenants dans ces centres ont tous fini leur formation et vivent une vie normale. À l'heure actuelle, ils sont des membres de la société comme toute autre personne, et aucune mesure spéciale ne leur est imposée.



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