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À propos de l'île Diaoyu
2012/10/15

 

1. La position fondamentale de la Chine

L'île Diaoyu et ses îles annexes relèvent depuis l'antiquité du territoire chinois. La partie chinoise possède des fondements historiques et juridiques incontestables à ce sujet. C'est un fait objectif de dire que les parties chinoise et japonaise contestent l'appartenance souveraine de l'île Diaoyu. La partie chinoise a toujours proposé de rechercher une solution au moyen de négociations diplomatiques, sur la base du respect des faits.

 

2. Les fondements historiques et juridiques de l'appartenance de l'île Diaoyu et de ses îles annexes à la Chine

De nombreux documents historiques montrent que les Chinois furent les premiers à découvrir l'île Diaoyu et ses îles annexes, à les nommer et à les utiliser. Les pêcheurs chinois se sont livrés de génération en génération aux activités de pêche dans les eaux de ces îles et les eaux environnantes. Avant le XVe siècle, des commerçants et des pêcheurs du littoral de la Chine du Sud-Est ont utilisé l'île Diaoyu et d'autres îles comme points de repère maritimes.

Les dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911) ont toujours exercé leur souveraineté sur l'île Diaoyu et ses îles annexes. Au début de la dynastie Ming, ces îles faisaient déjà partie du territoire chinois. Dans le livre intitulé Voyage avec le vent en poupe (Shun Feng Xiang Song), publié sous le règne de Yongle (1403-1424), les noms des îles Diaoyu Yu et Chikang Yu (Chiwei Yu) sont inscrits, car on les traversait en partant du Fujian pour Ryukyu.

Les commissaires des dynasties Ming et Qing au royaume de Ryukyu indiquent nettement dans les notes sur leur mission qu'après être passés par l'île Diaoyu et d'autres îles du territoire chinois, ils sont arrivés sur le territoire de Ryukyu. Dans le livre Notes sur ma mission à Ryukyu (Shi Liu Qiu Lu), écrit par le commissaire Chen Kan de la dynastie Ming en 1543, on lit : « En passant par Diaoyu Yu, Huangmao Yu, et Chiyu […] on voit le mont Gumi (l'île Kume), qui relève de Ryukyu. Des étrangers frappent des gongs et dansent sur leurs bateaux. C'est avec joie que nous sommes arrivés à destination. » Dans le livre Notes sur mon voyage en bateau à travers le détroit de Taiwan, écrit en 1722 par l'envoyé impérial Huang Shujing de la dynastie Qing après son inspection de Taiwan, on peut lire : « Au nord du grand océan, il y a un mont nommé Diaoyutai, où peuvent mouiller une dizaine de grands bateaux ».

Le Plan dessiné de défense maritime établi par Hu Zongxian, gouverneur dirigeant la lutte contre les pirates japonais, comprenait l'île Diaoyu et ses îles annexes. Cela montre que ces îles étaient sous la juridiction de la défense maritime chinoise dès la dynastie Ming.

Du point de vue géographique, le creux océanique d'Okinawa, profond de deux mille mètres, se trouve à l'est de l'île Diaoyu et de ses îles annexes, et les sépare des îles Ryukyu. Des vagues noires tourbillonnent du sud-ouest vers le nord-est. Elles rendent l'accostage de ces îles très difficile aux bateaux venant du côté est, en tenant compte des conditions techniques de navigation de l'époque. Cela montre aussi que la découverte et l'utilisation de ces îles par les Chinois ne sont pas fortuites.

 

3. Le Japon et la communauté internationale reconnaissaient explicitement l'appartenance de l'île Diaoyu à la Chine

Les livres d'histoire officiels, les annales de l'État et les articles des lettrés du Japon, antérieurs à l'époque contemporaine, ne contestent pas la souveraineté territoriale de la Chine sur l'île Diaoyu, et utilisent directement les appellations chinoises. Sur les cartes géographiques publiées au Japon avant le milieu du XIXe siècle, l'île Diaoyu est représentée de la même couleur que le continent chinois. Les Cartes respectives des provinces et préfectures du grand Japon et la collection des noms de lieux, publiées en 1892, n'incluent pas l'île Diaoyu dans le territoire japonais.

Le Traité illustré général de trois pays, écrit en 1785 par le lettré japonais Hayashi Shihei, comporte en annexe la Carte des trois provinces de Ryukyu et de leurs 36 îles. Sur cette carte, l'île Diaoyu et d'autres îles sont colorées comme le continent chinois et ne relèvent pas de l'archipel Ryukyu.

En 1605, le gouverneur du royaume Ryukyu a reconnu, dans le livre Le Miroir généalogique des Nakayama du royaume de Ryukyu, que le mont Gumi (aujourd'hui connu sous le nom d'île Kume, à l'est de Chiwei Yu), était la limite des îles Ryukyu. En 1701, la Carte de généalogie des Nakayama offerte par l'émissaire du royaume de Ryukyu et ses commentaires répertorient les 36 îles de Ryukyu, sans inclure l'île Diaoyu et ses îles annexes. Lors des négociations entre Li Hongzhang, représentant de la dynastie Qing, et le représentant du Japon au sujet de l'appartenance des îles Ryukyu, à la fin des années 1870 et au début des années 1880, les deux parties ont reconnu que l'île Diaoyu et les îles voisines n'étaient pas du domaine de Ryukyu, composé de 36 îles.

Au XIXe siècle, les documents et les cartes de plusieurs puissances étrangères, dont la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis et l'Espagne, reconnaissaient que l'île Diaoyu appartenait à la Chine. Sur la Carte marine des côtes de la mer de Chine orientale, de Hong Kong au golfe de Liaodong, établie par la marine britannique en 1877, l'île Diaoyu dépend de Taiwan et est nettement séparée des îles du sud-ouest du Japon. Cette carte fut largement employée dans les contacts internationaux ultérieurs. Elle a été utilisée pour délimiter les îles Penghu dans le traité sino-japonais de Shimonoseki.

En 1941, « la province de Taibei », sous la domination du Japon et du régime fantoche, et la préfecture d'Okinawa ont intenté un procès en invoquant un litige relatif à la pêche autour de l'île Diaoyu. La cour de justice du Japon a prononcé un verdict affirmant que ces îles étaient sous la juridiction de la « province de Taibei ». Le préfet Fukuda de la garnison de Taiwan, à l'époque de la domination du Japon et du régime fantoche, a confirmé que l'île Diaoyu et ses îles voisines relevaient de la juridiction du gouverneur de la garnison de Taiwan. Les pêcheurs de Taiwan devaient obtenir une licence d'exploitation délivrée par la province de Taibei s'ils voulaient aller dans les eaux de l'île Diaoyu. Cela montre que même sous la domination coloniale du Japon, ces îles étaient administrées en tant qu'îles dépendant de Taiwan.

En décembre 1943, les chefs d'État de Chine, des États-Unis et de Grande-Bretagne ont publié la Déclaration du Caire, qui stipule que le Japon rendra à la Chine les territoires qu'il a usurpés. Le communiqué de Potsdam, publié en 1945, a réaffirmé que « les stipulations de la Déclaration du Caire devaient être appliquées » et que « la souveraineté du Japon se limiterait à Honshu, Hokkaido, Shikoku, Kyushu et aux autres petites îles que nous déterminons ». En août de la même année, le Japon a déclaré qu'il acceptait le communiqué de Potsdam et a capitulé inconditionnellement. Selon la Déclaration du Caire et le communiqué de Potsdam, la Chine récupérait les territoires usurpés par le Japon, dont Taiwan et les îles Penghu. En conséquence, l'île Diaoyu et d'autres îles ont été rendues à la Chine en tant qu'îles dépendant de Taiwan, selon les termes du droit international.

 

4. Le Japon a usurpé illégalement l'île Diaoyu

En 1884, Tatsushirō Koga est venu sur l'île Diaoyu pour une exploration. Il a déclaré qu'il avait découvert une île inhabitée. De 1885 à 1893, l'autorité de la préfecture d'Okinawa a trois fois demandé, par voie écrite, au gouvernement japonais de soumettre l'île Diaoyu et d'autres îles sous sa juridiction, et d'y ériger l'emblème national. Craignant les réactions du gouvernement Qing, le gouvernement japonais n'a pas osé approuver cette demande. En janvier 1895, profitant de la défaite du gouvernement Qing suite à la guerre sino-japonaise de 1894, le Japon a usurpé l'île Diaoyu et d'autres îles et les a placées sous la juridiction de la préfecture d'Okinawa. En avril de la même année, avec la signature du traité sino-japonais de Shimonoseki, le Japon a forcé le gouvernement Qing à lui céder Taiwan et toutes ses îles annexes. En 1900, le gouvernement japonais a rebaptisé l'île Diaoyu et ses îles annexes les îles Senkaku.

 

5. La cession sous cape entre les États-Unis et le Japon et la protestation de la partie chinoise

Le 8 septembre 1951, le Japon a signé avec les États-Unis et d'autres pays le traité de San Francisco. Le Japon a ainsi consenti à placer les îles du Sud-Ouest, au sud du 29o de latitude nord, sous la tutelle des États-Unis, unique exécutant du pouvoir. En décembre 1953, le gouvernement de Ryukyu, sous la tutelle des États-Unis, a publié officiellement sa juridiction géographique, comprenant en termes explicites l'île Diaoyu et d'autres îles.

Le 18 septembre 1951, le premier ministre et ministre des Affaires étrangères Zhou Enlai a déclaré, au nom du gouvernement chinois, que « puisque la République populaire de Chine n'a pas pris part à la préparation, à la mise au point et à la signature du traité de San Francisco, le gouvernement populaire central estime que le traité est illégal et invalide, et ne peut absolument pas le reconnaître. »

Le 17 juin 1971, le Japon et les États-Unis ont signé un accord relatif à la restitution d'Okinawa. Il y est stipulé que les États-Unis rendront le pouvoir exécutif sur les îles Ryukyu au Japon le 15 mai 1972. L'île Diaoyu et ses îles annexes sont incluses dans la « zone à restituer ». Le jour de la signature de l'accord, le porte-parole du département d'État américain a déclaré : « La restitution du pouvoir exécutif à Okinawa n'exerce aucune influence sur la question de souveraineté des îles Senkaku. »

Le 30 décembre 1971, le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que « ceci est une violation flagrante de la souveraineté territoriale de la Chine, que le peuple chinois ne peut absolument pas tolérer. L'inclusion de l'île Diaoyu chinoise dans la zone à restituer, décidée par les États-Unis et le Japon dans l'accord relatif à la restitution d'Okinawa, est tout à fait illégale. Cela ne saurait modifier la souveraineté territoriale de la République populaire de Chine sur l'île Diaoyu et d'autres îles. »

 

6. Apparition du problème de l'« achat d'îles »

En avril 2012, le politicien d'extrême droite et gouverneur de Tokyo Shintaro Ishihara a lancé le plan de l'autorité de Tokyo pour acheter l'île Diaoyu, ainsi qu'une campagne de collecte. En juillet, le gouvernement japonais a publié le soi-disant programme de « nationalisation ».

La partie chinoise a effectué plusieurs démarches solennelles auprès de la partie japonaise. Elle a réaffirmé que l'île Diaoyu et ses îles annexes faisaient partie du territoire chinois depuis l'antiquité. La Chine possède incontestablement le droit souverain sur ces îles. Elle s'oppose fermement aux transactions de son territoire légitime par la partie japonaise. Toute action unilatérale effectuée par la partie japonaise envers l'île Diaoyu et ses îles annexes est illégale et invalide et ne saurait changer le fait que ces îles appartiennent à la Chine.

 

Chronologie de la querelle sur les îles Diaoyu

 16 avril

Le gouverneur de Tokyo Shintaro Ishihara dit que les autorités municipales envisagent d'acheter les îles Diaoyu.

17 avril

Le secrétaire en chef du cabinet japonais Osamu Fujimura dit que le gouvernement central pourrait se porter acquéreur des îles si nécessaire.

18 avril

Le premier ministre japonais Yoshihiko Noda laisse entendre que son gouvernement pourrait considérer « le projet d'achat » et confirmer l'intention réelle du soi-disant propriétaire.

27 avril

Les autorités municipales de Tokyo ouvrent un compte pour se procurer l'argent nécessaire au soi-disant projet d'achat.

2 mai

Deux bateaux chinois de l'Administration des pêcheries se rendent dans les eaux voisines des îles Diaoyu.

8 mai

Les autorités municipales de Tokyo annoncent que les dons s'élevaient à plus de 200 millions de yens (2,5 millions $US) le 7 mai.

10 juin

Six membres du Parlement japonais se rendent sur les îles Diaoyu.

11 juin

La chambre basse japonaise organise un débat sur le « projet d'achat » des îles Diaoyu envisagé par le gouverneur de Tokyo Shintaro Ishihara.

7 juillet

Le premier ministre japonais Yoshihiko Noda dit que son gouvernement est en train de négocier avec « un propriétaire privé » la « nationalisation » d'une partie des îles Diaoyu.

15 août

Quatorze ressortissants chinois, qui avaient débarqué sur les îles Diaoyu pour y affirmer la souveraineté de la Chine, sont arrêtés illégalement par le Japon.

19 août

Dix activistes de droite japonais débarquent illégalement sur les îles Diaoyu.

22 août

Sept ressortissants chinois qui avaient été arrêtés par les autorités japonaises reviennent à Hong Kong.

24 août

Le premier ministre japonais Yoshihiko Noda affirme que les îles Diaoyu sont partie intégrante du territoire japonais, ce qui mécontente vivement Beijing.

26 août

Le gouvernement japonais annonce qu'une somme de 2,05 milliards de yens (26,26 millions $US) a été proposée pour réaliser le projet d'achat des îles Diaoyu, de façon à les faire passer sous le contrôle de l'État.

5 septembre

Le gouvernement japonais parvient finalement à un accord avec la famille Kurihara, soi-disant propriétaire privée de trois des cinq îles, pour essayer de « nationaliser » les îles faisant l'objet du contentieux.

9 septembre

Le président Hu Jintao dit au premier ministre japonais Yoshihiko Noda, pendant le forum de l'APEC, que Beijing ne saurait reconnaître l'« achat » des îles par le Japon quelles que soient les circonstances.

10 septembre

Le gouvernement japonais décide officiellement d'« acheter » une partie des îles Diaoyu lors d'un conseil des ministres.

11 septembre

Le gouvernement japonais signe le contrat officiel avec la famille Kurihara, soi-disant propriétaire des îles chinoises Diaoyu.

 

 



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