Conférence de presse du 11 mai 2021 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2021/05/11

Shenzhen TV : Le 10 mai, le Premier Ministre japonais Yoshihide Suga a déclaré au Comité budgétaire de la Chambre des représentants que selon une décision du Cabinet dans la réponse qu'il avait approuvée, le terme « femmes de réconfort militaire » serait inapproprié, et que celui-ci serait remplacé par le terme « femmes de réconfort » dans les futurs examens de manuels scolaires. Dans le même temps, Yoshihide Suga a déclaré qu'il continuerait à rester fidèle à la position sur les « femmes de réconfort » dans la « déclaration de Kono » en août 1993. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Sur la question de l'enrôlement forcé de « femmes de réconfort » par le Japon, la position de la Chine est constante et claire. L'enrôlement forcé de « femmes de réconfort » a été un grave crime contre l'humanité commis par le militarisme japonais et un fait historique solide et irréfutable. La « déclaration de Kono » que vous avez mentionnée est le résultat de l'enquête sur la question de l'enrôlement forcé de « femmes de réconfort » pendant la Seconde Guerre mondiale, publiée par le gouvernement japonais qui a reconnu le fait historique que l'armée japonaise avait procédé à l'enrôlement pendant la Seconde Guerre mondiale en recourant à la coercition et à l'attrait et contre la volonté des victimes elles-mêmes.

D'une part, la partie japonaise tente d'estomper les faits historiques par des jeux de mots pour minimiser sa culpabilité, et d'autre part, elle a affirmé son adhésion à la « déclaration de Kono ». Il s'agit d'un spectacle contradictoire et maladroit visant à nier progressivement ou même à embellir l'histoire de l'agression. Ce n'est pas l'attitude que doit avoir un pays responsable, et les peuples des pays victimes ne l'accepteront jamais.

Nous exhortons une fois de plus la partie japonaise à reconnaître l'histoire d'agression telle qu'elle est et à y réfléchir, à dire clairement non au militarisme, à traiter adéquatement les questions léguées par l'histoire telles que l'enrôlement forcé des « femmes de réconfort » avec une attitude responsable et honnête, et à prendre des actions concrètes pour gagner la confiance de ses voisins asiatiques et de la communauté internationale.

Beijing Youth Daily : Le 10 mai, un porte-parole de l'Alliance GAVI a déclaré que l'Alliance, au nom du mécanisme COVAX, était en négociation avec plusieurs fabricants de vaccins, dont Sinopharm, pour élargir et diversifier l'approvisionnement en vaccin du mécanisme COVAX. Nous constatons également que les États-Unis ont récemment appelé à une levée des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins anti-COVID-19 tout en s'inquiétant de la maîtrise par d'autres pays des technologies biopharmaceutiques sensibles américaines. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Les vaccins sont une arme importante pour vaincre l'épidémie. Les actions sont plus éloquentes que les mots. Sur la question des vaccins, nous ne pouvons pas nous contenter de dessiner des galettes pour tromper notre faim et de tromper notre soif en pensant à des prunes. L'urgent est de réellement fournir des vaccins pour aider les pays en développement.

La Chine est le premier pays à proposer de faire des vaccins un bien public mondial et le met en œuvre activement. En mai de l'année dernière, la Chine a déjà annoncé devant le monde entier que les vaccins chinois anti-COVID-19 seraient un bien public mondial après la mise au point et la mise en service, pour apporter une contribution chinoise à la réalisation de l'accessibilité et de l'abordabilité des vaccins dans les pays en développement. C'est ce que nous avons dit et ce que nous avons fait. La Chine a fait successivement des dons de vaccins à plus de 80 pays en développement et a exporté des vaccins vers plus de 50 pays. Nous coopérons également avec les pays en développement dans les domaines du transfert de technologies et de la production conjointe. Nous invitons également les autres pays ayant les conditions et les capacités requises à fournir volontairement des vaccins aux pays en développement afin que tous les pays puissent vaincre ensemble l'épidémie rapidement et définitivement.

Agence de presse Xinhua : Il y a quelques jours, l'ancien Secrétaire adjoint américain à la Défense et diplomate chevronné Chas W. Freeman Jr a publié un article intitulé Washington joue un match voué à l'échec contre la Chine au Forum de l'Asie de l'Est, soulignant que les États-Unis tentaient d'affaiblir et de contenir la Chine par une escalade continue de la « pression extrême ». Des avions et des navires de guerre américains patrouillent toujours agressivement sur les frontières de la Chine, mais aucun avion ni navire de guerre chinois n'apparaît sur la côte américaine. Des bases militaires américaines sont présentes partout autour de la Chine, mais il n'y a pas de base chinoise près des États-Unis. Si les États-Unis continuent de choisir d'affronter la Chine, ils se trouveront de plus en plus isolés au niveau international. Les États-Unis doivent améliorer leur propre compétitivité et construire une société avec une meilleure gouvernance et une meilleure éducation, qui est plus équitable, plus ouverte, plus innovante, plus saine et plus libre. De toute évidence, la coopération plutôt que la confrontation est la voie viable vers cette belle vision. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : De nombreuses personnes ont remarqué cet article de M. Chas Freeman. Il a très bien parlé, car ce qu'il a dit est des faits de base dont nous connaissons tous l'existence avec certitude, mais que certaines personnes aux États-Unis ignorent ou négligent délibérément. En bref, la Chine n'est pas une menace, mais les États-Unis le sont. Nous avons tous vu que depuis un certain temps, surtout depuis la dernière administration américaine, les États-Unis avaient essayé tous les moyens et n'avaient épargné aucun effort pour recourir à la menace de la force, à l'isolement politique, aux sanctions économiques et au blocus technologique contre la Chine, s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine telles que les questions liées à Hong Kong, à Taiwan et au Xinjiang, et se livrer à l'intimidation et à la séduction d'autres pays pour former de « petits clans » antichinois. Ces actes illégaux et immoraux ne réussiront pas et ne feront que nuire aux intérêts des États-Unis et de leur peuple à la fin.

En effet, les États-Unis mentionnent maintenant souvent des questions de concurrence et considèrent la Chine comme leur principal adversaire stratégique. En tant que puissance sportive et grand pays olympique, les États-Unis devraient avoir une compréhension assez profonde de la devise olympique qui est « plus vite, plus haut et plus fort ». La poursuite des athlètes consiste à s'améliorer constamment, à se surpasser et à obtenir de meilleurs résultats, plutôt que de faire trébucher ou de perturber avec malveillance d'autres athlètes, sinon ils ne seront qu'éliminés pour avoir enfreint les règles.

L'intention stratégique de la Chine est ouverte et transparente. Nous n'avons jamais visé à surpasser les États-Unis. Notre objectif est de nous améliorer, de nous dépasser constamment, et de construire une meilleure Chine afin que le peuple chinois puisse vivre une vie meilleure, et que le développement de la Chine apporte une contribution de plus en plus importante à la paix et au développement du monde.

Étant les deux grandes économies les plus importantes du monde, la Chine et les États-Unis ont des intérêts étroitement liés et nous prônons une coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant. Une telle coopération doit prendre en compte l'un et l'autre pour obtenir des avantages réciproques au lieu d'imposer unilatéralement des conditions et de dresser des listes. S'il y a de la concurrence, la Chine ne la contournera pas. Cependant, la concurrence doit être juste et équitable où nous devons respecter les règles du marché au lieu de faire trébucher les autres et d'utiliser la force pour priver d'autres pays de leur droit à un développement normal et légitime.

M. Chas Freeman a très bien expliqué que les États-Unis devraient se concentrer sur l'amélioration de leur propre compétitivité, ce qui ne pourrait être réalisé que par la coopération. Nous espérons que l'administration américaine écoutera la voix de justice des personnalités clairvoyantes de son pays et de la communauté internationale.

Beijing Youth Daily : Nous avons remarqué qu'à la réunion de haut niveau du Conseil de Sécurité de l'ONU sur le thème « Maintien de la paix et de la sécurité internationales : défendre le multilatéralisme et le système international centré sur les Nations Unies », le Secrétaire d'État américain Antony Blinken a admis que certaines actions des États-Unis effectuées ces dernières années avaient sapé l'ordre international fondé sur les règles, et il a déclaré que les États-Unis avaient participé activement aux institutions multilatérales et continueraient de le faire. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Comme l'a souligné le Conseiller d'État Wang Yi lors de la réunion de haut niveau du Conseil de Sécurité, pour pratiquer un véritable multilatéralisme, nous devons poursuivre la coopération gagnant-gagnant et rejeter le jeu à somme nulle ; nous devons plaider pour l'équité et la justice et dire non aux agissements intimidants et hégémoniques ; nous devons mettre l'accent sur l'action au lieu de parler creux ; nous devons respecter la diversité et rejeter la recherche de la suprématie. Voilà l'aspiration universelle de la communauté internationale, et elle est également conforme à la tendance du monde d'aujourd'hui.

Depuis un certain temps, les États-Unis ont pratiqué « l'Amérique d'abord » sur la scène internationale et se sont arbitrairement retirés des traités et organisations, ce qui a gravement porté atteinte au multilatéralisme et affaibli le système international centré sur les Nations Unies. Lors de cette réunion de haut niveau du Conseil de Sécurité, le Secrétaire d'État américain a également admis que certaines actions menées par les États-Unis ces dernières années auraient affaibli l'ordre international et créé des doutes chez certains pays.

Les États-Unis ont récemment exprimé à plusieurs reprises leur volonté de revenir dans des institutions et accords multilatéraux et de remplir leurs obligations multilatérales. Néanmoins, nous pouvons constater que la partie américaine continue à pratiquer l'hégémonisme sous le couvert du multilatéralisme. Nous espérons que la partie américaine tiendra ses engagements, joindra ses actes à ses paroles, cessera d'être passionnée par la politique des blocs et la création de « petits clans ». Nous espérons que la partie américaine respectera effectivement son engagement solennel envers les buts et principes de la Charte des Nations Unies, défendra le système international centré sur les Nations Unies et l'ordre international fondé sur le droit international, et pratiquera effectivement le véritable multilatéralisme.

The Paper : Le Sommet de Copenhague 2021 sur la démocratie a eu lieu les 10 et 11 mai. Lors de l'événement, le Ministre danois des Affaires étrangères a suggéré dans son discours que les récentes sanctions imposées par la Chine contre l'Union européenne (UE) étaient « déplorables ». En outre, des sécessionnistes de Taiwan et de Hong Kong ont été invités à prendre la parole au Sommet. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Le soi-disant Sommet de Copenhague sur la démocratie que vous avez mentionné est une pure farce politique pleine de préjugés idéologiques. Son organisateur, la fondation Alliance des Démocraties répand depuis longtemps des mensonges malveillants et de fausses informations concernant la Chine. Sur le fondement de ces mensonges et fausses informations, des sanctions unilatérales ont été prises par la partie européenne contre des individus et des entités chinois en nuisant à souveraineté et aux intérêts de la Chine. En réponse, nous avons engagé une action nécessaire, légitime et juste.

La question liée à Taiwan et les affaires concernant Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine, et ne permettent aucune ingérence de gouvernement, d'organisation et d'individu étranger. Nous exhortons les pays, organisations et politiciens concernés à respecter effectivement la souveraineté de la Chine et à ne pas envoyer de faux signaux aux forces séparatistes visant à l'« indépendance » de Taiwan et de Hong Kong.

Puisque ce Sommet est nommé « Sommet sur la démocratie », je voudrais parler un peu de la démocratie. La démocratie est une valeur commune de toute l'humanité et sa réalisation n'a pas de modèle fixe. Le système démocratique d'un pays doit et ne doit qu'être établi par son peuple sur la base de ses conditions réelles. La démocratie socialiste pratiquée par la Chine est la démocratie la plus large qui couvre tout le processus, traduit la volonté du peuple, s'adapte aux conditions nationales de la Chine et bénéficie du soutien du peuple.

La Chine place le peuple au centre de ses priorités et respecte la primauté du peuple. Face à la COVID-19 qui est venue avec soudaineté, le gouvernement chinois, qui accorde toujours la priorité à la santé et à la vie du peuple, a pris des mesures antiépidémiques les plus drastiques de manière à devenir le premier pays à juguler la pandémie. Le peuple chinois a pu bénéficier avant d'autres pays de la sécurité ainsi que d'un ordre normal de travail et de vie. Selon des reportages, la proportion des Chinois qui font confiance à leur gouvernement a augmenté à 98% à l'issue de la COVID-19. Cela est la vraie démocratie.

La Chine fait son maximum pour que les fruits du développement profitent davantage et plus équitablement à la population entière. Le Parti communiste chinois (PCC) et le gouvernement chinois s'engagent de tout cœur à servir l'ensemble du peuple chinois. Leur critère et leur objectif résident dans le bonheur ainsi que la satisfaction des Chinois. Après plus de 70 années d'efforts inlassables, les 1,4 milliard de Chinois sont sortis de la pauvreté absolue, ayant tous accès à la nourriture, au logement, à l'éducation ainsi qu'aux soins sanitaires. La population chinoise mène aujourd'hui une vie heureuse exempte de souffrances de guerre, de pauvreté et de faim. Cela est la vraie démocratie.

La Chine prend toujours en compte les besoins de sa population et compte sur sa sagesse, faisant de celle-ci maître du pays. Par exemple, lors de la rédaction du 14e Plan quinquennal, le gouvernement chinois a mis pleinement en valeur le rôle d'Internet et a recueilli un grand nombre de suggestions en ligne, permettant aux grandes masses d'exprimer leur volonté et leurs revendications. Le peuple est capable de négocier et de prendre des décisions en ce qui concerne ses propres affaires. Cela est la vraie démocratie.

La démocratie ne consiste pas à organiser un sommet et à crier des slogans. Elle ne doit pas non plus devenir un outil politique pour réprimer d'autres pays. Nous espérons que certains politiciens européens pourront honorer véritablement l'esprit de la démocratie et se préoccuper davantage du bonheur et de la sécurité de leur propre population.

Bloomberg : La Chambre de Commerce américaine en Chine (AmCham China) a publié son livre blanc annuel, appelant le gouvernement chinois à renoncer aux directives implicites, non publiées et internes pour remplacer les produits et services étrangers par les produits et services nationaux. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Vous voulez parler du Livre blanc sur les entreprises américaines en Chine récemment publié par l'AmCham China. Mais vous vous êtes concentré sur un seul point de ce livre blanc. Nous devons, je le crois, le lire dans une optique globale.

Le Livre blanc sur les entreprises américaines en Chine récemment publié contient d'autres éléments qui méritent notre attention. Par exemple, les entreprises américaines basées en Chine considèrent la Chine comme l'un des marchés les plus grands et dont la croissance est la plus rapide au monde et un marché majeur pour les exportations des produits et services américains. De nombreuses grandes entreprises américaines réalisent une grande partie de leurs revenus dans le marché chinois. De plus, la Chine est un fournisseur important d'un grand nombre de produits et composants de qualité à un prix abordable, offrant des avantages tangibles aux producteurs et consommateurs américains. Les membres de l'AmCham China ont en général une attitude positive à l'égard du potentiel de croissance du marché chinois, du potentiel de profit et de l'environnement commercial en Chine. 75% des entreprises américaines sont optimistes quant à la reprise économique de la Chine dans les deux prochaines années. Plus de la moitié d'entre elles estiment que la meilleure opportunité commerciale en Chine est la croissance de la consommation intérieure et l'essor de la classe moyenne aisée, suivie par la croissance économique et les réformes tournées vers l'économie du marché. 85% des entreprises américaines ne prévoient pas de délocaliser leur production ou leur approvisionnement hors de Chine, et deux tiers d'entre elles ont l'intention d'augmenter leurs investissements en Chine en 2021. Près de 61% parmi elles pensent que la Chine continuera à ouvrir son marché aux investissements étrangers, et la moitié des entreprises interrogées indiquent que l'environnement d'investissement en Chine s'améliore.

En outre, selon le livre blanc, l'AmCham China s'oppose à toute action de « découplage » complet entre les États-Unis et la Chine, car les coûts seront lourds pour les investissements et le commerce entre les deux pays et personne ne sortira gagnant. L'AmCham China salue les efforts législatifs de la Chine en matière de protection des droits de propriété intellectuelle, et estime que le succès de la Chine dans la prévention et le contrôle de l'épidémie a joué un rôle important pour garantir que les entreprises américaines en Chine reprennent en grande partie leurs activités normales au deuxième trimestre de l'année 2020. Près de la moitié des entreprises américaines en Chine souhaitent que l'administration américaine cesse de prendre des mesures agressives et antagonistes à l'encontre de la Chine, qu'elle n'impose des restrictions à l'exportation de technologies qu'après avoir consulté les entreprises américaines et chinoises concernées, qu'elle prenne des décisions selon l'accessibilité et l'importance mondiales des technologies, et qu'elle soutienne et renforce ensemble avec la Chine la protection du système actuel commercial multilatéral pour éviter le protectionnisme.

Vous avez mentionné que l'AmCham China avait appelé le gouvernement chinois à ne pas remplacer les produits étrangers par des produits chinois. Je tiens à vous dire que la Chine a toujours mené les marchés publics conformément aux lois et règlements en vigueur. Tant que ces lois et règlements sont respectés, tous les producteurs sont traités sur un pied d'égalité conformément à la loi dans les achats. Toutes les parties sont invitées à fournir des produits et services qui répondent aux exigences. Je tiens également à dire que la Chine ne fixe jamais de restrictions à l'encontre d'un pays ou d'une entreprise en particulier, contrairement à certains pays qui abusent du concept de sécurité nationale et prennent des mesures protectionnistes et discriminatoires à l'encontre de certains pays et entreprises.

Vous avez peut-être remarqué que la première Exposition internationale des produits de consommation de Chine vient de s'achever. 1505 entreprises de 70 pays et régions ont participé à l'exposition. La surface de la zone d'exposition internationale a représenté 75% de la surface totale de 80 000 mètres carrés. Le succès de cette exposition obtenu par la Chine dans les circonstances actuelles démontre en soi notre ferme détermination à promouvoir davantage l'ouverture de haut niveau sur l'extérieur. Nous invitons les entreprises étrangères, y compris les entreprises américaines, à explorer de nouvelles opportunités de développement et de coopération en Chine.

HRTN : Selon des reportages, il y a quelques jours, le projet du stade des Jeux du Pacifique 2023 aux Îles Salomon, construit à l'aide de la Chine, a récemment tenu une cérémonie de mise en chantier. Pourriez-vous fournir plus d'informations ?

Hua Chunying : Le 5 mai, le stade des Jeux du Pacifique 2023 aux Îles Salomon, construit à l'aide de la Chine, a tenu une cérémonie de mise en chantier, à laquelle ont été présents des hommes politiques importants des Îles Salomon tels que le Premier Ministre Manasseh Sogavare, le Vice-Premier Ministre et le Ministre de l'Intérieur. Il s'agit du premier grand projet complet d'aide mis en œuvre grâce à la coopération entre les deux parties depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques. Dans le contexte de l'épidémie, la partie chinoise a surmonté toutes sortes de difficultés, notamment les perturbations dans les transports, cherché activement des moyens, et réussi à lancer les travaux comme prévu. Une fois achevé, ce stade sera une garantie importante des Jeux du Pacifique 2023 qui seront organisés par les Îles Salomon, et jouera également un rôle positif dans la promotion du développement économique et social du pays.

Depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les Îles Salomon en septembre 2019, sous l'orientation du consensus important trouvé entre les dirigeants des deux parties, les relations entre les deux pays se sont développées rapidement, la confiance politique mutuelle s'est renforcée constamment, et des échanges et coopération ont été menés dans divers domaines. Ce projet constitue un exemple vivant du développement rapide des relations bilatérales au profit des habitants locaux, reflétant avec des résultats concrets que l'établissement de relations diplomatiques entre la Chine et les Îles Salomon correspond aux intérêts des deux pays et des deux peuples.

China Review News : Un récent reportage du New York Times a déclaré que face à un paysage médiatique mondial dominé par la BBC, la CNN et d'autres médias, la Chine était en train de créer une alternative aux médias d'information mondiaux en introduisant les capitaux, les pouvoirs et les perspectives de la Chine dans les médias de presque tous les pays du monde. Citant un rapport qui sera publié par la Fédération internationale des journalistes (FIJ) le 12 mai, l'article a indiqué qu'au fur et à mesure de la propagation de la pandémie, Beijing avait utilisé son infrastructure médiatique dans le monde pour diffuser des récits positifs sur la Chine dans les médias d'État et mis en place des tactiques plus originales, comme la diffusion de fausses informations. Selon le reportage, la Chine a également imposé une répression à l'encontre des journalistes étrangers en Chine, refusant de délivrer les visas de travail aux journalistes américains. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

Hua Chunying : J'ai également vu cet article du New York Times. Vu que le rapport qu'il a cité n'est pas encore disponible, je m'abstiendrais donc de tout commentaire détaillé. Toutefois, j'ai remarqué que l'article indiquait que selon le rapport, la Chine augmentait la diffusion de récits positifs sur elle dans le monde. Cela ressemble à une reconnaissance du travail de nos travailleurs des médias chinois.

Sur la base de ce que vous avez mentionné à propos du reportage du New York Times, je voudrais faire des réponses préliminaires.

Premièrement, le monde est intrinsèquement diversifié et coloré. Dans le secteur des médias, au lieu d'avoir uniquement la CNN et la BBC, tous les pays doivent être permis de faire entendre leur propre voix. La Chine, en tant que deuxième économie mondiale et plus grand pays en développement du monde avec 1,4 milliard d'habitants, soit près d'un cinquième de la population mondiale, et une civilisation sans discontinuité qui remonte à plus de 5 000 ans, doit avoir et mérite une place dans le paysage de l'opinion publique internationale.

Deuxièmement, d'une part, les États-Unis, en abusant de leur hégémonie sur le discours, ont lancé une attaque de désinformation sans aucune retenue contre la Chine sous prétexte de « la liberté ». D'autre part, plaçant l'idéologie au-dessus du principe d'objectivité et de véracité, les États-Unis « justifient » leurs manipulations politiques en salissant et en réprimant les médias chinois. De telles manœuvres constituent une hégémonie médiatique ou discursive flagrante. Face aux diffamations et aux attaques gratuites, aux rumeurs et aux mensonges dont elle fait l'objet, la Chine doit certainement faire entendre sa voix et dire les faits et la vérité sur une série de questions importantes dont la pandémie de COVID-19, afin de laisser à l'humanité un récit et une mémoire collectifs objectifs et vrais. Voilà une attitude responsable de la part d'un pays responsable.

Troisièmement, les Chinois mettent l'accent sur le fait que sans crédibilité, personne ne peut être établi et aucune entreprise ne peut prospérer, et que vous ne devez pas faire à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fasse. Les médias chinois respectent le principe d'objectivité et de véracité dans leurs reportages et ne fabriquent ni ne diffusent de fausses informations contre d'autres pays. J'ai noté que le Comité des relations extérieures du Sénat des États-Unis avait adopté le projet de loi Strategic Competition Act of 2021, qui proposait de consacrer 300 millions de dollars par an à la diffusion d'informations négatives visant à discréditer la Chine. En comparaison, l'aide en matière de matériels médicaux que la Chine a offerte parfois aux médias de certains pays, qui est mentionnée dans le reportage du New York Times, n'est pratiquement rien. Il ne s'agit en aucun cas de quelconque influence, infiltration ou propagande.

Quatrièmement, comme les systèmes diffèrent d'un pays à l'autre, les modes de fonctionnement de leurs médias varient naturellement. Le facteur le plus important pour évaluer le professionnalisme d'un média est de savoir s'il peut adhérer à la déontologie du journalisme, c'est-à-dire s'il est objectif et juste dans ses reportages. L'Agence de presse Xinhua est une agence de renommée mondiale qui a près de 90 ans d'histoire. Conformément aux règles de fonctionnement habituelles aux agences de presse, elle fournit des nouvelles et des informations professionnelles et dignes de foi à ses divers utilisateurs à travers le monde. Je pense que sa coopération avec les agences de presse des autres pays n'est pas différente de celle entre l'Associated Press, Reuters, l'AFP, Kyodo News et d'autres agences de presse dans le monde. Le droit à l'échange et à la coopération en matière de presse dû aux médias chinois tels que l'Agence de presse Xinhua ne doit pas être nié simplement parce qu'ils viennent de Chine, un pays socialiste. Accuser, sur cette seule base, les échanges et la coopération normaux en matière de nouvelles et d'informations menés par l'Agence de presse Xinhua et d'autres médias chinois avec les agences de presse d'autres pays est en soi une sorte de préjugé idéologique et de discrimination politique.

Selon la logique montrée dans le reportage, les médias chinois tels que l'Agence de presse Xinhua et le China Daily appartiennent au gouvernement chinois et servent les intérêts des 1,4 milliard de Chinois. Alors, peut-être que la CNN et d'autres médias appartenant à un capital privé monopolistique ne servent que les intérêts d'un très petit nombre de personnes ou de groupes d'intérêts. Peut-on en arriver à cette conclusion ?

Récemment, un livre intitulé The Hypocritical Superpower : Why we need to step out of the United States shadow est sorti en Allemagne, dans lequel l'auteur décrit, ou plutôt, révèle la relation entre les médias, le gouvernement et les capitaux dans certains pays occidentaux tels que les États-Unis. Il est très intéressant et je vous suggère de le lire attentivement.

L'article du New York Times mentionne également que la Chine a fourni des reportages en italien à des médias italiens. La version en langue étrangère est fournie pour aider les médias et les personnes étrangers qui ne comprennent pas le chinois à mieux comprendre le contenu des reportages originaux. La Conférence de presse régulière du Ministère des Affaires étrangères offre le service d'interprétation simultanée en anglais. Nous envoyons aussi souvent des réponses en anglais via WeChat et par fax à nos amis journalistes étrangers à leur demande, ce qui est bien accueilli par ces derniers. Si les États-Unis ou d'autres pays occidentaux sont disposés à fournir des réponses et des reportages en chinois, nous nous en féliciterons certainement et ne le considérerons absolument pas comme un acte d'infiltration, de propagande ou d'influence visant la Chine.

Cinquièmement, accuser la partie chinoise de réprimer les médias étrangers et de refuser la délivrance de visas aux journalistes américains est complètement une inversion des faits qui confond le noir et le blanc. Le fait est que depuis 2018, la partie américaine a retardé indéfiniment ou même refusé la délivrance de visas à plus de 20 journalistes chinois, inscrit les médias chinois aux États-Unis en tant qu'« agents étrangers » et les a désignés comme « missions étrangères », expulsé de façon déguisée 60 journalistes chinois aux États-Unis en mars de l'an dernier, et réduit le visa de séjour de tous les journalistes chinois à un maximum de 90 jours. Cela signifie qu'ils doivent demander une nouvelle prolongation de visa tous les trois mois et payer 490 dollars supplémentaires à chaque fois. Les demandes de prolongation de visa soumises par les correspondants de l'Agence de presse Xinhua et du Quotidien du Peuple aux États-Unis début novembre 2020 n'ont toujours pas été approuvées. Conformément aux règles américaines, ils ont été contraints de cesser leur travail depuis début février dernier. Le correspondant de l'Agence de presse Xinhua a déjà été contraint de rentrer en Chine le 1er mai. En outre, de nombreux autres journalistes chinois ont souvent dû recommencer immédiatement une nouvelle demande de visa lorsque leur précédente demande est finalement approuvée après une longue attente. Les journalistes des médias chinois aux États-Unis sont donc plongés dans un état de grande incertitude, ce qui déstabilise beaucoup leur travail normal et même leur vie et y entraîne un impact négatif sérieux. Je voudrais prier nos amis journalistes étrangers de vous demander comment vous êtes traités en Chine. Comment vous sentiriez-vous si vous subissiez le traitement, les mesures et les tactiques utilisées par les États-Unis contre les journalistes chinois ?

La Chine n'a d'autre choix que d'apporter des réponses nécessaires, légitimes et raisonnables à la répression injustifiée des États-Unis. Mais jusqu'à ce jour, nous n'avons pris aucune contre-mesure contre l'acte des États-Unis de raccourcir sans distinction le visa de séjour de tous les journalistes chinois à un maximum de 90 jours. Même pendant la pandémie, nous avons épuisé les moyens pour aider des journalistes américains et leurs familles qui étaient bloqués à l'étranger à rentrer en Chine. Même lorsque la partie américaine tardait à approuver la prolongation de visas pour les journalistes chinois aux États-Unis, nous avons continué d'offrir soutien et assistance à tous les journalistes étrangers en Chine, y compris ceux des médias américains, dans leur travail et leur vie. Leurs reportages ici n'ont pas du tout été affectés. En fait, concernant la question du visa, la grande majorité des cartes de presse des près de 500 journalistes étrangers en Chine sont toutes valables pour une durée d'un an. Ce fait est très clair. J'espère que tous les journalistes des médias concernés pourront le traiter de manière objective et rationnelle.

Associated Presse du Pakistan : Selon des médias indiens, la semaine dernière, les autorités indiennes ont saisi plus de 7 kilos d'uranium radioactif dans l'État du Maharashtra et arrêté un homme qui essayait de vendre illégalement de l'uranium. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Le terrorisme nucléaire est un défi de sécurité réel auquel est confrontée la communauté internationale. Tous les gouvernements ont la responsabilité de renforcer le contrôle des matières nucléaires, de combattre la contrebande nucléaire et de garantir la sûreté nucléaire. Nous exhortons tous les pays qui ne sont pas parties du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires à s'y joindre et à soumettre les matières nucléaires aux garanties et à la surveillance de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour renforcer la sûreté nucléaire, prévenir la prolifération et contribuer, comme il se doit, au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

HRTN : Le 10 mai, le Ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé pour la première fois que l'Iran et l'Arabie saoudite avaient tenu des entretiens. Le porte-parole du Ministère iranien des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh a déclaré lors de la conférence de presse du jour que les entretiens entre l'Iran et l'Arabie saoudite visaient à discuter des relations bilatérales et régionales. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous nous en félicitons. La Chine est heureuse de voir les pays concernés procéder à des échanges et dialogues pour améliorer leurs relations. Cela contribuera à la paix et à la stabilité régionales.

Phoenix TV : Première question, l'enregistrement de l'Assemblée mondiale de la Santé s'est clôturé hier, Taiwan a déclaré qu'il n'avait pas reçu d'invitation et a affirmé que cela était dû à la répression de la partie continentale de la Chine. Le service chargé des Affaires étrangères de Taiwan a qualifié de mensonge la position de la partie continentale de la Chine sur les dispositions appropriées pour la participation de Taiwan à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), et a accusé la partie continentale de la Chine d'avoir mal cité la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations Unies et la résolution pertinente de l'Assemblée mondiale de la Santé. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ? Deuxième question : le Honduras, pays d'Amérique centrale qui n'a pas de relations diplomatiques avec la Chine, envisage d'acquérir des vaccins chinois via son pays voisin, le Salvador, qui a établi des relations diplomatiques avec la Chine en 2018. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Hua Chunying : Concernant la première question, la 74e session de l'Assemblée mondiale de la Santé n'a pas envoyé d'invitation à Taiwan. Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde. La participation de la région de Taiwan aux activités des organisations internationales, y compris celles de l'OMS, doit être traitée conformément au principe d'une seule Chine. Il s'agit d'un principe fondamental confirmé par la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations Unies et la résolution 25.1 de l'Assemblée mondiale de la Santé. Depuis sa prise de fonctions en 2016, le Parti démocrate progressiste (PDP) s'est obstiné dans la position séparatiste visant à l'« indépendance de Taiwan », et a refusé de reconnaître le fait que la partie continentale et Taiwan appartiennent à une seule Chine, ce qui a détruit la base politique soutenant la participation de la région de Taiwan à l'Assemblée mondiale de la Santé. Les responsabilités de cette situation incombent totalement au PDP, au pouvoir à Taiwan, et le PDP en est parfaitement conscient.

Les compatriotes à Taiwan sont nos frères et sœurs. Le gouvernement central de la Chine a adopté toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé et le bien-être de nos compatriotes à Taiwan. Depuis l'apparition de la pandémie, les experts sanitaires de Taiwan ont été les premiers en dehors de la partie continentale de la Chine à être invités par le gouvernement central à se rendre en visite à Wuhan du Hubei. Le gouvernement central de la Chine a partagé avec Taiwan, à 13 reprises, un total de 52 documents liés à la prévention de la pandémie, l'a informé à plusieurs reprises des dernières nouvelles concernant la prévention et le contrôle de la pandémie, y compris les informations sur les cas d'infection confirmés des Taiwanais résidant dans la partie continentale de la Chine, et l'a spécifiquement informé du partage entre la partie continentale de la Chine et l'OMS de la séquence génétique du virus et des voies par lesquelles Taiwan pourrait l'obtenir. Jusqu'au 10 mai, le gouvernement central de la Chine a notifié 259 fois à Taiwan la situation sur la COVID-19. En mars dernier, les deux rives du détroit ont également organisé un symposium d'échanges sur les politiques et expériences en matière de prévention de la pandémie par liaison vidéo pour partager leur expérience technique.

En se conformant au principe d'une seule Chine, le gouvernement central de la Chine a également pris des dispositions appropriées permettant à Taiwan de participer aux affaires sanitaires mondiales. Selon des statistiques disponibles, depuis 2020, les experts en matière de technologies médicales de la région chinoise de Taiwan ont participé à 16 événements techniques de l'OMS. Taiwan dispose également d'un point de contact du Règlement sanitaire international, et est doté d'un compte lui permettant d'accéder au site d'information sur les événements de l'OMS. Il est en mesure d'obtenir en temps utile les informations sur les urgences de santé publique publiées par l'OMS par le biais du site d'information et des rapports quotidiens sur la pandémie, et d'y signaler les incidents concernés en temps voulu. Avec le consentement du gouvernement central de la Chine, le Secrétariat de l'OMS a spécifiquement informé à trois reprises les experts sanitaires de Taiwan de la situation pandémique. Taiwan a également rejoint le mécanisme COVAX. Des experts taiwanais ont participé à plusieurs reprises aux réunions du Groupe stratégique consultatif d'experts de l'OMS sur la vaccination, ce qui leur a permis d'avoir un accès opportun et complet aux informations relatives aux vaccins contre la COVID-19.

Le PDP, au pouvoir à Taiwan, a fait du tapage sur la participation de Taiwan à l'Assemblée mondiale de la Santé. Son objectif réel est de rechercher l'indépendance en profitant de l'épidémie. Nous nous y opposons fermement. Comme les faits l'ont prouvé à maintes reprises, le principe d'une seule Chine correspond à la tendance générale de la communauté internationale et à l'aspiration des peuples, et les tentatives du PDP sont vouées à l'échec. Nous exhortons le PDP à cesser d'utiliser la pandémie pour faire des manipulations politiques et de s'attirer la honte par leurs mauvais actes.

Quant à la « citation erronée » de la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations Unies, comment c'est possible ? La résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations Unies reconnaît les représentants du gouvernement de la République populaire de Chine comme les seuls représentants légitimes de la Chine auprès des Nations Unies. Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde et la région de Taiwan fait partie de la Chine. La représentation de la Chine à l'ONU couvre certainement la région de Taiwan.

En ce qui concerne la deuxième question, depuis le début de l'épidémie de COVID-19, la Chine a poursuivi la vision de la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité et d'une communauté de santé pour tous, a fourni des vaccins et a fait de son mieux pour apporter aide et soutien aux pays en développement, dont le Salvador. La coopération antiépidémique entre la Chine et le Salvador a joué un rôle positif et exemplaire dans la région, démontrant une fois de plus que le principe d'une seule Chine est conforme à la justice internationale et à la tendance de notre époque. Sur la base du principe d'une seule Chine, la Chine continuera de mener une coopération pragmatique à tous les niveaux avec le Salvador et d'autres pays d'Amérique centrale. Nous sommes heureux de voir que nos vaccins aident les pays concernés à lutter contre l'épidémie et à protéger la vie et la santé de leurs populations.

Bloomberg : Selon Reuters, des sources ont estimé que le fabricant de véhicules électriques Tesla avait suspendu son plan d'agrandir son usine à Shanghai par l'achat de terres et d'en faire un pôle d'exportation, à cause des incertitudes créées par les tensions entre la Chine et les États-Unis. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Hua Chunying : Je ne suis pas au courant de cette situation.