Conférence de presse du 31 mai 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021/05/31

AFP : Selon une nouvelle qui vient d'être publiée, le Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a tenu une réunion aujourd'hui qui a indiqué qu'il serait désormais permis à un couple d'avoir trois enfants. Pourriez-vous expliquer le but et la motivation de cette politique ?

Wang Wenbin : Veuillez vous informer auprès des autorités compétentes.

Bloomberg : Le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis a déclaré vendredi qu'il saisirait les importations de fruits de mer de l'entreprise Dalian Ocean Fishing car une enquête indiquait que les opérations de cette entreprise répondaient à tous les 11 indicateurs de « travail forcé » de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Wang Wenbin : J'ai remarqué les reportages concernés. D'après les informations dont nous disposons, les allégations du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis concernant « le travail forcé, la maltraitance des membres de l'équipage et la retenue sur les salaires » ne correspondent pas du tout aux faits et relèvent de la pure invention.

L'entreprise Dalian Ocean Fishing n'a jamais vendu de produits aux États-Unis, et quand les États-Unis prétendent saisir leurs produits, il n'y a en fait rien à saisir.

Le soi-disant « travail forcé » est sans le moindre fondement. Pour autant que je sache, l'entreprise concernée respecte toujours les lois et les réglementations, possède un mécanisme de gestion strict et performant et une bonne réputation dans l'industrie. En outre, les normes techniques et la modernisation des thoniers sont élevées, et le processus de travail est presque automatisé et n'a pas du tout besoin d'effort physique intensif.

La soi-disant « maltraitance des membres d'équipage » est encore moins vraie. Cette question a fait l'objet de spéculations dans les médias l'année dernière, et l'entreprise concernée a immédiatement vérifié auprès des membres d'équipage indonésiens travaillant sur le navire, qui ont tous déclaré qu'ils n'avaient pas fait l'objet de traitement injuste, et encore moins de maltraitance.

Les faits démontrent pleinement que le soi-disant « travail forcé » est un pur mensonge concocté par la partie américaine dont l'objectif est de réprimer de manière déraisonnable l'entreprise chinoise. La Chine s'oppose fermement à une telle manipulation politique et appelle la partie américaine à respecter les faits fondamentaux et à révoquer sa décision erronée. La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre fermement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises.

Beijing Daily : Selon des médias japonais, trois coopératives agricoles de Fukushima au Japon ont adopté le 28 mai une résolution spéciale d'opposition à la décision du gouvernement de rejeter l'eau contaminée dans la mer. Selon la résolution, le gouvernement japonais et la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO) ont trahi leur accord convenu précédemment avec les communautés de pêcheurs de Fukushima, qui stipule qu'« aucun traitement de l'eau contaminée ne doit être effectué sans la compréhension des personnes concernées », et n'ont pas fourni d'explications adéquates aux pêcheurs et aux citoyens japonais. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : J'ai remarqué les reportages concernés. Cela montre une fois de plus que le gouvernement japonais ne respecte pas ses engagements sur le plan intérieur et fait fi de ses obligations sur le plan extérieur en essayant de rejeter les responsabilités sur autrui. Les actes du gouvernement japonais sur la question du traitement de l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima sont extrêmement irresponsables.

Le déversement de l'eau contaminée dans la mer ne peut être la première option, et encore moins la seule. La Chine exhorte fortement et une fois de plus le Japon à assumer les responsabilités qui lui incombent à l'égard de la santé humaine et de l'environnement écologique, à répondre sérieusement aux graves préoccupations de la communauté internationale, des pays voisins et de sa propre population, à réexaminer et à révoquer sa décision erronée, à accepter volontairement la participation substantielle, la vérification et la supervision des parties prenantes et des agences internationales compétentes dans le traitement de l'eau contaminée, et à s'abstenir d'entamer arbitrairement le rejet de l'eau contaminée dans la mer avant que les parties prenantes et les agences internationales compétentes mènent d'amples consultations et soient parvenues à un consensus en la matière.

Prasar Bharati : Selon des reportages, Wang Jingyu est recherché par la Chine pour ses commentaires publiés en ligne l'année dernière sur le conflit frontalier entre la Chine et l'Inde. Il a été arrêté par la police de Dubaï et libéré après plusieurs semaines de détention. Pourriez-vous confirmer si la Chine recherche son extradition en raison de ses commentaires concernés en ligne ? Pourriez-vous nous fournir des informations plus détaillées ?

Wang Wenbin : J'ai noté les reportages concernés. Les autorités compétentes chinoises enquêtent sur l'affaire et la traitent conformément à la loi.

China Review News : Selon des reportages, le gouvernement japonais a récemment déclaré qu'il étudierait la possibilité de fournir des vaccins contre la COVID-19 à Taiwan, et les autorités de Taiwan ont exprimé leur gratitude envers la partie japonaise pour cette démarche. Avant cela, les responsables des branches de la Société de la Croix-Rouge de Chine à Fuzhou et à Xiamen se sont déclarés prêts à faire don de vaccins à Jinmen et à Mazu, mais le Conseil des Affaires continentales (MAC) a décliné leurs offres. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : Récemment, de nombreux comtés, villes et groupes de la région de Taiwan ont demandé un accès rapide des habitants à Taiwan aux vaccins en provenance de la partie continentale de la Chine, et certaines institutions ont annoncé qu'elles recevraient des dons de la partie continentale. Cela reflète pleinement la confiance de la population de Taiwan dans les vaccins de la partie continentale de la Chine. Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre volonté de faire tout notre possible pour aider nos compatriotes de Taiwan à faire face à la pandémie. Cependant, poussées par des intérêts politiques égoïstes, les autorités du Parti démocrate progressiste (PDP) ont fermé les yeux sur la bonne volonté de la partie continentale de la Chine, et ont même eu recours à des diffamations et calomnies malveillantes ainsi qu'à divers autres moyens pour contrecarrer l'envoi de vaccins de la partie continentale de la Chine vers Taiwan. C'est un mépris et un piétinement de la vie et de la santé de nos compatriotes à Taiwan.

La Chine soutient toujours la coopération internationale dans la lutte contre la pandémie et a déployé des efforts agissants à cette fin. Cela dit, nous sommes fermement opposés à ceux qui exploitent la pandémie pour monter des spectacles politiques ou même s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine. J'ai remarqué qu'actuellement, le Japon pouvait à peine assurer un approvisionnement suffisant en vaccins sur son propre territoire. Dans ces circonstances, l'annonce du gouvernement japonais d'envisager de fournir des vaccins à la région de Taiwan a été remise en question par le monde extérieur, y compris de nombreux médias et la population de Taiwan. Je tiens à souligner que l'aide en matière de vaccins doit être ramenée à son objectif initial, qui est de sauver des vies, et ne doit pas être réduite à un outil destiné à des fins politiques égoïstes.

CCTV : Ces derniers jours, certains aux États-Unis et au Royaume-Uni ont recommencé à faire du tapage autour de la « théorie de fuite de laboratoire » de l'épidémie de COVID-19. Le Directeur exécutif chargé du Programme de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) de gestion des situations d'urgence sanitaire Michael Ryan a indiqué le 28 mai que le processus de traçage de l'origine de la COVID-19 était empoisonné par la politique et il a dit espérer que tout le monde séparera cette question scientifique de la politique. Quels sont les commentaires du porte-parole pour cela ?

Wang Wenbin : Le traçage de l'origine du virus est une question scientifique qui ne doit pas être politisée. Malheureusement, depuis une certaine période, nous avons constamment vu des actes et paroles visant à stigmatiser la pandémie, à étiqueter le virus, à utiliser le traçage de l'origine du virus pour rejeter les responsabilités sur des pays spécifiques, à critiquer de façon injustifiée les recherches pour le traçage de l'origine du virus menées par les experts de l'OMS, et à prôner un traçage dirigé par des agents de renseignements au lieu des scientifiques. Ces actes des États-Unis qui politisent le traçage de l'origine du virus ont déjà gravement perturbé et sapé la coopération internationale dans les recherches pour le traçage de l'origine du virus, et créé des difficultés et des obstacles pour la lutte contre la COVID-19 et le sauvetage de vies par tous les pays.

Nous sommes d'avis que le traçage doit être dirigé par les scientifiques et non pas les agents de renseignements, emprunter une voie de solidarité et de coopération et non pas provoquer la confrontation et l'antagonisme, et encore moins être mené en suivant l'ordre d'un certain pays.

La Chine, dans une attitude ouverte, transparente et coopérative, a déjà invité deux fois les experts de l'OMS à mener une coopération en Chine sur le traçage de l'origine du virus. Les études sur l'origine de la pandémie impliquent de nombreux pays et régions du monde. Nous appelons les autres pays à inviter, à l'instar de la Chine, les experts de l'OMS à mener des études pour le traçage dans leurs pays, et à répondre sérieusement aux préoccupations de la communauté internationale. Nous exhortons une poignée de pays comme les États-Unis à cesser immédiatement leurs actes de politisation et à ne pas saboter délibérément la coopération internationale dans le traçage de l'origine de la COVID-19 pour leur objectif politique inavouable.

Bloomberg : Le Premier Ministre australien Scott Morrison et la Première Ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern ont exprimé « leur grave préoccupation face à la situation des droits de l'homme dans la région chinoise du Xinjiang », et ils ont déclaré que des organisations telles que les Nations Unies devraient être autorisées à effectuer des visites significatives au Xinjiang. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous avons noté la déclaration concernée et nous y exprimons nos profondes préoccupations. Les dirigeants de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande ont fait des remarques irresponsables sur les affaires intérieures de la Chine telles que celles liées à Hong Kong et au Xinjiang, ainsi que sur la question de la Mer de Chine méridionale, faisant des allégations injustifiées contre la Chine, s'ingérant grossièrement dans les affaires intérieures de la Chine et violant de manière flagrante le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales. La Chine s'y oppose fermement.

Je tiens à réitérer que Hong Kong appartient à la Chine et que les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. La détermination et la confiance de la Chine pour valoriser le principe d'« un pays, deux systèmes » et pour maintenir la prospérité et la stabilité de Hong Kong ne s'affaibliront pas, de même que sa détermination et sa volonté de s'opposer à l'ingérence de toute force extérieure dans ses affaires intérieures. La question liée au Xinjiang n'est pas du tout une question des droits de l'homme, encore moins une question ethnique ou religieuse, mais en fait une question de lutte contre le terrorisme, le séparatisme et la radicalisation. Il n'y a plus de cas de terrorisme violent au Xinjiang depuis plus de quatre ans, et des progrès remarquables y ont été accomplis en matière de développement économique et social et d'amélioration du bien-être de la population. Les droits et les intérêts de tous les groupes ethniques, dont les Ouïgours, ont été pleinement garantis. Ce sont des faits indéniables pour tous ceux qui sont impartiaux. La situation actuelle en Mer de Chine méridionale reste globalement stable. La Chine protège fermement sa souveraineté territoriale ainsi que ses droits et intérêts maritimes, et est disposée à travailler avec les autres pays concernés pour traiter adéquatement les différends maritimes par le biais de consultations et de négociations, afin de maintenir conjointement la paix et la tranquillité dans la région. La liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale n'est jamais une question. Nous nous opposons fermement à l'exploitation de la question de la Mer de Chine méridionale par tout pays pour porter des accusations injustifiées contre la Chine.

La Chine préconise depuis toujours que les pays de la région, dans le développement de leurs relations bilatérales, doivent contribuer à promouvoir la compréhension et la confiance mutuelles entre les pays de la région et favoriser la paix et la stabilité dans la région Asie-Pacifique. Ils ne doivent ni cibler des parties tierces ni nuire à leurs intérêts. Ils doivent s'abstenir de tracer des lignes en fonction des idéologies, de prendre des actes et paroles erronés sur les questions touchant à la souveraineté et à la sécurité d'un pays tiers, et de s'ingérer dans les affaires intérieures d'autrui sous le prétexte des droits de l'homme. Nous exhortons une fois de plus les parties concernées à cesser de faire des remarques irresponsables et à contribuer davantage au développement des relations bilatérales et à la paix et à la stabilité régionales, au lieu de faire l'inverse.

The Paper : Selon une enquête conjointe de médias étrangers, l'Agence nationale de la Sécurité (NSA) américaine a coopéré avec les services de renseignement militaire danois entre 2012 et 2014 pour espionner les activités de hauts fonctionnaires en Suède, en Norvège, en Allemagne, en France et dans d'autres pays par Internet. Quels sont les commentaires de la Chine pour ce sujet ?

Wang Wenbin : Comme les faits l'ont démontré maintes fois, les États-Unis sont reconnus comme le premier « Empire de hackers » du monde et un grand espion, dont les cibles incluent non seulement leurs concurrents, mais aussi leurs propres alliés. Ils sont dignes d'être considérés comme un maître « récidiviste » de l'écoute et de l'espionnage à grande échelle et sans discrimination. Même les alliés des États-Unis ont qualifié cet acte d'« inacceptable ».

Il est ironique que les États-Unis, un si grand espion, prétendent maintenir la cybersécurité sous la bannière du « réseau propre ». Cela met pleinement en évidence le fait que les États-Unis font semblant de maintenir la cybersécurité pour en réalité réprimer leurs rivaux, et prétendent protéger leurs alliés pour en réalité maintenir leur hégémonie.

Ce que les États-Unis font est-il conforme aux dispositions de leurs lois sur les renseignements ? Est-il conforme à l'esprit des accords sur les flux transfrontaliers de données conclus entre les États-Unis et leurs alliés ? S'agit-il d'un « réseau sale » ou d'un « réseau propre » ? Les États-Unis devront donner une explication à la communauté internationale.

Nous appelons la communauté internationale à dénoncer et à rejeter conjointement les actes de cyberintimidation des États-Unis et à ne pas mettre en péril ses propres intérêts pour servir les actes illégaux de l'« Empire de hackers ».

China Daily : Selon des reportages, le 28 mai, 209 membres républicains du Congrès américain ont envoyé une lettre conjointe à la Présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et l'ont exhortée à donner des instructions aux Présidents des commissions démocrates concernées pour qu'ils répondent immédiatement aux appels du Parti républicain visant à demander au PCC d'assumer la responsabilité de la propagation de la pandémie de COVID-19. Selon eux, de plus en plus de preuves montrent que la COVID-19 est originaire d'un laboratoire chinois, et le PCC qui a dissimulé cet incident doit répondre de la mort de près de 600 000 personnes aux États-Unis et de plusieurs millions de personnes dans le monde. Quels sont les commentaires de la partie chinoise à ce sujet ?

Wang Wenbin : Du 14 janvier au 10 février de cette année, grâce au soutien vigoureux de la Chine, 17 experts internationaux sélectionnés indépendamment par l'OMS ont surmonté l'impact de l'épidémie et sont venus en Chine, ils ont formé une équipe d'experts conjointe avec des experts chinois et ont mené des recherches sur le terrain à Wuhan pendant près d'un mois. Dans un esprit d'ouverture, de transparence et de coopération, la partie chinoise a organisé, à la demande de l'équipe d'experts conjointe internationale, des visites sur le terrain au Centre de prévention et de contrôle des maladies (CDC) de la province du Hubei, au CDC municipal de Wuhan et à l'Institut de virologie de Wuhan. Au cours de ces visites, l'équipe d'experts conjointe a visité divers laboratoires de biosécurité, tout en menant des échanges scientifiques approfondis et francs avec des experts des laboratoires concernés et en acquérant une connaissance approfondie sur la gestion, les protocoles de travail, et les recherches virologiques récentes des laboratoires concernés. Sur cette base, à l'issue des discussions scientifiques et prudentes, l'équipe d'experts conjointe a conclu que l'hypothèse selon laquelle le virus se serait échappé d'un incident de laboratoire chinois était extrêmement improbable. Cette conclusion et le processus de l'étude ont été clairement consignés dans le rapport d'étude conjointe. Il s'agit d'une conclusion faisant autorité, officielle, et scientifique.

Cependant, certaines personnes des États-Unis ont fermé les yeux sur les faits et la science tout en ignorant complètement de nombreux doutes sur leur propre traçage de l'origine du virus et la réalité amère de l'échec dans leur lutte contre la COVID-19. Ils ont concocté à plusieurs reprises des mensonges selon lesquels le virus se serait échappé de l'Institut de virologie de Wuhan, et demandé de manière déraisonnable à la Chine de payer pour leur propre inaction. Cela démontre pleinement que certaines personnes des États-Unis ne se soucient point des faits ni de la vérité, et n'ont aucun intérêt pour mener un traçage sérieux et scientifique de l'origine du virus, mais qu'ils veulent faire de la stigmatisation et des manipulations politiques sous prétexte de la pandémie de COVID-19. Cela constitue un manque de respect envers la science, une attitude irresponsable vis-à-vis de la vie des peuples du monde entier, en particulier de la vie du peuple américain, mais aussi un sabotage des efforts mondiaux dans la lutte solidaire contre la pandémie.

La partie américaine a calomnié sans cesse la partie chinoise en prétendant qu'elle avait dissimulé des faits, mais comment la partie américaine a-t-elle fait ? Le monde extérieur se pose beaucoup de questions sur certains cas aux États-Unis qui sont apparus plus tôt que la déclaration officielle du premier cas confirmé, sur des maladies respiratoires inexpliquées apparues dans le nord de la Virginie en juillet 2019, et sur l'épidémie massive de la « maladie pulmonaire liée au vapotage » (EVALI) qui s'est produite dans le Wisconsin. Les États-Unis peuvent-ils faire preuve de l'ouverture et de la transparence dont ils se vantent, et divulguer le plus tôt possible des données et des informations détaillées sur les cas des maladies concernés ? Le monde extérieur a beaucoup de doutes autour de Fort Detrick. Si les États-Unis sont ouverts et honnêtes, pourquoi n'ouvrent-ils pas Fort Detrick aux experts internationaux pour qu'ils puissent y effectuer des visites et mener des enquêtes et études ?

Je tiens à souligner encore une fois que le traçage de l'origine du virus est une question scientifique, pas un outil politique. Il faut recourir à des travaux concernés menés par des scientifiques du monde entier en coopération, non à la mobilisation des agents de renseignements, ni à des politiciens se posant en donneurs de leçons, car cela ne ferait que perturber et saper gravement la coopération internationale dans l'étude pour le traçage de l'origine du virus et créer des difficultés et des obstacles aux pays du monde dans leur lutte contre le virus et leur sauvetage de vies. Nous exhortons les États-Unis et quelques autres pays à arrêter immédiatement leurs actes de politisation, à se garder de saper délibérément la coopération internationale en matière d'étude pour le traçage de l'origine du virus à cause des motifs politiques inavoués et à s'abstenir de rejeter la science avec la théorie du complot et de nuire à la cause commune de la communauté internationale de la lutte solidaire contre la COVID-19 pour leurs propres intérêts égoïstes.

Reuters : Selon le PDP de Taiwan, la partie continentale de la Chine s'engage à empêcher Taiwan d'obtenir des vaccins. Quels sont les commentaires de la Chine en la matière ?

Wang Wenbin : Un porte-parole du Bureau des affaires de Taiwan du Conseil des Affaires d'État a déjà répondu à une question concernée. Vous pouvez consulter sa réponse. Comme nous l'avons dit maintes fois, nous entendons faire de nos mieux pour aider nos compatriotes taiwanais à renforcer la prévention et le contrôle de l'épidémie et à vaincre rapidement le virus. Les autorités du PDP se livrent à des machinations politiques pour détourner l'attention, ce qui est une approche extrêmement irresponsable pour les compatriotes de Taiwan. Elles doivent cesser immédiatement de calomnier et de diffamer les aides offertes par la partie continentale de la Chine à la lutte des compatriotes de Taiwan contre la COVID-19, et prendre des actions concrètes pour éliminer les obstacles artificiels, afin que la vie, la santé, les intérêts et le bien-être social des compatriotes de Taiwan puissent être garantis.