Conférence de presse du 1er juin 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021/06/01

À l’invitation du Ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi participera le 1er juin par liaison vidéo à la réunion des Ministres des Affaires étrangères des BRICS.

CCTV : Vous venez d’annoncer que le Conseiller d’État Wang Yi participera à la visioconférence des Ministres des Affaires étrangères des BRICS. Pourriez-vous présenter les attentes de la Chine pour cette réunion ?

Wang Wenbin : Les BRICS constituent un mécanisme de coopération ayant une influence mondiale entre les marchés émergents et les pays en développement. Dans le contexte de l’impact entrelacé de l’épidémie et des changements jamais connus depuis un siècle, le mécanisme des BRICS revêt une importante signification encore plus particulière pour approfondir la coopération entre les marchés émergents et les pays en développement et promouvoir la reprise économique mondiale dans la période post-COVID-19.

Grâce à la direction stratégique des dirigeants des pays des BRICS depuis tout le temps, les Ministres des Affaires étrangères des cinq pays se sont entretenus à plusieurs reprises, permettant d’approfondir constamment la confiance mutuelle et la coopération entre les cinq pays dans la sécurité politique. Lors de cette réunion, la Chine espère travailler avec les autres membres des BRICS pour échanger des points de vue, coordonner leurs positions et fédérer leurs esprits sur les questions les plus urgentes et d’intérêt commun, et faire en sorte que la réunion émette un fort signal sur la solidarité et la coopération des BRICS, leur soutien à un véritable multilatéralisme, leur aide à la reprise économique post-COVID-19 et leur réponse conjointe aux défis mondiaux.

Agence de presse Xinhua : La Chine a assumé la présidence tournante du Conseil de Sécurité des Nations Unies pendant le mois de mai. Comment la Chine évalue-t-elle son travail en tant que Président tournant du Conseil de Sécurité ?

Wang Wenbin : Cette année marque le centenaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC) et le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime à l’ONU. À un moment historique aussi important, la Chine a assumé la présidence tournante du Conseil de Sécurité des Nations Unies, ce qui revêt une signification importante.

Face à de nouvelles circonstances et à de nouveaux défis tels que la situation internationale de plus en plus compliquée, les questions brûlantes régionales plus aggravées qu’avant, et l’impact énorme de la nouvelle vague de la pandémie de COVID-19 sur la sécurité et la paix mondiales, la Chine a travaillé d’arrache-pied dans un esprit novateur, s’est conformée aux principes d’objectivité et d’impartialité, d’efficacité et de pragmatisme, et de transparence et d’ouverture, s’est acquittée sérieusement de ses responsabilités en tant que Président du Conseil de Sécurité, a apporté activement les idées et la sagesse chinoises et a joué un rôle constructif dans la promotion du renforcement de la solidarité et de la coopération au sein du Conseil de Sécurité ainsi que dans la sauvegarde de la paix et de la sécurité internationales. Sa présidence a été hautement appréciée par les États membres.

En mai, le Conseil de Sécurité a tenu au total 31 réunions. La Chine a dirigé les autres membres du Conseil de sécurité et coopéré avec eux pour avoir publié deux Déclarations du Président autour de la promotion du relèvement après la pandémie en Afrique ainsi que de la sûreté et de la sécurité des forces de maintien de la paix, et fait adopter 4 résolutions sur les questions brûlantes régionales telles que celle de la Colombie, d’Abyei, du Soudan du Sud et de l’Irak, publié 6 communiqués de presse du Président sur les questions liées à l’Afghanistan, à la République démocratique du Congo, à un cessez-le-feu entre la Palestine et Israël, au Mali et aux élections en Somalie, et organisé 5 cinq événements clés sur la sauvegarde du multilatéralisme, le conflit palestino-israélien, le relèvement après la COVID-19 en Afrique, la sûreté et la sécurité des forces de maintien de la paix et l’impact des technologies émergentes. En particulier, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a présidé 3 réunions de haut niveau du Conseil de Sécurité sur la préservation du multilatéralisme, la question du conflit palestino-israélien et le relèvement après la pandémie en Afrique, au cours desquelles il a avancé une série d’initiatives et de propositions visant à pratiquer un véritable multilatéralisme, à rechercher un règlement politique pour les questions brûlantes régionales et à contribuer au redressement de l’Afrique après la pandémie. Cela a permis de dégager un large consensus entre toutes les parties, et de contribuer de manière active à promouvoir la solidarité et l’unanimité au sein du Conseil de Sécurité et à travailler ensemble pour résoudre les questions concernées. Ces efforts ont été largement salués par la communauté internationale, y compris les pays africains et arabes. La Chine a œuvré pour que le Conseil de Sécurité remplisse ses responsabilités, fait progresser les travaux liés à l’élection du Secrétaire général des Nations Unies et organisé des dialogues informels entre les membres du Conseil de Sécurité et les candidats au poste de Secrétaire général des Nations Unies. La Chine a activement amélioré les méthodes de travail du Conseil de Sécurité, accru son efficacité, renforcé sa transparence et son inclusivité, tout en écoutant largement les opinions de toutes les parties et en attachant de l’importance aux préoccupations légitimes des États concernés. La Chine a aussi contribué activement à la réouverture des réunions en face à face au sein du Conseil de Sécurité sur la base du respect de la science et de la garantie de la sécurité, ce qui a été largement applaudi.

Grâce aux efforts concertés de tous les membres, le Conseil de Sécurité a réitéré au mois de mai son ferme engagement en faveur du multilatéralisme, et réaffirmé la bonne direction à suivre qui est celle d’un véritable multilatéralisme. Le Conseil soutient la communauté internationale dans ses efforts continus pour lutter solidairement contre le virus, et a notamment émis une voix solidaire pour faire avancer la reprise après la COVID-19 en Afrique et le rétablissement après des conflits. Il a répondu activement aux questions brûlantes et aux urgences et joué un rôle important dans la promotion du règlement politique des conflits et différends, et est parvenu à un nouveau consensus sur des questions telles que la sûreté et la sécurité des forces de maintien de la paix et l’impact des technologies émergentes, et a obtenu de nouveaux résultats encourageants dans la promotion de l’équité, de la transparence, de l’efficacité et du pragmatisme du Conseil de Sécurité.

En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, la Chine continuera de s’engager activement et profondément dans les travaux du Conseil de Sécurité et apportera une plus grande contribution au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Bloomberg : Selon un récent reportage du New York Times, des personnalités critiquant le Président américain Joe Biden ont déclaré que celui-ci avait rejeté la possibilité que le laboratoire soit à l’origine du virus de COVID-19 jusqu’à ce que le gouvernement chinois refuse cette semaine d’accepter de nouvelles enquêtes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le Ministère des Affaires étrangères peut-il clarifier si la Chine a rejeté la demande d’une enquête plus approfondie de l’OMS ?

Wang Wenbin : La Chine a toujours coopéré avec l’OMS sur le traçage de l’origine de COVID-19 dans une attitude ouverte et transparente. Face à des tâches ardues de prévention et de contrôle de l’épidémie du pays, la Chine a invité à deux reprises les experts de l’OMS en Chine pour des recherches sur l’origine du virus. Des experts des deux parties ont effectué ensemble des visites sur le terrain, analysé un grand nombre de données, publié conjointement un rapport de recherche et sont parvenus à des conclusions officielles et scientifiques qui font autorité.

Je tiens à souligner une fois de plus que de nombreux indices, reportages et études montrent que l’épidémie de COVID-19 est apparue depuis plusieurs endroits dans le monde dès le second semestre de l’année 2019. La Chine a contribué activement au traçage mondial de l’origine du virus. Nous espérons qu’au cours du traçage mondial, toutes les parties pourront apporter à l’OMS un plein soutien et une ample coopération, afin de trouver rapidement la source du virus et de mettre fin à la propagation de l’épidémie.

Shenzhen TV : Selon des reportages, à l’occasion du « Jour commémoratif national » des États-Unis, un grand nombre de militaires américains en République de Corée sont partis en vacances. Ils n’ont pas respecté les exigences de prévention de l’épidémie sur la plage de Haeundae à Busan en organisant des rassemblements de masse et en refusant de porter de masques, ce qui a provoqué le mécontentement de la population locale. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : J’ai noté les reportages concernés. Si je me souviens bien, ce n’est pas la première fois que les troupes américaines en République de Corée violent les règles locales de prévention de l’épidémie.

Nous espérons que les États-Unis pourront assumer sérieusement leurs responsabilités, discipliner leurs troupes stationnées à l’étranger et honorer leur engagement de soutenir la lutte internationale contre l’épidémie de COVID-19 par des actions concrètes.

AFP : Le citoyen australien Yang Jun, détenu en Chine, a récemment déclaré qu’il était torturé et maltraité pendant sa détention. Est-ce vrai ?

Wang Wenbin : La Chine a déclaré à plusieurs reprises sa position sur le cas du citoyen australien Yang Jun. La Chine est un État de droit. Les autorités judiciaires chinoises traitent le cas dans le respect de la loi et protègent pleinement tous les droits légaux de Yang Jun. Il n’existe pas de « détention arbitraire » ou de torture de Yang Jun pour lui extorquer des aveux. De telles pratiques sont explicitement interdites par la loi chinoise. Nous conseillons à la partie australienne de cesser de critiquer à tort et à travers l’adhésion de la Chine à l’État de droit en lui lançant des provocations déraisonnables, et d’arrêter d’interférer grossièrement dans la souveraineté judiciaire de la Chine en faisant du battage et en exerçant des pressions sur elle.

Global Times : Récemment, les Ministres des Affaires étrangères de Pologne, de Serbie, d’Irlande et de Hongrie ont visité la Chine. Certains médias considèrent cela comme un signe de réconciliation entre la Chine et l’Union européenne(UE). Pourriez-vous nous donner plus de détails ?

Wang Wenbin : À l’invitation du Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre polonais des Affaires étrangères Zbigniew Rau, le Ministre serbe des Affaires étrangères Nikola Selakovic, le Ministre irlandais des Affaires étrangères et de la Défense Simon Coveney et le Ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce extérieur Peter Szijjarto se sont rendus en Chine ces derniers jours. Outre un échange de vues approfondi sur les relations bilatérales et la coopération pragmatique, les deux parties ont également eu des discussions approfondies sur les relations entre la Chine et l’Europe et la coopération Chine-PECO (pays d’Europe centrale et orientale).

M. Wang a indiqué que la coopération entre la Chine et l’Europe, qui avait résisté à l’épreuve des aléas des décennies passées, jouissait d’une résilience forte et d’un grand potentiel, et correspondait au sens du progrès de l’époque. Il n’y a pas de conflits d’intérêts majeurs ni de problèmes géopolitiques entre la Chine et l’Europe, qui sont deux pôles importants dans un monde multipolaire. Ce qu’elles ont, c’est une énorme demande de coopération. La Chine et l’Europe doivent adhérer à leur positionnement en tant que partenaire stratégique global l’une pour l’autre, à la direction de développement marquée par le dialogue et la coopération, au principe du respect mutuel et de la recherche d’un terrain d’entente en mettant de côté les différences, et à la responsabilité la plus importante de maintenir la paix et la stabilité dans le monde et de promouvoir le développement et la prospérité communs. M. Wang a souligné que la coopération entre la Chine et les PECO était alimentée par les relations bilatérales respectives des PECO avec la Chine en tant qu’impulsion originelle, à qui s’ajoutait la coopération Chine-Europe et la coopération Chine-PECO. Ces trois moteurs travaillent en synergie dans le but d’accélérer le développement des PECO, de promouvoir le processus d’intégration européenne et de donner un nouvel élan aux relations Chine-UE.

Les Ministres des Affaires étrangères de la Chine et des quatre pays susmentionnés conviennent que la Chine et l’Europe jouissent d’atouts hautement complémentaires pour le développement, d’une base accumulée de longue date pour la coopération et d’un même désir vif de reprise de la croissance, indiquant que les deux parties doivent naturellement s’entraider en s’unissant et faire jouer leur complémentarité, afin d’approfondir la synergie des stratégies de développement, de promouvoir l’intégration des chaînes industrielles et d’approvisionnement, et de maintenir l’élan du développement de la coopération pragmatique sur la base d’une victoire rapide sur la pandémie. La Chine et l’Europe doivent prendre au sérieux les quelques difficultés actuellement présentes dans leurs relations. La bonne approche doit consister à mener un dialogue constructif, à renforcer la connaissance mutuelle, à dissiper les doutes et les malentendus, à élargir continuellement le consensus et à se concentrer sur une coopération mutuellement bénéfique, afin de promouvoir un développement sain et régulier des relations Chine-UE sous réserve du respect des faits fondamentaux. Face aux défis mondiaux plus complexes et diversifiés dans la période post-COVID-19, la Chine et l’Europe, en tant que partenaires stratégiques globaux, doivent d’autant plus adopter une perspective globale et à long terme, renforcer la coordination et la coopération, défendre et pratiquer conjointement un véritable multilatéralisme, améliorer efficacement la gouvernance mondiale et construire conjointement une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

La Chine est prête à poursuivre ses échanges et son dialogue avec l’Europe et à renforcer la compréhension et la confiance entre les deux parties, de sorte à faire avancer la coopération Chine-Europe vers ses objectifs, et à mieux servir le développement respectif de la Chine et de l’Europe ainsi que le bien-être de leurs peuples.

China News Service : Le 31 mars, la 74e Assemblée mondiale de la Santé a adopté une résolution présentée par l’UE appelant à des réformes globales des systèmes d’alerte épidémique dans le monde, à un financement suffisant, souple, durable de l’OMS, et à la création d’une OMS plus forte et plus indépendante, dans le but de maintenir la sécurité sanitaire mondiale. Quelle est la position de la Chine à cet égard ?

Wang Wenbin : La Chine a participé activement aux consultations sur cette résolution et en est l’un des pays auteurs. Nous sommes prêts à travailler avec toutes les parties pour mettre activement en œuvre l’esprit de la résolution, améliorer le système de gouvernance de la santé publique mondiale, renforcer en permanence la capacité de prévention et de réponse aux crises de santé publique mondiales et construire ensemble une communauté de santé pour tous.

Beijing Daily : Le 31 mai, le Secrétaire général du gouvernement japonais Katsunobu Kato a déclaré lors d’une réunion de la commission budgétaire du Sénat que le reportage d’Asahi Shimbun concernant l’existence de femmes de réconfort enrôlées de force présentait des perceptions contraires à la réalité. Il trouve problématique que de telles perceptions se répandent dans la communauté internationale, y compris en République de Corée. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Sur la question du recrutement de force des « femmes de réconfort » par le Japon, la position de la Chine est constante et claire. L’enrôlement des « femmes de réconfort » par l’armée japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale, contre la volonté des victimes, par la coercition et le piégeage, est un grave crime contre l’humanité commis par le militarisme japonais. Ce fait historique est irréfutable, et toute tentative de le nier doit être condamnée par la justice et la conscience.

Nous appelons la partie japonaise à faire honnêtement face à leur passé d’agression, à y réfléchir, à se séparer catégoriquement du militarisme, et à cesser de nier et d’embellir son histoire d’agression. Nous l’appelons également à traiter de manière adéquate, honnête et responsable les questions léguées par l’histoire, comme celle de l’enrôlement de force des « femmes de réconfort », et à gagner la confiance de ses voisins asiatiques et du reste de la communauté internationale par des actions concrètes.

CCTV : Le premier lot de vaccins contre la COVID-19 fourni par China National Biotech Group du groupe Sinopharm à la facilité COVAX est sorti de la chaîne de production le 31 mai, et une cérémonie s’est tenue ce matin. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La Chine soutient toujours la facilité COVAX et a déjà annoncé qu’elle lui fournirait 10 millions de doses de vaccins. Les entreprises concernées font tout leur possible pour assurer la fourniture des vaccins. Le premier lot de vaccins contre la COVID-19 fourni à la facilité COVAX est officiellement sorti de la chaîne de production, ce qui est un autre exemple important des actions concrètes prises par la Chine pour honorer son engagement de faire des vaccins un bien public mondial. La Chine continuera de soutenir les entreprises concernées dans leurs efforts visant à renforcer les échanges et la coordination avec la facilité COVAX, et apportera une contribution chinoise à la victoire mondiale rapide contre l’épidémie de COVID-19.

Beijing Youth Daily : Selon des informations, le Groupe d’experts gouvernementaux des Nations Unies sur la cybersécurité a achevé un rapport il y a quelques jours. Pourriez-vous fournir plus d’informations concernées ?

Wang Wenbin : Il y a quelques jours, le Groupe d’experts gouvernementaux des Nations Unies sur la cybersécurité, composé de 25 pays, dont les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, a achevé un rapport final, réaffirmant que tous les pays doivent respecter la Charte des Nations Unies, s’engager à maintenir la paix dans le cyberespace, respecter la souveraineté de chaque pays dans le cyberespace, et formulant des recommandations sur un code de conduite nationale dans le cyberespace. Le rapport a également absorbé certaines propositions importantes que la Chine a avancées récemment dans le cadre de l’Initiative mondiale sur la sécurité des données, à savoir faire progresser l’ouverture, l’intégrité, la sécurité et la stabilité de la chaîne mondiale d’approvisionnement des produits de technologies informatiques, encourager tous les pays à mettre en place des mécanismes complets, transparents, objectifs et impartiaux d’évaluation des risques pour la sécurité de la chaîne d’approvisionnement et à établir des règles et des normes unifiées à l’échelle mondiale.

En plus, en tant que premier processus intergouvernemental de cybersécurité avec une participation universelle de tous les États membres des Nations Unies, le Groupe de travail ouvert des Nations Unies sur la sécurité de l’information a également abouti récemment à un rapport avec succès, proposant des recommandations et des idées sur les règles internationales dans le cyberespace et sur les futurs mécanismes. Ces deux processus ont obtenu successivement des résultats encourageants, ce qui a fait connaître pleinement la volonté commune de la communauté internationale visant à renforcer le dialogue et la coopération, à préserver la paix et la sécurité dans le cyberespace et à faire progresser l’établissement des règles internationales dans le cyberespace.

La Chine soutient constamment l’ONU dans ses efforts visant à jouer son rôle central dans la gouvernance mondiale du cyberespace et à s’engager de manière constructive dans les processus concernés en travaillant avec d’autres parties afin que les processus réalisent des progrès positifs. Nous sommes prêts à travailler de concert avec la communauté internationale pour faire avancer la gouvernance mondiale du cyberespace ainsi que l’établissement des règles internationales dans le cyberespace, et créer une communauté d’avenir partagé dans le cyberespace.

China Review News : Récemment, certains politiciens des États-Unis ont déclaré que la COVID-19 était issue d’une fuite de laboratoire et demandé de mener une « enquête » en Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Wang Wenbin : La Chine s’oppose fermement à la politisation du traçage de l’origine du virus par certains politiciens américains. Pourquoi ces personnes chicanent-elles sur l’hypothèse de la fuite du virus d’un laboratoire chinois alors qu’elles n’en ont aucune preuve ? En fin de compte, elles ne veulent que rejeter les responsabilités de l’échec américain dans la lutte antiépidémique et trouver une autre excuse pour réprimer et contrecarrer le développement de la Chine. Cependant, les faits ont prouvé que cette manœuvre consistant à se trouver un bouc émissaire ne fera que nuire aux intérêts des États-Unis ainsi qu’à la vie et à la santé du peuple américain. La politisation du traçage de l’origine de virus aura pour seul résultat de perturber et de saboter la lutte internationale contre la pandémie et se heurtera à l’opposition universelle de la communauté internationale.

Depuis quelque temps, de nombreux experts et universitaires internationaux ont mis en question et ont critiqué la pratique américaine consistant à politiser le traçage de l’origine du virus. Dominic Dwyer, membre de l’équipe d’experts de l’OMS et scientifique australien, a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve pour étayer l’hypothèse de la fuite de laboratoire. Selon un autre membre de l’équipe d’experts, l’universitaire américain Peter Daszak, les chercheurs qui s’étaient rendus à Wuhan pour le traçage de l’origine du virus, dont lui-même, ont publié un grand nombre de données soutenant suffisamment que la COVID-19 émanait le plus vraisemblablement de la nature, et que la fuite de laboratoire était hautement improbable. Selon lui, les soi-disant « rapports de renseignements » des États-Unis sont politiques et non scientifiques. La virologue à l’Université de Columbia Angela Rasmussen a déclaré que prendre la théorie du complot de la « fuite de laboratoire » comme une direction de recherche digne d’être « traitée sérieusement » était une pratique des médias tout aussi absurde que considérer, dans le débat sur le changement climatique, le mensonge selon lequel « le changement climatique n’existe pas » comme une doctrine digne de « traitement scrupuleux ». L’écrivain scientifique américain Ethan Siegel a, quant à lui, signalé que si la théorie du complot de la « fuite de laboratoire » gagnait du terrain, ce serait parce que certaines personnes en avaient besoin pour se réconforter, en particulier les politiciens qui avaient raté le travail anti-COVID-19.

Je tiens à souligner encore une fois que la recherche de l’origine du virus est une question scientifique. Sur cette question concernant la santé et la sécurité de l’humanité, nous devons rester fidèles à notre aspiration initiale de sauver des vies et de mieux nous préparer à de futures crises de santé publique de ce genre. Nous devons suivre la voie de la solidarité et de la coopération au lieu d’inciter à la division et à la confrontation. Il nous faut également compter sur la méthode scientifique plutôt que la manipulation politique. Toute tentative de politiser le traçage de l’origine du virus n’est ni morale ni populaire et est vouée à l’échec.

Aujourd’hui, le 1er juin, c’est la Journée internationale de l’enfance. Nous souhaitons à tous les enfants de la Chine et du reste du monde une bonne fête ! Œuvrons ensemble pour que tous les enfants dans le monde puissent avoir une enfance heureuse !

EndFragment